© Simon Alvarez urban week (2)

Simon Alvarez, gagnant du concours TGP20, nous partage sa passion pour la photo de sport

Passionné de photo de sport notre fameux gagnant du concours TGP20, Simon Alvarez capture les émotions sportives à la lumière de son objectif.  Quel plaisir d'en apprendre plus sur le talent qui a remporté notre concours,un talent qui va bien au delà de sa photo gagnante

Dans un univers très urbain et sportif, Simon a su saisir au travers de ses travaux photographiquesl'esthétisme et la sobriété qui s'y cachent. 

Découvrez en d'avantage sur les passions de notre victorieux lauréat. Une occasion de revenir sur les astuces et techniques qui lui ont permis de se démarquer parmi un grand nombre de participants.

 

Simon Alvarez Urban Week 1
© Simon Alvarez- Urban Week

 

  • Bonjour Simon Alvarez, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Simon j’ai 29 ans, je vis à Paris depuis deux ans, venant de la région Rhône-Alpes. Je fais de la photo depuis 2012, je suis également passionné de sport. Donc j’allie les deux en me spécialisant dans la photo de sport.

  • Quand et comment as-tu commencé la photographie ?

Passionné de sports et notamment de ski freeride (hors-piste) et freestyle, j’ai eu envie de réaliser des images de mes sorties en vidéo comme en photo. Pour le choix de mon matériel mon choix s’oriente vers Pentax qui propose des boitiers et des objectifs tropicalisés a des tarifs abordables. Avantageux comme prix ! surtout quand j'étais étudiant en 2012. Je m’achète alors leur dernier reflex sorti cette année-là, le Pentax K30 avec l’objectif de kit 18-55mm que je complète avec un 55-300mm. Puis je me forme à la technique en regardant des tutos sur YouTube proposé par des chaines tel que F/1.4 de Sébastien Roigant. C'est après quelques années de pratique que  je décide de devenir « pro ». Aujourd'hui je réalise des photos pour des écoles de ski, des organismes de vacances, des stations de ski, je couvre également des compétitions junior de ski, etc…

Bikelife Place de la République
© Simon Alvarez
  • On a pu remarquer que tu photographies beaucoup de bikers, d’où te viens cette passion ?

J’ai toujours fait du VTT en montagne. En arrivant à Paris je continue de rouler mais ma pratique change. J'ai découvert le phénomène de la Bikelife, dans laquelle les riders roulent principalement sur la roue arrière de leurs vélos en effectuant des tricks (figures). Si vous êtes Parisien vous avez surement croisé des barodes (rassemblements de riders) roulant le samedi entre Place de la République et le Trocadéro et passant par la rue de Rivoli (réservé exclusivement aux vélos depuis peu). 

Simon Alavarez réalise beaucoup de portraits de riders mais ce n'est pas tout ! Il prends également pour sujets des basketteurs, des skieurs, des sketteurs... C'est ainsi que les espaces extérieurs et sportifs sont devenus les lieux de prédilection du photographe.

Freeride Compétition Freeskid et FJT (1)
© Simon Alvarez
  • Est ce qu'il y a des endroits ou tu aimes shooter particulièrement, quels sont ils ?

Sur Paris il y a plusieurs spots que j’aime beaucoup. Il y a la place de la République et son miroir d’eau ou en été en fin d'après midi les couleurs sont incroyables. J’aime beaucoup aussi le quartier de Bercy avec son architecture. On y trouve la BNF, La passerelle Simone de Beauvoir, Le palais omnisports de Paris-Bercy, l'escalier multicolore du 66 rue de Bercy et le pont de Bercy. Mais également ses lieux couverts de graffiti comme l’ancien skatepark de Bercy où je réalise souvent des shooting et le quai d’Austerlitz. Le troisième lieu chère à mon coeur est le quartier d’affaires de la Défense que je n’ai toujours pas fini de découvrir, mais que j’arpente régulièrement afin de trouver en permanence de nouveaux spots pour des shooting.

 

Simon Alvarez Bikelife Skatepark de Bercy
© Simon Alvarez- Bikelife Skatepark de Bercy

 

  • Quel matériel utilises-tu pour faire tes prises ?

Les réflex Pentax ne répondant plus à mes attentes j'ai préféré la remplacer début 2017 pour la marque Canon et son nouveau 5D mark IV et ses optiques série L. Pour shooter en mode reportage sur des sorties sportives, des events, des compétitions, etc... J’utilise le 5D mark IV de Canon.
En ce qui concerne mes objectifs je pars toujours avec le triptyque : Canon 16- 35mm F/2.8 L, Tamron 24-70mm F/2.8 G2 qui a l’avantage d’être stabilisé, et le Canon 70-200mm F/2.8 L, ainsi qu’un doubleur de focale Canon 2x III.

© Simon Alvarez Freeride Compétition Freeskid et FJT (3)
© Simon Alvarez

A cela s’ajoute le matériel sportif ; notamment en montagne, où il faut ajouter les skis et le matériel de sécurité pour aller hors-piste. J’utilise un sac Lowepro Whistler 450 AW qui est conçu pour le sport et les conditions météo les plus défavorables. Il faut donc une très bonne condition physique pour se déplacer avec tout ce poids pendant de longues journées de shoot.
Pour des shootings avec modèles, je prends le même matériel, avec en plus mon Canon 85mm F/1.2L, ainsi que le flash de studio Godox AD400pro qui fonctionne sur batterie et deux flashs cobra. J’aime beaucoup la lumière douce, donc j’utilise avec mes flashs des softbox ou des parapluies blancs. J’utilise également un Canon EOS3, qui est un des derniers reflex argentiques produit par la marque avec des pellicule Kodak gold ou Lomochrome Métropolis.

 

Pour revenir rapidement sur la photo qui t’as permis de gagner :

 

© Simon Alvarez urban week (2)
© Simon Alvarez
  • Peux-tu nous raconter un peu le contexte, à quelle occasion a t-elle été prise ?

J’ai réalisé cette photo lors de l’Urban Week 2019 à la Défense. C’est un évènement qui met en avant la culture urbaine au travers des sports comme le skate, le BMX, le basket et l’art avec le graf. Pour réaliser cette photo, j’ai attendu la démonstration des Crazy Dankers, programmé en fin d'après-midi afin d’avoir une lumière beaucoup plus intéressante à mon goût. J’aime beaucoup shooter a contre jours. Je me place donc sur le terrain face au soleil. Je pose un flash déporté afin d’éclairer mon sujet et je choisi de shooter au 16-35mm en me plaçant presque au ras du sol. Ici pas de rafale, je choisis de déclencher pile au moment où les basketteurs passent devant le soleil afin que ceux-ci soient détourés par la lumière du soleil (rim-light). D’ailleurs c’est un effet que je n’ai pas réussi sur ma photo gagnante en question.

  • Qu’est ce que tu souhaitais transmettre au travers de cette photo notamment ?

J’ai une vision de la photographie qui n’est certainement pas partagée par tout le monde. Je travail avant tout le côté esthétique de l’image, en réfléchissant mon cadrage, la lumière, ma retouche, etc… S’il se dégage ensuite une émotion, un message, dans l'une des photographies c'est que du bonus. 

  • Cette photo t’as permis de gagner notre concours TGP 20. Est ce que on peut donc dire que c’est celle dont tu es la plus fière ? ou il y’en a t-il une autre ?

Sur toutes les photos que j’ai réalisées, elle fait effectivement partie de celles dont je suis particulièrement satisfait. Pour l’anecdote, je pensais qu’elle serait ratée, car shootant a contrejour, j’avais posé un flash cobra en déporté afin d’éclairer mon sujet et ne pas avoir juste une silhouette. Au final mon flash en surchauffe ne s’est pas déclenché. Mais grâce au RAW, j’ai réussi a rattrapé au mieux le contre jour.

Bikelife Quai austerlitz
© Simon Alvarez Bikelife Quai austerlitz

 

Simon Alvarez est à l'image même de cette vague de talents émergents, aguerris grâce à l'expression authentique de leurs passions.  Avec la réunion de ces deux passions - le sport et la photo - il  a su nous faire découvrir un univers propre à lui.

C'est donc grâce à beaucoup d'énergie comme il l'a souligné, qu'il parvient à saisir ces instants insolites, offerts par le sport de rue. Mais aussi grâce à une rigueur technique sur les réglages, et la post production.

Encore félicitation à ce jeune photographe à l'avenir prometteur !

Le photographe Simon Alvarez

 

Simon Alvarez- Instagram- Facebook- 500px 


© Jean-François Graffand - Renaissance (Lever de Lune sur les crêtes)

Echos du ciel dans les paysages nocturnes de Jean-François Graffand

Le Montier Festival Photo est un événement international qui met en avant la photo animalière ainsi que la photo de nature. Le photographe Jean François Graffand a pu voir son travail sur Les échos du ciel sélectionné dans cette catégorie.
En réunissant ainsi Terre et Ciel, le photographe nous emporte dans l'immensité de ses photos, dignes du merveilleux

Après la découverte du macrophotographe Thibault Andrieux également sélectionné au Montier Festival Photo, laissez vous transporter par cet amoureux du ciel qui nous dévoile les secrets de son travail : 

 

© Jean-François Graffand - La Rivière Céleste
© Jean-François Graffand - La Rivière Céleste
  • Pouvez-vous vous présenter ? Comment avez-vous commencé la photographie ?

Avant d’être photographe de paysages nocturnes, je suis avant tout un amoureux du ciel. C’est une passion qui m’est apparue dès l’enfance, lors d’une visite à l’Observatoire du Pic du Midi dans les Pyrénées, et qui ne m’a jamais quitté depuis. Ma démarche a ainsi toujours été guidée par cet émerveillement, et pour cette raison j’aime à me présenter comme un « montreur d’étoiles »… Durant de nombreuses années j’ai pu partager cette passion en tant que médiateur scientifique en astronomie. Par la suite, je suis devenu réalisateur et responsable de l’image du plus grand planétarium de France, à la Cité des Sciences de Paris, liant l’astronomie à l’image et la création. La photographie n’était alors pour moi qu'occasionnelle, notamment lors de voyages en Norvège à la découverte des aurores boréales.
Et c’est seulement en 2016 que je décide de m’y consacrer pleinement. Faisant le choix cette année-là de revenir dans ma région d’origine, c’est naturellement que je vois en la photographie un nouveau moyen d’attirer les regards vers les étoiles, et de sensibiliser à la beauté du ciel et à sa préservation, à une époque où la nuit est plus que jamais menacée.

 

Jean-François Graffand Pluie d'Etoiles
© Jean-François Graffand - Pluie d'Etoiles

 

  • Pourquoi avoir fait le choix de photographier le ciel ? 

C’est avant tout un témoignage que je tente de partager afin de réinstaller le ciel nocturne dans le paysage. Car le ciel disparaît aujourd’hui de notre vision et, plus grave encore, de notre mémoire. Nous vivons désormais coupés du ciel, baignant dans la pollution lumineuse ou absorbés par nos écrans. Et cette fascination pour les lumières artificielles menace même à présent notre droit à la nuit.
Grâce à la pose longue à haute sensibilité qui permet de capter les infimes lumières que nos yeux perçoivent à peine, la photographie nous révèle un monde presque inconnu : étoiles, planètes, nébuleuses, Voie lactée...  Tous ces astres dont nous ignorons parfois l’existence brillent pourtant chaque nuit au-dessus de nous. Un monde, un Univers, qui a toujours accompagné l’humanité, oubliés trop souvent par celle-ci... Dans ce travail photographique, je tente par l’image de réunir Terre et Ciel dans le regardpour rappeler la beauté de la nuit et inciter à la préserver, en invitant l’observateur à la contemplation, et ainsi lui rappeler ce que nous avons tous ressenti une nuit face à la voûte étoilée. Cela peut même amener à une balade nocturne au gré des images, pour appréhender l’Univers lointain...
Cette relation particulière avec le ciel, je la ressens comme un écho. Sonder cet « espace d’infinis », et prendre conscience de cette immensité d’où nous sommes issus. S’arrêter, lever les yeux et s’émerveiller... pour enfin retrouver notre lien au ciel. C’est ce lien, cet écho, que je tente de retranscrire par mes photographies.

 

© Jean-François Graffand - Clair de lune à Lescun
© Jean-François Graffand - Clair de lune à Lescun
  • Concrètement comment procédez vous à la réalisation de vos images  ? 

Il y a trois étapes pour réaliser une image. La première est le repérage. Comme pour la photo de paysage, il s’agit de trouver ce qui va constituer le premier plan. Mais il y a deux sujets équivalents sur mes images : le paysage et le ciel. Je dois donc également anticiper quelle sera la configuration du ciel et comment le composer au mieux avec le premier plan, comme par exemple concernant la position de la Voie lactée.
Ensuite il y a la prise de vue, qui dépend d’abord du terrain. Parfois le site est facile d’accès, mais pour d’autres cela demande une longue randonnée et un bivouac pour accéder à un point de vue particulier en montagne. Mais l’élément le plus important est bien sûr la météo. J’anticipe au maximum en faisant régulièrement le point sur les modèles météorologiques. Dans certains cas j’ai beau avoir planifié une sortie, si le mauvais temps ne permet pas d’ouverture il me faudra parfois attendre l’année suivante pour trouver à nouveau la bonne configuration céleste.
Et enfin il y a le traitement, qui peut être très variable. L'image brute nécessite beaucoup de travail pour révéler tout ce qui s’y trouve. Ainsi, entre Lightroom et Photoshop, je vais opérer un ensemble de traitements qui vont me permettre de révéler un maximum de détails, d’équilibrer, adoucir... Cette étape est pour moi toujours empirique car les situations et qualités de ciel sont systématiquement différentes.

 

Jean-François Graffand Entre Deux Mondes
© Jean-François Graffand - Entre Deux Mondes
  • Quel matériel utilisez-vous ?

J’utilise un Canon 6D. C’est un excellent appareil pour la photo nocturne car il possède une très bonne gestion du bruit lorsqu’on monte en sensibilité. Il a également la particularité d’être défiltré, c’est à dire que le filtre du capteur d’origine a été remplacé par un filtre dédié à
l’astro-photographie qui laisse passer bien plus de longueurs d’ondes, notamment vers les 
rouges, afin de révéler les nébuleuses qui parsèment la Voie lactée (et qui apparaissent sous le forme de taches rosées). Côté objectif, j’utilise le plus souvent le Tamron 15-30 f/2.8.

  • Comment avez-vous travaillé les lumières et les couleurs pour la série Echos du ciel ?

On me pose très régulièrement une question : est-ce que ces images sont réelles ? Et c’est tout à fait compréhensible puisque notre oeil n’est pas capable de voir ça ! C’est la pose longue à haute sensibilité qui va capturer toute cette information lumineuse invisible à nos yeux. Mon intention est donc très simple : montrer ce que nous verrions si nous pouvions augmenter la sensibilité de nos yeux la nuit. Car ceux-ci ne sont pas vraiment performants dans ces conditions. Ainsi nous considérons naturellement que la vision nocturne est sombre avec seulement une ambiance ‘bleu nuit’. Pourtant, cette perception nocturne ne correspond pas à la réalité, et le capteur, étant sensible à tout le spectre visible, révèle vraiment le paysage tel que nos yeux le verraient si nous pouvions augmenter leur sensibilité. Ensuite c'est à moi de conserver une perception naturelle lorsque je vais révéler de nombreux détails au traitement. Par ailleurs mes connaissances en astronomie m’aident également à trouver le bon équilibre dans le traitement sur les lumières et les couleurs. Par exemple la véritable couleur du coeur de la Voie lactée est jaune orangée, car il s’agit de la couleur des étoiles qui s’y trouvent en majorité.

© Jean-François Graffand - Renaissance (Lever de Lune sur les crêtes)
© Jean-François Graffand - Renaissance (Lever de Lune sur les crêtes)
  • Quelques mots ou réactions sur votre participation au festival Montier, qui n’aura malheureusement pas lieu cette année mais l’année prochaine ?

C’est évidemment un grand honneur et un grand enthousiasme que de pouvoir être présent à un si prestigieux festival ; particulièrement en proposant un travail sur les paysages nocturnes. ce qui constitue une discipline bien particulière qui peut paraître en marge de la photo de nature. C’est pourquoi j’ai été vraiment très touché de cette sélection car cela me permet de rappeler que le ciel fait partie de notre environnement, et aussi que l’obscurité est nécessaire à la survie même de milliers d’espèces. Aujourd’hui, préserver la nuit des lumières artificiellesdont on connaît les effets néfastes sur l’environnement et la santé, c’est contribuer à la préservation de la Nature dans son ensemble. Le report semblait malheureusement inévitable cette année, mais on espère évidemment que ce n’est que partie remise et que les conditions seront réunies l’année prochaine !

 

 

 

 

Jean-François Graffand Portrait
© Jean-François Graffand- Portrait

Jean-François Graffand
Site-Facebook-Echos du Ciel présentation

 


Génie immortel © Andrieux Thibault_

Macrophotographie avec Thibault Andrieux et sa série Empus'art

Découvrez l'univers de la macrophotographie avec le photographe français Thibault Andrieux. Il a été sélectionné au festival Montier 2020 (événement international de la photographie animalière) et nous fait le plaisir de partager sa série Empus’art en amont du festival, qui a malheureusement été reporté en 2021 suite aux restrictions sanitaires.

Le macrophotographe réalise avec sa série sur l’empuse, des chefs d’oeuvres aux détails impressionnants, et aux ambiances pénétrantes ! Mais ce n’est pas tout ; à travers ce projet il souhaite sensibiliser le grand public sur l'importance des insectes.

Découvrez les secrets de ce projet original : 

  • Pouvez-vous vous présenter ? Comment avez-vous commencé la photographie ?

J'ai commencé la photographie il y'a une dizaine d'année en parallèle de mes études en biologie. Dès le départ je me suis orienté vers la photographie de nature et plus particulièrement vers la macrophotographie. A mes débuts c'était simplement un moyen d'observer la nature sur mon temps libre, une sorte d'excuse pour m'aérer les neurones en plein air. Au fur et à mesure de mes études je me suis orienté vers l'entomologie et mon côté macrophotographe s'est également amplifié. Aujourd'hui je suis ingénieur d'études en Recherche et développement pour Bioline Agroscience, la principale entreprise française produisant des insectes pour la lutte biologique. La macrophotographie occupe une bonne partie de mon temps libre. J'essaye maintenant de m'éloigner d'une vision scientifique pour aller plus vers une vision artistique en créant une ambiance autour du sujet. Je fais actuellement plus de la proxy-photographie* que de la macrophotographie (pour les puristes). 

*La proxy-photographie est utile pour montrer une espèce dans son environnement grâce à une possibilité de cadrage assez large. La macrophotographie permet d'entrer plus dans le détail grâce à un rapport grandissant conséquent.

macrophotographie : La recherche © Andrieux Thibault
La recherche © Andrieux Thibault
  • Qu’est ce qui vous passionne dans la macrophotographie ?

Passer 2-3 heures à me balader dans les hautes-herbes à la recherche de sujets et à les observer, c'est quelque chose qui me permet vraiment de décrocher du train train quotidien. C'est mon moyen de décompression, mon exutoire. Cela me permet de me recentrer sur le monde réel du vivant et de souffler un peu des observations purement scientifiques du laboratoire. Depuis que j'ai commencé à exposer mes images, j'ai aussi réalisé la puissance de l'image comme moyen de sensibilisation. Je me suis rapidement rendu compte par le biais des expositions que le grand public ne connaît que très peu de chose sur le monde des insectes. Mis à part l'intérêt des abeilles pour l'agriculture cela reste limité.  Ce que j'aime faire par le biais des expositions c'est présenter aux gens cela sous un nouvel angle afin de montrer que ce n'est pas simplement un monde de nuisibles bons à finir écrasés sous un chausson. Émerveiller pour sensibiliser, voilà ce qui me passionne

Storm © Andrieux Thibault_
Storm © Andrieux Thibault
  • Pouvez-vous nous en dire plus sur le projet empus’art  ? 

L'empuse, est un insecte bien connu des macrophotographes. C'est un insecte très graphique qui permet de faire de jolies images. Bon nombre de macrophotographes espèrent pouvoir avoir la chance d'en voir une un jour. Pour les entomologistes, c'est pareil. Tout le monde entomo connait cet insecte atypique.  Malheureusement on ne la trouve que dans la partie sud de la France. Ayant grandi en Eure et Loir, je ne pensais pas un jour pouvoir la croiser.  Le hasard faisant bien les choses, j'ai été embauché fin 2016 du côté d'Antibes et la première chose que j'ai cherché à faire en arrivant a été de trouver l'empuse et enfin pouvoir la voir de mes propres yeux. Après quelques recherches et prospections, je me suis trouvé un "spot" où l'insecte était très certainement présent. Je suis rapidement tombé sur une de ses larves qu'on appelle diablotin. Ça a été le coup de foudre.  Rapidement je me suis mis à photographier exclusivement cette espèce. L'avantage c'est que contrairement à la mante religieuse classique, l'empuse est visible toute l'année. Les adultes pondent l'été et les larves se développent de la fin de l'été au printemps suivant. On peut donc faire des photos de cette espèce en pleine hiver. Le rêve pour les macrophotographes !

macrophotographie : Orpuse © Andrieux Thibault
Orpuse © Andrieux Thibault
  • Quelles sont vos principales inspirations pour cette série ?

Je souhaitais donc réaliser une série de cette espèce mythique en utilisant différents styles (high key, low key, gros-plans,...) pour constituer une série centrée sur l'espèce sans que cela soit redondant. Je voulais en quelques sortes rattraper mon retard sur cette espèce, et le faire bien !

Finalement c'est assez compliqué de vous donner le nom de photographes connus qui m'ont inspiré puisque l'idée était vraiment de faire une série variée sur l'insecte. Pour n'en citer que quelques uns qui ont influencé mon regard en découvrant leur travail dans la presse spécialisée, sur les réseaux sociaux ou lors de festivals : Gilles Duperron, Vincent Meunier, Olivier Jouaud (dit Olivier Naska), Gil Gautier, Laurent Fiol, Bastien Riu, Stephane Hette, David Gaultier, Patrick Goujon ...

Black and white © Andrieux Thibault
Black and white © Andrieux Thibault
  • Combien de temps avez-vous mis pour réaliser la série complète ? 

Comme je le disais, j'ai commencé cette série en arrivant dans le sud en Octobre 2016. Je photographie encore actuellement cette espèce mais la dernière de la série qui devait être exposée à Montier-en-Der date de juste avant le confinement.

  • Quel matériel avez-vous utilisé pour cette série ? 

Comme boîtiers j'utilise les canon EOS 6D et 6D mark II. L'objectif que j'ai utilisé pour la très grande majorité des images est le canon 100 mm macro L IS USM. Pour les très gros plans j'utilise le canon MP-E 65 associé au flash canon speedlitet MT-24 EX. Pour les macro/proxy d'ambiance je travail la plupart du temps en lumière naturel, mais il m'est arrivé d'utiliser le canon speedlite 430 EX II et/ou III déporté. 

Low-Ombrelles © Andrieux Thibault
Low-Ombrelles © Andrieux Thibault
  • Quelques mots ou réactions sur votre participation au Festival Montier, qui n’aura malheureusement pas  lieu cette année mais l’année prochaine ?

Je me suis auto formé à la photo de nature en lisant les magazines spécialisés dans ce domaine et en partageant les images sur les forums. Du coup, j'ai entendu parlé du festival de Montier-en-Der dès mes débuts. C'est un peu la Mecque pour les photographes de nature Français et tous rêve de pouvoir y exposer un jour. C'est du moins mon cas ! Faire partie de la sélection 2020 était pour moi une énorme joie, surtout avec cette série sur laquelle je travaille depuis plusieurs années. Malheureusement le covid est passé par là et a poussé les organisateurs à l'annulation de cette édition. Je pense que c'est un mal pour un bien puisque j'appréhendais un peu le fait d'exposer dans ce contexte et que le public ne soit pas au rendez-vous. J'espère que les organisateurs recontacterons rapidement les photographes sélectionnés en 2020 pour leurs proposer d'exposer en 2021. Je surveille ma boîte mail :)

macrophotographie : Dans les limbes © Andrieux Thibault
Dans les limbes © Andrieux Thibault
  • Pour conclure, il y'a t-il quelque chose que vous souhaitez rajouter ? 

En parallèle de mes expositions "en solo" j'ai monté il y a un peu plus d'un an un collectif avec 3 autres photographes de Nature des Alpes-Maritimes : le collectif Esprit Nature. L'idée initiale du collectif était de proposer des expositions montrant les différentes échelles de la photo de nature ; de la macrophotographie au paysage en passant par le gros animalier. Notre exposition actuelle présente ma série Empus'art pour l'échelle macro. Jean-Joaquim Crassous présente une série de paysages européens. Et la partie gros animalier est assurée par Nicolas Cegalerba et Emmanuel Juppeaux avec une série sur le dragon de Komodo et l'ours Kermode.
Aujourd'hui les projets du collectif ce sont intensifiés puisque nous avons réalisé une série de tirages sur support utilisable en extérieur. Ce qui nous permet d'exposer dans les écoles des Alpes-Maritimes. Le but étant de sensibiliser les enfants à la nature. Les tirages sont laissés en accès libre aux enfants ou servent aux enseignants de support à un travail pédagogique faisant l’objet ensuite d’une rencontre photographe naturaliste / enfants, le choix est laissé aux enseignants. L'idée est que les enseignants utilisent nos images et/ou nos interventions (2 semaines après l'installation des images, laissant le temps aux enseignants de travailler dessus avec les enfants) comme des passerelles vers leurs programmes scolaires.

 

macrophotographie : Apparition © Andrieux Thibault
Apparition © Andrieux Thibault

 

Le photographe Andrieux Thibault
Le photographe Andrieux Thibault

Thibault Andrieux - Site- Instagram- Facebook 


Les lauréats du concours TGP20

Concours TGP20- Découvrez le classement des lauréats et leurs photos

Le vernissage de l'exposition du concours Talents Graine de Photographe 2020 a eu lieu ce jeudi 17 septembre dans notre galerie sur l'île Saint-Louis à Paris.

Après une attente malheureusement allongée,  le classement des lauréats a été annoncé hier soir ! C'est donc pour nous l'occasion de vous faire un petit récapitulatif des photos qui ont retenues l'attention de notre jury.  Découvrez sans plus attendre le classement et les photos de nos 20 lauréats !

 

Les lauréats du concours TGP20
© Les photos des lauréats

Le classement dans l'ordre décroissant :

► 1er : Simon Alvarez Foucher @mountainsphotography

 

Certains lauréats ont tenu à nous partager également une courte description de leurs photos, nous vous partageons ces petites anecdotes !

 

Les lauréats du concours TGP20
© Fabien Ecochard 20e au classement : Concrete Jungle, Paris. Il remporte un Photobook #3 offert par notre partenaire Fisheye.

 

Les lauréats du concours TGP20
© Eleonore Guiraud 19e au classement : Tourne, le monde se colore. Elle remporte un Photobook #3 offert par notre partenaire Fisheye.

 

Eric Dutoit 18e au classement
© Eric Dutoit 18e au classement : "Regardez et pensez avant d’ouvrir l’obturateur. Le coeur et l’esprit sont le véritable objectif de l’appareil." - Yousuf Karsh. Il remporte un Photobook #3 offert par notre partenaire Fisheye.

 

Dimitri Bourriau 17e au classement
© Dimitri Bourriau 17e au classement. Il remporte un Photobook #3 offert par notre partenaire Fisheye.

Cette photo du Buzludzha à été prise pendant une tempête de neige en hiver 2017. Le monument de Buzludzha est une ancienne salle de congrès, aujourd'hui abandonnée, située en Bulgarie, à quelques kilomètres au sud de Gabrovo. Construit sous le régime communiste de la République populaire de Bulgarie, ce bâtiment est situé sur le sommet de la Bouzloudja à 1 441 m d’altitude.- Dimitri

 

Nicolas Jehly 16e au classement
© Nicolas Jehly 16e au classement : "Take a walk on the wild side" - Deux promeneurs face au coucher de soleil sur les Chutes Victoria, Zimbabwe. Il remporte un Photobook #3 offert par notre partenaire Fisheye.

 

Alexandre Libretti 15e au classement
© Alexandre Libretti 15e au classement : Le photomaton. Il remporte 1 livre de la collection "Les secrets de la photo..." offert par notre partenaire Eyrolles.

 

Parolin Pia 14e au classement
© Pia Parolin 14e au classement : Le chariot à foin. Elle remporte 1 livre de la collection "Les secrets de la photo..." offert par notre partenaire Eyrolles.

 

Hadrien Sohy 13e au classement
© Hadrien Sohy 13e au classement. Elle remporte 1 livre de la collection "Les secrets de la photo..." offert par notre partenaire Eyrolles.

Elle a été prise un matin, après un lever de soleil à Sydney en 2018, lors d’un voyage en autonomie. J’ai pu profiter des rues désertes de la ville mais ces dernières ont rapidement été envahies par les premiers travailleurs australiens. Le fait que ces deux hommes se croisent sans même se regarder marque bien, je pense, le moment que nous sommes entrain de vivre actuellement. Autrement dit, une forme de « distanciation sociale (et non physique) ordinaire » accentuée aujourd’hui.- Hadrien

 

Yves Sabrou 12e au classement
© Yves Sabrou 12e au classement : « Virgule » avec Lou Anne Soufflot. Elle remporte 1 livre de la collection "Les secrets de la photo..." offert par notre partenaire Eyrolles.

 

© Pia Parolin 11e au classement : Lignes à Berlin. Elle remporte 1 livre de la collection "Les secrets de la photo..." offert par notre partenaire Eyrolles.

 

 Pitois Thomas 10e au classement
© Thomas Pitois 10e au classement : Golden god hour. Il remporte un chèque cadeau Graine de Photographe d'une valeur de 69€.

 

 Camille Niel 9e au classement
© Camille Niel 9e au classement : Las Coloradas - Méxique. Il remporte un chèque cadeau Graine de Photographe d'une valeur de 69€.

 

Stéphane Veyrard 8e au classement
© Stéphane Veyrard 8e au classement. Il remporte un chèque cadeau Graine de Photographe d'une valeur de 89€.

 

Lionel Planes 7e au classement
© Lionel Planes 7e au classement : Parapluie rouge. Il remporte un chèque cadeau Graine de Photographe d'une valeur de 89€.

 

 Emmanuel Raussin 6e au classement
© Emmanuel Raussin 6e au classement: Stairway to Heaven. Il remporte un disque dur externe SSD 256 Go et une carte SD 64Go offerts par notre partenaire Emtec.

 

Alexandre Libretti 5e au classement
© Alexandre Libretti 5e au classement : La cage. Il remporte un disque dur externe SSD 256 Go et une carte SD 64Go offerts par notre partenaire Emtec.

 

Emmanuel Raussin 4e au classement
© Emmanuel Raussin 4e au classement : The Artist. Il remporte un chèque cadeau Graine de Photographe d'une valeur de 199€.

 

Les lauréats du concours TGP20
© David Schlemer 3e au classement : "Deux hêtres sous l'orage". Il remporte un Trepied 3 Legged Thing offert par notre partenaire MMF Pro ainsi qu'un an d'abonnement à Fisheye Magazine.

 

 Maud Audouin 2e au classement
© Maud Audouin 2e au classement : "Portrait Massaï, cratère Ngorongoro, Tanzanie". Elle remporte un sac photo Nya Evo offert par notre partenaire MMF Pro ainsi qu'un an d'abonnement à Fisheye Magazine.

 

Simon Alvarez Foucher 1e au classement
© Simon Alvarez Foucher 1e au classement : Démonstration de basket acrobatique par la team des Crazy Dunkers à la Défense, en septembre 2019. Il remporte un appareil photo Ricoh GRIII d'une valeur de 899€ offert par notre partenaire Ricoh ainsi qu'un an d'abonnement à Fisheye Magazine

 

Nous remercions également notre partenaire Labophoto qui a réalisé tous les tirages exposés. Ceux-ci seront offerts à chacun des lauréats après l'exposition !

 

Vous pouvez retrouver ces photographies jusqu'au 17 novembre 2020 dans notre galerie au 14 quai de béthune 75004 Paris.

 

 

Un grand merci à tous les participants ! Hâte de vous retrouver pour le prochain concours, avec toujours plus de nouveautés.


Photo préparation pour l'exposition © Labophotos

Les coulisses de notre exposition Concours Talents avec notre partenaire Labophotos

L’exposition concours Talents Graine de photographe c’est l’occasion de célébrer la créativité, le partage, la pluralité des sujets et des formats avec des passionnés de la photo, qu'ils soient amateurs ou professionnel. Nous avons fait au mieux afin que vous puissiez admirer comme il se doit leurs diverses réalisations photographiques. Pour cela notre collaboration avec le partenaire Labophotos s'est révélée plus que précieuse ! 

Apprenez en plus sur Labophotos, et découvrez les coulisses de notre exposition au travers de leurs expertises

 

Photo préparation pour l'exposition © Labophotos
Photo préparation pour l'exposition © Labophotos

Acteur majeur sur le marché du tirage photographique, Labophotos se démarque par sa production made in France, face à une concurrence majoritairement étrangère. Cet atout majeur vient s'ajouter à celui d’un service client de qualité. En effet, recevoir les clients physiquement ou par téléphone afin de les conseiller et les accompagner dans le bon déroulement de leur commande, est un luxe que ne se refuse pas d'offrir la marque, puisque la majorité des services concurrents sont aujourd’hui dématérialisés.
Il est facile de se perdre dans le choix des supports tant les critères à prendre en compte sont nombreux. C'est là que Labophotos vous accompagne en adaptant ses offres en fonction des besoins de chacun :

Il y a plusieurs critères à prendre en compte lors de l’impression d’une photo. Type de photo, rendu souhaité, lieux d’exposition, format, poids, budget... Notre laboratoire propose de nombreux supports et il est très important pour nous d’accompagner nos clients au mieux.” Labophotos

Photo préparation pour l'exposition © Labophotos
Photo préparation pour l'exposition © Labophotos

Avec un service au plus près de la clientèle et un savoir-faire industriel local, l’authenticité fait la force de la marque ! Cette authenticité n’exclut évidemment pas leurs désir de se renouveler, comme en témoigne leur nouveau site, dont le design a été refait en juillet. Un site beaucoup plus épuré, intuitif, pratique, offrant des vues à 360 degrés ainsi qu’une plus grande disponibilité de conseils et de visuels

Le choix des supports a été essentiel pour l’exposition : une occasion pour nous de bénéficier de cet accompagnement dont la marque garantit la qualité. Ainsi, elle a choisi d'opter pour une impression sur alu dibond, un support au rendu mat, très qualitatif et non sensible aux traces de doigts. Le tirage au dibond est beaucoup utilisé pour les expositions et pour les décorations, qui sont sujettes aux risques de contact avec la peau. Pour un rendu brillant et des couleurs éclatantes, Labo photos conseille le Plexi'art, une technologie innovante et très tendance. Elle combine l’impression sur verre acrylique et le contre collage d’un Alu Dibond.

Découpage tirage photo pour l'exposition © Labophotos
Découpage tirage photo pour l'exposition © Labophotos

 

Découpage tirage photo pour l'exposition © Labophotos
Découpage tirage photo pour l'exposition © Labophotos

Une autre étape clé de la préparation a été la sélection des encadrements. A savoir que les propositions pour cette finition sont nombreuses chez Labophotos et peuvent aller du standard au sur mesure.

"Les tirages photo contrecollés ou les tirages directs sur Dibond/PVC peuvent être encadrés dans une caisse américaine pour une finition parfaite. " conseille Labophotos

Finition tirage pour l'exposition © Labophotos
Finition tirage pour l'exposition © Labophotos

L'exposition concours Talents Graine de Photographe prendra donc place au 14 quai de béthune sur l'Ile Saint Louis et mettra en avant ses coups de cœur autour des différents thèmes proposés : photo de voyage, photo de sport, street photography et noir blanc.

Afin que vous puissiez vivre encore plus d'émotions aux cotés des nos lauréats, nous avons décidés de faire durer le suspens jusqu'à la fin et annoncer le classement du concours lors de l'exposition.

Évidemment nous n'oublions pas nos ambassadeurs : Arnaud Baumela (alias @yabml), Celine Ducrettet  (@celineducrettet), Fabien Voileau (@fabien_voileau); qui sont à l'image même de cette vague de talents émergents sur Instagram. Leurs présences à ce vernissage est donc un honneur, que nous somme ravis de partager avec vous !

Photo préparation © Labophotos
Photo préparation © Labophotos
Photo finale pour l'exposition © Labophotos
Photo finale pour l'exposition © Labophotos

Labophotos Instagram- Site - Dossier de presse 

 


Masquerade : Les nus masqués de Riccardo La Valle

Masquerade © Riccardo La Valle
Masquerade © Riccardo La Valle

Avec sa série Masquerade, le photographe italien Riccardo La Valle nous transporte dans un univers mystérieux peuplé de modèles nus à la beauté glaciale. Derrière eux se cache une réflexion sur la recherche identitaire.
Pour Riccardo la photo est une occasion de créer à l'infini et d'intégrer de la magie à l'ordinaire : c'est ce qu'il comprends de ses expériences professionnelles et ce qu'il essaye de retranscrire dans ses travaux.

Masquerade © Riccardo La Valle
Masquerade © Riccardo La Valle

L’appellation "Masquerade" reprend évidemment le thème du "masque". Mais sur les clichés de Riccardo Lavalle, ces masques linéaires viennent embellir et habiller les visages au lieu de les "cacher". Ici le masque se réduit donc à quelques "lignes" déposées sur la peau des modèles ; des lignes qui permettent de changer leur apparence sans pour autant modifier leur identité.

Masquerade © Riccardo La Valle
Masquerade © Riccardo La Valle

Avec ces masques atypiques, les visages des modèles peuvent être modifiés à souhait. En effet ces petites lanières permettent de créer de nouveaux traits de visage selon la manière dont elles sont positionnées. Selon le portraitiste, il faut y voir l'allégorie de l'évolution permanente de la société, des modes de vie, des apparences, etc. Tel est le message qu'a souhaité nous adresser Ricardo à travers sa série de portraits.

Masquerade © Riccardo La Valle
Masquerade © Riccardo La Valle

Le photographe apporte beaucoup d'importance à l'expressivité de ses modèles. Tout comme ces personnalités changeantes auxquelles nous faisons face au quotidien, il a souhaité que ses modèles incarnent ce rôle mouvant le temps d'un shooting.

Masquerade © Riccardo La Valle
Masquerade © Riccardo La Valle

Riccardo La Valle Instagram - Site

Modèles : Yulia Adaeva Instagram - Jasmine Jessica De Pretto Instagram 
Make up artist : Guia Bianchi  Site - Instagram 


Soon to be gone © Tadas Kazakevicius

Le charme rural des fermes lituaniennes avec le photographe Tadas Kazakevicius

Soon to be gone - ou Prêt à partir en français - est un cri du cœur du photographe Tadas Kazakevicius contre le phénomène migratoire rural en Lituanie. Dans ce projet, il éveille les consciences au travers de photographies simples et émouvantes où le temps semble s’être arrêté.  En effet, l’exode rural crée une réduction de la population dans les fermes lituaniennes.
Il nous fait ainsi comprendre que c’est bien plus qu’une population qui disparaît. C’est surtout un état d’esprit : la proximité entre les gens, la simplicité.  

Découvrez la série de photo Soon to be gone !

Soon to be gone © Tadas Kazakevicius
Soon to be gone © Tadas Kazakevicius

Tadas nous révèle sa grande passion pour les la photographie argentique, et notamment avec des appareils photo moyen format. Cette utilisation qu’il découvre réveille alors en lui une passion dévorante pour la photographie et c'est lorsqu'il se spécialise qu'il commence alors à s’intéresser à la photo documentaireC’est donc en raison d’un désir ardent de retranscrire à travers l'image ses aventures et ses découvertes que le photographe chérit particulièrement cette pratique documentaire. 

“L'appareil photo devient alors un moyen de retranscrire mon engouement pour l’aventure.”

Soon to be gone © Tadas Kazakevicius
Soon to be gone © Tadas Kazakevicius

Le message que Tadas Kazakevicius souhaite transmettre est en réalité plus complexe qu'il n'y parait. À travers sa série il dresse effectivement un parallèle avec la Grande Dépression américaine des années 1930. La crise économique avait alors provoqué un exode rural massif suite à une explosion du taux de chômage, et donc la recherche d’emploi dans les villes et zones urbaines.
Des photographes comme Walter Evans ou Dorothea Lange ont réalisé de nombreux clichés documentaires sur l’exode rural aux Etats Unis. Profondement marqué et inspiré par ces travaux, Tadas a alors commencé à s'intéresser à la sécurité administrative dans les fermes au temps de la grande dépression. Progressivement, son projet autour des fermes lituaniennes pris forme. 

Soon to be gone © Tadas Kazakevicius
Soon to be gone © Tadas Kazakevicius

Le projet Soon to be Gone eu un impact que le photographe n’avait pas anticipé. La population locale, vraiment touchée par ce projet, en fut très émue. Au niveau mondial ce projet a attiré l'attention à un point que le photographe ne l’aurais jamais imaginé.
Il dit n'avoir jamais anticipé, aux commencements de son projet, que sa série deviendrait finaliste du prestigieux
prix d’Oskar Barnack (prix décerné par Leica en l’honneur de la découverte du premier appareil photo et qui récompense des jeunes talents âgés de moins de 28 ans).
 

Soon to be gone © Tadas Kazakevicius
Soon to be gone © Tadas Kazakevicius

Ainsi comme vous l’aurez compris, toute la technique de Tadas réside dans ce petit appareil argentique 

"Ça me met vraiment en joie d’utiliser cet appareil pour raconter des histoires avec toujours plus de passion, et retranscrire mon amour pour les gens, voilà mon secret !"

Le photographe Tadas Kazakevicius
Le photographe Tadas Kazakevicius

Tadas Kazakevicius - Site - Instagram - Facebook 


Tension © Nir Arieli

Nir Arieli photographie les mouvements artistiques de ses danseurs

Nir Arieli est un photographe israélien, passionné par la danse et la photo de portrait. Tension est une représentation parfaite de ses deux passions. Dans cet interview, nous pouvons apprécier la rigueur et la technicité du photographe, autant à travers ses photos que lorsqu'il nous explique sa manière de travailler et nous partage ses conseils.

Retrouvez tout au long de l'article des portraits proches de la mise en scène théâtrale grâce à une expressivité remarquable des modèles !

Tension © Nir Arieli
Tension © Nir Arieli
  • Nir Arieli, comment avez vous commencé la photographie ? 

J’étais photographe sur le camp militaire d’Israel pendant mon service, j’ai servi trois ans pour le magazine militaire. Par la suite j'ai réalisé mon BFA (équivalent du baccalauréat en France)  dans l’école Visual Arts à New York. Ensuite j’ai réalisé différents travaux documentaires et éditoriaux.

Nous souhaitons en savoir plus sur cette série "Tension", quel en est le thème et le message exact ? 

Je voulais faire ressortir dans ses photos les qualités artistiques de deux disciplines : la danse et la photo. Dans la photo tout se joue sur un moment décisif et dans la danse au contraire sur une association de différents moments. Dans Tension je fusionne les différents  mouvements corporels du danseur, tout cela dans la même image. 

  • Tension série photographies danse
    Tension © Nir Arieli

    Comment travaillez vous vos photos afin de créer cet “effet de duplication” ?

Je fais des prises sur un mur blanc ou un papier peint blanc en la lumière naturelle,  je photographie une centaine de mouvements que font les danseurs ; puis je développe tout sur Photoshop, et je commence à analyser les différentes combinaisons entre chaque mouvement pour voir celles qui vont le mieux ensemble, jusqu’à ce qu'il y ait quelque chose qui se passe. Il faut savoir que je n'ai aucune idée à l'avance des combinaisons gagnantes. La duplication que vous voyez est une superposition très simple entre chaque mouvements, et les couleurs sont le résultat d’une association entre les couleurs du fichier brut et les balances de blancs que je manipule.  

Tension © Nir Arieli

  • Comment travaillez vous avec vos modèles, on peut remarquer qu’ils sont très expressifs ! 

Le casting de mes modèles est une grosse partie de mon travail. Je forme un grand nombre de très bons danseurs. Ils pourront retranscrire dans mes photos ce que j’appelle l’intelligence physique ; c’est à dire, un alignement entre aptitudes techniques en danse, et esprit créatif (dans les expressions), que je considère adaptés ou non à mon style et mon travail. Je dirige généralement le tournage verbalement. Je dis aux danseurs l’état d’esprit dans lequel je souhaiterais les voir, l’atmosphère. Dans certains cas je leur montre des exemples visuels ensuite je les laisse improviser avec ces idées. A la fin, je leur fait un retour, pour leur dire ce que je préfère et ce que j'aime le moins. Quand la scène me satisfait je creuse vraiment dans les moindres détails, tel un sculpteur afin d’ajuster les gestes, les postures... Je suis un photographe qui exploite beaucoup le digital. Je fais donc beaucoup de prises de vues et de modifications pour avoir différentes versions de la même scène. Enfin, dans la phase d’édition je choisis ce qui fonctionne le mieux en fonction du contexte du projet.

Tension © Nir Arieli
Tension © Nir Arieli
  • Est-ce que vous avez des conseils particuliers à donner pour ceux qui aiment exercer la photo de portrait ? 

Je crois aux personnes qui ont l’âme créative, assurée, vulnérable ; et sensibles à la création d’une atmosphère intime dans le cadre du shooting. La clé c’est l’assurance. Notamment dans la manière de diriger ses modèles. Il ne faut pas avoir peur de donner des directives même si on ne sait pas si elles vont vraiment être efficaces au niveau du rendu. Le fait d'être responsable et de prendre des initiatives va donner plus de confiance aux modèles. Et cela permettra d’atteindre plus facilement vos objectifs. 

 

Tension série de photographie de danse
Tension © Nir Arieli

Nir Arieli - Site - Instagram

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© Francis Meslet

Urbex dans les bals abandonnés avec Francis Meslet

« Last Tango in Nowhereland » ou en Allemand « Letzter Tango in Nomansland », c’est le nouveau chef d’oeuvre de Francis Meslet : un portfolio d’ urbex (explorations urbaines) sur les salles de bal abandonnées en ex République démocratique allemande. Peut être en avez vous déjà entendu parler tant le charme de ces photographies ont attiré l’attention de plusieurs festivals. Nous retrouverons cette série de photos, exposée au Festival de la Photographie de Besançon du 19 septembre au 18 octobre 2020, ainsi que certaines images au Festival « Fenêtres sur cours » dans le cadre de la fête de l’image à Épinal : BMI (Bibliothèque Médiathèque d’Épinal) du 1er septembre au 11 octobre 2020.

Dans cet interview Francis Meslet nous explique ce qui a donné vie à ce magnifique projet. Il nous montre également l’étendu de son talent au travers de deux livres, eux aussi étant de l’urbex. Un livre audio de 9 portfolios de lieux abandonnées mis en musique par les musiciens du Label indé « Ici d’ailleurs… »: Mind Travels  et « Il était une FOI »- Abandonned churche en collaboration avec des écrivains, historiens, enseignants chercheurs…

 

© Francis Meslet
© Francis Meslet

Francis Meslet est un photographe français qui n’a pas toujours été passionné par le métier de la photographie. Il rêvait de devenir architecte avant de s’orienter vers les études artistiques. Il passe cinq années à étudier à l’école supérieur d’Arts de Nancy, les années les plus formatrices de sa vie. Son activité professionnelle devient alors celle de directeur artistique dans la communication, dans laquelle il ne présente que les images d’autres photographes. Lorsque le numérique fait assez de progrès techniques pour proposer des images de qualité il décide de revenir à la photographie avec l’acquisition de son premier boîtier numérique en 2005. C’est lors d’une sortie non loin de chez lui où il tombe nez à nez avec un bâtiment blanc abandonné au milieu de la forêt , que le désir de s’adonner à l’urbex surgit. Naissent alors ses premières images.

C’est tout naturellement que de cette fameuse balade, sa passion pour les lieux abandonnés voit le jour, mais ce n’est pas la seule passion qui en résulte.Celle pour le voyage s’y ajoute, ce qui amène Francis à chercher des patrimoines abandonnés toujours plus loin de chez lui : Luxembourg, Belgique, Allemagne, Hollande, Portugal, Espagne, Italie, Japon… Constatant que les salles de bals sont les lieux les plus abandonnés dans les pays où il se rend, notamment en Allemagne. Fin 2019 il décide de faire un road trip orienté sur ces anciennes salles de fêtes. Il laisse ainsi place au projet « Last Tango in Nowhereland ».

« J’ai été frappé par l’originalité de la décoration, elles sont parfois situées non loin les unes des autres mais les sources d’inspiration des décorateurs n’avaient pas de frontière… Quasiment chaque village avait la sienne, très souvent adossée à une Gasthaus (Auberge). Les gens venaient là pour faire la fête, bien manger et oublier les tracas de la vie quotidienne et sans doute se libérer à leur manière de l’oppression du régime en place à l’époque »- Francis

 

Salles de balles abandonnées © Francis Meslet
© Francis Meslet

Victime d’un succès qui surprend le photographe lui même, la série de photo Last tango in Nowhereland réussit l’objectif cherché qui est celui d’emmener les « regardeurs » à faire un voyage à une autre époque et imaginer la musique, les rires aux éclats, la vie intense qui emplissait ces endroits.

« J’aime beaucoup cette série et la découverte de ces salles est toujours un grand plaisir pour moi. Pour cette raison j’ai décidé de la proposer à quelques sélections. »- Françis 

Salles de balles abandonnées © Francis Meslet
© Francis Meslet

Pour choisir des salles abandonnées, Françis Meslet nous confie que c’est un travail de longue haleine : un long travail de recherche sur internet, dans la presse, sur les vues satellites autour des routes à emprunter, afin d’identifier des sites en possible abandon. Il travaille également avec des collègues de confiance dans chaque pays où il se rend.
Françis chérit particulièrement ces lieux car selon lui ils représentent une architecture, un patrimoine et une histoire, loin de la déferlante sensationnaliste qui sature les réseaux sociaux.

« Permettez moi de citer ici les mots de Diderot dans lesquels je me retrouve :« La contemplation des ruines est plus qu’une promenade dans le passé ; elle est un appel, un contrepoids aux exigences de la vie en société, un espace propre aux sentiments, à la liberté de pensée et des sens ». » Diderot 

Françis dit composer comme il le peut avec les conditions de luminosité. Ainsi rien de tel que de travailler avec la luminosité naturelle et travailler en pose longue sur trépied.

« J’entre donc dans un endroit, je regarde, les conditions de luminosité et je fais au mieux pour en livrer ma version sans trahir les architectes qui les ont conçu ni les gens qui y ont vécu. Un de mes grands plaisirs est d’arriver sur un site avant le lever du soleil, de prendre la température du lieu et de découvrir les rayons du soleil s’infiltrer imperceptiblement mais inexorablement plus profondément dans tout le bâtiment. »- Francis 

 

Salles de balles abandonnées © Francis Meslet
© Francis Meslet

Afin d’aller encore plus loin dans cette immersion  hors du temps nous vous présentons les livres de Francis Meslet dont un livre audio, Mind Travels paru aux éditions éponymes du Label « Ici d’ailleurs… » en 2017.  A l’origine les photos de ce livre audio devaient être simplement des inspirations pour les musiciens afin de créer des pièces de musiques ambiantes. Cependant, les couvertures de ces albums utilisent à présenles photos des endroits que Francis a visités. Le livre, sorti pour les 20 ans du label en 2017 était accompagné d’une compile audio avec une sélection de 9 morceaux sélectionnés dans la collection et illustrant les 9 chapitres du livre. 

« J’ai été invité par les organisateurs ainsi que par la BMI Bibliothèque Médiathèque d’Épinal, à présenter de nouveau cette expérience collaborative entre l’image et la musique du 1er septembre au 11 octobre 2020″ – Francis 

 

Livre audio © Francis Meslet
Livre audio © Francis Meslet

Un second ouvrage intitulé « Il était une FOI » présente des lieux de cultes en déshérence aux Editions Jonglez. Ce livre est le fruit d’un travail mené depuis 2012 principalement en Europe.
Il sera disponible à partir de la mi-octobre 2020, publié en cinq langues et distribué dans 35 pays. Dans ce livre il ne s’agit plus de mélodies mais de mots ; provenant d’un exercice descriptif donné par le photographe lui même à des historiens, journalistes, auteurs-compositeurs-interprètes, philosophes, romanciers, critiques d’art, artistes-plasticiens

 « Je dois dire que j’ai été surpris, touché, ému, intrigué, bousculé, séduit par leurs mots. Ces textes illustrent la première image de chaque portfolio présenté et constituent une seconde clé d’entrée au livre. Libre à chacun de le découvrir en privilégiant l’image ou le verbe. De se laisser embarquer par ces récits, entre réalité et fiction. »- Francis 

Livre audio © Francis Meslet
© Francis Meslet

Francis Meslet ne manque pas d’inspiration et révèle même avoir d’autres projets en tête : des voyages, des livres, des expositions. Ou peut être nous surprendra t-il dans un nouveau domaine. A suivre…

« Peut-être une autre vie. Je suis entrain de réfléchir à l’orientation à donner à ma vie professionnelle plus essentiellement tournée vers mon activité d’Auteur photographe » – Francis

Salles de balles abandonnées © Francis Meslet
© Francis Meslet

Salles de balles abandonnées © Francis Meslet
© Francis Meslet

Le photographe Francis Meslet
Le photographe Francis Meslet

Francis Meslet- SiteInstagramGallerie Flickr 

 

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L'aliénation au monde moderne vu par Karen Khachaturov

L'univers surréaliste de Karen Khachaturov pour dépeindre l'aliénation au monde moderne

La photographie contemporaine marque le tournant majeur du XX et XXI e siècle dans le monde moderne de la photographie. Au travers de photographies surréalistes, toutes plus originales les unes que les autres, Karen Khachaturov nous fait part de sa manière d'étudier ce monde moderne.

Avec leurs tonalités douces et leurs significations mystérieuses, les clichés de Karen Khachaturov nous ont tout de suite tapés dans l’oeil. Ce photographe ne définit pas de série de photo en particulier. Il propose plutôt des images aux thèmes et tons communs ; des clichés aux tons pastels qui nous plongent dans un univers surréaliste où les sujets sont vaguement définissables entre corps humains et objets.  

Découvrez l'univers surréaliste  de Karen tout au long de l’article : 

Homme seul et fumée rose Karen Kachaturov
Lonely ©️ Karen Khachaturov

Karen Khachaturov, photographe arménien, vit à Yerevan capitale de l'Arménie. C'est un photographe contemporain, qui exerce la photographie depuis 2014. Il débute en prenant des sujets aléatoires, comme des photos de mariages et de fêtes. Il ne sait alors pas précisément vers quoi il veut se tourner. 

C’est en 2015 que Karen Kharachutrov réalise son attirance pour les photos surréalistes et conceptuelles. En effet, il désire exposer sa propre vision du monde moderne à travers des portraits. Avec ses clichés aux ton pastels on pourrait s’y tromper. Mais le message transmit n'est celui d’une vie vue tout en rose. Bien au contraire ! Karen nous montre en fait des personnages ennuyés, seuls, voir désespérés. La raison à tout cela selon lui ? L’aliénation aux modes de communication d'aujourd’hui, au point que leurs corps se confondent même avec les objets. 

Oui j'ai choisis la photographie conceptuelle car tout ce que l'on voit en ce moment on peut le qualifier en quelque sorte de contemporain. Karen Khachaturov

L'aliénation au monde moderne vu par Karen Khachaturov
Factory © Karen Khachaturov

Karen nous révèle que la plupart des gens trouvent son travail unique et original et ce, grâce à une signature qui lui est désormais propre, notamment dans le choix des couleurs et des compositions. Il travaille la plupart du temps en lumière naturelle, d'où les couleurs roses pastels dans ses clichés. Ainsi, le choix de ces tonalité couleurs est pour lui une manière de montrer que les objets perdent de leurs charmes. Ils deviennent banals en raison de l'aliénation de l'homme envers le matériel. Cependant, certaines photographies sont prises en studio et donc, avec des lumières artificielles.

 

L'aliénation au monde moderne vu par Karen Khachaturov
I'm still alive ©️ Karen Khachaturov

Karen travaille beaucoup en fonction de ce qui l'anime. Il nous fait comprendre qu'en photographie, l'inspiration vient selon l'état d'esprit dans lequel nous sommes. Tout est une question de patience !

J'attends, et je puise mon inspiration dans mes moments de démence. -Karen Khachaturov

L'aliénation au monde moderne vu par Karen Khachaturov
Strayed in Utopia ©️ Karen Khachaturov
L'aliénation au monde moderne vu par Karen Khachaturov
Strayed in Utopia ©️ Karen Khachaturov
L'aliénation au monde moderne vu par Karen Khachaturov
Multi couch ©️ Karen Khachaturov
L'aliénation au monde moderne vu par Karen Khachaturov
I'm still alive ©️ Karen Khachaturov
L'aliénation au monde moderne vu par Karen Khachaturov
Desperate society of mine ©️ Karen Khachaturov

 Karen Khachaturov : BehanceInstagramFacebook -  500px

 

A LIRE AUSSI : 

  • Le surréalisme poétique de Karen Khachaturov : une autre série de portraits émouvants et comiques du photographe intitulé "Grandpa".Elle met en avant le grand père du photographe dans sa lutte contre le cancer, une manière de combattre la maladie par l'art.