De la rue de Rivoli en passant par le boulevard Saint GermainSebastian Erras, photographe Allemand de 29 ans, nous offre cette belle série intitulé « Parisians Floors » – à traduire « les sols parisiens » – et nous fait découvrir la beauté de Paris sous nos pieds.

C’est après ses études de marketing international effectuées aux Pays-Bas que Sebastian Erras décide de se lancer en tant que photographe professionnel indépendant. Il a désormais des clients dans toute l’Europe et continue à vivre de sa passion et à voyager pour explorer de nouvelles choses et développer son travail.

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C’est dans cette interview exclusive que Sebastian a accepté de répondre à quelques questions :
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Pourquoi et comment avez-vous commencé la photographie ?

J’ai commencé la photographie il y a 11 ans, lors d’un voyage au Kenya dans la tribu Massai. Je voulais faire un reportage sur la magnifique vie sauvage. A l’époque, j’avais un appareil photo analogue que j’avais eu pour pas très cher et j’ai commencé à prendre des photos.
De retour en Europe, j’ai continué la photo et me suis découvert une passion pour la nature et la vie sauvage.
J’ai fait beaucoup de photos d’oiseaux pendant mes études aux Pays-Bas, mais aujourd’hui je n’ai plus trop le temps.
Depuis maintenant 4 ans, je travaille comme photographe indépendant et me suis spécialisé dans la photo d’intérieure. J’ai également une passion pour la symétrie, le design et la décoration. Mon projet «Parisians Floors » est en adéquation avec mes passions.

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Comment avez-vous eu l’idée de ce projet ?

L’idée de « Parisians Floors » m’est venue après un voyage à Marrakech, c’était au printemps de cette année.
Je devais y photographier quelques intérieurs, et pendant un jour de congé, j’ai fait le tour de la ville et je suis allé au Bahia Palace. J’y ai remarqué les mosaïques au sol qui sont très belles et très colorées. J’ai commencé à prendre quelques photos du sol avec mes pieds. De retour à Paris, j’ai commencé à remarquer les différents carrelages et mosaïques des sols dans toute la ville. J’en ai vu dans les bistrots, les cafés, les couloirs, les galeries et dans d’autres immeubles publics. J’ai donc photographié ces magnifiques carreaux et j’y ai inclus mes pieds pour y ajouter une touche plus humaine, pour montrer que ce sont vraiment des sols et pas des murs. Voilà comment j’ai commencé le projet « Parisians Floors », c’était il y a 4 mois.

Comment trouvez-vous ces sols ?

C’est plutôt facile. Je marche beaucoup, donc quand je passe dans un café ou un restaurant, je prends toujours un cliché de l’intérieur et je vérifie leurs sols. S’ils en ont un sympa, je demande si je peux prendre une photo du sol et quelques photos de l’endroit. Pour celles des couloirs, c’est un peu plus difficile. Parfois, quand je dois shooter dans l’appartement d’un client, j’ai de la chance ; le sol du couloir est beau. Mais en général, je dois juste être très patient et très chanceux, et j’espère que quelqu’un déménage ou emménage dans un immeuble pour lui demander si je peux rentrer et prendre le sol en photo.

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Quel équipement utilisez-vous ?

Parfois, je prends en photo les sols avec un Canon 6D mais généralement avec un Tamron 24-70/2.8 VC ou un Canon 16-35/4L IS. La stabilisation de l’image m’aide beaucoup puisqu’il fait plutôt sombre dans les couloirs. J’essaye de shooter le plus possible avec la lumière naturelle, donc la plupart du temps je dois utiliser ISO1600-4000 pour avoir assez de lumière. Je prends en photo avec RAW et après je corrige la balance des blancs, je recadre et je corrige la distorsion.

Qu’en est-il des chaussures sur les photos ?

En général, je prends les photos avec mes chaussures Hadstone Weave noires d’une marque anglaise appelée Hudsonshoes, mais depuis peu j’essaye de changer de chaussures pour mieux les mélanger avec les sols.
Je suis donc actuellement à la recherche de nouvelles chaussures en différentes couleurs avec des semelles différentes.

Quelles sont vos influences artistiques ?

Je suis un grand fan de l’art moderne, plus particulièrement des artistes comme Basquiat, Haring ou Lichtenstein, mais j’aime aussi regarder le travail des photographes de mode comme Newton, Testino ou Lindbergh. J’essaye d’être ouvert et de trouver mes influences et mon inspiration dans différents domaines.

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015

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Photo : Sebastian Erras – 2015


La série complète « Parisians Floors » de Sebastian sur Instagram

Site internet de Sebastian Erras


Le photographe Sebastian Erras

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