Pour les 10 ans de MYOP, découvrez du 19 novembre au 20 décembre 2015, l’exposition « MYOP à Paris » !

Ulrich Lebeuf, Philippe Guionie et Olivier Laban-Mattei, les photographes de l’agence MYOP, exposeront leurs photos à la galerie Aiguillage, Les Frigos au 19 rue des Frigos 75013 Paris.

Le vernissage de l’exposition sera le 19 novembre 2015 à partir de 18h, vous pourrez par la suite admirer les nombreux clichés exposés jusqu’au 20 décembre 2015.

Ci-dessous, un aperçu des séries exposées :

"Dakar Nuit" - Photo : Ulrich Lebeuf

« Dakar Nuit » – Photo : Ulrich Lebeuf

"Dakar Nuit" - Ulrich Lebeuf

« Dakar Nuit » – Ulrich Lebeuf

« Je n’ai jamais voulu faire des photos de nuit, j’aurais tendance à m’éloigner de mes démons, l’avantage d’un âge mûr, mais cet exercice nocturne m’a été imposé pour cette résidence photographique.

Une carte blanche de nuit.

Je ne cherchais rien de particulier, pas d’histoire à raconter, juste un ressenti: une balade, une errance, quelques verres partagés, quelques verres partagés…

Les nuits de Dakar ont cet avantage d’être lumineuses et de couleur acide.

Il y a deux ans jour pour jour je recevais un coup de fil depuis cette ville pour me dire que tout était terminé, et aujourd’hui tout commence, me voilà ici à essayer de donner du sens à mes images, peut-être plus encore…

Je déteste chercher de peur de trouver ce qui pour moi signifie le début d’une fin, je me laisse donc porté par les sons, les couleurs et les rencontres. » – Ulrich Lebeuf

"Route ivoire " - Photo : Philippe Guionie

« Route ivoire  » – Photo : Philippe Guionie

"Route ivoire" - Photo : Philippe Guionie

« Route ivoire » – Photo : Philippe Guionie

« Dans une approche documentaire à mi-chemin entre road-movie narratif et voyage atemporel, Philippe Guionie a traversé la Côte d’Ivoire le long de la route nationale 1 qui traverse le pays du nord au sud, de l’ancienne zone rebelle à la capitale économique, une route symbole à la fois des affres de la tourmente politique et militaire des années 2000-2010 et des mutations actuelles de la Côte d’Ivoire.

Avec le soutien du laboratoire Photon de Toulouse. »

"Zo Kwe ZO, “un homme en vaut un autre” "- Photo : Olivier Laban-Mattei

« Zo Kwe ZO, “un homme en vaut un autre”  » – Photo : Olivier Laban-Mattei

"Zo Kwe ZO, “un homme en vaut un autre” " - Photo : Olivier Laban-Mattei

« Zo Kwe ZO, “un homme en vaut un autre”  » – Photo : Olivier Laban-Mattei

« Fin 2013, la Centrafrique s’embrase. Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent les actes de torture, les disparitions et les crimes de guerre. Les milices chrétiennes anti-balaka et les ex-Séléka (littéralement, l’« Alliance » des musulmans) se livrent à des massacres réciproques. La frénésie meurtrière atteint des sommets en janvier 2014. Au pic des violences, plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants prennent la brousse pour fuir les atrocités. Parmi eux, quelque 220 000 personnes, très majoritairement des Peuls, se réfugient dans les pays voisins, essentiellement au Cameroun et au Tchad, souvent gravement blessés et malnutris après des mois d’errance.

Les conséquences des traumatismes psychologiques grèvent l’avenir de ces victimes. Elles n’envisagent pas de retour dans un futur proche.

En Centrafrique même, environ 370 000 personnes demeurent déplacées internes. Dans la capitale Bangui, ou en province, com- me à Yaloké, des enclaves se sont formées. Elles accueillent des populations musulmanes menacées de mort si elles tentent d’en sortir. Ces lieux sont devenus le symbole d’une crise inachevée. La réconciliation nationale, prônée par le gouvernement de transition et des organisations internationales, est pour l’heure un vœu pieux car les principales factions n’ont toujours pas déposé les armes alors que certaines ont mué en bandes criminelles organisées. Pour reconstruire le pays, justice doit être rendue. Cela prendra du temps, mais le pardon individuel et communautaire en dépend. Alors seulement, la devise historique du pays, « Zo kwe zo » (« Un homme en vaut un autre », en sango), reprendra tout son sens.

Enquête au Cameroun, au Tchad et en Centrafrique sur les traumatismes des réfugiés et déplacés du conflit et sur leurs conséquences pour l’avenir de la société centrafricaine. »

 

Exposition du 19 novembre au 20 décembre 2015 :  Le site de la galerie l’Aiguillerie, les Frigos

Le site de l’agence MYOP