Passionné de photo de sport notre fameux gagnant du concours TGP20, Simon Alvarez capture les émotions sportives à la lumière de son objectif.  Quel plaisir d’en apprendre plus sur le talent qui a remporté notre concours,un talent qui va bien au delà de sa photo gagnante

Dans un univers très urbain et sportif, Simon a su saisir au travers de ses travaux photographiquesl’esthétisme et la sobriété qui s’y cachent. 

Découvrez en d’avantage sur les passions de notre victorieux lauréat. Une occasion de revenir sur les astuces et techniques qui lui ont permis de se démarquer parmi un grand nombre de participants.

 

Simon Alvarez Urban Week 1
© Simon Alvarez- Urban Week

 

  • Bonjour Simon Alvarez, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Simon j’ai 29 ans, je vis à Paris depuis deux ans, venant de la région Rhône-Alpes. Je fais de la photo depuis 2012, je suis également passionné de sport. Donc j’allie les deux en me spécialisant dans la photo de sport.

  • Quand et comment as-tu commencé la photographie ?

Passionné de sports et notamment de ski freeride (hors-piste) et freestyle, j’ai eu envie de réaliser des images de mes sorties en vidéo comme en photo. Pour le choix de mon matériel mon choix s’oriente vers Pentax qui propose des boitiers et des objectifs tropicalisés a des tarifs abordables. Avantageux comme prix ! surtout quand j’étais étudiant en 2012. Je m’achète alors leur dernier reflex sorti cette année-là, le Pentax K30 avec l’objectif de kit 18-55mm que je complète avec un 55-300mm. Puis je me forme à la technique en regardant des tutos sur YouTube proposé par des chaines tel que F/1.4 de Sébastien Roigant. C’est après quelques années de pratique que  je décide de devenir « pro ». Aujourd’hui je réalise des photos pour des écoles de ski, des organismes de vacances, des stations de ski, je couvre également des compétitions junior de ski, etc…

Bikelife Place de la République
© Simon Alvarez
  • On a pu remarquer que tu photographies beaucoup de bikers, d’où te viens cette passion ?

J’ai toujours fait du VTT en montagne. En arrivant à Paris je continue de rouler mais ma pratique change. J’ai découvert le phénomène de la Bikelife, dans laquelle les riders roulent principalement sur la roue arrière de leurs vélos en effectuant des tricks (figures). Si vous êtes Parisien vous avez surement croisé des barodes (rassemblements de riders) roulant le samedi entre Place de la République et le Trocadéro et passant par la rue de Rivoli (réservé exclusivement aux vélos depuis peu). 

Simon Alavarez réalise beaucoup de portraits de riders mais ce n’est pas tout ! Il prends également pour sujets des basketteurs, des skieurs, des sketteurs… C’est ainsi que les espaces extérieurs et sportifs sont devenus les lieux de prédilection du photographe.

Freeride Compétition Freeskid et FJT (1)
© Simon Alvarez
  • Est ce qu’il y a des endroits ou tu aimes shooter particulièrement, quels sont ils ?

Sur Paris il y a plusieurs spots que j’aime beaucoup. Il y a la place de la République et son miroir d’eau ou en été en fin d’après midi les couleurs sont incroyables. J’aime beaucoup aussi le quartier de Bercy avec son architecture. On y trouve la BNF, La passerelle Simone de Beauvoir, Le palais omnisports de Paris-Bercy, l’escalier multicolore du 66 rue de Bercy et le pont de Bercy. Mais également ses lieux couverts de graffiti comme l’ancien skatepark de Bercy où je réalise souvent des shooting et le quai d’Austerlitz. Le troisième lieu chère à mon coeur est le quartier d’affaires de la Défense que je n’ai toujours pas fini de découvrir, mais que j’arpente régulièrement afin de trouver en permanence de nouveaux spots pour des shooting.

 

Simon Alvarez Bikelife Skatepark de Bercy
© Simon Alvarez- Bikelife Skatepark de Bercy

 

  • Quel matériel utilises-tu pour faire tes prises ?

Les réflex Pentax ne répondant plus à mes attentes j’ai préféré la remplacer début 2017 pour la marque Canon et son nouveau 5D mark IV et ses optiques série L. Pour shooter en mode reportage sur des sorties sportives, des events, des compétitions, etc… J’utilise le 5D mark IV de Canon.
En ce qui concerne mes objectifs je pars toujours avec le triptyque : Canon 16- 35mm F/2.8 L, Tamron 24-70mm F/2.8 G2 qui a l’avantage d’être stabilisé, et le Canon 70-200mm F/2.8 L, ainsi qu’un doubleur de focale Canon 2x III.

© Simon Alvarez Freeride Compétition Freeskid et FJT (3)
© Simon Alvarez

A cela s’ajoute le matériel sportif ; notamment en montagne, où il faut ajouter les skis et le matériel de sécurité pour aller hors-piste. J’utilise un sac Lowepro Whistler 450 AW qui est conçu pour le sport et les conditions météo les plus défavorables. Il faut donc une très bonne condition physique pour se déplacer avec tout ce poids pendant de longues journées de shoot.
Pour des shootings avec modèles, je prends le même matériel, avec en plus mon Canon 85mm F/1.2L, ainsi que le flash de studio Godox AD400pro qui fonctionne sur batterie et deux flashs cobra. J’aime beaucoup la lumière douce, donc j’utilise avec mes flashs des softbox ou des parapluies blancs. J’utilise également un Canon EOS3, qui est un des derniers reflex argentiques produit par la marque avec des pellicule Kodak gold ou Lomochrome Métropolis.

 

Pour revenir rapidement sur la photo qui t’as permis de gagner :

 

© Simon Alvarez urban week (2)
© Simon Alvarez
  • Peux-tu nous raconter un peu le contexte, à quelle occasion a t-elle été prise ?

J’ai réalisé cette photo lors de l’Urban Week 2019 à la Défense. C’est un évènement qui met en avant la culture urbaine au travers des sports comme le skate, le BMX, le basket et l’art avec le graf. Pour réaliser cette photo, j’ai attendu la démonstration des Crazy Dankers, programmé en fin d’après-midi afin d’avoir une lumière beaucoup plus intéressante à mon goût. J’aime beaucoup shooter a contre jours. Je me place donc sur le terrain face au soleil. Je pose un flash déporté afin d’éclairer mon sujet et je choisi de shooter au 16-35mm en me plaçant presque au ras du sol. Ici pas de rafale, je choisis de déclencher pile au moment où les basketteurs passent devant le soleil afin que ceux-ci soient détourés par la lumière du soleil (rim-light). D’ailleurs c’est un effet que je n’ai pas réussi sur ma photo gagnante en question.

  • Qu’est ce que tu souhaitais transmettre au travers de cette photo notamment ?

J’ai une vision de la photographie qui n’est certainement pas partagée par tout le monde. Je travail avant tout le côté esthétique de l’image, en réfléchissant mon cadrage, la lumière, ma retouche, etc… S’il se dégage ensuite une émotion, un message, dans l’une des photographies c’est que du bonus. 

  • Cette photo t’as permis de gagner notre concours TGP 20. Est ce que on peut donc dire que c’est celle dont tu es la plus fière ? ou il y’en a t-il une autre ?

Sur toutes les photos que j’ai réalisées, elle fait effectivement partie de celles dont je suis particulièrement satisfait. Pour l’anecdote, je pensais qu’elle serait ratée, car shootant a contrejour, j’avais posé un flash cobra en déporté afin d’éclairer mon sujet et ne pas avoir juste une silhouette. Au final mon flash en surchauffe ne s’est pas déclenché. Mais grâce au RAW, j’ai réussi a rattrapé au mieux le contre jour.

Bikelife Quai austerlitz
© Simon Alvarez Bikelife Quai austerlitz

 

Simon Alvarez est à l’image même de cette vague de talents émergents, aguerris grâce à l’expression authentique de leurs passions.  Avec la réunion de ces deux passions – le sport et la photo – il  a su nous faire découvrir un univers propre à lui.

C’est donc grâce à beaucoup d’énergie comme il l’a souligné, qu’il parvient à saisir ces instants insolites, offerts par le sport de rue. Mais aussi grâce à une rigueur technique sur les réglages, et la post production.

Encore félicitation à ce jeune photographe à l’avenir prometteur !


Le photographe Simon Alvarez

 

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