Pour Noël offrez des cours photo avec Graine de Photographe

Pour Noël offrez des cours photo !

Pour Noël offrez des cours photo avec Graine de Photographe

Ce Noël offrez des cours photo avec un chèque cadeau ! Valable 1 an et envoyé immédiatement par e-mail, une super idée cadeau à offrir à sa famille ou à ses amis !

Cours, ateliers ou stages, techniques ou créatifs, en studio ou en extérieur, masterclass, pour les enfants ou les adultes, notre offre couvre une très large déclinaison de possibilités pour découvrir la photographie ou se former à de nouvelles techniques.

Disponible sur le site grainedephotographe.com, à partir de 49 !

Noël approche à grands pas et vous êtes à court d’idées cadeaux pour vos proches et vous-même ? Chez Graine de Photographe, on a eu envie, comme tous les ans, de vous donner un petit coup de pouce en vous proposant 20 idées de cadeaux qui ravirons aussi bien les passionnés les plus aguerris que les photographes en herbe.

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Idées cadeaux


Comment le style artistique affecte les jeux vidéo ?

 

Dans la société dans laquelle nous vivons, tous acceptent le fait que les jeux vidéo représentent une industrie florissante. Cela est tout à fait normal, étant donné que ce marché effleure aujourd’hui les 200 milliards de dollars. Néanmoins, il y a un aspect qui est souvent négligé : c’est qu’il s’agit par-dessus tout, d’un art. Sachez qu’une œuvre artistique n’est pas limitée à l’impressionnisme d’un tableau ni à une vision romantique. On le retrouve désormais dans l’univers gaming. Comment le style artistique affecte-t-il le monde du jeu vidéo ? Nous vous expliquons tout dans cet article.

L’évolution du concept d’œuvre d’art à travers le temps

Par définition, on entend par œuvre d’art, tout objet jouissant d’une valeur tant esthétique que conceptuelle. Si celle-ci a toujours fait référence à une sculpture en pierre ou à une toile de peinture, on peut aujourd’hui y associer les images photographiques, l’architecture ainsi que le dessin. Elles évoqueraient ainsi un ouvrage façonné par des artistes, ayant fait appel à des techniques précises dans leurs créations respectives. Il faut cependant noter que ce concept tend à évoluer en permanence. L’art moderne touche plus de domaines qu’on ne le pense généralement. On parlera ainsi du cinéma, d’art de la scène, de musique ou de pixel art, que l’on retrouve notamment dans l’univers des jeux vidéo.

L’esthétique dans les jeux vidéo

En jeux vidéo, un ouvrage design se rapporte communément à des titres comme Flower, Ico ou encore Shadow of the Colossus. Cela est donc légitimé par un graphisme réussi. Le Pixel Art y trouve également sa place. Si le pixel n’est pas nouveau dans le monde de l’informatique, son association avec le côté artistique est plutôt récent. Les images sont alors traitées au pixel près, ce qui requiert une puissance de calcul élevée en plus d’un logiciel performant.

La taille augmentée a toujours été une contrainte pour les concepteurs. Ces derniers ne pouvant réaliser que des jeux gratuits de guerre aux allures très simplistes, ils trouvaient tout de même un moyen de créer un univers magique et magnifique, capable de marquer les esprits. La venue des équipements plus performants a ensuite permis le rapetissement des pixels, ce qui est à l’origine de la qualité d’image dont on bénéficie actuellement.

Comment le style artistique affecte les jeux video ?

La rétrogaming aux devants de la scène

Le créateur de jeu vidéo dispose aujourd’hui de plus de choix. Ainsi, malgré les améliorations certaines sur le plan graphique, le gros pixel trouve encore ses adeptes. Parmi les titres les plus connus, nous avons par exemple Towerfall, Minecraft, Broforce ou Dead Cells. Bien que l’industrie des jeux se développe, ces anciens designs restent très prisés pour leur originalité. Car oui, il s’agit d’une initiative volontaire dont le but est de donner du cachet, que ce soit à travers un gameplay ou un détail en particulier. L’avènement d’Internet n’a fait qu’accélérer cette tendance. En effet, de nombreux joueurs d’un certain âge s’impatientent à découvrir les remakes des jeux qui leur ont profondément marqué, du style Megaman ou Final Fantasy 17.

Un style défini pour se démarquer

Le nombre de pixel étant une contrainte, les artistes pixel art se retrouvent dans l’impossibilité de peaufiner les détails de leurs personnages. Cette limitation a poussé leur créativité au summum. On remarque effectivement que chaque personnage est conçu artistiquement : assez simpliste mais évocateur d’une idéologie. On soulignera, ici, le héros italien du jeu Super Mario. Au lieu de dessiner des cheveux ou une bouche, le créateur a misé sur une simple casquette ainsi qu’une moustache pour se conformer à la limite des 16 pixels sur 12.

Trouver un concept marquant dans cette simplicité relève de tout un art dans la mesure où en plus de s’ancrer dans l’esprit, il garantit la fluidité du gameplay. D’ailleurs, il faut souligner que même si les années ont passé, ces apparences ont été préservées ou très légèrement modifiées. C’est le cas par exemple de la Saga Meta Slug, dont les animations en 2D font parler d’elle, au même titre que son chara design. Ce style artistique a été conservé, et ce, depuis 1996. Cela témoigne du caractère intemporel de ces designs.

Les créations vidéoludiques sont accessibles à tous

Le pixel art ne lasse pas les concepteurs de jeux vidéo. De plus, il faut noter que cette pratique n’est pas réservée à une poignée de game artists. Il ne faut pas oublier que le but est de présenter un résultat minimaliste, mais qui saura séduire les fans. Cela dit, avoir une maîtrise des techniques de dessin sera d’une grande aide. Cela amènera certainement le style artistique adapté aux jeux vidéo à un cran supérieur.


Album photo

Conseils : Comment faire un album photo de qualité ?

Comment réaliser un album photo ? Voici une des grandes questions des adeptes de la photographie ! Après avoir déclenché maintes et maintes fois votre appareil, les photos de vos proches et voyages se perdent sur votre carte mémoire ou téléphone.

Il n’y a pas de secret, pour valoriser vos images ; et éviter qu’elles ne disparaissent en même temps que votre disque dur qui vient de rendre l’âme sans raison ; ils faut les imprimer !

Alors, pour sublimer une belle image, un tirage c’est bien, mais pour partager une expérience un album c’est l’idéal !

Album photo

Voici donc nos quelques conseils pour réaliser un album photo de qualité :

  • Définir le sujet de son album photo
  • Trier ses photos
  • Bien choisir son outil de création
  • Personnaliser son album photo

Album photo

Définir le sujet de son album photo

Réaliser un livre photo, c’est raconter une histoire. C’est garder le souvenir de ce voyage, cet évènement en famille… Consacrez votre album à une période ou un événement particulier. Il vous sera ainsi plus facile et plaisant de vous replonger dans ce souvenir !

Trier ses photos

Surement la partie la plus fastidieuse dans la création d’un livre photo. Sur le moment vous avez adoré immortaliser ces instants ; mais une fois devant votre ordinateur, force est de constater que vous avez en tout 1250 images ; dont 50 de ce sublime coucher de soleil sur la dune !

Photo de l’un de nos élèves dans le cadre du Workshop photo de paysage

Bien choisir son outil de création

Si le tri des photos est une part importante du travail, le choix de l’outil pour créer votre album photo est tout aussi essentiel. En effet, vous allez passer du temps sur celui-ci. Il est donc important de bien le choisir. La marque CEWE – leader européen de l’impression photo et spécialisé dans les objets photo personnalisés – propose un large choix de format d’album photo. Son logiciel de création, que vous pouvez télécharger sur votre ordinateur ou utiliser directement sur le site ou depuis l’application, est vraiment simple d’utilisation.

Personnaliser son album photo

Maintenant à vous de jouer ! Avec CEWE vous pouvez tout personnaliser de A à Z ! Le format, les couleurs, le papier, la couverture, la reliure… Créer l’album qui vous ressemble en tous points et qui correspond au souvenir que vous voulez garder.

Album photo

Vous manquez parfois d’inspiration pour gâter vos proches ? Anniversaires, Pâques, fête des mères, fête des amis… Et si vous optiez pour l’originalité et la personnalisation de vos cadeaux ? Nous sommes prêts à parier qu’un album photo d’un souvenir en commun, d’un voyage entre amis, d’une réunion de famille ; sera le cadeau inoubliable qui comblera vos proches !

CEWE c’est aussi un large choix de supports pour imprimer vos plus belles photos ! Une tasse de café pour penser à vos proches dès le matin, une coque de téléphone pour les avoir toujours avec vous, un puzzle de votre paysage préféré… Et bien plus encore selon votre créativité !

Plus qu’un objet, un album photo, ce sont des souvenirs et des émotions !

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escaliers colorés par Éric Forey

Photographier la ville, chercher la créativité par la série

Extrait du livre « Serial Photographer » d’Éric Forey, publié aux éditions Eyrolles

En photographie, comme dans toutes les disciplines artistiques, s’imposer des contraintes techniques peut se révéler un carburant incroyable pour la créativité. Travailler en série également, car la série permet d’aiguiser son regard, de passer du stade de la rencontre fortuite avec son sujet à celui de la recherche, laquelle vous emmènera ailleurs, plus loin. Le milieu urbain est pour cela un formidable terrain de jeu.

Mais est-il possible de faire une série à partir d’un seul et même sujet, par exemple un élément architectural unique ? Et comment faire ?

Cela faisait un moment que je souhaitais me rendre à Genève pour photographier un escalier de parking public, d’une superbe couleur jaune. J’en avais déjà vu quelques photos, et l’idée était bien entendu de ne pas faire les mêmes. Tant d’attente avait aussi fait naître en moi l’envie de réaliser une série – envie assez floue, car je ne connaissais des lieux que quelques fragments repérés sur de rares images, et je ne savais pas encore si j’allais créer une série autour de cet escalier ou l’intégrer dans une série de photos d’escaliers déjà en cours.

Une fois sur place et après plusieurs prises de vue, j’ai réalisé qu’à cause de la configuration des lieux il était compliqué d’obtenir des photos vraiment différentes les unes des autres, avec toujours cette contrainte d’essayer d’éviter de refaire celles des autres photographes. Le jaune vif et uni des murs allait m’apporter la solution : je savais qu’il me serait assez facile, sur de telles surfaces, de changer les couleurs au post-traitement sans que cela n’apparaisse trop artificiel.

J’ai donc varié quelque peu les angles (dans la mesure du possible), puis utilisé mon logiciel de post-traitement pour sélectionner toute la partie jaune et jouer sur les couleurs. J’ai facilement obtenu de l’orangé, du vert et du rouge ; ces couleurs très tranchées m’ont permis d’enrichir la diversité des prises de vue de base. J’avais matière à continuer quelques approches colorimétriques supplémentaires, mais j’ai estimé que, compte tenu de la vibrance des couleurs utilisées, quatre photos seraient suffisantes pour cette série, sous peine d’overdose.

D’autres approches sont envisageables, et très faciles à aborder en milieu urbain. Pour la série suivante, le sujet est un ensemble de deux gymnases dans une ville de Haute-Savoie. Il y a là une possibilité d’alterner les angles plus aisément. Je me suis donc attaché à réaliser une série de quelques photos en changeant nettement les points de vue. De surcroît, la personnalité de ces bâtiments est assez forte pour supporter des variations d’environnement météorologique, je suis donc revenu photographier ce bâtiment à plusieurs reprises pour pouvoir profiter de ciels très différents, du ciel estival le plus parfaitement bleu jusqu’au ciel d’orage, en passant par diverses palettes. Ici, je n’ai pas trouvé la fantaisie dans le traitement de mes photos mais dans les angles de prise de vue et la diversité climatologique – ce qui, vous en conviendrez, aurait été plus difficile à appliquer pour un escalier intérieur… Cette plus grande variété permet d’inscrire davantage de photos dans la série que pour la série précédente.

Article extrait de l’ouvrage « Serial Photographer » d’Éric Forey, paru aux éditions Eyrolles

Couverture du livre « Serial Photographer » d’Éric Forey, paru aux éditions Eyrolles

Editions Eyrolles : Site – Eric Forey : Site

Eric Forey est un photographe urbain à l’univers très graphique et coloré. Régulièrement exposé dans toute la France, son travail est régulièrement publié dans la presse spécialisée et récompensé de prix prestigieux. Il partage ses travaux sur son site et à travers des conférences et des stages dédiés à la photo urbaine, à la photo d’architecture et aux séries photographiques.

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Portait Dulac

"Les secrets de la photo lifestyle" de Baptiste Dulac, publié aux éditions Eyrolles

En photographie de portrait, « appuyer au bon moment », certes, c’est important, mais ce n’est pas suffisant. Appuyer au bon moment lorsqu’il s’agit de saisir des émotions est loin d’être si évident, car non seulement les émotions sont imprévisibles, mais on ne sait pas non plus à quel instant, elles seront le plus « photogéniques ». 

Portait Dulac

L’émotion est très palpable. Le sourire, les plis du nez et la forme des yeux ne trompent pas : Jessica vit une belle émotion. Et j’aime à croire que cette émotion est contagieuse, qu’en regardant cette image vous allez ressentir ne serait-ce qu’un peu de son bonheur.

35 mm, f/1,4, 1/250 s, 125 ISO

 

La base du lifestyle, c’est la confiance ; pour l’émotion, c’est également vrai. La confiance est le socle sur lequel vous allez pouvoir bâtir votre séance photo, une confiance suffisamment grande pour que vos modèles se sentent à l’aise avec vous jusqu’à vous oublier petit à petit, vivre leur vie et libérer leurs émotions comme si vous n’étiez pas là.

Mais la plus grosse difficulté en portrait lifestyle ne se trouve pas ici. Pour capter des émotions, il va falloir que vos modèles se sentent suffisamment en confiance pour se laisser aller à vivre pleinement l’instant présent, qu’ils se sentent suffisamment en confiance pour oublier votre regard sur eux, leur peur d’être jugés (« je ne suis pas photogénique ») et s’autorisent à montrer leurs sentiments, et pour le dire plus franchement à se lâcher ! Car oui, il va falloir qu’ils laissent libre cours à leurs émotions. S’ils sont timides et réservés dans la vie, la séance va leur demander un petit travail sur eux-mêmes, et il va falloir les aider. Et croyez-moi, dans tous les cas, ce n’est pas une mince affaire !

Portrait Dulac Lifestyle

Marie est une jeune maman d’un naturel timide et réservé. Passer devant l’objectif n’était pas si simple. Et pourtant, s’amusant avec Amélia, elle semble m’avoir complètement oublié. C’est exactement ce que je cherche à obtenir dans mes séances.

35 mm, f/1,4, 1/640 s, 100 ISO

 

En tant que photographe plaçant les émotions au cœur de ses images, je n’ai pas le pouvoir de les créer. En commandant un sourire « ouistiti », je peux obtenir un sourire coincé ; en demandant un rire, une bouche déformée ; en demandant des larmes de joie, un air décontenancé, dubitatif et que sais-je encore… Non, décidément, les émotions ne se commandent pas ! Elles appartiennent aux gens qui acceptent ou non de les montrer. Mon rôle, parce que mon but est de saisir ces divers ressentis, va être de créer un cadre dans lequel les gens se sentent suffisamment bien pour les exprimer.

Pour établir ce cadre, je vais recourir à différentes astuces :

  1. Avant la séance, j’envoie un questionnaire à mes modèles. Les réponses apportées seront autant d’éléments susceptibles de m’aider à créer un climat de confiance et à mener la séance.
  2. Pendant la séance, je m’intéresse sincèrement et profondément à eux. Je leur pose (encore) des questions et rebondis par exemple sur des informations données via le questionnaire – ils voient ainsi que je m’intéresse sincèrement à eux et que j’ai pris soin de préparer la séance. 

Portrait Dulac Lifestyle
©dulac

J’avais demandé à Soizic et Loïc de se remémorer un souvenir heureux.

35 mm, f/1,4, 1/320 s, 125 ISO

  1. De la musique. Dans le questionnaire, je leur demande quelle(s) musique(s) ils aiment (y compris les enfants) de manière à les passer pendant la séance.
  2. Shooter, shooter et shooter ! Mais vraiment beaucoup. Il m’arrive lors d’une séance de 2 heures de déclencher 1 500 fois. Parfois, on a l’impression qu’il ne s’est rien produit et quand on regarde les photos à tête reposée, on se rend compte d’un détail, d’un geste, qui vient souligner une émotion.

5. Proposer des interactions qu’ils sont tout à fait libres de refuser… Des interactions à découvrir dans la suite de l’ouvrage..

Portrait Dulac Lifestyle
©Dulac

Nora et Cyril se sont mis à jouer… Cyril voulait porter Nora de façon romantique, sauf qu’ils n’y arrivaient pas, et ils sont partis dans un énorme fou rire. La photo fonctionne à merveille. S’ils n’avaient pas été en confiance avec moi et si j’avais été trop directif, ils ne se seraient sans doute pas amusés comme cela. Les laisser libres m’a permis d’obtenir cette image.

35 mm f/1,4,1/2 000 s, 100 ISO

 

Article extrait de l’ouvrage « Les secrets de la photo lifestyle » de Baptiste Dulac, paru aux éditions Eyrolles

 

Dulac Portrait Lifestyle
©Dulac

Éditions Eyrolles – Baptiste Dulac

 

 

À DÉCOUVRIR : 

Une masterclass portrait exceptionnelle avec le photographe Arnault Joubin.


Les Secrets de la Photo de spectacle par Sébastien Mathé, éditions Eyrolles

Photo de spectacle, le théâtre et l’opéra

Extrait du livre « Les secrets de la photo de spectacle » de Sébastien Mathé, publié aux éditions Eyrolles.

Photographier le spectacle vivant est globalement difficile, mais certaines disciplines sont un peu plus accessibles que d’autres. Le rythme des pièces de théâtre et d’opéra est assez lent : pour raconter une histoire et pour que les émotions aient le temps de toucher les spectateurs, des respirations sont nécessaires, la difficulté ne sera donc pas tant dans la gestion de la vitesse d’obturation que dans la précision des compositions.

Votre premier atout sera votre capacité à vous concentrer pour déclencher au moment pertinent. À une fraction de seconde près, un regard deviendra fuyant, l’équilibre entre les protagonistes d’un groupe sera rompu. L’idéal est de réussir à suivre l’intrigue pour s’approcher au mieux des émotions des artistes et s’imprégner profondément du rythme de la narration, afin de sentir le moment où il faut déclencher.

Autre difficulté, la taille des salles : un reportage requiert habituellement à la fois des plans larges et des plans serrés pour rendre compte de la scénographie et des émotions qui traversent les personnages. Vous devrez varier souvent les valeurs de cadre en fonction de votre distance à la scène, et apprécierez la souplesse des zooms pour changer de focale sans changer d’objectif (mes 24-70/2,8 et 70-200/2,8 font merveille dans cette spécialité depuis des années).

 

Les Secrets de la Photo de spectacle par Sébastien Mathé, éditions Eyrolles
Parfois le spectacle est aussi dans la salle, raison de plus pour ne pas négliger le décor et cadrer large. (Iphigénie en Tauride, au Palais Garnier). 24-70 mm à 45 mm, 1 600 ISO, 1/30 s, f/4, Canon 5D.

Attention, se déplacer physiquement et changer de focale joue sur le sentiment d’immersion dans l’image ! Dans les très grandes salles, il pourra s’avérer difficile d’obtenir des portraits serrés, alors que dans les salles plus petites, vous manquerez souvent de recul ; essayez néanmoins d’obtenir un équilibre entre les différentes valeurs de plans, votre reportage n’en sera que plus vivant.

Vous serez aussi confronté à l’obscurité, car l’éclairage scénique peut parfois devenir très faible. La mise au point et l’arrêt des mouvements (absence de filé) pourront alors être difficiles à réaliser, les collimateurs autofocus auront du mal à détecter le sujet et vous serez contraint d’opérer avec une vitesse d’obturation basse (demi-seconde dans des cas extrêmes). J’ai ainsi souvenir d’une scène dans laquelle les comédiens étaient éclairés à la bougie (par chance ils bougeaient peu !) et où j’ai dû employer des réglages un peu inhabituels (f/2,8, 1/4 s, 6 400 ISO). Pour ce genre de cas, des optiques fixes encore plus lumineuses peuvent s’envisager (85 mm ouvrant à f/1,4 par exemple, ou 135 mm/1,8), car même une ouverture à f/2,8 sera parfois insuffisante. En environnement (très) sombre, je vous conseille donc vivement l’emploi d’un trépied pour éviter de bouger pendant la prise de vue.

Malgré l’écoulement tranquille du temps qui caractérise le théâtre et l’opéra, n’oubliez pas qu’une image qui donne envie est aussi, souvent, une image perçue comme « vivante », « animée » :

  • si un interprète s’arrête puis marche sur scène, déclenchez juste avant que son pied arrière ne décolle du sol : pour l’opéra en particulier, cela redonnera un peu d’allant à vos images, car chanter impose un ancrage au sol fort et donc des positions souvent statiques (plus qu’au théâtre)

 

Les Secrets de la Photo de spectacle par Sébastien Mathé, éditions Eyrolles
Cette image, extraite de Un Bal masqué à l’Opéra Bastille, mise en scène Gilbert Deflo, est très statique (statue imposante en pierre, gradins vides, décor froid). J’ai attendu que le chanteur se remette en marche pour l’animer un peu.
70-200 mm à 73 mm, 1 600 ISO, 1/30 s, f/2,8, Canon 5D.
  • très important aussi, la bouche des interprètes : fermée, vous perdrez un peu vie, trop ouverte, le résultat sera souvent disgracieux. L’idéal est la position entrouverte, qui symbolise une forme d’étonnement et de sidération très prisée au théâtre. Pour le lyrique, cette position intermédiaire est encore plus essentielle (c’est même la seule option possible), car à pleine voix la bouche des chanteurs est souvent très ouverte, ce qui les dessert visuellement.

 

Les Secrets de la Photo de spectacle par Sébastien Mathé, éditions Eyrolles
La bouche entrouverte, un repère fiable pour réussir un portrait de chanteur lyrique (La Tosca, à l’Opéra Bastille)
70-200 mm à 130 mm, 1 600 ISO, 1/20 s, f/2,8, Canon 5D

Pour maximiser vos chances de saisir l’instant parfait, vous pourrez déclencher en rafale, mais attention au bruit si des spectateurs sont assis à côté de vous… Pour l’art lyrique plus encore que pour les autres types de spectacles, l’arrivée des boîtiers hybrides totalement silencieux est une révolution. Je vous conseille vivement leur achat si vous envisagez de vous spécialiser dans ce domaine.

Article extrait de l’ouvrage « Les secrets de la photo de spectacle » de Sébastien Mathé, paru aux éditions Eyrolles.

 

Les Secrets de la Photo de spectacle par Sébastien Mathé, éditions Eyrolles
Photos première de couverture : (haut) Ichikawa Ebizō XI dans Kanjincho, au Palais Garnier en 2007 © Sébastien Mathé – Opéra national de Paris / (bas) Les danseurs de l’Opéra national de Paris dans Le Sacre du Printemps, de Pina Bausch, au Palais Garnier en 2010 © Sébastien Mathé – Opéra national de Paris

Éditions Eyrolles : Site – Sébastien Mathé : Site

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Photo de rue en Noir et blanc de Gildas Lepetit-Castel

Street photography, organiser et composer une image sur le vif

Extrait du livre « Les secrets de la photo de rue » de Gildas Lepetit-Castel publié aux éditions Eyrolles

L’une des particularités de la photographie de rue est de travailler dans l’action, de ne pas intervenir ou mettre en scène en dictant aux passants des attitudes, bref en jouant avec le réel. On la rapproche en cela souvent du reportage, mais elle est avant tout un témoignage subjectif sur le monde qui nous entoure. L’anticipation est une donnée clé pour devenir un bon photographe de rue. Il faut apprendre à prévoir les choses, savoir regarder à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du cadre, comprendre ce qui va ou non interagir dans l’image.

Je m’amuse souvent de ceux qui conseillent de déclencher en rafale. Cette méthode n’apprend pas à saisir le temps fort d’une situation, ce qui est pourtant le but de la photographie et encore plus de la street photography. Ensuite, à la lecture des images, il s’avère souvent que la bonne photo n’a pas été enregistrée. Vous seul savez quand déclencher. Bien sûr, vous pouvez shooter plusieurs fois, mais à force d’entraînement faites en sorte de n’appuyer qu’une seule fois sur le déclencheur. Quand vous serez parvenu à analyser une scène, à la recomposer à travers le viseur et à déclencher à l’instant T, vous aurez atteint votre but.

Voici des photographies prises au rythme de la marche, sans avoir choisi un cadre ni attendu mais déclenché parfois sans s’être arrêté de marcher. La mise au point est parfois incertaine, on peut y trouver du bougé mais ne représentent-elles pas la vie et son mouvement ?

©️ Gildas Lepetit-Castel – Londres, 2010. « Je courais pour prendre un métro lorsque je vis passer deux femmes dans le couloir, marchant en sens opposé. Le cadrage n’a pu être soigné, mais le métro à l’arrière-plan et ces deux silhouettes évoquent parfaitement la sensation fugitive de l’instant. »

 

©️ Gildas Lepetit-Castel – Londres, 2014. « C’est en descendant dans un passage souterrain que j’aperçus cet homme. Sa posture m’a servi de structure pour construire ma composition. »

 

©️ Gildas Lepetit-Castel – Rennes, 2013. « Ici, tout est affaire de lignes, de formes et de contrastes. »

Afin de photographier sans être vus, certains photographes – comme Robert Frank dans sa série Les Américains ou bien encore Garry Winogrand – placent l’appareil à hauteur de hanche et déclenchent au jugé. Ce procédé est déconseillé si vous employez une focale longue type 85 mm. Il est préférable de travailler au grand-angulaire afin de saisir plus d’éléments dans le cadre et d’utiliser l’hyperfocale pour assurer une profondeur de champ correcte. L’image ne pouvant être composée consciemment nécessite souvent un recadrage afin d’équilibrer la composition. Le plus souvent, ce type de cadrage provoque une prise en contre-plongée rapidement identifiable à la lecture de l’image.

Article extrait de l’ouvrage « Les secrets de la photo de rue » de Gildas Lepetit-Castel, paru aux éditions Eyrolles

Éditions Eyrolles : Site – Gildas Lepetit-Castel : Site

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Workshop Street Photography à Paris avec le photographe Thomy Keat

Workshop Street Photography à Paris avec le photographe Thomy Keat

 Graine de Photographe vous propose de participer à un workshop street photography exclusif de 2 jours avec le photographe Thomy Keat !

Workshop Street Photography à Paris avec le photographe Thomy Keat
© Thomy Keat

Cet atelier exceptionnel sur l'art de la street photography avec le photographe Thomy Keat membre des collectifs  de street photographer Fragment et Regards Croisés , est réservée aux photographes d'un niveau intermédiaire (vous devez maitriser les modes semi-automatiques priorité ouverture et priorité vitesse).

"La Street photography ou photo de rue a beaucoup évolué depuis l'avènement du numérique. L'essence même de cette pratique reste la même, arpenter les rues, saisir des instants, illustrer son environnement, être proche de son sujet.
Ce Workshop a pour vocation de vous permettre d'être prêt pour tous les instants. Savoir se confronter à autrui, composer ses images avant la prise de vue, éditer vos images pour leur donner un impact, être critique vis-à-vis de vos images, et surtout prendre du plaisir pour faire une photo récréative et enrichissante."- Thomy Keat

 

Workshop Street Photography à Paris avec le photographe Thomy Keat
© Thomy Keat

Thomy Keat se spécialise dans la photo de portrait de personnalités du monde de la musique avec des artistes français ou internationaux. Il fut l'assistant du photographe Arnault Joubin pendant plusieurs années. Pratiquant la street photography et la photo de paysages lors de ses déplacements a l'étranger, il jongle avec l'architecture et l'humain, mais c'est avant tout la recherche du graphisme qui caractérise ses images.
Il est auteur de 2 livres, "100 objets de Roland Garros" et "Petites Histoires sans frontières".
Il remporte en 2019 le 3ème prix du concours "It's So Street" organisé par Compétence Photo en partenariat avec Fujifilm.

Workshop Street Photography à Paris avec le photographe Thomy Keat
© Thomy Keat

Retrouvez le programme de cette Masterclass Street Photography de 2 jours sur le site grainedephotographe.com !

 


Dorothea Lange

22 Femmes Photographes Célèbres

Découvrez notre sélection de 22 femmes photographes qui ont marqué l’histoire de la photographie.

Leila Alaoui
Leila Alaoui, photographe

Leila Alaoui (1982-2016)
France/Maroc

Vidéaste et photographe, Leila était spécialisée en photographie de reportage. Elle documentait des thématiques sociales telles que les migrations et les identités culturelles. Un hommage lui a été rendu lors de la dernière édition de la Biennale de Marrakech. Fondation Leila Alaoui

Leila Alaoui
© Leila Alaoui
Leila Alaoui
© Leila Alaoui
Hiromix
Hiromix, photographe

Hiromix
Japon

Photographe japonaise très connue au Japon. Elle débute dans le milieu après avoir gagné un concours de photographie récompensant les meilleurs photographes du Japon. Elle doit la victoire à « Seventeen Girl Days », sa série documentant crûment la vie des adolescents aux Japon.

Hiromix
© Hiromix
Hiromix
© Hiromix
Vanessa Beecroft
Vanessa Beecroft

 

Vanessa Beecroft
USA

Inscrite dans un contexte postmoderne, la photographe commence par étudier l’architecture avant de se tourner vers les Beaux-arts puis la scénographie. Ses travaux en sont par ailleurs fortement imprégnés, la composition et la mise en scène y tiennent une place principale.

vanessabeecroft.com

Vanessa Beecroft
© Vanessa Beecroft
Vanessa Beecroft
© Vanessa Beecroft
Lise Sarfati
Lise Sarfati, photographe

Lise Sarfati
France

La photographe autodidacte française Lise Sarfati inscrit ses photographies dans un rapport du corps et de l’existence au vide à travers ses portraits. Attirée par la Russie depuis ses études (son mémoire portait sur la photographie russe des années 20), elle consacre une partie de son travail photographique à l’évolution du pays. Aujourd’hui, Lise Sarfati vit et travaille aux Etats-Unis.

lisesarfati.com

Lise Sarfati
© Lise Sarfati
Lise Sarfati
© Lise Sarfati
Ellen Von Unwerth
Ellen Von Unwerth, photographe

Ellen von Unwerth
Allemagne

Photographe allemande dont la spécialité est la photographie de charme. Elle débute en tant que mannequin avant de devenir photographe. C’est avec le portrait de Claudia Schiffer que les photos d’Ellen von Unwerth deviennent célèbres. Elle est publiée dans Vogue, Vanity Fair ou encore The Face. ellenvonunwerth.com

Ellen Von Unwerth
© Ellen Von Unwerth
Ellen Von Unwerth
© Ellen Von Unwerth
Cindy Sherman
Cindy Sherman, photographe

Cindy Sherman
USA

Principalement connue pour ses autoportraits. Elle est considérée comme l’une des pionnières de la photographie postmoderne. Ses photos critiquent la société contemporaine mais également l’image et la place de la femme américaine type des années 1960-1970 à travers des autoportraits mis en scène.

Cindy Sherman
© Cindy Sherman
Cindy Sherman
© Cindy Sherman
Nan Goldin
Nan Goldin, photographe

Nan Goldin
USA

Elle puise son inspiration dans son entourage et débute la photographie en choisissant le noir et blanc. Elle évolue vers la couleur et les lumières artificielles plus tard dans sa carrière. Sa célèbre oeuvre « The Ballad of Sexual Dependency » voit le jour après 16 années d’exploration. Celle-ci aborde des thèmes tels que la violence, la fête ou encore la mort.

Nan Goldin
© Nan Goldin
Nan Goldin
© Nan Goldin
Bettina Rheims
Bettina Rheims, photographe

 

Bettina Rheims
France

Fortement inspirée par Diane Arbus, elle réalise des portraits de femmes qu’elle rassemble dans sa série Female Trouble en 1989. Elle exploite la question du genre dans ses séries Modern Lovers, les Espionnes et Kim.

Bettina Rheims
© Bettina Rheims
Bettina Rheims
© Bettina Rheims
Sally Mann
Sally Mann, photographe

Sally Mann
USA

Connue principalement pour ses photographies en noir et blanc à la chambre 20×25 qu’elle développe dans son laboratoire personnel. Ses travaux sont facilement reconnaissables par ses contrastes très creusés. C’est avec sa série « Immediate Family » qu’elle se réapproprie la photo de famille, créant au passage une controverse due aux thèmes sombres abordés (mort, violence). sallymann.com

Sally Mann
© Sally Mann
Sally Mann
© Sally Mann
Brigitte Lacombe
Brigitte Lacombe, photographe

 

Brigitte Lacombe
France

Portraitiste spécialisée en photos de célébrités. Elle immortalise notamment Leonardo DiCaprio, Mick Jagger, Meryl Streep ou encore Cate Blanchett. Vit et travaille à New York.

brigittelacombe.com

Brigitte Lacombe
© Brigitte Lacombe
Brigitte Lacombe
© Brigitte Lacombe
Annie Leibovitz
Annie Leibovitz, photographe

Annie Leibovitz
USA

Photographe spécialisée en portraits de célébrités. Elle est connue notamment pour sa série sur les stars version Disney. Récemment, elle a photographié des femmes au naturel pour l’édition 2016 du calendrier Pirelli.

► Découvrez l’ensemble de nos articles sur Annie Leibovitz

© Annie Leibovitz
Annie Leibovitz
© Annie Leibovitz
Jane Atwood
Jane Atwood, photographe

Jane Atwood
USA

Photographe de reportage américaine basée en France depuis 1971. Durant 10 ans, elle travaille sa série la plus connue, Women in Prison qui documente la vie de femmes incarcérées. Ses autres travaux majeurs sont tournés autour de thématiques sociales telles que les prostituées, les aveugles ou les malades du sida.

janeevelynatwood.com

Jane Atwood
© Jane Atwood
Jane Atwood
© Jane Atwood
Linda McCartney
Linda McCartney, photographe

 

Linda McCartney (1941-1998)
USA

Photographe américaine spécialisée dans le rock. Mariée au Beatles Paul McCartney et mère de leurs trois enfants : Stella, Mary et James.

lindamccartney.com

Linda McCartney
© Linda McCartney
Linda McCartney
© Linda McCartney
Mary Ellen Mark
Mary Ellen Mark, photographe

Mary Ellen Mark (1940-2015)
USA

Photo reporter américaine spécialisée dans le portrait social. Son intérêt porta sur les « left-behind », les exclus de la société. maryellenmark.com

► Découvrez notre article hommage sur Mary Ellen Mark

Mary Ellen Mark
© Mary Ellen Mark
Mary Ellen Mark
© Mary Ellen Mark
Vivian Maier
Vivian Maier, photographe

 

Vivian Maier (1926-2009)
USA

Photographe américaine d’origine française spécialisée dans les photos de rue. Son oeuvre fut découverte après sa mort et compte plus de 120 000 photos de rue.

vivianmaier.com

► Découvrez notre article sur Vivian Maier

Vivian Maier
© Vivian Maier
Vivian Maier
© Vivian Maier
Diane Arbus
Diane Arbus, photographe

Diane Arbus (1923-1971)
USA

Elle a beaucoup apporté au monde de la photographie. Documentant sa vision des États-Unis dans les années 60, ses travaux en noir et blanc ont influencé tout un mouvement, jusqu’à la réalisation même du film Shining, directement inspiré de son célèbre cliché « Identical Twins ».

Diane Arbus
© Diane Arbus
Diane Arbus
© Diane Arbus
Helen Levitt
Helen Levitt, photographe

 

Helen Levitt (1913-2009)
USA

Photographe américaine autodidacte spécialisée dans le documentaire et les portraits. C’est en photographiant les dessins d’enfants réalisés à la craie dans la rue qu’elle connût un réel succès.

► Découvrez notre article sur Helen Levitt

Helen Levitt
© Helen Levitt
Helen Levitt
© Helen Levitt
Lee Miller
Lee Miller, photographe

 

Elizabeth Lee Miller (1907-1977)
USA

Photographe et mannequin américaine. Elle a par ailleurs été le modèle de Picasso. Ayant documenté la seconde guerre mondiale, ses photos de reportage sont publiés dans le magasine Life. La photographe fut en effet l’une des premières à révéler l’existence des camps de concentration avec ses photos de cadavres entassés.

Lee Miller
© Lee Miller
Lee Miller
© Lee Miller
Lisette Model
Lisette Model, photographe

 

Lisette Model, Elise Amélie Felicie Stern (1901-1983)
USA

Photographe d’origine autrichienne spécialisée dans les photos de rue de New York dans les années 40. Parmi les célébrités qu’elle photographia, nous pouvons citer Frank Sinatra et Georges Simenon. Elle fut l’enseignante en photographie de Diane Arbus et Eva Rubinstein.

Lisette Model
© Lisette Model
Lisette Model
© Lisette Model
Berenice Abbott
Berenice Abbott, photographe

Berenice Abbott (1898-1991)
USA

Photographe américaine qui fît les portraits d’Angré Gide, Jean Cocteau ou de James Joyce entre autres. Pour elle : « Le rythme de la ville n’est ni celui de l’éternité ni celui du temps qui passe mais de l’instant qui disparaît. C’est ce qui confère à son enregistrement une valeur documentaire autant qu’artistique. » La photographie repose sur ce rapport au temps. ► Découvrez notre article sur Berenice Abbott

Berenice Abbott
© Berenice Abbott
Berenice Abbott
© Berenice Abbott
Imogen Cunningham
Imogen Cunningham, photographe

 

Imogen Cunningham (1883-1976)
USA

Photographe américaine dont l’oeuvre (plus de 70 ans de carrière) est au panthéon de la photographie américaine du XXème siècle. Pour elle : « la photographie est un art ou une profession où hommes et femmes ont les mêmes droits ».

imogencunningham.com

Imogen Cunningham
© Imogen Cunningham
Imogen Cunningham
© Imogen Cunningham
Dorothea Lange
Dorothea Lange, photographe

 

Dorothea Lange (1895-1965)
USA

Photographe américaine ayant réalisé ses travaux les plus connus lors de la Grande Depression. Nous lui devons la photo célèbre « Migrant Mother ».

Dorothea Lange
© Dorothea Lange
Dorothea Lange
© Dorothea Lange

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Portrait aquatique par Harry Fayt

Les sublimes nus aquatiques d'Harry Fayt

Né à Charleroi en 1979, Harry Fayt est un jeune photographe belge. À travers ses nus aquatiques, son travail se concentre principalement sur la recherche esthétique liée à la thématique de l’eau. Comme pour beaucoup d’artistes, c’est la figure féminine, quintessence de la beauté, qui l’influence et le guide dans son univers artistique. Il a choisi de la capturer dans l’eau, tout simplement.

Série après série, de nouveaux éléments sont intégrés et chaque séance inspire la prochaineLe spectateur est immédiatement conscient de la maîtrise technique et artistique que démontrent les photographies de l’artiste, avant même d’en saisir les intentions esthétiques.

Portrait aquatique par Harry Fayt
© Harry Fayt

Dans ses portraits nus aquatiques, il recherche la beauté, la pureté d’un certain angélisme. Il aime sublimer le corps féminin et le faire évoluer sans aucune pression extérieure, aucune résistance.

  • Comment avez-vous débuté la photo ?

J’ai su vers 14 ans que je voulais devenir photographe. Je suis entré dans une école de photo en Belgique à l’âge de 17 ans. J’ai ensuite fait de la photographie de concert pendant 5 ans et j’ai ouvert mon studio photo en 2005.

  • D’où vous est venue l’idée de prendre des photos sous l’eau ?

À l’époque, je réalisais beaucoup de photos de bébés et d’enfants. Mon amour pour l’eau m’a amené à faire des tests avec des bébés nageurs, mais ça n’a pas tourné comme je l’ai souhaité. Plus tard, je me suis entrainé sur des copines, ce qui m’a amené où j’en suis maintenant.

  • Comment choisissez-vous vos modèles ?

Tout dépend du projet. Je ne cherche pas les mêmes types de modèles pour mes nus que pour mes portraits. Grâce à des petits castings je sélectionne précisément qui j’ai besoin.

  • Où prenez-vous vos photos ?

Essentiellement dans des piscines publiques car j’ai besoin d’espace et de profondeur. Elles changent suivant l’importance du projet.

Portrait aquatique par Harry Fayt
© Harry Fayt
  • Comment préparez-vous vos séries ?

Actuellement, pour mes nouvelles séries, je pars d’une peinture qui m’inspire que j’adapte aux milieux aquatiques.
J’essaie de rassembler les éléments essentiels puis j’y ajoute ma touche personnelle. Ensuite, je réfléchis au fond, à la lumière, parfois le projet peut être inspiré par le visage d’un modèle mais le schéma en général reste le même.

  • Avec quel matériel travaillez-vous ? Comment retouchez-vous vos photos ?

J’ai mon boitier réflex dans un caisson de plongée Nauticam, ce qui me permet de plonger en toute sécurité. Au niveau de l’éclairage, j’ai des flashs sur générateur puissant Broncolor et des flashs sous-marins qu’on utilise en plongée en mer. Parfois, j’ai un équipement de plongée qui me permet d’être plus précis pour des projets plus importants.
En ce qui concerne la retouche, la première étape se passe dans Capture One où je retouche les couleurs, car dans l’eau le rouge disparaît très vite. Je règle les contrastes et les niveaux. À ce moment, on a déjà une idée beaucoup plus précise du visuel final.
Ensuite la phase Photoshop, qui prend pas mal de temps. Je n’ajoute en général aucun élément, tout ce qui se trouve dans mes photos l’étaient au départ. Je retouche essentiellement les bulles, les particules en suspension, les accessoires utilisés pour la photo (comme des poids, des flotteurs, des fils, des câbles, etc.). Cela peut donc prendre une journée complète. Souvent j’y reviens même plus tard, car avec le recul on s’aperçoit toujours d’autres petits défauts !

Portrait aquatique par Harry Fayt
© Harry Fayt
  • Quels artistes vous inspirent ?

Il y en a beaucoup ! J’aime les photographes qui recréent des univers grâce au matériel et à la lumière : David Lachapelle, Tim Walker, Rancinant, Tim Richardson, Gregory Crewdson, Solve Sundsbo, Recuenco, Erwin Olaf, etc.
Sinon, je suis fasciné par le pop 
surréalisme avec les artistes comme Mark Ryden, Nicoletta Ceccoli ou encore Ray Caesar.

J’aime ce paradoxe entre les images au couleurs joyeuses et le coté sombre, un peu comme la musique de Stromae. Joyeuse au premier abord, triste et inquiétante si on gratte un peu.

Portrait aquatique par Harry Fayt
© Harry Fayt

Harry Fayt : Site InternetInstagram

Observez la réalisation des nus aquatiques d’Harry Fayt en vidéo :

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