Découvrez l’interview de Thomy Keat, un photographe de l’équipe Grainedephotographe.com, pour FStoppers.

Thomy Keat photographe

Thomy Keat photographe

– Où aimez vous prendre des photos dans Paris ? Pourquoi ?

Thomy : J’aime shooter dans des endroits où je peux retrouver de la géométrie, je cherche avant tout un arrière-plan « propre » , j’adore les lignes et si possible des touches de couleurs, mais c’est vraiment le graphisme du lieu que je recherche avant tout, donc en soit, j’ai découvert l’année dernière le quartier de Beaugrenelle dans le 15e arrondissement qui me fascine, j’adore les grands lieux épurés, pareil que la partie basse de la Défense à Courbevoie.

– Quand avez-vous commencé à vous intéresser à la photographie ? Et quand avez-vous commencé à prendre des photos ?

J’ai commencé la photo à l’école primaire où on faisait des photogrammes en chambre noire, en exposant des objets, formes sur du papier pour reproduire la forme de ces derniers, sinon, j’ai toujours aimé faire des photos, ou plutôt prendre l’appareil, surement pour ne pas être devant.

– Vous avez une carrière de photographe, quels types de photos faites-vous et pour quels type de clients ?

Je suis portraitiste, je fais des portraits institutionnels pour les entreprises ou des portraits d’artistes dans le monde de la musique, mais je ne fais pas que cela, de la nature morte pour de la maroquinerie de luxe, de l’évènementiel, je fais aussi de la photo d’architecture d’intérieur pour des magazines.

– Les gens disent qu’il est difficile d’avoir une carrière de photographe aux Etats-Unis car il y a beaucoup de compétition. Quelle est votre expérience en France ?

La France est le berceau de la photographie, si cela est dur à NY, je pense que c’est encore plus dur ici, surtout à Paris, il y a vraiment beaucoup de photographes, surtout avec le numérique qui donne l’impression que c’est plus simple aujourd’hui de se lancer dans l’aventure photographique, or cela reste un métier à part entière, faire de belles photos, c’est facile, mais faire l’image que demande un client, c’est autre chose.

– La Street Photography est-elle un moyen de faire ‘une pause’ dans votre travail ?

Oui, la SP est une vraie bouffée d’air pour moi, le fait de me confronter à la rue, aux gens, à la proximité.

© Thomy Keat

© Thomy Keat

– Paris est souvent perçue comme une ville classique, vieille et romantique. Les photographies de Paris illustrent souvent de vieux monuments ou des petites rues pavées. Votre photographie de rue montre une version beaucoup plus moderne et trépidante de Paris. Est-ce intentionnel, ou tout simplement le reflet de votre expérience en tant que quelqu’un qui vit dans la ville ?

Je n’ai jamais été vraiment intéressé par l’architecture ancienne, autant je l’admire, autant, pour ma photo, je la trouve trop chargée, pas assez simple, cela se ressent dans mes images où j’ai besoin que les choses soient organisées, et précises.

– Les mêmes codes couleurs sont souvent répétés dans vos photos, par exemple, la photo d’un homme avec un sac rouge qui descend les escaliers en dessous d’une grande pub Citroën qui possède la même nuance de rouge. Quel est le processus pour obtenir ces photos ? Y a t-il beaucoup d’attente ?

Je passe de plus en plus de temps à attendre, à choisir le lieu, et je suis de plus en plus patient, même si cela ne mène à rien au final, on peut prendre cela comme une forme de méditation, on garde son esprit concentré, on ne pense a rien d’autre, j’aime cette lenteur, et j’aime beaucoup l’idée de forcer la chance, même si il y a des hasards heureux, quelques part, il y a une force qui te récompensera de ton attente.

© Thomy Keat

© Thomy Keat

Nous vous avons rencontré au travers de ‘Experiment in International Living’ où vous avez été guide et instructeur de photographie. Comment avez-vous été impliqué dans l’enseignement des étudiants étrangers à la photographie, et depuis combien de temps enseignez-vous ?

Je suis devenu professeur par hasard, une amie m’a contacté car elle cherchait un autre professeur, et comme j’ai déjà enseigné la photo à des particuliers, cela me plaisait bien de le refaire, surtout avec des Américains, j’adore les Etats-Unis, et puis j’aime avant tout le fait de vulgariser un savoir, le rendre accessible au plus grand nombre, me dire que si j’y suis arrivé, tout le monde le peut aussi, il faut juste savoir être clair et pédagogue. Thomy donne des cours photo chez grainedephotographe.com, retrouvez sa page dédiée ici.

Découvrez quelques photographies de Tomy, cliquez sur l’image pour l’agrandir : 

Traduit depuis l’article Minimalim and Geometry : Street Photography by Thomy Keat

En savoir plus sur Thomy Keat : Son site officiel et sa page Facebook