Né en 1981, Jonathan Higbee est un photographe américain qui arpente les rues de New-York depuis une dizaine d'année. Sa spécialité ? La street photography !
Armé de patience, il parcours la grosse pomme à la recherche de moments insolites. Sa célèbre série Coincidences est, comme son nom l'indique, un condensé de coïncidences où en quelques secondes devant l'objectif de Jonathan deux histoires s'alignent pour n'en faire plus qu'une.
Coincidences est ma lettre d'amour à New-York, et au nombre infini de moments magiques, éphémères et heureux qui font d'elle une ville unique. - Jonathan Higbee
Découvrez en plus sur Jonathan Higbee et sa série Coincidences à l'occasion de notre interview !


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Pourriez-vous vous présenter, nous dire comment avez-vous commencé la photographie ?
À Los Angeles, j’ai eu de la chance de devenir correspondant pour le magazine national l’Instinct. Le boulot de rêve : voyager à travers le monde pour réaliser des photos et écrire sur mes expériences chaque mois pour nos lecteurs ! Même si j’ai débuté ce travail car j’étudiais l’écriture et que je souhaitais en faire ma carrière, je me suis vraiment senti plus passionné par la photographie. Il n’y a pas eu de retour en arrière. Une fois que j’ai eu déménagé à New-York, il y a environ une décennie, mon amour pour la photographie combiné à mon amour pour la ville m’ont poussé vers la street photography !

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Pouvez-vous nous dire avec vos mots ce qu’est la Street photography ?
C’est la question à un million de dollars ! Je pense que la définition de la street photography s’est développé au fil des ans, s’éloignant de la photo documentaire et se rapprochant du conceptualisme, de l’auto-réflexion et de la part artistique. La street photography a eu l’habitude d’être au sujet du monde qui nous entoure. À présent, elle expose l’âme de l’artiste. Fondamentalement cependant, la street photo a pour sujet le monde que l’humanité a créé. C’est vague et large, mais très inspirant de mon point de vue.
C’est une époque fascinante pour être un street photographer, un fan de street photography, ou simplement un inconnu passant inconsciemment devant l’objectif d’un street photographer.

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Comment décririez-vous votre travail ?
Je pense que mon travail est narratif, conceptuel, profondément moderne, urbain, doux à la surface, mais enrichissant si vous allez plus en profondeur. Mais s’il vous procure un sourire, alors j’ai le sentiment d’avoir fait mon travail.

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Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
Mon idole de l’âge d’or est Henri Cartier-Bresson. Les artistes plus modernes qui me poussent constamment à travailler plus dur sont des gens comme Matt Stuart, Jesse Marlow, Siegfried Hansen, Alex Webb, Constantine Manos et Trent Parke. Outre le monde de la photographie, je suis un inconditionnel de Wes Anderson et Spike Jonze. Au delà du monde artistique visuel, je suis inspiré par l’esprit de David Sedaris (et sa soeur Amy !).

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Quel matériel utilisez-vous principalement pour réaliser vos photos ?
J’essaie vraiment de contrôler mon addiction aux jouets et gadgets (vraiment !). Mais il a quelque chose de vraiment rafraîchissant dans un nouvel appareil photo ou un nouvel objectif, ou le système entier, qui me pousse à voir le monde différemment. Néanmoins, le Leica Q est l’appareil vers lequel je me tourne le plus régulièrement. C’est le boîtier ultime pour la Street ! Je m’amuse avec tout, de l’Hasselblad X1D au Ricoh GR en passant par mon iPhone. Je suis de ceux qui reconnaissent que le matériel que vous utilisez n’est pas ce qui importe le plus pour réussir – mais c’est indéniablement un facteur.






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