Les 5 meilleures applications pour nettoyer un iPhone gratuitement

Les 5 meilleures applications pour nettoyer un iPhone gratuitement

Vous cherchez une appli de nettoyage iPhone pour organiser votre photothèque ? Lorsque vous accumulez des centaines, voire des milliers de photos, de captures d’écran, de doublons, de Live Photos et de lourdes vidéos, il devient vite fastidieux de tout organiser manuellement. Pour vous aider à choisir la solution la plus adaptée, nous avons testé plusieurs applications de nettoyage de photos pour iPhone les plus populaires et comparé leur capacité à détecter les photos en double et les photos similaires, ainsi qu’à libérer facilement de l’espace de stockage. Voici les meilleures applications que nous avons retenues.

Ce que nous avons pris en compte

L’App Store propose de nombreuses applications de nettoyage d’iPhone, mais elles ne se valent pas toutes. Certaines détectent efficacement les doublons et les photos similaires, tandis que d’autres passent à côté d’images évidentes ou compliquent leur suppression.

Pour sélectionner les meilleures, nous les avons toutes testées sur la même photothèque. Nous avons évalué leur précision, les types de fichiers qu’elles peuvent nettoyer (captures d’écran, Live Photos, vidéos volumineuses, etc.), leur facilité d’utilisation, leur rapidité, la sécurité de la suppression des fichiers et le rapport qualité-prix. Nous avons également privilégié les applications qui tiennent réellement leurs promesses plutôt que celles qui misent sur un marketing exagéré. Une photothèque bien organisée est aussi un bon point de départ pour progresser en photographie mobile, notamment après avoir suivi un cours photo smartphone.

Notre sélection des meilleures applications de nettoyage iPhone

Après avoir testé de nombreuses applications, nous avons retenu les cinq qui offrent la meilleure expérience globale.

Remarque : Cet article est à jour en juillet 2026. Si vous le consultez plus tard, certaines applications auront peut-être évolué. Leurs fonctionnalités, leurs tarifs et leurs formules d’abonnement peuvent changer au fil des mises à jour, comme leurs notes et avis sur l’App Store.

Les 5 meilleures applications pour nettoyer un iPhone gratuitement Clever Cleaner – AI Nettoyage

Clever Cleaner est notre cleaner iPhone gratuit préféré grâce à la précision de sa détection des photos et à son interface simple. L’application a analysé rapidement notre photothèque, identifié avec précision les photos en double et les photos similaires, et a rarement proposé des images sans rapport. La fonction Nettoyage intelligent a effectué l’essentiel du travail, tout en nous laissant la possibilité de vérifier chaque élément avant sa suppression.

Nous avons également trouvé les fonctionnalités de Clever Cleaner très utiles. L’application permet de repérer facilement les vidéos volumineuses et les anciennes captures d’écran. La compression des vidéos et des Live Photos libère de l’espace sans supprimer les fichiers, tandis que le mode Balayage facilite le tri des photos similaires. Son interface épurée, le traitement local des photos et l’absence de publicité offrent une expérience particulièrement agréable.

Avantages :

  • Entièrement gratuite, sans publicité ni abonnement au moment de la rédaction.
  • Excellente détection des photos en double et des photos similaires.
  • Analyse rapide, même avec de grandes photothèques.
  • La fonction Nettoyage intelligent accélère le tri des photos.
  • Détecte les captures d’écran, les vidéos volumineuses et les Live Photos.
  • Interface moderne et facile à utiliser.

Inconvénients :

  • Le nettoyage intelligent est très commode, mais il reste préférable de vérifier les éléments proposés avant de confirmer leur suppression.

Au moment de la rédaction, Clever Cleaner est entièrement gratuite, sans publicité ni abonnement. Comme pour toute application mobile, son modèle tarifaire pourrait toutefois évoluer avec l’ajout de nouvelles fonctionnalités. Même si une version payante venait à être proposée, son excellente détection des photos et ses outils de nettoyage complets en font selon nous la meilleure application nettoyage iPhone gratuit.

2.  Free up Nettoyeur Stockage

Les 5 meilleures applications pour nettoyer un iPhone gratuitement

Free Up nous a impressionnés par le nombre de fonctionnalités qu’il réunit dans une seule application. En plus de détecter les photos en double et les photos similaires, il repère les captures d’écran, les rafales, les Live Photos et permet également de gérer les contacts en double. Lors de nos tests, la détection des photos s’est révélée globalement satisfaisante, même si elle s’est montrée un peu moins régulière que celle de notre premier choix. Les doublons étaient généralement bien identifiés, mais les suggestions de photos similaires regroupaient parfois des images que nous n’aurions pas associées.

Nous avons également apprécié ses outils de gestion des contacts, qui permettent de fusionner les doublons et d’en créer une sauvegarde avant toute modification. L’interface est simple à prendre en main, et le nettoyage ne demande que quelques gestes une fois l’analyse terminée.

Avantages :

  • Détecte les photos en double, les photos similaires, les rafales et les Live Photos.
  • Outils intégrés pour fusionner les contacts en double.
  • Interface simple et intuitive.
  • Analyse rapide.
  • Conseils pour la batterie et outils de nettoyage supplémentaires.

Inconvénients :

  • Un abonnement est nécessaire pour accéder à la plupart des fonctionnalités.
  • La détection des photos similaires manque parfois de précision.

L’application est gratuite au téléchargement, mais sa version gratuite reste limitée. Les fonctionnalités premium sont accessibles à partir de 5,99 € par semaine, 22,99 € par an ou 44,99 € pour un achat à vie.

3. Slidebox: Nettoyage Photos

Les 5 meilleures applications pour nettoyer un iPhone gratuitement

Slidebox occupe la troisième place de notre classement. Cette application adopte une approche un peu différente des autres. Elle propose moins de fonctionnalités de nettoyage automatique que Clever Cleaner ou Free Up, mais c’est aussi ce qui fait son intérêt. Son objectif est de rendre le tri et l’organisation manuels des photos aussi rapides et agréables que possible, sans ajouter d’outils superflus.

Son interface basée sur des gestes est particulièrement intuitive. Faites glisser une photo vers le haut pour la supprimer, vers la gauche ou la droite pour passer à la suivante, ou touchez un album pour y déplacer l’image. L’application permet également de comparer facilement des photos similaires côte à côte afin de choisir celle à conserver. Comme Slidebox fonctionne directement avec l’application Photos d’Apple, toutes les modifications sont automatiquement synchronisées avec iCloud et vos albums existants.

Avantages :

  • Excellente interface basée sur les gestes.
  • Accélère considérablement l’organisation des albums.
  • Comparaison simple des photos similaires.
  • Intégration parfaite avec l’application Photos et iCloud.
  • Interface sobre et agréable.

Inconvénients :

  • Peu de fonctionnalités de nettoyage automatique.
  • Certains utilisateurs signalent des bugs depuis les dernières mises à jour.
  • Les fonctionnalités premium nécessitent un abonnement payant.

L’application est gratuite au téléchargement. Les formules premium commencent à 1,99 € par semaine ou 22,99 € par an, avec une licence à vie proposée à 34,99 € (les tarifs peuvent varier selon les régions).

4. Nettoyeur d'espace

Les 5 meilleures applications pour nettoyer un iPhone gratuitement

Nettoyeur d’espace réunit plusieurs outils de nettoyage dans une seule application. Elle détecte les photos en double, les captures d’écran, les vidéos et les contacts en double, tout en proposant un coffre-fort privé pour vos fichiers. Lors de nos tests, la détection des doublons s’est montrée fiable et l’interface facilite la vérification avant suppression. Les outils de fusion des contacts sont utiles, mais il est préférable de vérifier chaque suggestion afin d’éviter les erreurs.

Avantages :

  • Détecte les photos similaires, les vidéos et les captures d’écran.
  • Permet de nettoyer les contacts en double.
  • Interface simple et facile à utiliser.
  • Coffre-fort privé pour les photos et les vidéos.

Inconvénients :

  • Seule application de ce classement à ne pas être disponible en français.
  • Les propositions de fusion de contacts doivent être vérifiées avec soin.
  • La plupart des fonctionnalités nécessitent un abonnement.

L’application est gratuite au téléchargement et propose une période d’essai. Les abonnements premium commencent à 4,49 € par semaine, 10,49 € par mois ou 38,99 € par an, avec une licence à vie disponible pour 42,99 €.

5. CleanUp : Nettoyage iPhone

Les 5 meilleures applications pour nettoyer un iPhone gratuitement

CleanUp : Nettoyage iPhone regroupe de nombreux outils dans une seule application : nettoyage de la photothèque, gestion des contacts, nettoyage des e-mails, compression des vidéos et bien plus encore. Lors de nos tests, elle a analysé rapidement notre photothèque et classé efficacement les photos en double. Nous avons également apprécié le choix entre un mode de nettoyage automatique et un mode manuel, ainsi que ses outils de nettoyage des e-mails et de compression des vidéos.

Avantages :

  • Large choix d’outils de nettoyage.
  • Modes de nettoyage automatique et manuel.
  • Inclut le nettoyage des e-mails et la gestion des contacts.
  • La compression des vidéos permet d’économiser de l’espace de stockage.
  • Interface moderne et facile à utiliser.

Inconvénients :

  • La détection des photos similaires est moins précise que celle des applications mieux classées.
  • La plupart des fonctionnalités nécessitent un abonnement.
  • Sollicitations fréquentes pour passer à la version premium.

L’application est gratuite au téléchargement, mais la plupart des fonctionnalités nécessitent un abonnement. Les formules premium commencent à 5,49 € par semaine ou 34,99 € par an (les tarifs peuvent varier selon les régions).

Quelle est la meilleure application de nettoyage iPhone ?

Les cinq applications de ce comparatif peuvent vous aider à organiser votre photothèque, mais notre préférence va à Clever Cleaner, qui s’est révélée la plus rapide, la plus précise et la plus simple à utiliser. Si vous recherchez des outils de gestion des contacts, Free Up ou Nettoyeur d’espace seront de meilleures options, tandis que Slidebox conviendra davantage à ceux qui préfèrent organiser leurs photos manuellement. Quel que soit votre choix, une bonne solution de nettoyage iPhone gratuit vous fera gagner du temps et facilitera l’organisation de votre photothèque.


Invitation gratuite Salon Photo & Vidéo 2026

Téléchargez votre invitation gratuite pour le Salon Photo & Vidéo 2026

Nous sommes heureux de vous annoncer le retour du Salon Photo & Vidéo à l’automne 2026 ! Comme chaque année, de nombreuses nouveautés et surprises attendent les passionnés de photographie. Cette année, le salon se tiendra du 8 au 11 octobre 2026 dans la Grande Halle de la Villette, à Paris.
Au programme : des rencontres photographiques, des conférences enrichissantes, des nouveautés irrésistibles et des surprises qui en raviront plus d’un·e !

Le Salon Photo & Vidéo est le plus grand rendez-vous français dédié à la photographie et à la vidéo. Chaque année début octobre, il réunit à la Grande Halle de la Villette à Paris les plus grandes marques du secteur, des écoles de formation et des milliers de passionnés d’image, autour d’ateliers, de conférences et d’expositions.

Alors à vos agendas, bloquez la date et préparez votre venue en téléchargeant votre invitation gratuite dès maintenant !

Invitation gratuite Salon Photo & Vidéo 2026

Durant 4 jours, la Grande Halle de la Villette vibrera au rythme de la photographie et de la vidéo, pour notre plus grand plaisir ! Attendez-vous à des rencontres et des découvertes, des expositions et des conférences, et bien plus… L’équipe Graine de Photographe sera une nouvelle fois au rendez-vous pour vous accueillir sur son stand D052, partagé avec notre partenaire Photographes du Monde, spécialiste du voyage photo, pour encore plus de possibilités photographiques ! Venez y découvrir notre nouvelle gamme Signature, nos formations longues ainsi que nos masterclasses animées par des photographes de renom.

Comment obtenir votre invitation gratuite pour le Salon de la Photo 2026

Téléchargez dès à présent votre invitation gratuite directement sur le site officiel du Salon Photo & Vidéo 2026 ! Pour cela, rien de plus simple, il suffit d’utiliser notre code invitation GRAINE26. Sélectionnez la Billetterie Grand Public, puis choisissez un billet plein tarif. En dessous du prix total, vous trouverez la mention « Vous avez un code de réduction ? Cliquez ici ». Une fois que vous aurez cliqué, il ne vous reste plus qu’à renseigner le code puis à cliquer sur « Appliquer ».

Ce qui vous attend au Salon Photo & Vidéo 2026

Conférences photo

Cette année encore, profitez de conférences animées par des photographes professionnels directement sur notre stand ! Le programme complet n’est pas encore disponible. Nous mettrons cet article à jour dès que le planning des conférences sera confirmé par le salon. Revenez régulièrement consulter cette page pour ne rien manquer !

Le plan du Salon

Il nous tarde de vous retrouver sur notre stand D052 où notre équipe aura le plaisir de vous accueillir !

Vos questions sur le Salon Photo & Vidéo 2026

Le Salon Photo & Vidéo 2026 se déroule du 8 au 11 octobre 2026, à la Grande Halle de la Villette, à Paris (19e arrondissement). Il sera ouvert de 10h00 à 19h00 les 4 jours.

  1. Se rendre sur la billetterie de le site internet du Salon de la Photo en cliquant ici
  2. Sélectionnez « Visiteur Grand Public » puis le Billet Plein Tarif
  3. Munissez-vous du code GRAINE26 et renseignez-le en cliquant sur : « Vous avez un code invitation ? Cliquez ici »
  4. Cliquez sur SUITE
  5. Remplissez les champs obligatoires du formulaire.
  6. Le tour est joué! vous allez recevoir votre billet à l’adresse e-mail indiquée.

Oui, le code d’invitation Graine de Photographe permet d’obtenir une entrée gratuite aux 4 jours du salon (8-11 octobre 2026), dans la limite des places disponibles.

L’équipe Graine de Photographe vous accueille sur son stand D052, partagé avec notre partenaire Photographes du Monde, spécialiste du voyage photo, où elle propose démonstrations, conseils personnalisés et conférences photo.
Notre stand se trouve juste à côté de la scène Live.


Photo d'un cours portrait Graine de Photographe à Paris

Portrait en lumière naturelle : 7 règles pour des photos expressives et maîtrisées

La photographie de portrait en lumière naturelle consiste à utiliser une source lumineuse non artificielle pour éclairer un visage de façon douce et modulable. C’est la technique la plus accessible pour progresser en portrait, et l’une des plus utilisées par les photographes professionnels, y compris en studio lorsqu’une baie vitrée est disponible.

Maîtriser la lumière naturelle, c’est apprendre à lire l’environnement plutôt qu’à le subir. Voici les 7 règles fondamentales pour y parvenir.

1. Comprendre la qualité de lumière avant de placer votre sujet

En photographie de portrait, on distingue deux grandes qualités de lumière naturelle : la lumière dure et la lumière douce.

Une lumière dure provient d’une source lumineuse directe qui paraît petite par rapport au sujet, comme le soleil en plein midi. Elle produit des ombres franches, des contrastes marqués et accentue les textures de peau. Elle peut être dramatique et expressive, mais elle est difficile à maîtriser pour débuter.

Une lumière douce vient d’une source large ou diffuse : un ciel couvert, une fenêtre voilée, l’ombre d’un bâtiment. Elle enveloppe le visage, adoucit les ombres et produit des portraits plus flatteurs et plus lisibles. C’est la lumière que les photographes de portrait recherchent en priorité lorsqu’ils travaillent en naturel.

La règle à retenir : plus la source lumineuse est grande par rapport au sujet, plus la lumière est douce. Un ciel couvert, par exemple, agit comme un immense diffuseur naturel. C’est pourquoi les portraits par temps gris sont souvent les plus faciles à réussir : lumière homogène, sans ombres dures, idéale pour les portraits de rue ou d’enfants.

La limite de cette douceur : une lumière trop plate peut manquer de relief et donner des portraits un peu sans vie. Pour retrouver du volume, placez votre sujet près d’une surface réfléchissante (mur clair, sol pavé humide…) ou recherchez une lumière légèrement directionnelle. Même sous un ciel couvert, la lumière n’est jamais parfaitement uniforme : elle provient toujours davantage d’un côté que de l’autre.

Photo d'un cours portrait Graine de Photographe à Paris

2. La fenêtre est votre meilleur studio

Une fenêtre non exposée au soleil direct est l’outil de portrait le plus puissant que vous ayez à disposition. Elle concentre la lumière dans une direction précise, crée un côté éclairé et un côté dans l’ombre, et produit des portraits avec du volume et de la profondeur.

Comment positionner votre sujet par rapport à une fenêtre ?

Placez votre sujet à 45° de la fenêtre pour obtenir une lumière de trois-quarts. C’est la position classique du portrait de studio, reproduite ici avec la lumière du jour. Le côté du visage face à la fenêtre sera éclairé, l’autre côté tombera dans une ombre plus ou moins profonde selon la distance au mur opposé.

Quelques variations à tester :

  • Face à la fenêtre → lumière frontale, peu de relief, regard lumineux. Idéal pour les portraits d’enfants.
  • De profil par rapport à la fenêtre → lumière latérale, contraste fort, rendu très graphique.
  • Dos à la fenêtre → contre-jour. Le visage est dans l’ombre, mais l’effet de halo autour du sujet peut être très beau ; à condition d’exposer sur le visage.

Le réflecteur, votre accessoire indispensable

Avant d’aller plus loin, un mot sur le réflecteur : le seul accessoire vraiment indispensable en lumière naturelle, et pourtant souvent oublié des photographes débutants. Son principe est simple : il renvoie une partie de la lumière disponible vers les zones d’ombre du visage, sans ajouter de source artificielle.

Placé à l’opposé de la lumière principale (la fenêtre, ou le soleil en extérieur), il permet de déboucher les ombres et de réduire le contraste. Une feuille de carton blanc fait déjà très bien l’affaire pour commencer.

Trois faces sont à connaître si vous investissez dans un vrai réflecteur pliable (5 en 1, peu coûteux) :

  • Blanc → effet doux et naturel, idéal en intérieur près d’une fenêtre
  • Argenté → renvoie plus de lumière, contraste plus marqué, utile par temps gris ou lumière faible
  • Doré → réchauffe la carnation, parfait pour prolonger l’effet de l’heure dorée

Une astuce économique : un simple panneau de polystyrène blanc, disponible en magasin de bricolage, fait un excellent réflecteur de premier prix.

3. Évitez le soleil direct sur le visage

C’est l’erreur la plus fréquente chez les débutants : photographier un portrait en plein soleil, face au sujet. Le résultat est presque toujours décevant — le sujet plisse les yeux, les ombres sont dures sous le nez et le menton, et la peau perd toute matière.

La solution est simple : placez votre sujet dans l’ombre. L’ombre d’un bâtiment, d’un arbre ou d’un porche crée une lumière douce et enveloppante. Le ciel reste votre source ; vaste et diffuse ; mais le soleil direct est neutralisé.

Steve McCurry, connu notamment pour son portrait de la Fille afghane publié par National Geographic, travaille systématiquement dans des zones d’ombre lorsqu’il photographie en extérieur sous un ensoleillement fort. La lumière ambiante suffit, à condition de savoir la lire.

Steve McCurry © Tim Mantoani Steve McCurry tient une photo qu’il a prise en 1984 d’une jeune fille de Peshawar au Pakistan. « J’ai cherché cette fille pendant 17 ans et je l’ai enfin retrouvé en 2002. Son nom est Sharbat Gula »

4. La lumière de fin de journée : l'heure dorée

L’heure qui suit le lever du soleil et l’heure qui précède son coucher ; ce que les photographes appellent la golden hour ou heure dorée ;  produisent une lumière chaude, rasante et particulièrement flatteuse pour les portraits.

Pourquoi rasante ? Parce que le soleil est bas sur l’horizon, il éclaire les visages de côté plutôt que du dessus, ce qui crée du volume et de la dimension. La lumière est également plus orangée, ce qui réchauffe les carnations.

C’est le moment privilégié par des photographes comme Annie Leibovitz pour ses portraits en extérieur :  une lumière cinématographique, difficile à reproduire en studio, qui donne aux images une qualité presque picturale.

Attention : cette lumière change très vite. Prévoyez vos cadres et vos réglages avant que la lumière soit à son meilleur, pour ne pas la manquer au moment décisif.

5. Jouez avec les ombres pour devenir créatif

Une fois les bases acquises, la lumière naturelle devient un terrain de jeu créatif. Tout ce qui se trouve entre votre source de lumière et votre sujet peut devenir un outil de composition : une persienne projette des bandes de lumière et d’ombre sur un visage, un feuillage crée des taches mouvantes, une grille métallique dessine des motifs géométriques.

Cette technique, parfois appelée gobo en studio (de l’anglais « go between optics »), peut être reproduite très simplement en lumière naturelle : placez votre sujet près d’une fenêtre à volets entrouverts, ou cherchez la lumière qui filtre à travers des branches. Le résultat donne des portraits graphiques et atmosphériques, à mi-chemin entre la photo et la peinture de clair-obscur.

C’est une excellente façon de sortir du portrait « carte d’identité » et de commencer à raconter quelque chose avec la lumière, pas seulement à éclairer un visage.

Photo d'un cours portrait Graine de Photographe à Paris

6. Exposez toujours sur le visage, pas sur la scène

En lumière naturelle, les contrastes entre zones éclairées et zones d’ombre peuvent être très importants. Si vous laissez votre appareil calculer l’exposition sur l’ensemble de la scène, le visage de votre sujet risque d’être sous-exposé lorsqu’il se trouve dans l’ombre, ou surexposé lorsqu’un fond clair domine l’image.

La solution : utilisez la mémorisation d’exposition (bouton AEL sur la plupart des appareils, ou pression à mi-course du déclencheur) en pointant d’abord sur le visage, puis recomposez votre cadre avant de déclencher. En mode manuel, réglez votre exposition en vous basant sur une prise de mesure spot ou centrale sur la peau du sujet.

Attention au contre-jour. C’est le cas le plus piége de ce principe : sujet placé devant un coucher de soleil, une fenêtre très lumineuse ou un bâtiment vitré. L’appareil expose alors naturellement sur la lumière de fond, beaucoup plus intense, et le visage se retrouve totalement silhouetté. La correction est la même que partout ailleurs : mémorisez l’exposition sur le visage avant de recomposer, ou utilisez votre réflecteur pour renvoyer un peu de lumière vers le sujet.

Quelle correction d’exposition appliquer en portrait ?

Pour les carnations claires à moyennes, une légère surexposition de +1/3 à +2/3 de valeur rend généralement la peau plus lumineuse et plus naturelle. Pour les carnations foncées, l’exposition neutre est souvent la bonne ; voire une légère sous-exposition pour préserver la matière de la peau.

Photo d'un cours portrait Graine de Photographe à Paris

7. Apprenez à anticiper, pas seulement à réagir

La grande différence entre un photographe de portrait débutant et un photographe confirmé ne réside pas dans le matériel. Elle réside dans la capacité à lire la lumière avant de placer le sujet, et à prévoir comment elle va évoluer.

Avant chaque séance en lumière naturelle, posez-vous ces trois questions :

  • D’où vient la lumière principale ? Est-elle douce ou dure ?
  • Comment va-t-elle évoluer dans les 30 prochaines minutes ?
  • Où est la zone où je veux placer mon sujet, et qu’est-ce que la lumière sera sur son visage ?

C’est cette capacité d’analyse préalable ; regarder avant de déclencher ; qui se travaille le plus efficacement avec un accompagnement pratique. C’est tout l’objet des cours d’initiation portrait de Graine de Photographe, présentés plus bas.

En résumé : les 7 règles de la lumière naturelle en portrait

  1. Identifiez la qualité de lumière ; dure ou douce ; avant de placer votre sujet
  2. Utilisez une fenêtre comme source principale en intérieur, avec un réflecteur pour déboucher les ombres
  3. Évitez le soleil direct. Cherchez l’ombre portée, attention au contre-jour
  4. Exploitez l’heure dorée pour une lumière chaude et cinématographique
  5. Jouez avec les ombres texturées. Persiennes, feuillages, grilles…
  6. Exposez sur le visage, pas sur la scène globale
  7. Anticipez. Lisez la lumière avant de déclencher

Pour aller plus loin

La lumière naturelle est un excellent point de départ pour progresser en portrait, mais elle se travaille encore mieux accompagné : pour apprendre à la lire vite, à anticiper ses changements et à corriger ses propres réflexes.

Graine de Photographe propose un cours photo Portrait (lumière naturelle) de 3h30, une initiation pratique et accessible aux photographes amateurs, proposée à Paris ainsi que dans les autres villes où l’école est présente (Lyon, Lille, Bordeaux…). Une excellente première étape avant d’aller plus loin.

Si vous voulez explorer ensuite la lumière artificielle de studio, le cours portrait Studio Pro de 4h à Paris est une initiation complémentaire : flash, sources continues, premiers schémas de lumière.

Pour les photographes qui souhaitent ensuite construire un vrai style personnel, les formations portrait Signature avec Arnault Joubin (masterclasses et parcours long sur 6 mois) restent la suite naturelle de cette progression.


photo de Thomy Keat Réglages Street Photography : les 4 réglages essentiels pour ne plus rater l'instant décisif

Réglages Street Photography : les 4 réglages essentiels pour ne plus rater l'instant décisif

En street photography, la technique doit devenir un réflexe. Le photographe qui s’attarde dans ses menus au moment où la scène se joue a déjà raté sa photo. Bonne nouvelle : quatre réglages suffisent pour être prêt en toute situation. Voici lesquels.

La vitesse : fixez 1/500e et n'y revenez plus

Enfant en train de courrir sur une aire de jeux colorée, photo de Thomy Keat
© Thomy Keat

C’est le réglage le plus important en street photography. Les passants marchent vite, les expressions sont fugaces, et vous êtes vous-même en mouvement. 1/250e n’est souvent pas suffisant. Trop de photos reviennent avec un léger flou de bougé, invisible à l’écran mais visible à l’impression.
La valeur à retenir : 1/500e de seconde. Elle garantit des sujets nets dans la grande majorité des situations. En cas de scène très dynamique ; cyclistes, enfants, marché animé ; montez à 1/1000e.

Le bon mode : utilisez le mode semi-automatique Priorité Vitesse (S ou Tv) sur votre appareil. Fixez 1/500e, activez l’ISO automatique, et laissez l’appareil gérer le reste. Vous ne regardez plus vos réglages. Vous regardez la rue.

Maîtriser la vitesse, c’est aussi comprendre comment rendre le mouvement : le figer net, suggérer le flou, jouer avec l’énergie de la scène. Notre cours Vitesse et Mouvement couvre exactement cela : prise en main du mode semi-automatique priorité vitesse, déplacement du sujet, filé, et toutes les façons de faire du temps un outil photographique.

L'ouverture : f/5.6 à f/8, le terrain idéal

photo de Thomy Keat Réglages Street Photography : les 4 réglages essentiels pour ne plus rater l'instant décisif
© Thomy Keat

En street photography, l’ouverture sert moins à isoler le sujet qu’à garder le contexte lisible. La rue raconte une histoire, et cette histoire se joue dans un décor.

Entre f/5.6 et f/8, la profondeur de champ est suffisamment large pour pardonner les légères imprécisions de mise au point : inévitables quand on travaille vite.
C’est aussi dans cette plage que la plupart des objectifs donnent leur meilleure qualité optique. L’adage classique du genre résume tout : « f/8 and be there ».

En mode Priorité Vitesse, c’est l’appareil qui choisit l’ouverture. Elle se situera naturellement dans cette zone dès que la lumière est correcte. Vous n’avez rien à faire.

Les ISO : passez en automatique, définitivement

En rue, vous passez en quelques secondes d’une place ensoleillée à l’ombre d’un porche. Gérer les ISO manuellement dans ces conditions, c’est regarder vos menus au lieu de regarder la scène.

Activez l’ISO automatique avec une limite haute entre 3200 et 6400 ISO selon votre appareil. Un léger bruit numérique vaut infiniment mieux qu’une image floue ou ratée. En noir et blanc, ce « grain » se fond souvent à merveille dans l’esthétique du genre.

photo de Thomy Keat Réglages Street Photography : les 4 réglages essentiels pour ne plus rater l'instant décisif

La mise au point : AF ou hyperfocale ?

Les hybrides récents proposent des autofocus très rapides et une détection de visage redoutablement efficace pour les portraits de rue. Si vous avez ce type de matériel, faites confiance à l’AF en collimateur central ou en détection de sujet.L’alternative historique ; utilisée par Cartier Bresson, Winogrand, Maier ; est l’hyperfocale : mise au point manuelle pré-réglée à 2-3 mètres, ouverture à f/8.

Tout ce qui entre dans la zone est net instantanément, sans latence. C’est la technique idéale pour photographier depuis la hanche ou dans des situations très rapides.

Les deux approches fonctionnent. Ce qui compte, c’est d’en choisir une et de l’automatiser, pour ne plus y penser sur le terrain.

En résumé : votre configuration de départ

Réglage

Valeur recommandée

Mode

Priorité Vitesse (S / Tv)

Vitesse

1/500e – 1/1000e en situation dynamique

→ Approfondir avec le cours Vitesse et Mouvement

Ouverture

f/5.6 à f/8 (gérée par l’appareil en mode S)

ISO

Auto – limite haute à 3200–6400

Mise au point

AF collimateur central ou hyperfocale à 2–3 m

FORMATIONS STREET PHOTOGRAPHY - GRAINE DE PHOTOGRAPHE

La théorie, c’est bien. La rue, c’est mieux.

Connaître ses réglages ne suffit pas : c’est dans la rue, face aux vraies scènes, qu’on apprend vraiment à photographier. Nos formateurs et photographes professionnels vous accompagnent en situation réelle à Paris ou partout en France.

COURS D'INITIATION 3h30MASTERCLASS 1 JOUR à PARIS

Les BB Brunes photographiés par Arnault Joubin

Arnault Joubin : le photographe qui a fait du portrait une écriture avec la lumière

Arnault Joubin est un photographe portraitiste français de renommée internationale dont le travail a été commandé par des marques comme Adidas, Rolex et Mercedes, et publié dans des magazines comme Elle ou Le Monde 2. Depuis plusieurs années, il transmet sa méthode du portrait à travers les formations Signature de Graine de Photographe à Paris. Des masterclasses et parcours pensés pour les photographes qui veulent passer un cap.

Cet article est une plongée dans son parcours, sa vision du portrait et ce qu’il enseigne concrètement dans ses formations.

Un élève des Gobelins devenu référence internationale

Arnault Joubin a étudié à l’école des Gobelins, mais son tempérament indépendant l’a conduit à tracer sa propre voie avant l’obtention du diplôme. Il a ensuite été l’assistant d’un photographe du Studio Harcourt, une expérience déterminante qui lui a transmis le goût de l’exigence et la maîtrise de la lumière. Son regard s’est ainsi construit autant sur le terrain que par la pratique, développant une approche personnelle où la lumière occupe une place importante.

La reconnaissance arrive vite. Lauréat du concours Ilford en 1985 et 1986, il est nominé à la Nuit des Jeunes Créateurs en 1990 ; une récompense qui distingue les photographes français les plus prometteurs de leur génération. Il commence à collaborer avec la presse spécialisée : des interviews et portfolios paraissent dans Chasseur d’Images, Déclic et Photos.

Les commandes publicitaires et éditoriales s’enchaînent. Pendant des années, les plus grandes marques françaises et internationales telles que Adidas, Rolex, Cinna, Mercedes, LG, Citroën, Amnesty International ;  lui confient leurs portraits. Les maisons de disques suivent : EMI et Universal lui commandent des portraits d’artistes pour des pochettes d’album, dont Alain Bashung, Alpha Blondi ou les BB Brunes. Les magazines Elle, L’Optimum, Studio et Le Monde 2 publient régulièrement son travail.

Woody Allen, Jacques Chirac, César : le portrait comme rencontre

La liste des personnalités qu’Arnault Joubin a photographiées donne le vertige. Woody Allen, César, Marion Cotillard, Jacques Chirac, Mario Vargas Llosa, Charles Trenet, Amélie Nothomb, Wim Wenders, Jackie Chan, Iggy Azalea, Cédric Klapisch, Benoît Poelvoorde, Emir Kusturica, Curtis Hanson, Jacques Weber, Mark Wahlberg, Christine Arron… Plusieurs générations de personnalités coexistent dans ce qui ressemble à une galerie de l’époque. Des portraits pris dans le cadre de commandes de presse, qui ont ensuite rejoint les cimaises des galeries.

En 1996, les éditions du Collectionneur lui commandent un travail photographique sur les selles Hermès. Cette série donne d’abord naissance au livre La Selle Hermès, avant d’être présentée sous forme d’exposition à Chicago et Houston.  Ce travail lui vaut d’être exposé au MoMA de Chicago et de Houston, ainsi qu’au Musée d’Art Contemporain de Sydney.

LIVRE LA SELLE HERMES Arnault Joubin

Ce qui lie toutes ces images ? Une même obsession : faire apparaître l’essentiel du sentiment de la personne rencontrée. Plans rapprochés, lumière sculptée, matière qui devient vivante. Un noir et blanc maîtrisé, une couleur toujours intentionnelle, et ce souci du détail qui construit un regard immédiatement reconnaissable.

La lumière comme matière première

Qu'est-ce qui caractérise l'approche d'Arnault Joubin sur la lumière ?

La photographie d’Arnault Joubin se distingue par une conception quasi cinématographique de la lumière. Ce rapport au cinéma n’est pas qu’une métaphore. Arnault Joubin a travaillé comme chef opérateur sur plusieurs productions, une expérience qui a profondément influencé sa façon de concevoir l’éclairage d’un visage.
Il ne s’agit pas simplement d’éclairer un visage. Il s’agit de sculpter une présence. Dans ses séries les plus personnelles, comme ses Paysages Irlandais, la lumière est traitée comme une matière à part entière : noirs profonds, blancs luminescents, contrastes denses qui rappellent la matière du velours ou du charbon.

Paysage Irlandais par © Arnault Joubin
© Arnault Joubin

Cette maîtrise de la lumière n’est pas le fruit du hasard. Elle vient d’années de pratique argentique. Arnault Joubin est passionné par le film, par la façon dont les sels d’argent répondent à la lumière différemment du capteur numérique. « Maîtriser son art au point de lui rendre son sens noble et étymologique : celui d’écrire avec la lumière », comme l’a écrit Artsper à son sujet.

Dans ses formations à Paris, c’est cette même philosophie qu’il transmet : comprendre la lumière avant de déclencher, analyser ce qu’elle fait sur un visage, construire une mise en scène qui révèle plutôt qu’elle ne montre, utiliser ce que propose la technique photographique pour appuyer les intentions.

Ce qu'il enseigne : une méthode en 4 temps

Arnault Joubin anime des masterclasses portrait pour Graine de Photographe à Paris et en Bretagne, à La Gacilly où il a également installé sa galerie de sculptures, autre facette d’un artiste aux multiples expressions.

« Ce (…) n’est qu’une manière d’aborder le portrait. Il en existe autant que de photographes. Mon approche vous permettra, je l’espère, de répondre à vos interrogations artistiques ou de confirmer votre technique photographique. » – Arnault Joubin

Sa pédagogie repose sur une méthode structurée, construite à partir de sa pratique professionnelle :

1 – Analyser avant de déclencher. Quelles questions se poser avant une séance ? L’éclairage, l’objectif, la distance avec le sujet, l’approche photographique en fonction de la personnalité rencontrée. Le portrait commence bien avant d’appuyer sur le déclencheur.

2 – Construire la lumière. Mise en place des sources, lecture du visage, construction d’un éclairage qui serve l’intention. Dans la Masterclass Mise en scène, il travaille spécifiquement la lumière Kino Flo. Une source continue utilisée dans le cinéma et la publicité, qui permet une modulation fine et un rendu particulièrement doux sur les visages.

3 – Diriger le sujet. Comment guider un modèle sans le rigidifier ? Comment créer la connexion qui permet à l’essentiel d’apparaître ? C’est l’une des compétences les plus difficiles à acquérir seul, et l’une des plus travaillées dans ses formations.

4 – Éditer avec rigueur. Sélection critique des images, retouche portrait sur Photoshop, cohérence d’une série. Le travail ne s’arrête pas au déclencheur.

« Il bouscule ce que vous croyez savoir, pour vous aider à retrouver ce feu. Celui qui vous a fait aimer la photographie. »
– Anthony, Workshop Portrait Intensif

Les formations photographie de Portrait de la gamme Signature avec Arnault Joubin

Arnault Joubin propose plusieurs formats de formations portrait chez Graine de Photographe, tous à Paris :

Masterclass Portrait (2 jours) – le point d’entrée idéal pour les photographes de niveau intermédiaire. Studio et extérieur, simulation de commande éditoriale, editing sur Photoshop. De 4 à 9 participants.

Masterclass Portrait : L’art du temps et de la mise en scène (2 jours) – en très petit groupe (4 à 5 participants maximum), pour développer une méthode complète et reproductible : analyse du visage, lumière Kino Flo, direction artistique, editing en direct.

Parcours Portrait 6 mois (57 heures) – le chemin complet vers un portfolio professionnel. Workshops en studio, sessions individuelles, retouche portrait, lectures de portfolio collectives. Le format le plus suivi par les photographes qui souhaitent construire un vrai style personnel.

Il propose également des sessions de coaching photo individuel en ligne, pour ceux qui souhaitent un accompagnement sur mesure à distance.

Pourquoi apprendre le portrait avec un photographe de cette expérience ?

La photographie de portrait est l’une des disciplines où l’écart entre regarder et comprendre est le plus grand. On peut observer des milliers de portraits sans saisir ce qui les rend justes. Travailler avec quelqu’un qui a passé des décennies à photographier des visages ; des visages connus, sous pression, dans des contextes de commande exigeants ; accélère radicalement cette compréhension.

Ce que les stagiaires des formations Signature rapportent le plus souvent, c’est précisément ça : une façon différente de regarder avant de photographier. Une méthode qui ne remplace pas leur sensibilité, mais lui donne un cadre pour s’exprimer.

 

« Arnault vous challenge avec respect, pour que vous redeveniez enfin l’artiste que vous savez pouvoir être. »- Anthony, Workshop Portrait Intensif

 

Arnault Joubin : Site


Bicentenaire de la photographie Claude Cahun, alias Lucy Schwob 1894-1954) (Autoportrait, Don't kiss me I'm still in training, 1927. Tirage argentique sur papier. Collections FRAM Pays de la Loire. Musée d’arts de Nantes, 2000. No inv. 2000.9.1.PH. Domaine public, Musée d’arts de Nantes. Numérisation Cécile Clos

200 ans de photographie : de Niépce à votre smartphone

La première photo de l’histoire a nécessité plusieurs heures de pose. Aujourd’hui, vous en faites des dizaines en quelques secondes. Retour sur deux siècles d’une invention qui a tout changé.

En 2026, la photographie fête ses 200 ans. C’est du moins la date qu’a retenue la France pour célébrer l’invention de Nicéphore Niépce — et le ministère de la Culture a lancé un programme national qui court jusqu’en septembre 2027, avec des expositions dans une trentaine de pays. Une bonne occasion, pour nous, de revenir sur ce chemin extraordinaire : de la plaque de verre enduite de bitume jusqu’à l’objectif de votre téléphone.

Car la photographie n’est pas née d’un seul coup de génie. Elle s’est construite par strates successives, chaque génération bousculant ce que la précédente croyait définitif.

Trois ruptures qui ont tout changé en photographie

Le Point de vue du Gras (héliographie de Niépce, ~1826)

vers 1826

Niépce et la première image fixe

Depuis une fenêtre de sa propriété bourguignonne, Nicéphore Niépce réussit à fixer une image sur une plaque enduite de bitume de Judée. Le temps de pose ? Plusieurs heures, peut-être une journée entière. L’image est floue, sombre, presque illisible. Et pourtant : c’est la première photographie permanente de l’histoire. Ce procédé, qu’il appelle héliographie, pose le principe fondateur : la lumière peut écrire.

Le Point de vue du Gras (héliographie de Niépce, ~1826)

vers 1826

Niépce et la première image fixe

Depuis une fenêtre de sa propriété bourguignonne, Nicéphore Niépce réussit à fixer une image sur une plaque enduite de bitume de Judée. Le temps de pose ? Plusieurs heures, peut-être une journée entière. L’image est floue, sombre, presque illisible. Et pourtant : c’est la première photographie permanente de l’histoire. Ce procédé, qu’il appelle héliographie, pose le principe fondateur : la lumière peut écrire.

1839 – années 1970

L’ère argentique : un siècle et demi de pellicule

Du daguerréotype de 1839 (présenté à l’Académie des sciences, déclenchant une véritable fièvre mondiale) jusqu’aux pellicules couleur des années 1970-80, l’argentique a structuré toute la pratique photographique. Chaque cliché coûtait quelque chose — en argent, en temps, en attention. On visait juste avant d’appuyer. Le collodion humide, procédé emblématique du XIXe siècle, permettait déjà des rendus d’une finesse époustouflante sur plaque de verre, avec une profondeur que beaucoup d’amateurs redécouvrent aujourd’hui.

Un portrait daguerréotype

années 2000 – aujourd’hui

Le numérique et le smartphone : la photo pour tous

L’avènement des capteurs numériques, puis des smartphones, a radicalement démocratisé la pratique. Des milliards de photos prises chaque jour dans le monde. L’accès est total — et c’est précisément pour ça que le regard, la composition, la maîtrise de la lumière redeviennent des compétences précieuses. Quand tout le monde peut appuyer, savoir pourquoi appuyer fait toute la différence.

Curieux de renouer avec les origines ? Le collodion humide ; ce procédé du XIXe siècle qui donne naissance à des ambrotypes uniques sur plaque de verre ; est au cœur de l’un de nos ateliers les plus singuliers. Vous repartez avec une œuvre que vous avez réalisée de vos mains, impossible à reproduire à l’identique.

DÉCOUVRIR L'ATELIER COLLODION HUMIDETOUS NOS COURS ARGENTIQUE
initiation au collodion humide à Paris

Ce que 200 ans de photographie nous apprennent

À chaque grande rupture technique, les mêmes questions sont revenues : est-ce encore de l’art ? La photographie va-t-elle tuer la peinture ? Le numérique va-t-il tuer l’argentique ? Et aujourd’hui, l’IA va-t-elle tuer la photographie ?

La réponse de l’histoire est constante : non. Chaque révolution technique a élargi le champ des possibles sans effacer ce qui existait. L’argentique connaît aujourd’hui un vrai renouveau ; notamment chez les jeunes photographes qui cherchent à ralentir, à habiter chaque déclenchement.

Ce que deux siècles de photographie confirment, c’est que la technique évolue, mais que le fondement reste le même : un regard, une lumière, un instant. C’est ce que l’on travaille dans chaque cours, qu’il soit numérique, argentique ou smartphone.

Vous photographiez au numérique ou avec votre téléphone ?
Nos cours couvrent l’ensemble du spectre,  des bases techniques jusqu’aux sorties créatives avec smartphone en ville.

Les événements du bicentenaire à ne pas manquer

Bicentenaire de la photographie Claude Cahun, alias Lucy Schwob 1894-1954) (Autoportrait, Don't kiss me I'm still in training, 1927. Tirage argentique sur papier. Collections FRAM Pays de la Loire. Musée d’arts de Nantes, 2000. No inv. 2000.9.1.PH. Domaine public, Musée d’arts de Nantes. Numérisation Cécile Clos

Le programme officiel du Bicentenaire de la photographie, porté par le ministère de la Culture, s’étend de septembre 2026 à septembre 2027. Au menu : une grande exposition-manifeste au Grand Palais en coproduction avec le Centre Pompidou, des accrochages au musée d’Orsay et à la BnF, ainsi que des temps forts dans les festivals incontournables : Rencontres d’Arles, Festival Photo La Gacilly, musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône. 182 projets labellisés en France et dans une trentaine de pays.
Pour les festivals de l’été, nous avons a déjà publié notre sélection 2026 : Arles, La Gacilly et les autres, avec dates et conseils pratiques.

Et pour ne rien manquer tout au long de l’année du bicentenaire, rendez-vous régulièrement sur notre agenda photo dans lequel nous recensons expositions, festivals et événements à venir au fil des mois.


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Modes de prise de vue : comprendre P, Av, Tv et M pour mieux photographier

Mode auto, Programme, Priorité ouverture, Priorité vitesse, Manuel… La molette de votre appareil photo ressemble à un cockpit ? Ce guide vous explique à quoi sert chaque mode, quand l’utiliser, et comment progresser vers le mode qui vous donnera le contrôle total sur vos photos.

C’est l’une des questions les plus fréquentes chez les photographes débutants : à quoi servent tous ces modes sur la molette de mon appareil reflex ou hybride ? Entre les pictogrammes (montagne, coureur, fleur) et les lettres mystérieuses (P, Av, Tv, M), il y a de quoi se perdre.

Bonne nouvelle : une fois que vous avez compris la logique, tout devient limpide. Les modes de prise de vue se divisent en trois familles : les modes automatiques, les modes semi-automatiques, et le mode manuel.

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Vous débutez avec votre appareil photo ?

Notre cours photo "Découvrir son APN" vous guide pas à pas pour maîtriser tous ces réglages.


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Les modes automatiques et créatifs : pratiques, mais limités

Le mode tout automatique (souvent symbolisé par un carré vert ou « AUTO ») prend en charge tous les réglages : ouverture, vitesse, ISO, balance des blancs, flash. C’est le mode rassurant du début, mais il vous prive de tout contrôle créatif.

Les modes scène (Portrait, Paysage, Sport, Macro, Nuit) sont plus fins : ils configurent automatiquement l’appareil selon le contexte que vous choisissez. Le mode Portrait floute l’arrière-plan ? C’est parce qu’il ouvre le diaphragme au maximum. Le mode Sport fige l’action ? C’est parce qu’il choisit une vitesse d’obturation rapide.

Le problème : ces modes décident à votre place. Ils peuvent convenir dans des conditions standards, mais ils brident votre créativité et ne s’adaptent pas aux situations complexes. Pour vraiment progresser, il faut passer aux modes semi-automatiques.

Les modes semi-automatiques : le bon compromis

Les modes P, Av (ou A) et Tv (ou S) sont appelés semi-automatiques parce que vous contrôlez un paramètre, l’appareil gère le reste. Une fois ces modes bien maîtrisés, vous pouvez commencer à vous concentrer davantage sur la dimension créative de vos images.

P – Programme auto

L’automatique intelligent

En mode Programme, l’appareil choisit la combinaison ouverture + vitesse, mais vous gardez la main sur l’ISO, la balance des blancs et le flash. Contrairement au mode Auto total, le flash ne se déclenche pas sans votre accord.

C’est un bon mode de transition pour se familiariser avec son appareil sans stresser sur les réglages.


Reportage –
Scènes imprévues – Transition vers le semi-auto

Av – Priorité ouverture (A ou Av)

Vous contrôlez la profondeur de champ

En mode Priorité ouverture, vous choisissez la valeur de diaphragme (f/) et l’appareil calcule automatiquement la vitesse d’obturation correspondante pour une bonne exposition.

Plus l’ouverture est grande (f/1.8, f/2.8), plus l’arrière-plan est flou ; c’est l’effet bokeh tant recherché en portrait. Plus elle est petite (f/11, f/16), plus tout est net ;  parfait pour les paysages.


Portrait –
Paysage – Architecture – Nature morte

→ Maîtriser le mode Av avec notre cours Profondeur de champ

Tv – Priorité vitesse (S ou Tv)

Vous contrôlez le mouvement

En mode Priorité vitesse, vous définissez la durée d’ouverture de l’obturateur et l’appareil ajuste l’ouverture en conséquence. C’est le mode du mouvement : rapide pour figer (1/1000s pour un sportif), lent pour créer un filé (1/30s pour une cascade).

C’est aussi le mode à utiliser si vous photographiez en conditions de lumière changeante et que vous voulez éviter le flou de bougé.

Sport – Enfants – Animaux

→ Apprendre à jouer avec la vitesse dans notre cours dédié

Les limites des modes semi-automatiques

Ces modes sont puissants, mais ils ont leurs défauts. Par exemple : en plein soleil avec une grande ouverture, votre appareil ne peut pas compenser sur la vitesse d’obturation ; la photo sera surexposée. Ou à la bougie avec une vitesse rapide, l’image sera sous-exposée. Dans ces cas, un seul mode s’impose : le mode Manuel.

Le mode Manuel (M) : la liberté totale

M – Mode Manuel

Vous contrôlez tout

En mode Manuel, vous définissez à la fois l’ouverture et la vitesse d’obturation. L’appareil ne corrige rien. Vous prenez alors le contrôle complet de chaque paramètre de photo.

C’est le mode le plus exigeant, mais aussi le plus gratifiant. Il permet de dépasser toutes les limites des modes semi-automatiques, de reproduire une ambiance lumineuse précise, et de maîtriser chaque aspect créatif de votre image.

Attention toutefois : il est indispensable de bien maîtriser les modes semi-automatiques (priorité ouverture et priorité vitesse) avant de passer en manuel. Ils constituent une étape essentielle pour comprendre les bases de l’exposition et développer des automatismes fiables sur le terrain.

Studio – Pose longue – Light painting – Situations complexes

Cours Photo Mode Manuel

Prêt à passer en mode Manuel ?

Notre cours "Lumière et Exposition" vous apprend à maîtriser le triangle d'exposition (ouverture, vitesse, ISO) pour une créativité sans limite.


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Quel mode choisir selon votre sujet ?

Voici un récapitulatif rapide pour ne plus hésiter :

Situation Mode conseillé Pourquoi
Portrait avec flou d'arrière-plan Av Choix de la profondeur de champ
Sport, enfants en mouvement Tv Figer l'action (1/500s et plus)
Paysage, architecture Av Petite ouverture = grande profondeur de champ
Pose longue, nuit, filé M ou Tv Contrôle total du temps d'exposition
Studio, éclairage artificiel M Lumière fixe = réglages fixes
Scènes imprévues, reportage P ou Tv Réactivité sans sacrifier le contrôle

Questions fréquentes sur les modes de prise de vue

C’est exactement la même chose, selon la marque. Canon utilise Av (Aperture value) et Tv (Time value). Nikon, Sony et la plupart des autres fabricants utilisent A (Aperture) et S (Speed). Les réglages et la logique de fonctionnement sont identiques.

La plupart des pros alternent entre Av, Tv et M selon la situation. En reportage ou en sport, Tv ou M sont courants. En portrait studio, M est souvent la référence car la lumière est réglée à l’avance et contrôlée.

Non, pas nécessairement. Les modes Av et Tv suffisent dans la grande majorité des situations du quotidien. Le mode Manuel devient indispensable dans des cas spécifiques : très forte lumière, studio, pose longue ou light painting. C’est néanmoins une étape importante dans la progression photographique pour comprendre pleinement le triangle d’exposition.

Regardez l’indicateur d’exposition dans le viseur ou sur l’écran de votre appareil. Quand l’aiguille est au centre (0), l’exposition est équilibrée. Vers le + : surexposé. Vers le – : sous-exposé. Vous pouvez aussi activer l’histogramme pour une lecture plus précise et objective de la luminosité,  et du contraste de votre image.

Le triangle d’exposition désigne les trois paramètres qui déterminent l’exposition d’une photo : l’ouverture du diaphragme (f/), la vitesse d’obturation (en secondes ou fractions de seconde) et la sensibilité ISO. Ces trois réglages sont interdépendants : modifier l’un impacte les deux autres. Les modes de prise de vue vous permettent de contrôler un, deux ou les trois paramètres simultanément.

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Nos formateurs vous accompagnent pour maîtriser votre appareil photo, en cours individuels ou en petits groupes à Paris et dans toute la France.

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À lire aussi :


La Street Photography : définitions & conseils

Cet article fait partie de notre guide complet sur la photographie de rue.

La Street Photography ou la photographie de rue est un vaste courant dans lequel on peut se perdre facilement. Aussi appelé photographie sur le vif, ce type de clichés nécessite essentiellement une bonne réactivité et un bon cadrage. Mais pas que. Pour bien réussir ses photos de rue, il faut dans un premier temps savoir ce qu’est la Street Photography. C’est ce que nous allons vous expliquer ici.

© photo prise en cours, graine de photographe

C’est quoi la Street Photography ?

Plusieurs définitions fleurissent sur le web et il est difficile de faire le tri. La rue n’est évidemment pas le seul lieu dans lequel il vous est possible de faire de la Street Photo. Bien sûr, une photo de rue n’est pas forcément une Street Photo (comme on pourrait le croire). Aussi, il n’y a pas de sujet prédéfini pour ce courant photographique. Comment faire pour s’y retrouver dans tout ça ?

Il faut savoir que certains photographes préfèrent ne pas s’identifier à ce courant ressenti comme désuet ; tant il rassemble aujourd’hui tout et n’importe quoi. Alors si l’on souhaite redorer le blason de la Street Photo ; il faut lui rétribuer sa fonction principale : la dimension sociale.

L’histoire de la Street Photography remonte à la libération des mœurs ; notamment celle des femmes ; et aux diverses revendications sociales depuis le krach boursier des années 30. La rue est alors devenue un symbole de revendication. La Street Photo comme on l’entend aujourd’hui s’est diversifiée. Elle se situe à un croisement entre la photographie de reportage, la photographie humaniste, et la photographie indépendante. Vous avez dit indépendante? La street photo a de particulier d’être produite en marge des circuits commerciaux traditionnels.

Un vent de liberté ?

On peut dire ça! La street photography est plus underground, elle témoigne de l’histoire, d’une histoire, celle de chacune des photos qui la compose. La photo Street est un focus sur nos modes de vie, nos habitudes, nos quotidiens, nos moyens d’expression. Ce style dépeint une réalité sociale, témoigne de son temps. Il dénonce, révèle, suscite ou précise. La street photography montre et pousse à la réflexion sur des thèmes variés: changements sociaux, transversaux et inconscients. La photo Street peut être minimaliste ou esthétique, avant-gardiste ou conceptuelle voire personnelle.

La rue donc, mais ceux qui l’habitent aussi, la traversent, l’aiment ou la rejettent, ceux qui la font, qui l’animent, la construisent ou la détruisent. L’Homme est présent, partout, il est aux fondements de la réflexion, dans le champ comme dans le hors-champ, on devine sa présence, on l’invite ou on le repousse, mais il existe toujours une relation étroite entre l’homme et la rue, que les street photographer tentent de saisir.

La Street photography victime de sa popularité?

Le courant à pris une telle ampleur, qu’il perd en crédibilité. Souvent ramené à de la photographie in fine, un portrait social facile et caricatural, une photo de vacance bien travaillée, l’attractivité qu’on lui trouvait alors perd de son sens. Le message social ou politique disparaît et l’engagement du photographe, oublié?

© photo prise en cours, graine de photographe

L'avis du street photographe Thomy Keat

« Déjà, le premier souci se situe au niveau du mot en lui même car la France ayant une grande richesse de vocabulaire, on traduira forcément le terme par « photo de rue », ce qui est correct du point de vue étymologique, sauf, et c’est là le point le plus compliqué à faire comprendre aux français, et réellement qu’aux français, c’est que la street photography est avant tout un courant photographique principalement né aux USA, la fierté française étant ce qu’elle est, on a voulu absolument le ramener à notre photo de rue/reportage/scène de vie/…sans abri

Me concernant, je considère que c’est avant tout une photo dite « candide », donc sans pose ou préparation, même si je prends un soin particulier à choisir mon arrière plan, j’accorde aussi beaucoup d’importance à la couleur et au graphisme. La street photo, de mon point de vue, ne doit pas avoir une portée sociale, laissons cela à la photo reportage ou photo social, tout simplement car elle n’a pas vocation de dénoncer ou d’établir un lien avec l’actualité. Des photographes comme Winogrand, Meyerowitz, Friedlander l’ont bien démontré, par contre, elle doit s’impliquer dans notre époque, pas d’un point de vue politique/sociale mais d’un point de vue stricto pictural pour dépeindre notre style de vie.

Après, cela représente mon point du vue, et il y a autant de style de street photo que d’aigris dans ce monde. »

THOMY KEAT 

PHOTOGRAPHE ET FORMATEUR GP

Basé à Paris, Thomy Keat est portraitiste spécialisé dans le portrait d’artistes du monde musical, mais c’est dans la street photography, qu’il exprime le mieux sa recherche du graphisme, toujours tendu entre architecture et présence humaine. Il préside le collectif Loop, une communauté dédiée à la street photography, et fait également partie du collectif Fragment. Autodidacte de formation, il a affiné son œil aux côtés d’Arnault Joubin avant de signer deux livres et de collaborer avec des clients comme Universal Music, Chanel ou Roland Garros. Depuis 2019, il est ambassadeur Ricoh Pentax.

Découvrez les cours avec Thommy Keat !
© Thomy Keat

Ce qu’il ne faut pas faire

Alors s’il n’est pas compliqué de se lancer dans la Street photography, il est en revanche difficile de trouver la bonne voie. Pour commencer, une photo Street n’est pas réservée au noir & blanc. Il ne suffit pas de prendre un sans-abri plein cadre, augmenter les contrastes, montrer un lampadaire, un grafitti pour se proclamer street artist. Bref, comment éviter les Street photos ennuyeuses ? Commencez par suivre nos 5 conseils, à vos objectifs!

1. Photographier pour photographier

Une photographie, c’est une composition, un assemblage de motifs, de personnages, d’idées et d’émotions qui s’entrechoquent, donnent vie à la photo. Une photo mal composée, est une photo sans relief, le spectateur la survole du regard, ne s’identifie à rien, ne tisse ou ne capte aucune histoire. Si votre photo prend en compte une, ou des personnes, l’action, la position, l’expression de celle ceux qui composent l’image rentre en compte. Chaque élément est important: un mouvement, un regard, il s’agit de capter un moment qui donne du sens à l’image, qui lui donne une raison d’être.

L’histoire s’écrit. Si votre photo prend en compte à l’inverse un autre élément ( un objet, une personne en interaction), la composition est d’autant plus cruciale qu’elle détermine ce qui doit être mis en avant, ce qui doit être en arrière-plan, ce qui doit être nette ou floue, afin de faire parler son image. Par exemple, un homme pianote sur son smartphone sur un quai de métro: cette situation peut avoir du sens si la composition permet au spectateur d’y trouver un intérêt ( par exemple, l’homme, préoccupé par son message, ne voit pas l’homme à moitié nu gisant sur le sol derrière lui). Le spectateur s’attend à une narration, à un intérêt dans l’image, sinon cette dernière est fade, et n’émane rien qui puisse l’intéresser.

2. Se mettre trop loin du sujet

Les photographes de rue utilisent généralement un objectif grand angle, ou moyen, parfait pour le plein cadre et le portrait. Ils favorisent les focales 35 mm et 50 mm qui permettent de se rapprocher du sujet, de créer une complicité visible grâce à la proximité du photographe et son sujet afin de rendre compte fidèlement de la réalité.

Une photographie prise de près n’a pas le même impact et la même portée qu’une photographie où le sujet et le photographe sont clairement éloignés car la distance se ressent, et elle se voit. C’est ainsi que la photographie perd son sens. N’hésitez donc surtout pas à vous rapprocher de votre sujet/objet à photographier pour un meilleur résultat.

« Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’êtes pas assez proches ».

Robert Capa

3. Toujours photographier les sans-abri

Les sans-abri sont un sujet largement abordé par les photographes, notamment amateur, dans la photographie de rue. Ce n’est pas un mal en soi, la problématique réside essentiellement dans l’approche, car il faut bien avouer qu’il y a un grand nombre de photo sur le sujet, revendiquée de nature sociale (ce qui n’est en réalité pas toujours le cas). Cependant il s’agit d’un sujet facile, qui résulte d’une population de sans-abri fortes dans les métropoles, et le message se perd, égaré dans le flot d’images produites. Réussir des photographies des sans-abri, c’est se démarquer, être original, apporter un point de vue différent, novateur ( même s’il n’existe rien qui n’ait jamais été fait en photographie comme en arts).

 

4. Penser, réfléchir et composer son message

Parfois on pense faire une bonne photo, et ce n’est pas le cas, mais il arrive aussi que l’on réussisse une photo quand on ne le pensait pas. Il ne s’agit pas réellement de chance, ni même de hasard, mais de composition! Une photo bien cadrée est déjà un bon départ, mais mieux vaut sur-cadré pour recadrer après en post-production plutôt que de ne rien photographier du tout. La composition se traduit par un équilibre de l’image, une image, mal ou pas du tout préparée est rarement une bonne photo. En photographie, il faut savoir être patient, vif, rapide, attentif.

Pensez bien à vos cadres, à la composition, en faisant attention aux motifs et personnages qui composent l’image,  quelle zone sera nette, une photographie couleur ou une photographie noir et blanc, et pourquoi?

5. Trop de post-production ou le back-up du noir et blanc

La retouche photo ne doit pas faire office de cache-misère,. De même pour le noir & blanc. Une photo ratée n’est pas à sauver. En revanche, une photo réussie peut être retouchée parce qu’elle est belle sans retouche, ou qu’elle exprime quelque chose, qu’elle n’a pas de problème technique majeur qui influence forcément le résultat de votre image (sous-exposition, surexposition, floue…).

Le Noir et Blanc peut sembler être une solution, mais détrompez-vous. C’est une erreur commune à éviter. Une mauvaise photographie le restera, même en Noir et Blanc. La profondeur d’une photographie, sa qualité, ne se résume pas au monochrome ni à la couleur. Il s’agit de savoir quel est le message porté, la volonté de l’auteur, sa perception de la photographie. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. L’essentiel est de ne pas oublier qu’une photo ratée en couleur le sera tout autant en noir et blanc.

La Street photography : que faut-il faire pour améliorer ses clichés ?

Il faut travailler sa sensibilité et sa technique en faisant des photos ! La pratique est ce qui vous permettra de progresser, exercez vous dans toutes les situations, de jour comme de nuit, en plein soleil ou sous la pluie, en contre-jour. Laisser aller vos envies, votre créativité. Garder en tête que votre photo Street doit attirer le regard, surprendre, avoir du sens et raconter une histoire. S’il est difficile de se situer entre ce qu’il faut faire et ne pas faire, rappelons que tout est une question d’équilibre.

1. Les multiplier

Il n’y a pas de secrets. C’est en photographiant que l’on apprend à photographier. Il faut multiplier les clichés pour s’améliorer, on rate 100% des photos que l’on ne fait jamais. Si vous râté un cliché, recommencer, changer de position, de réglage, de point de vue, bref! Entraînez-vous, approchez-vous de vos sujets, ouvrez l’œil et n’hésitez jamais à photographier! Votre image n’est pas bonne, ce n’est pas grave, il y en aura pleins d’autres!

2. Faire attention à la lumière

La lumière est un élément essentiel quel que soit le type de photo que vous souhaitez faire. Nous dirons même crucial! Car la lumière c’est le cœur de la photographie. Travailler la lumière, composer avec elle lors d’une sortie Street est indispensable. Savoir l’analyser, l’étudier permet de réussir ses photographies (en matière d’éclairage en tout cas) multiplier les possibilités, ouvrir la voie à de nombreux effets, développer sa réactivité. En jouant avec elle, vous pouvez choisir quels éléments occuperont le champ éclairé et quels éléments seront dans l’ombre. Lumière!

3. Penser à l’arrière-plan

Encore une fois, cela peut paraître évident. Et pourtant, il arrive d’être tellement distrait par le sujet principal que  le résultat peut se révéler surprenant et l’on peut découvrir un élément perturbateur. Un  bel arrière-plan peut mettre en valeur le sujet principal, lui donner de la profondeur , un intérêt. Il arrive qu’une photo soit ratée simplement parce que l’arrière plan dénote du premier, ou parce qu’il prend une place trop importante par rapport au premier plan, qui ne se détache plus du second.

4. Utiliser la technique du « Zone focus »

Cette technique est idéale pour la Street photography. Réglez votre ouverture pour obtenir une certaine profondeur de champ. Puis faites une mise au point manuelle sur un objet situé à la distance que vous souhaitez et débraillez l’autofocus. Cette distance ainsi calibrée vous permettra de ne pas perdre de temps en effectuant la mise au point à chaque fois que vous souhaitez capturer un moment sur le vif. Celui-ci doit se passer dans cette zone de netteté. Une technique toujours très appréciée des Street photographer et des reporters.

5. Se faire plaisir et se laisser surprendre !

Toutes ces règles ne doivent pas vous décourager! Le plaisir de la Street photo est aussi – et surtout – de vous faire plaisir, de flâner et de vous laisser surprendre par tout ce qui vous entoure ! Travailler avant tout votre curiosité et votre sensibilité !

Envie de faire de la Street photography ?

Venez suivre le cours Street Photography chez Graine de Photographe à Paris, Lille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Aix-en Provence et Lyon ! Vous apprendrez à construire votre reportage photo, à raconter une histoire à travers vos images, à varier les compositions, choisir des angles d’approche et vous rendre invisible des passants.

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Pas vraiment. La réactivité et le sens de l’observation comptent bien plus que la maîtrise parfaite des réglages. Cela dit, connaître quelques bases techniques permet de mieux maîtriser ce que l’on prend en photo — et c’est là qu’une formation peut vraiment aider. Quelques heures avec un professionnel suffisent souvent pour comprendre son appareil et se lancer sereinement sur le terrain.

Oui, le meilleur appareil est celui qu’on a sur soi. Cela dit, passer à un compact expert change vraiment l’expérience : plus de réactivité, une meilleure qualité d’image, et une discrétion appréciable.

Quelques sorties bien guidées valent souvent des mois de pratique en solitaire. L’œil se forme vite quand on comprend ce qu’on cherche — et c’est là que l’accompagnement d’un professionnel change tout.

C’est la question que tout le monde se pose au départ. Apprendre à lire une scène, anticiper les moments, trouver son propre regard — même dans une rue familière, tout devient matière à photographier.

Paris, Lyon ou Bordeaux offrent évidemment un terrain de jeu riche, mais une ville moyenne, un marché, un quartier populaire — tout peut suffire. C’est le regard qui fait la photo, pas le décor.


Clair-Obscur : la formation longue Grainedephoto Academy #21 expose à Paris

Découvrez la nouvelle exposition de notre formation photographie débutant Grainedephoto Academy

La Grainedephoto Academy Débutant est une formation photo qui s’étend sur 6 mois. Destinée aux passionnés mais aussi et surtout à ceux qui souhaitent découvrir et perfectionner leur maîtrise technique de la photographie. Chaque promotion de ce parcours débutant se conclut par une exposition mettant en lumière les travaux des élèves autour d’un thème commun imposé.

Pour cette 21ème édition, nos participants ont relevé le défi du thème Clair-Obscur sous l’encadrement de la photographe professionnelle Juliette Coste. Inspiré du travail des grands maîtres de la peinture et de la photographie, ce concept joue sur les contrastes entre ombre et lumière. Un thème complexe et inspirant pour nos graines de photographes.

Une formation complète pour se lancer dans la photographie

La Grainedephoto Academy : Débutant est conçue pour ceux qui souhaitent se professionnaliser ou développer leur passion avec un accompagnement structuré. De la prise en main de l’appareil photo à une exposition photo collective au centre de Paris, les participants découvrent notamment les notions de :

  • Portrait : Maîtrisez l’art de capturer des expressions et des émotions.
  • Composition : Apprenez à structurer vos images pour un impact visuel optimal.
  • Photo de nuit : Explorez les techniques pour immortaliser la magie nocturne.
  • Noir et blanc : Découvrez la puissance du monochrome pour créer des images intemporelles.
  • Photo d’architecture : Capturez la grandeur et les détails des structures.
  • Street photography : Immortalisez la vie urbaine avec des clichés spontanés et dynamiques.
  • Utilisation de Adobe Lightroom : Découvrez comment prendre en main ce logiciel de retouche pour sublimer vos photos.

VERNISSAGE LE JEUDI 27 MARS
Toutes les photos sont exposées à la galerie grainedephotographe.com, sur l’île Saint-Louis à Paris
du 24 mars au 25 avril
14 Quai de Béthune 75004 Paris
(Visites sur demande lundi au vendredi de 10h à 18h.
Veuillez nous contacter au 09 80 39 42 35 pour prévoir votre venue).

VOTRE INVITATION

Rejoignez la Grainedephoto Academy

L’envie de vous immerger dans un projet photographique stimulant et structuré vous tente ? Rejoignez la Grainedephoto Academy ! Cette formation photo unique vous permettra d’apprendre aux côtés de professionnels passionnés, d’affiner votre style et de développer votre propre regard grâce à des cours en présentiel à Paris.

Vous avez un niveau avancé en photographie ? Vous souhaitez en apprendre plus et développer votre propre projet ? Découvrez nos formations photo 6 mois Grainedephoto Academy : Avancé et Grainedephoto Academy : Portrait

Finançable par votre OPCO, l’AFDAS, FAF, France Travail (anciennement Pôle emploi) ou encore votre entreprise, cette formation photographie est accessible à tous ceux qui souhaitent investir dans leur avenir photographique.

Ne manquez pas cette opportunité de vivre une expérience enrichissante et de voir votre travail exposé. Inscrivez-vous dès maintenant pour faire partie de cette aventure photographique !

Infos et Inscriptions

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La Grainedephoto Academy #19 présente

L'exposition de notre formation longue : Grainedephoto Academy #19 - Contraste

Découvrez la nouvelle exposition de la Grainedephoto Academy qui nous emmène dans un voyage à travers le thème "Contraste"

Nous sommes ravis de vous annoncer la nouvelle exposition de la Grainedephoto Academy, mettant en lumière les projets de nos élèves après six mois de formation intensive en photographie. La Grainedephoto Academy : Débutant, notre programme de formation photo de six mois, se déroule dans notre galerie située sur l’île Saint-Louis à Paris, offrant ainsi une toile de fond idéale pour cette exposition.

 

Cette 19ème promotion, sous la direction experte du photographe professionnel Eric Legrand, explore le thème fascinant du « Contraste« . À travers leurs œuvres en noir et blanc ou en couleur, nos participants ont expérimenté et maîtrisé l’art du contraste visuel, offrant ainsi une variété de perspectives uniques sur ce concept central en photographie.

La Grainedephoto Academy #19 présente

Une formation photo complète et enrichissante

La Grainedephoto Academy : Débutant est conçue pour les passionnés de photographie, qu’ils soient débutants ou de niveau intermédiaire. Notre programme de formation photo complet de six mois est encadré par des photographes professionnels, vous permettant de développer vos compétences techniques et créatives tout au long du parcours. La formation couvre divers aspects de la photographie, notamment :

  • Portrait : Maîtrisez l’art de capturer des expressions et des émotions.
  • Composition : Apprenez à structurer vos images pour un impact visuel optimal.
  • Photo de nuit : Explorez les techniques pour immortaliser la magie nocturne.
  • Noir et blanc : Découvrez la puissance du monochrome pour créer des images intemporelles.
  • Photo d’architecture : Capturez la grandeur et les détails des structures.
  • Street photography : Immortalisez la vie urbaine avec des clichés spontanés et dynamiques.
  • Utilisation de Adobe Lightroom : Découvrez comment prendre en main ce logiciel de retouche pour sublimer vos photos.

VERNISSAGE LE JEUDI 12 SEPTEMBRE
Toutes les photos sont exposées à la galerie grainedephotographe.com, sur l’île Saint-Louis à Paris
du 12 septembre au 16 octobre
14 Quai de Béthune 75004 Paris
(Visites sur demande lundi au vendredi de 10h à 18h.
Veuillez nous contacter au 09 80 39 42 35 pour prévoir votre venue).

VOTRE INVITATION

Rejoignez la Grainedephoto Academy

Vous êtes curieux de découvrir les mystères de la photographie ? La Grainedephoto Academy : Débutant est ouverte à tous les niveaux et aspirations. En rejoignant notre formation, vous aurez l’opportunité de maîtriser l’art de la photographie et de présenter vos propres travaux lors de notre exposition de fin de formation.

Vous avez un niveau avancé en photographie ? Vous souhaitez en apprendre plus et développer votre créativité ? Découvrez notre formation photo 6 mois Grainedephoto Academy : Avancé

Ne manquez pas cette chance de faire évoluer vos compétences photographiques dans un environnement stimulant et créatif. Pour plus d’informations sur la Grainedephoto Academy et pour vous inscrire, visitez notre site web grainedephotographe.com.

Nous avons hâte de vous accueillir dans notre académie et de vous voir briller à travers l’objectif !

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Rendez-vous ! éditions Rizzoli Les hommes se mettent à nu pour Sonia Sieff

Rendez-vous ! Sonia Sieff explore la nudité masculine

Rendez-vous !, le nouveau livre photo captivant de la talentueuse photographe et réalisatrice française : Sonia Sieff. Avec ce projet audacieux, celle-ci nous emmène dans un voyage visuel explorant la nudité masculine dans toute sa beauté et sa diversité. Spécialisée dans le portrait, elle a déjà enchanté le public avec son livre « Les Françaises », célébrant la nudité féminine avec grâce et poésie. Dans « Rendez-vous ! », Sonia Sieff aborde la nudité masculine avec la même délicatesse et esthétisme, offrant des portraits empreints de sensibilité et de puissance.
Au fil de ses voyages à travers l’Europe et jusqu’en Ethiopie, elle capture l’essence même de chaque homme, présentant une galerie de portraits saisissants et émouvants.
Bien loin de l’homme objet, « Rendez-vous ! » présente l’homme comme sujet, sublimé dans toute sa splendeur.

Découvrez ci-dessous notre entretien avec Sonia Sieff et un extrait des photographies qui composent Rendez-vous !

La photographie de nu n'est pas une tâche aisée, mais vous avez toujours su présenter la nudité avec délicatesse et esthétisme. Qu’est-ce qui vous attire dans ce thème de la photo de nu ?

Ce qui m’attire dans la photo de nu, c’est le fait qu’on ne puisse pas se cacher derrière un vêtement. Le corps est à lui seul un vêtement, en quelque sorte. Moi qui adore le portrait, j’ai l’impression que le travail sur le corps c’est travailler sur le portrait ultime.

Dans la photo de nu on n’est pas obligé de montrer le corps dans son intégralité. On peut aussi choisir des parties de corps, un bout de corps, tout dépend de son cadre. On peut aussi faire ce qu’on appelle un portrait déshabillé.

Dans la façon que l’on a de se tenir, dans la façon de bouger, le corps est un témoignage de qui on est. J’aimerais même un jour analyser cela. J’ai une amie qui le fait avec les visages et analyse les traits de caractère. Je trouve cela fascinant ce que le corps raconte. 

Votre ouvrage Les Françaises mettait en lumière les femmes à travers également une série de nus. C'est quelque chose qui est très commun actuellement, la nudité des femmes, le corps des femmes. Dans notre société plutôt patriarcale, on est de fait, habitué à ça.

Avec Rendez-vous ! on est vraiment sur quelque chose de révolutionnaire. C'est un pari audacieux que de réaliser un ouvrage photo sur la nudité masculine.
Pourquoi avoir fait ce choix?

Il est important de rappeler que la nudité masculine a été extrêmement explorée dans le passé.
Depuis quelques centaines d’années, on est effectivement beaucoup plus habitué au corps des femmes. Mais avant, par exemple dans l’Antiquité, en Grèce, le corps de l’homme a été très souvent représenté dans l’art, il a été sculpté, il a été peint.
Récemment, effectivement, avec la vision patriarcale, c’est le corps de la femme qui a été exploité et soumis.

Moi mon choix a toujours été, je pense, de photographier l’homme nu. Je n’ai pas eu le loisir de pouvoir réaliser cet ouvrage avant pour diverses raisons.
Le fait, justement, qu’il n’y avait pas de référents dans les bibliothèques et dans les librairies, a pu faire que mon éditeur était un peu perdu et frileux.
Il y a eu beaucoup de maisons d’édition frileuses parce que justement le corps de l’homme n’étant pas assez représenté, ils n’ont pas de référents commerciaux.

Nous sommes dans un monde qui est régis par la loi du marché. Pour que le corps de l’homme soit représenté, il faut « qu’il se vende ».
Don plus il va être représenté, plus il va être commercialisé, plus les choses vont fonctionner d’un point du vu marchand, plus il y a de chances qu’on le retrouve partout.

Il faut souligner que mon but n’est pas de renvoyer à ce que les femmes ont subi pendant des siècles. Je n’avais pas envie d’avoir un homme malmené dans les images. C’est ici un regard de femme que je pose sur des hommes et des corps d’hommes d’âge, de culture, de peau différents. Ce qui m’intéressait, c’était de montrer l’homme. Le montrer comme il a été rarement perçu et vu.

Et donc en ça c’est « révolutionnaire ». Je ne suis pas la seule, je ne suis pas la première et je ne vais évidemment pas être la dernière, mais c’est quelque chose de plutôt nouveau et de plutôt rare.

Pluto, Paris, 2021 © Sonia Sieff
Pluto, Paris, 2021 © Sonia Sieff

C'est important de montrer cela. Car le corps nu d'homme qu'on peut avoir l'habitude de voir, c'est très façonné, avec une esthétique très précise.

C’est ça. C’est un homme qui a un corps particulier. Un archétype, et malheureusement ce n’est pas l’homme moi qui m’émeut. Qu’il y ait des hommes avec des corps incroyables, très bien, mais je trouve que le nu se doit aussi d’aller explorer l’homme d’à côté. Car c’est lui qui nous émeut. Il nous renvoie à quelque chose de beaucoup plus intime et personnel et donc ça va aller toucher quelque chose de plus réel aussi.

Je pense qu’on peut « s’identifier ». Il y a beaucoup d’hommes qui achètent cet ouvrage.
Alors les gays bien sûr, les femmes bien sûr, mais les hommes hétérosexuels pour eux aussi, et pour moi c’est ça la révolution. La révolution c’est que l’homme hétérosexuel puisse envisager l’homme nu comme de l’art et pas sous le prisme sexuel ou sous le prisme d’un rapport.

Le nu ce n’est pas le sexe, le nu c’est la chose la plus naturelle au monde. On nait nu. Ce n’est pas le corps qui est sexuel. Et si le corps est sexualisé, s’il y a des références sexuelles, c’est la perversité et le trouble de l’être humain.

Le nu, c'est l'intime, et la photo de nu c'est donc rentrer dans l'intime. Et j'imagine qu'avec les hommes, ça n'a pas été une mince affaire. Comment est-ce que vous avez réussi à les décomplexer, à les mettre à l'aise ?

C’est mon métier de mettre les gens en confiance. La photographie, c’est un rapport de confiance. Il faut accepter de se donner, de poser face à quelqu’un. Le modèle doit avoir confiance en son regard et en son point de vue.
Et ensuite, en ce qui concerne la nudité c’est une étape au-dessus dans ce rapport. Les modèles étaient en confiance, ils savaient ce que je voulais faire. Ils sentaient dans nos échanges, dans tout le travail qui a été fait en amont et pendant que je n’étais pas là pour les juger. Je n’étais pas là pour les malmener, je n’étais pas là pour montrer qu’ils voulaient cacher. Ce n’est pas ça, mon propos. Mon propos, c’est de travailler avec quelqu’un, c’est une collaboration. Il n’y a pas de domination d’un modèle du photographe sur le modèle.
C’est une collaboration, une discussion, un échange qui donne lieu à des images. Le modèle est hyper important pour moi et hyper actif dans les images.

Rendez-vous Le jeune homme en fleurs, Copenhague, 2021 © Sonia Sieff
Le jeune homme en fleurs, Copenhague, 2021 © Sonia Sieff

Est-ce qu'il y a une photo en particulier que vous affectionnez dans cet ouvrage ?
Peut-être celle qui a servi à la couverture ?

La couverture c’est un exercice particulier. Une couverture ça raconte le livre mais surtout elle doit marquer, elle doit donner des messages qui sont propres au livre.

J’ai très peu fait de studio pour ce projet, mais pour la couverture c’est un portrait en studio. Je l’ai gardé car c’est une image joyeuse. Il y a ce jeu d’ombres avec la serrure sur le corps de l’homme. L’idée, c’était de mettre en avant ce que l’homme avait à nous apprendre et à nous révéler.

Et puis, il y a le titre, évidemment, « Rendez-vous ! ».
C’est un jeu de mots sur le rendez-vous amoureux, la rencontre et surtout le « Rendez-vous! », baissez les armes, l’acceptation en fait de se rendre, de capituler, surrender

Et ensuite, par rapport à d’autres images que je peux aimer, il y en a en fait beaucoup d’autres. Il y a plein d’images, de poésie… Cela dépend des jours, de mon humeur. Je pense que l’image est le reflet de ce qu’on est, de l’humeur du jour.

Aujourd’hui, ce serait peut-être une des images que j’ai faites à Marseille d’un garçon qui court nu dans un espèce de petit passage dans une forêt, dans les Calanques. Ou alors l’image de ce même garçon dans le ciel bleu avec des pins, comme s’il y avait une constellation.
Après, demain, je vous dirai une toute autre image.
Ça dépend de l’état du jour. 

Pour admirez toutes les photos de ce brillant projet nous vous invitons à découvrir sans attendre le livre Rendez-vous ! publié aux éditions Rizzoli mais aussi à visiter les expositions dédiées.

Le livre : Rendez-vous ! 

Expositions :

du 2 au 17 avril
galerie OFR
20, rue Dupetit-Thouars 75003 Paris

à partir du 20 juin
Concert Store Jogging
107 Rue Paradis, 13006 Marseille

Sonia Sieff : Site Instagram

 

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Collection de mains Collecting Hands Monaris

Les saisissantes photographies de mains de Monaris

La photographe Monaris présente sa collection de photographies de mains. Une exploration captivante où chaque cliché révèle bien plus que ce que l’on voit à première vue. Avec un style cinématographique saisissant, elle transforme chaque image en une véritable œuvre d’art. Elle fait le portrait de ces inconnus, sans même nous montrer leurs visages. Laissant leurs mains nous raconter des histoires uniques et émouvantes. Une simple paire de mains peut ainsi révéler une richesse insoupçonnée, à travers ses gestes et les objets qu’elle tient, et offrir une perspective profonde sur l’humanité.

Collecting Hands

Collecting Hands est une série de photos en cours qui se concentre sur les détails et les textures de la main humaine. Chaque paire de mains raconte l’histoire unique d’une vie – nos réalisations, nos luttes, notre travail acharné et nos sacrifices. Beaucoup de ces histoires peuvent être racontées par les différentes nuances dans les vêtements, les tons de peau et même les objets que le sujet tient dans ses mains. En assemblant cette série, je me rappelle la beauté simple de l’humanité dans ces cadres.

Cette série est une invitation à se fonder sur le fait qu’aucune paire de mains ne partage ou ne raconte la même histoire, mais d’une manière ou d’une autre, malgré nos différentes expériences dans la vie, nous sommes capables de nous relier les uns aux autres sur un terrain commun : la vie. – Monaris

Quand et où avez-vous début la série photo de collection de mains ?

Au cours des sept dernières années, je me suis plongée dans l’art de collectionner les mains aux quatre coins du monde. Ce qui a commencé comme une simple habitude d’observation s’est rapidement transformé en une profonde fascination pour cet aspect unique du comportement humain.

Les photos qui composent cette série sont-elles prises sur le vif ?

Toutes les images de cette collection sont entièrement spontanées. Je trouve beau de capturer les gens tels qu’ils sont naturellement, sans aucune modification ni pose. J’ai toujours préféré cette approche, car elle me permet de documenter des moments authentiques. Ainsi, qu’il s’agisse de cette collection ou de la plupart de mes autres photographies, elles sont toutes capturées spontanément, dans l’instant, sans aucune intervention ou direction de ma part.

Monaris

Pouvez-vous nous en dire plus sur vous. Comment avez-vous débuté la photographie ?

Mon voyage dans la photographie a commencé comme un passe-temps, immédiatement après avoir téléchargé Instagram en 2014. Toutefois, il s’est rapidement transformé en une passion qui a changé ma vie d’une manière que je n’aurais jamais pu imaginer.
Née à Porto Rico, j’ai toujours eu un amour profond pour la narration visuelle, et à travers mon objectif, je vise à capturer les moments qui nous entourent, en les transformant en scènes de films qui n’existent pas encore. Au cours des sept dernières années, j’ai eu le privilège de travailler avec de nombreuses marques, ce qui m’a permis de perfectionner mes compétences et d’affiner ma vision artistique. En tant qu’ambassadrice de Lightroom et de Sony, j’ai eu l’occasion de présenter mon travail et d’inspirer d’autres personnes à poursuivre leurs passions créatives.

La narration est un élément clé sur lequel je mets l’accent dans mon travail personnel et professionnel. Grâce à une composition soignée et à la théorie des couleurs, je m’efforce de créer des images qui évoquent des émotions et transportent les spectateurs dans de nouveaux mondes. Dans l’ensemble, la photographie a été pour moi bien plus qu’une simple carrière : elle a été un voyage de découverte de soi et de transformation. Je suis reconnaissante des opportunités qu’elle m’a offertes et impatiente de continuer à repousser les limites de la narration visuelle dans les années à venir.

La photographe Monaris
La photographe Monaris