Photo: Pierre Nicou Pierre Nicou est photographe d’enfants. Depuis plus de 20 ans, il dresse le portraits des petits et grands pour le groupe de presse Marie Claire. Ce photographe de talent s’illustre également dans la photographie de mode, de reportage, de natures mortes et packshot (photo d’objets). Pierre multiplie ainsi les expériences dans la publicité avec de grandes marques comme Ing Direct, Orcanta Lingerie, Catimini, Bijoux Tahizea, Complice, Galerie La Fayette, Ikea, Petit Bateau. Pierre Nicou a réalisé en tant que photographe une centaine de livres mode, patrimoine, loisir créatif, déco, art de la table, enfants et cuisine, avec de nombreuses traductions à l’étranger (USA, Angleterre, Belgique, Pologne, Russie, Espagne, Grèce, Australie,…). En 2012, Pierre rejoint l’équipe Grainedephotographe.com pour transmettre son savoir aux passionnés de photographie.

Pierre Nicou

Pierre Nicou

Il a choisi de nous en dire plus sur cet univers si particulier qu’est la photographie d’enfants.

Photo: Pierre Nicou

Photo: Pierre Nicou

La photographie avec des enfants se rapproche t-elle de la photographie avec des modèles adultes ou est-ce quelque chose d’assez différent ?

C’est assez différent. C’est vrai que dans la photographie d’enfants, on est amené à faire des photos de mode. La démarche n’est pas similaire, parce qu’avec les enfants, il faut être prêt rapidement. Je photographie essentiellement des enfants entre 3 mois et 7-8 ans. Cela va quelques fois jusqu’aux adolescents, mais ce sont des « petits enfants » entre guillemets : il faut que tout soit prêt avant et que la prise de vue soit rapide. C’est la différence principale des photos que je peux faire avec des adultes, où je peux plus prendre mon temps. La photographie d’enfants se rapproche donc plus de la photo animalière ou du reportage d’action pour saisir l’instant, l’expression au vol. Il faut être réactif !

Photo: Pierre Nicou, Making of

Pierre Nicou, Making of

Photo: Pierre Nicou, Making of

Pierre Nicou, Making of

 

Quel regard portes-tu sur l’enfance à travers tes photographies ?

J’ai fait une école photo pendant 3 ans, on y apprend toutes les techniques photographiques et les différents secteurs dans lesquels on peut évoluer. De fil en aiguille, je me suis rendu compte que j’appréciais bien le contact avec les enfants. Je trouve qu’on peut faire des choses amusantes avec eux et rapides. J’aime bien ce qui est fait rapidement. La photographie avec les enfants me convient donc assez bien.

Photo: Pierre Nicou

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J’ai pu noter dans tes photos un énorme travail au niveau de la mise en scène :

C’est un travail que je réalise en équipe : je travaille avec une ou plusieurs stylistes, qui non seulement me trouvent les vêtements pour accessoiriser les choses que j’ai à photographier, mais qui m’aident aussi pour les repérages. Quand on fait de la photo en studio, pour la construction des décors, on y pense relativement à l’avance pour des ambiances à chaque fois différentes. Quand je travaille pour une marque, il y a également les impératifs de la marque, un certain nombre de réunions. Les stagiaires photographes qui me côtoient sont souvent surprises, parce qu’elles pensent que le photographe fait de photo tous les jours. Mais le métier de photographe, c’est aussi d’aller dans ces réunions et penser en amont aux images qu’on va faire.

Photo: Pierre Nicou

Photo: Pierre Nicou

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Au niveau de l’esthétique, j’ai noté des couleurs assez vives, un univers graphique et pop. Te reconnais-tu dans ce que je décris ?

Ce n’est pas faux ! Au début de ma carrière, j’avais tendance à faire des photos statiques, avec des enfants ne bougeant pas et des tonalités un peu sombres, comme des tableaux du XVIIIème siècle. Mon style a évolué, avec les années et la pratique du métier.  Même si j’aime toujours les choses statiques, mon travail tend vers des choses dynamiques. Avec des collaborations avec différents clients, mon style s’est plutôt affirmé vers la prise d’enfants sur le vif, spontanés, entrain de rire et sauter dans tous les sens. J’aime les choses en mouvement et la photographie avec plusieurs enfants, ce qui n’est pas forcément commun.

Photo: Pierre Nicou

Photo: Pierre Nicou

Et au niveau du choix des couleurs ?

Je trouve le choix des couleurs important : je suis vraiment un photographe de couleurs, je ne fais quasiment pas de photos en noir et blanc. J’essaie toujours de travailler des gammes de couleurs. Je me sers de livres de décoration, où il y a des concordances de couleurs et d’ambiances. Je me documente et j’ai la chance de travailler pour des groupes de presse, avec des livres et des magazines que je peux consulter.

Photo: Pierre Nicou

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Je m’interrogeais également sur la photo de bébés. C’est un univers peu commun et assez souvent cliché. Quelle est ta touche personnelle ? 

Pour les photos de bébés, on pense toujours aux photographes qui vont dans les maternités harceler les parents pour faire des photos de leur progéniture ! Il y a également cette photographe australienne, Anne Geddes, qui fait des mises en scène de bébés (avec des choux fleurs par exemple). Ce n’est pas trop mon style, ce sont des images un peu trop travaillées à mon goût. Je travaille pour la presse parentale, les magazines destinés aux femmes enceintes et jeunes mamans. Du coup, je suis amené à photographier des femmes enceintes, à faire des reportages pendant des accouchements et les premiers mois dans la vie de bébé (reportages, bonne santé de bébé, poussettes, puériculture). Après il y a la partie mode avec des enfants à partir de 3 mois. La photographie de bébé est encore quelque chose à part : au niveau de la préparation, au niveau des attitudes. En dessous de 3 mois, il ne peut pas s’asseoir : cela change pas mal la donne car les positions sont limitées avec un nouveau-né. Ce qui est drôle, c’est qu’on réalise un casting bébé comme on choisit une fille de 25 ans pour faire une campagne de publicité. Il existe un « catalogue » entre guillemets de très jeunes enfants.

Photo: Pierre Nicou

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Photo: Pierre Nicou

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Quels sont les autres sujets ou thèmes que tu aimes photographier ?

Hormis la photo d’enfant, il y a plein de choses qui me plaisent et que j’ai eu la chance de faire. Je ne suis pas un spécialiste de chaque chose, mais j’ai quasiment fait tous les styles de photos. C’est ce que j’aime dans ce métier ! Récemment, j’ai par exemple réalisé un reportage sur une belle maison française pour un magazine américain spécialisé dans la décoration du 18ème siècle. J’aime faire de la photo de déco et des natures mortes de temps à autre ; j’ai également fait de la photo culinaire et du reportage.

Que t’apportes le fait de donner des cours avec grainedephotographe.com et qu’apportes-tu à tes élèves ?

Je donne des cours déjà depuis un certain nombre d’années. J’avais été contacté par le Château de Versailles, qui à un moment donné, organisait des cours de photographie au sein du Château. Cela a été ma première expérience d’enseignement. Je trouvais intéressant de transmettre le savoir et de rencontrer les gens. Transmettre le savoir, c’est primordial et cela permet d’apprendre des choses en faisant apprendre. Mes élèves sont parfois plus au courant que moi des différents appareils et autres techniques ! Les regards sont assez différents et c’est formateur de les confronter. Si je suis photographe, c’est pour faire des rencontres, des élèves ou bien des professionnels avec lesquels je peux travailler.

Quels conseils pourrais-tu donner à de jeunes photographes ?

De bien maîtriser l’outil informatique ! J’ai pris le train en marche comme tous les gens de ma génération. J’ai fait une école où on développait encore des photos en noir et blanc à la main, on faisait des photos à la chambre, avec des lumières tungstène. Le métier a vraiment changé. Alors en bien, au niveau technique, parce qu’on a des appareils de très bonne qualité, avec un excellent rendu au niveau des photos. Le revers de la médaille, c’est que n’importe qui maintenant peut s’improviser photographe. Le numérique permet de voir tout de suite le résultat, les mauvaises photos peuvent s’enlever. Avant, les pellicules étaient développées, avec une attente de plusieurs heures voire plusieurs jours avant le résultat. Quand un client te passait commande, tu n’avais pas droit à l’erreur. Maintenant c’est plus facile, s’il y a le moindre souci technique, de corriger directement sur l’écran d’ordinateur. Le conseil à un jeune photographe, ça serait donc de s’accrocher vraiment car être photographe devient de plus en plus difficile, c’est un métier en pleine mutation !

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Photo: Pierre Nicou

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En savoir plus sur le talentueux photographe Pierre Nicou: 

Pierrenicou.com

Son site web 

Sa page Facebook 

Book Pierre Nicou sur le site grainedephotographe.com