© Joe Bunni

Exposition - Joe Bunni, 25 ans à parcourir les océans...

© Joe Bunni
© Joe Bunni

La Seine déborde et Graine de Photographe invite Joe Bunni dans sa galerie de l’île Saint-Louis !

Chirurgien dentiste mais aussi plongeur passionné et photographe émériteJoe Bunni est avant tout un amoureux des mers et des océans qu’il parcourt, à vrai dire, depuis presque toujours. Capturant les merveilles que les eaux terrestres recèlent à plus ou moins 5 mètres – nom de son dernier livre photographique -, Joe ne cherche pas seulement à nous émerveiller.

Conscient de la fragilité de ces milieux et témoin de leur dégradation croissante, résultat des activités humaines, Joe Bunni est un ardent défenseur de ces écosystèmes.

 

VERNISSAGE le 26 janvier de 19H à 21H en présence de Joe Bunni

dédicace de son ouvrage Impressionniste de l’océan au profit de SOS océans

► Téléchargez votre invitation

LOGO SOSocéanfrench

Pour cette raison il décide de créer, en 2007, l’association SOS Océans qu’il préside encore à ce jour.

Le maître mot de l’association : prévention. C’est pourquoi Joe Bunni n’hésite pas à donner de sa personne et de son temps en se déplaçant dans les écoles afin de sensibiliser les plus jeunes à la sauvegarde des océans.

Mais puisque la situation est urgente et nous concerne tous, la prévention passe également par les expositions du photographe, ses livres ou encore une série documentaire en 5 épisodes diffusée sur Arte (bande annonce en fin d’article).

Dessins d'enfants d'écoles où le photographe Joe Bunni est intervenu avec son association SOS Océans
Dessins d'enfants d'écoles où le photographe Joe Bunni est intervenu avec son association SOS Océans
© Joe Bunni
© Joe Bunni

SOS Océans ne se contente pas de prêcher la bonne parole. L’association tient également à se mettre à l’eau à travers le financement d’une étude devant mener à la  création d’une réserve marine sur la côte pacifique colombienne.

D’autre part, SOS Océans dirige aussi une étude sur les populations de requins de l’atoll de Rangiroa dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie Française, étude visant à démontrer la fragilité de ces espèces.

© Joe Bunni
© Joe Bunni

Ce n’est donc pas 20 000 lieux sous les mers mais juste en dessous de la surface que nous vous proposons de plongerer, afin d’admirer la faune capturée par le regard de Joe Bunni au cours de 25 ans de photo !

Vainqueur du prix BBC wildlife en 2011 grâce à ses clichés d’ours polaire, son ouvrage A ± 5 mètres fut même distribué à l’ensemble des chefs d’états lors d’un sommet du G20 ! Preuve de l’universalité des problématiques liées à la conservation des océans vous aurez l’occasion de faire le tour du monde en restant au chaud et au sec dans la galerie Graine de Photographe…

Exposition Joe Bunni à la galerie grainedephotographe.com
du 22 janvier au 19 février 2018

14 quai de Béthune 75004 Paris

Joe Bunni : Site

N’hésitez pas à découvrir davantage la magnifique association SOS Océans !

 

Découvrez également la bande annonce de la série documentaire ± 5 mètres diffusée sur Arte : https://www.youtube.com/watch?v=OczF2orvtsQ

 

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Alexis Rateau portraits animaliers

Alexis Rateau, l'art de sublimer la faune en photo

Bien souvent majestueux, parfois mystérieux, toujours envoûtant, les portraits animaliers que nous propose le jeune photographe tourangeau Alexis Rateau ne vous laisserons certainement pas indifférents !
Au gré de ses rencontres, aussi bien dans les forêts de la Loire que de l’autre côté du globe, Alexis immortalise ces instants fugaces qu’il partage avec la faune locale. Si la pratique photographique est assez récente pour lui, univers et identité artistique sont clairement définis et travaillés, faisant de lui un photographe à suivre.

Après avoir plongé notre regard dans ceux de ces animaux et nous être laissé emporter par l’atmosphère froide et ensorcelante de ces clichés, nous avons souhaité lui poser quelques question…

Alexis Rateau portraits animaliers
© Alexis Rateau

Pourriez-vous vous présenter, nous dire comment avez-vous commencé la photographie ?

Je m’appelle Alexis Rateau je suis originaire de Tours. J’ai commencé la photographie par hasard il y a 2 ans lors de mes voyages. On m’a prêté un Reflex et j’ai tout de suite voulu en acheter un, notamment pour faire des photos de nuit et de la voie lactée. Depuis ce moment j’ai toujours essayé de faire de mon mieux et j’ai acheté plus de matériel.

Qu’est ce qui vous a attiré vers la photographie animalière ?

J’ai commencé par prendre un peu tout en photo jusqu’à finir par me focaliser sur la nature, et la photo animalière. J’aime observer les animaux dans leur habitat naturel et immortaliser mes rencontres. C’est un peu un challenge, on ne sais jamais vraiment à l’avance ce qu’on va pouvoir photographier. J’aime être tranquille lorsque je fais des photos, passer du temps tout seul en forêt ou dans les champs à chercher des animaux me convient donc parfaitement.

On sait que la photo animalière rime bien souvent avec imprévu, mais de manière générale, comment se déroulent vos excursions photographiques ? Les préparez-vous à l’avance ?

Je prépare rarement mes sorties photo à l’avance, mais mon matériel est toujours prêt.
J’habite près des bords de Loire et de grandes forêts ce qui me permet de faire un tour rapide n’importe quand, selon mon humeur. En général je fais mes photos avant la tombé de la nuit. Je fais très peu d’affût, je me balade discrètement en tenu de camouflage jusqu’à ce que je repère des animaux. C’est à ce moment là que je deviens immobile. Je suis les déplacements pour repérer les habitudes des animaux.
Les imprévus qui me dérangent le plus sont les rencontres avec d’autres promeneurs car ils peuvent mettre un terme à la séance photo en faisant fuir les animaux. Mais ça reste assez rare, le plus souvent je fais mes photos par mauvais temps !

Alexis Rateau portraits animaliers
© Alexis Rateau

Si vous deviez décrire votre travail et ce que vous chercher à transmettre en trois mots, lesquels seraient-ils ?

Pour parler de mon travail en trois mots, je dirais : nature, ambiance, émotion. Mais je ne suis pas vraiment sûr de ces mots, c’est difficile pour moi de décrire mon travail…

Comment travaillez-vous la lumière sur vos clichés ?

J’essaie de faire le maximum lors de la prise de vue. Ensuite j’édite mes photos avec Lightroom.
J’aime beaucoup jouer avec les hautes lumières et les ombres pour en accentuer l’effet. Beaucoup de mes photos d’animaux ou de paysages sont faites par mauvais temps, dans cette ambiance assez sombre.

Alexis Rateau portraits animaliers
© Alexis Rateau
Alexis Rateau portraits animaliers
© Alexis Rateau

Quel matériel utilisez-vous principalement pour réaliser vos photos ?

Actuellement j’utilise un Canon 6D avec le 70-200mm f4 L USM Canon. J’utilise aussi le 50mm f/1.8 Canon. Je suis sur le point d’acquérir un drone pour varier un peu les prises de vue !

Avez-vous des projets pour le futur ?

Pour le moment la photo est un passe temps, je pense tout de même ouvrir un site internet et vendre quelque tirages en nombre limité. Je pense aussi faire des expositions !

Alexis Rateau : Instagram

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Homme avec un pélican au Sénégal par Jussi Puikkonen

Virée photographique au Sénégal avec Jussi Puikkonen

Pour bien commencer cette nouvelle année chez grainedephotographe.com on a eu envie de soleil et d’ailleurs… C’est pourquoi cette série du photographe finlandais Jussi Puikkonen tombe à merveille !

En voyage l’année dernière au Sénégal, Jussi en a rapporté de très beaux clichés sentant bon l’été qu’il partage aujourd’hui avec nous. Pour cette occasion, nous avons souhaité lui poser quelques questions :

lutteurs sur une plage au Sénégal par Jussi Puikkonen
© Jussi Puikkonen

Qu’est-ce qui vous a amené au Sénégal ? Qu’y avez-vous trouvé et qu’est-ce que vous y avez vécu ?

J’ai toujours beaucoup voyagé car pour moi, voir et faire l’expérience de quelque chose de nouveau est une grande motivation ! Je suis fasciné par les grandes villes africaines comme Dakar mais je n’étais jamais allé au Sénégal avant. C’est vraiment complètement différent de notre mode de vie européen. Visuellement, Dakar est incroyable ! La beauté de ce pays n’est pas classique, ce n’est pas ce qu’on trouverai lors de vacances relaxantes. C’est une beauté de l’aléatoire qui peut par exemple prendre la forme d’un pélican marchant à côté de toi dans la rue. En même temps, la beauté réside dans le contraste des paysages accidentés et des détails très bien entretenus des tissus et des motifs.

Cette série est un projet personnel. Photographiquement parlant, qu’est-ce que cela change pour vous par rapport à un projet disons « professionnel » ?

Quand je travaille sur un projet personnel je recherche simplement à satisfaire mes propres intérêts, ma curiosité. Généralement ce sont les projets qui retiennent le plus l’attention et ils permettent ainsi de promouvoir mon travail. Quand je travaille pour une commande je ne choisis pas le sujet et bien souvent il s’agit simplement d’illustrer certains articles ou campagnes publicitaires.

Quel équipement utilisez-vous le plus souvent ?

J’utilise tout un tas de matériel. La plupart du temps je me sers d’un Sony 7Rii. Mon Canon G1x est aussi un appareil à avoir sur soi en plus de mon iPhone. Quand je tourne un film j’utilise une Mamiya RZ. Au sein d’un même projet je fais en sorte de mixer tous ces formats.

Vous avez de futurs projets déjà en tête ?

J’ai longtemps travaillé pour un projet traitant de la culture finlandaise du sauna pour lequel j’ai notamment organisé une exposition itinérante « Sauna Folk » qui a visité 5 villes européennes en 2017 ! Maintenant, je suis très heureux de me consacrer à un projet de livre sur le même thème avec Garret Publications. Le livre va sortir dans le courant de l’année 2018.

Le photographe Jussi Puikkonen
Le photographe Jussi Puikkonen

Jussi Puikkonen : Site – Instagram – Facebook

 

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L'Empire contre la Crise : l'hommage photographique de Michaël Massart à Star Wars

Il n’y a pas si longtemps, dans une galaxie pas tellement lointaine… le photographe belge Michaël Massart nous plongeait dans le nouveau quotidien de Dark Vador et de son Empire, désormais confrontés à une terrible crise financière faisant suite à la destruction de son Etoile Noire. Le seigneur Sith et ses stormtroopers n’ont d’autre choix que de se retrousser les manches et se mettre au boulot… chez nous !

A l’occasion de la sortie en salles du nouvel opus de la saga Le Dernier Jedi, la tentation de vous présenter cette merveilleuse série pleine d’humour était bien trop grande.

Michaël Massart revient pour vous sur son parcours et son fantastique travail !

© Michaël Massart
L'Empire contre la Crise- Dos au mur © Michaël Massart

  • Pourriez-vous vous présenter ; comment avez-vous commencé la photographie ?

J’ai commencé la photographie après une opération ratée au genou. Je faisais beaucoup de sport et du jour au lendemain j’ai dû tout arrêter. Etant quelqu’un d’assez dynamique, je ne pouvais pas rester sans rien faire. J’aimais les belles photos et j’aimais m’appliquer lorsque j’en faisais, mais sans rien connaître sur aucune règles, même pas celle des tiers !

Puis en 2007, mon frère m’a demandé de l’accompagner dans son projet : le Grand Raid sur l’île de la Réunion, la Diagonale des fous : 150 km à pied pour traverser l’île de part en part. Bien sûr pas en tant que participant, vu l’état de mon genou. Mais plutôt comme support technique, soutien moral et en charge de faire quelques photos sympa de son périple. J’avais à l’époque un petit bridge de 3 millions de pixel. J’ai donc décidé d’acheter mon premier reflex, un Olympus E-510. A partir de là j’ai commencé à me documenter sur la photo, à apprendre beaucoup par moi-même. Début 2008 j’ai rejoint un club photo de la région afin de confronter mes photos à la critique pour continuer à progresser.

  • Qu’est-ce qui vous a donné envie de mettre en scène certains de vos clichés, comme ceux de cette série ? 

J’aimais toucher un peu à tout en photo, mélanger les genres, jusqu’à ce que je me sente attirer par les portraits et la mise en scène. J’aime aussi énormément la photo de paysage, notamment en pose longue, mais ce que j’aime avec la mise en scène c’est justement de pouvoir construire toute la scène, mettre mon grain de sel où bon me semble, disséminer de petits détails à gauche ou à droite. J’aime également me creuser les méninges pour essayer, autant que faire se peut, de réaliser l’effet à la prise de vue, c’est à dire éviter au maximum de devoir faire l’effet dans Photoshop. Je post-traite ensuite toutes mes photos avec Lightroom.

Je ne suis pas anti-Photoshop, il m’arrive de l’utiliser lorsque je n’arrive pas à faire autrement, par exemple pour le sabre laser. Mais je prends beaucoup plus de plaisir à essayer de l’éviter car je trouve beaucoup plus fun de faire souffrir mes modèles pour de vrai que de réaliser l’effet tout seul devant mon écran ! Il y a beaucoup plus d’échanges avec les modèles, de souvenirs inoubliables et d’anecdotes à raconter lors des expositions photos. Et puis j’ai grandi avec MacGyver, cela a peut être aussi joué !

L'Empire contre la Crise - A la plonge © Michaël Massart
L'Empire contre la Crise - Maître Nageur © Michaël Massart
L'Empire contre la Crise - Maître Nageur © Michaël Massart

  • Comment vous est venue l’idée de cette série ?

Au restaurant avec un ami, on discutait photo et cinéma. Je parlais d’une nouvelle série que j’avais entamée mais qui était un peu au frigo faute de trouver les lieux adéquats pour l’instant. Puis on a parlé de la sortie prochaine de l’Episode VII des anciens épisodes, et c’est là que mon ami m’a dit qu’il me verrait bien réalisé une série photo sur Star Wars. Je me souviens très bien avoir vu l’épisode VI dans un petit cinéma de village, je devais avoir 7 ou 8 ans et cela m’avait marqué. Le virus Star Wars s’était insinué en moi.

Je ne suis pas le fan absolu, je ne connais pas tout sur le bout des doigts mais j’avais des jouets, comme le X-Wing, mon cousin me faisait baver avec son quadripode. J’ai regardé plusieurs fois les épisodes IV à VI et j’ai toujours été fasciné par l’armure des stormtroopers, tellement graphique. Noire et blanche, elle ne pouvait que plaire au monde de la photo. Et Dark Vador est tout de même un des méchants du cinéma les plus emblématique et charismatique. Donc j’ai commencé à réfléchir à une thématique pour une possible série photo sur Star Wars. Belgique oblige, avec une bonne dose d’humour décalé.

L'Empire contre la Crise - Chef d'Orchestre © Michaël Massart
L'Empire contre la Crise - Chef d'Orchestre © Michaël Massart

  • La thématique de la crise n’est pas anodine, n’est ce pas ?

C’est que j’aime aussi mettre en avant certains thèmes de notre société au travers de mes séries photos. Notre monde a été bien secoué par plusieurs crises financières ces dernières années et je dois dire que j’ai beaucoup de mal avec le modèle économique de notre monde, notre faculté à inventer des outils pour spéculer sur des produits qui au bout du compte ne sont plus que du vent mais qui influencent irrationnellement le prix de matières premières.

J’ai parfois l’impression que notre économie mondiale n’est qu’un château de cartes. Cette thématique me parlait et j’ai trouvé qu’elle pourrait bien convenir à ma série, en me permettant de passer du titre L’Empire contre Attaque à celui de L’Empire contre la Crise. J’ai donc commencé à dessiner grossièrement des idées de mise en scène, puis à rechercher les lieux, demander l’autorisation, accorder les plannings, un peu comme pour un film (amateur bien sûr).

L'Empire contre la Crise - DJ © Michaël Massart
L'Empire contre la Crise - DJ © Michaël Massart

  • Cette série (et même plus généralement vos autres séries) cherche à raconter une histoire. Qu’est-ce qui est selon vous essentiel pour porter un récit à travers une série photo ?

Personnellement j’aime beaucoup lier certaines thématiques qui me parlent à mes séries photos ainsi que de raconter des histoires. Il faut dire que j’aime beaucoup le cinéma et le monde de la BD. Mais ce n’est pas une nécessité selon moi.

Ce qui est primordial, outre le fait d’avoir une cohérence, c’est de dégager de l’émotion, quelle qu’elle soit, de réussir à interpeller et toucher les gens. Lors d’expositions, avec Very Fast Trip et L’Empire contre la Crise j’ai eu le plaisir de voir plusieurs personnes sourire et même rire aux éclats. Avec Under…ground certaines se sont senties très mal à l’aise pendant que d’autres semblaient fascinées. J’espère qu’il ne s’agissait pas de futurs tueurs en série !

  • Quel matériel utilisez-vous principalement pour réaliser vos photos ?

Après l’Olympus E-510, je me suis tourné vers le Nikon D300 avec lequel j’ai commencé Very Fast Trip. Puis j’ai terminé cette série (après 18 mois) avec le D700 pour commencer Under…ground, que j’ai terminé 2 ans plus tard avec le D810. L’Empire contre la Crise a entièrement été photographié au D810 dont je suis très content. Au niveau objectif j’utilise essentiellement mon 50 mm f1.4, 85 mm f1.4, j’ai depuis peu un 35 mm f1.4. J’ai aussi un 16-35 mm f4 que j’utilise régulièrement. J’en ai d’autres mais je les utilise moins (macro, télé).

L'Empire contre la Crise - Coach © Michaël Massart
L'Empire contre la Crise - Coach © Michaël Massart

  • En voyant votre travail on imagine forcément que vous êtes un fan de la saga Star Wars, avez vous prévu de retravailler autour de cet univers ?

En effet, comme expliqué avant, je pense que l’on peut dire que je suis un fan de la saga Star Wars. Pas au point de ne pas reconnaître que tout n’est pas parfait, mais suffisamment pour réussir à fermer les yeux sur certains petits défauts pour apprécier pleinement le film. Et puis il y a aussi la magie de l’enfance avec les épisodes IV à VI, et cette magie est très puissante, autant que la force ! Je n’ai pas prévu de refaire une série dans l’immédiat, peut être quelques « one shot » par ci par là, mais cela me plairait certainement. A condition de faire quelque chose de très différent.

  • Quels sont vos projets pour le futur ?

J’ai pas mal d’idées en tête et trop peu de temps pour les réaliser… J’aimerais terminer mon projet mis au frigo mais j’en ai déjà démarré un nouveau. Huit photos ont déjà été prises, j’aimerais en prendre encore minimum 2 pour terminer le projet qui est un peu sur la thématique de l’équilibre, du bien et du mal.

L'Empire contre la Crise - Epilation au Sabre Laser © Michaël Massart
L'Empire contre la Crise - Epilation au Sabre Laser © Michaël Massart

Petite, anecdote concernant la photo de l’épilation au laser : la propriétaire de l’institut de beauté avait préparé la cire chaude pour mon ami au torse velu (non pas Chewbacca). Je sais que j’ai dit aimé faire souffrir mes modèles, mais je n’ai pas voulu aller jusque là. Par contre je voulais éviter de devoir faire du Photoshop inutilement… J’ai donc rasé moi-même son torse avec un rabot et j’ai juste rougi un peu sa peau avec le pinceau de Lightroom. C‘est la première fois que je rasais un homme !

Il était prévu de faire tout son torse ensuite mais on a pas eu le temps, il est donc rentré auprès de sa femme avec la trace de la ceinture de sécurité. Je pourrais en raconter des dizaines comme cela et c’est aussi ce qui me plait dans la photo, faire de belles rencontres qui peuvent même se transformer parfois en amitié et se créer des souvenirs inoubliables. D’ailleurs, je remercie chaudement tous ceux qui ont participé à cette belle aventure, sans eux elle n’aurait jamais existé !

© Michaël Massart
Michaël Massart

Déjà exposée en janvier dernier à Strasbourg, la série L’Empire contre la Crise le sera également au mois de mai prochain aux Rencontres Photographiques d’Arlon en Belgique !

Retrouvez l’ensemble du travail de Michaël Massart sur son site, et n’hésitez pas à la suivre sur Instagram et Facebook !

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My Heart is an Animal : la série mystérieuse et introspective des photographes Katarzyna & Marcin Owczarek

Lessons of Freedom © Owczarek Studio
Lessons of Freedom © Owczarek Studio

Tout part d’une rencontre. Katarzyna et Marcin Owczarek font connaissance à Dublin il y a 11 ans déjà. Dès lors, les deux futurs photographes, alors étudiants, vont nourrir leur intérêt grandissant pour l’art de diverses manières. La photographie n’est pas le premier moyen d’expression artistique exploré par Katarzyna et Marcin :

« La photographie n’était pas notre premier et unique choix, nous avons commencé à travailler différents medium pour finalement choisir la photographie qui nous apparaît comme le medium le plus adapté à notre travail et à ce que nous voulons exprimer. »

Sea Wolf © Owczarek Studio
Sea Wolf © Owczarek Studio

Diplômée de l’académie des beaux-arts de Gdansk – Pologne -, Katarzyna commence ainsi par le dessin et la peinture. Ses premiers pas en photo se font un vieux Zenith argentique entre les mains et dans une chambre noire où elle développe elle même ses clichés. Quant à Marcin, ciseaux et colle deviennent rapidement ses meilleurs amis et lui permettent d’explorer le collage. Il intègre par la suite l’université de photographie à Wroclaw en Pologne et bascule vers les collages numériques.

Toutefois, ce n’est qu’en 2016 que Katarzyna et Marcin commencent à travailler ensemble. A présent installés à Bruxelles, les deux artistes décident de lier leur talent :

« Nous avons pensé qu’il serait intéressant de combiner nos compétences, expériences et sensibilités visuelles. Nous sommes tous deux perfectionnistes et avons une grande exigence visuellement parlant, ce qui représente aussi bien un avantage qu’un inconvénient. Après tant d’années passées ensemble n’avons pas besoin de mots pour nous comprendre et cela aide durant le processus de travail. »

The Last Day on Earth © Owczarek Studio
The Last Day on Earth © Owczarek Studio

Leur première série, My Heart is an Animal – littéralement Mon Cœur est un Animal – nous plonge dans leur univers si particulier, emprunt de symbolisme, de mysticité et de poésie.  Chacune de leur photo nous raconte de multiples histoires à travers la mise en scène d’étranges créatures :

« Nos personnages sont des animaux avec des caractéristiques humaines évoluant dans des contextes sociaux et spirituels. Chaque créature incarne avec beauté et originalité des valeurs symboliques et émotionnelles. Nous sommes tous connectés, personnes, animaux, nature pour former un seul organisme vivant. Dans chaque être humain il y a une part d’instinct animal et dans tout animal réside une part d’être humain : une âme, des sentiments, des émotions, la fragilité. »

The Wanderer and His Shadow © Owczarek Studio

A travers leurs clichés surréalistes, perchés entre rêve et réalité, Katarzyna et Marcin cherchent à confronter rationalité et irrationalité afin de nous donner à voir un monde plus profond : celui des émotions. Car il s’agit donc bel et bien de mettre en lumière ce qui sommeille au plus profond de nous, ce qui se cache sous la surface et parfois nous dépasse, leur travail se veut avant tout introspectif :

« Il y a toujours plein d’histoires différentes derrière chacune de nos photos. Vous pouvez explorer autant d’histoires que les regards humain et spirituel le permettent. Cela dépend avant tout des expériences de vie personnelles des spectateurs […] Nous avons pour intention d’explorer les infinies possibilités de l’imagination humaine à la recherche d’une connexion entre la réalité et ce qui la dépasse. »

Katarzyna et Marcin n’ont pas fini de nous surprendre et de nous faire voyager : ils envisagent leur série comme un projet ouvert, sans fin prédéfinie. Déjà deux autres clichés sont en préparation (The Song of the Sea et The Hill of Freedom) et les artistes souhaitent également créer plusieurs sculptures afin de nourrir leur projet. Une seconde série appelée Invisibles est même en plein élaboration !

Les photographes Katarzyna & Marcin Owczarek
Les photographes Katarzyna & Marcin Owczarek

Retrouvez l’ensemble du travail de Katarzyna & Marcin Owczarek sur leur site, et n’hésitez pas à les suivre sur Instagram et Facebook !

 

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© Romina Kutlesa

Une photographe et des escaliers : l'étonnant regard de Romina Kutlesa

Imposants ou discrets, larges ou étroits, en colimaçons, carrés voir même triangulaires : des escaliers, il en a pour tous les goûts et tous les styles. Matières, formes, couleurs et lumières varient au grès des bâtiments qui les accueillent et qu’ils servent. Car avant tout, la raison d’être première d’un escalier est utilitaire.

C’est au-delà de cette apparente trivialité que la photographe munichoise Romina Kutlesa cherche à nous emmener.  A travers son objectif, c’est un autre regard qu’elle nous propose de jeter sur ces géants souvent négligés. Cette fois-ci, plutôt que de les dévaler ou de les éviter (on connait votre amour leurs ennemis automatisés !), prenons le temps de les observer, de s’en inspirer. Après tout, gravir péniblement leurs marches n’est pas le seul moyen d’en avoir le souffle coupé !

Rencontre avec celle qui sait si bien les mettre en valeur…

Romina Kutlesa
© Romina Kutlesa

  • Romina, comment avez-vous commencé la photographie ?

Cela fait maintenant 7 ans que je fais de la photo et je me considère comme une photographe avec de réelles ambitions. Créer de belles images grâce à mon appareil photo est plus qu’un passe temps à mes yeux, c’est une passion ! Au départ, j’ai commencé par photographier tout ce qui pouvait passer devant mon objectif, mais après quelques temps j’ai commencé à réaliser que j’étais particulièrement attirée par l’architecture, les escaliers, les portraits et les paysages urbains. Depuis 2 ans j’ai commencé à photographier une collection d’escaliers de ma ville et de tous les endroits que j’ai visités. Je suis très fière de ce travail.

  • Qu’est-ce que vous aimez dans la photo d’architecture et de design ?

J’aime le minimalisme, les choses épurées, sans “chichi”, que ce soit dans la mode ou en décoration d’intérieure. C’est pour ça que je suis de plus en plus attirée par la photographie d’architecture et de design qui correspond parfaitement à mon style, à ce que j’ai envie de proposer à travers mon travail.

  • Comment décidez-vous de l’angle de vue depuis lequel vous allez les photographier ?

Avant que je commence les prises de vue je prends du temps afin de décider quel sera le meilleur angle pour ma photo, j’essaie différents points de vue, j’étudie différentes perspectives. Par exemple, les escaliers vous mènent par définition quelque part. Ce sont donc des éléments qui vous permettent naturellement de vous guider dans et à travers une image. Ils peuvent être utilisés pour vous accompagner vers un élément spécifique ou vous pouvez décider de cacher la dernière partie d’un escalier afin de laisser le spectateur se demander où il peut bien mener. Les lignes sont un formidable moyen de guider l’œil dans une photo et il n’y a pas meilleure ligne qu’une longue rampe, alors autant les utiliser à son avantage. L’effet clair et lumineux de mes images est travaillé en post-production sur Photoshop. Je suis une grande fan de l’effet high key en photo.

  • Quelle est votre endroit préféré pour prendre des photos ?

Je n’ai pas vraiment UN endroit préféré en particulier pour prendre des photos, ni même une ville. Chaque lieux à quelque chose de spécial pour moi même si certains ont plus de belles choses que d’autres. En Allemagne, Hambourg fait partie de mes endroits préférés et toutes les villes scandinaves sont vraiment très cool en ce qui concerne l’architecture moderne.

  • Quel équipement utilisez-vous principalement ?

Je travaille avec un Canon 6D et différents objectifs comme un grand angle Canon 16mm-35mm ou un autre canon 24mm-105mm. Mais si je vois un endroit vraiment sympa sur la route et que je n’ai pas mon appareil avec moi, je sors mon iPhone pour prendre un instantanné !

  • Vous-avez des projets à venir ?

Ces derniers mois j’ai commencé à prendre shooter des personnes dans de l’architecture afin de raconter une histoire dans mes photos. Je pense que ça me permet de faire ressortir des sentiments dans des lieux froids. Je vais davantage concentrer mon travail dans ce projet. Les escaliers sont toujours un sujet important pour moi donc je vais continuer à en photographier de nouveaux dans le futur !

© Romina Kutlesa

Retrouvez l’ensemble du travail de Romina Kutlesa – Photoart by Kulpixx et suivez-la sur InstagramFacebook et 500px !

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yabml, une success story grainedephotographe.com !

Arrivé sur Paris en 2016 pour terminer ses études en communication digitale, Arnaud Baumela alias yabml, jeune photographe d’aujourd’hui 25 ans, pousse les portes de Graine de Photographe la même année pour y suivre plusieurs cours photo.

YABML
© YABML

  • Ses débuts en photo

Tout commence à Toulouse, ville dont est originaire notre talent. Durant l’Euro de football 2016, Arnaud est bénévole en tant qu’assistant cameraman. C’est à cette occasion qu’il rencontre et côtoie des photographes professionnels. Leur travail attire particulièrement le jeune homme qui décide de se lancer dans la photo à la fin de la compétition et ouvre à cette occasion son compte Instagram : @yabml.

« Sans pour autant vouloir en faire mon métier, je me suis dis que ça pourrait être une activité cool. J’ai donc pris un vieux reflex (Canon 450D) et j’ai commencé à shooter dans ma ville. Je suis très vite venu à l’Urbex car je voulais retranscrire l’atmosphère particulière de ces lieux. » – YABML

© YABML
© YABML

Si l’exploration urbaine occupe toujours une place importante dans la production photographique d’Arnaud – qui prévoit prochainement un voyage à Berlin où il compte bien profiter pleinement des lieux abandonnés dont regorge la capitale allemande -, son arrivée sur Paris le pousse également vers de nouveaux horizons, notamment en profitant de l’architecture de la capitale et de ses environs.

  • Sa formation avec Graine de Photographe

Désireux d’améliorer sa technique photographique, Arnaud profite d’un cadeau offert par sa famille – un pack lui permettant de suivre 3 cours chez Graine de Photographe – afin d’approfondir ses connaissances aux côtés de professionnels. Il assiste ainsi aux cours « vitesse d’obturation », « profondeur de champ » et « portrait ».

« Je les recommande car je suis sorti de ces cours avec une technique de base à avoir, ça m’a permis de commencer à maîtriser mon boitier et d’évoluer dans ma façon de penser mes photos. De plus, les formateurs que j’ai eu étaient très accessibles et patients, ils sont passionnés et adorent transmettre leur technique, ça se ressent. » – YABML                                                       

  • Reconnaissance et passion du football

Repéré puis contacté par la Fédération Française de Football (FFF), Arnaud se lance dans la photographie sportive en assistant à un match officiel de l’équipe de France – contre le Luxembourg – comptant pour les qualifications à la prochaine coupe du monde.

« Ça m’a énormément plu, j’ai essayé de ne pas faire dans la photo sportive classique. J’ai voulu capter les émotions des joueurs, du public, c’était une superbe expérience, et ça m’a ouvert des portes dans le monde du foot. » – YABML                                                      

Depuis, la FFF a de nouveau fait appel à Arnaud en vue de travailler sur un nouveau projet visant à mettre en valeur le football amateur. Ce dernier a désormais vu le jour via le compte Instagram fff_officiel qui regroupe les clichés de talentueux photographes, parmi lesquels figure Arnaud. Fier de faire partie de ce projet qu’il trouve particulièrement stimulant et challengeant, il espère pouvoir continuer de s’y investir en continuant son chemin au gré des rencontres et des opportunités.

© YABML
© YABML

Retrouvez l’ensemble du travail de yabml sur son site, et n’hésitez pas à le suivre sur Instagram !

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Découverte - Xavier Piron, photographe et globe-trotter

©Xavier Piron

Originaire de Wavre en Belgique, Xavier Piron est un jeune photographe indépendant de talent. S'il nous confie principalement gagner sa vie grâce à la photographie d'événements et de hockey sur gazon, ce globe-trotter se construit depuis plusieurs années une très belle collection de photos de voyage, mais aussi et surtout de photographies animalières.

Des Etats-Unis à la Nouvelle-Zélande, en passant par la Namibie, l'Afrique du Sud et le Botswana, dont il revient tout juste, Xavier parcours le monde avec l'envie de nous faire partager ses découvertes et son émerveillement.

Amoureux des animaux, c'est tout naturellement qu'il prend un plaisir particulier à observer et photographier nos amis les bêtes. C'est d'ailleurs en photographiant la faune sous-marine qu'il débute dès l'âge de douze, bien avant de savoir qu'il ferait de sa passion son métier.

©Xavier Piron
©Xavier Piron

- Parlez-nous de vous, quel est votre parcours ?

Je m'appelle Xavier, j'ai 29 ans et je viens de Wavre, pas très loin de Bruxelles. J'ai terminé mes études de photographie à l'Inraci, à Bruxelles justement où j'ai eu la chance de pouvoir encore développer de l'argentique. Ensuite, je me suis un peu perdu en chemin pour finir par me mettre photographe indépendant. Plusieurs clients me demandaient si je serais capable de faire une vidéo de leurs événements alors j'ai donc fait 3 ans en audiovisuel à l'Ifapme, à Bruxelles également. Tout en restant indépendant.
Au terme de ces études j'ai beaucoup voyagé et c'est la que j'ai commencé la photographie animalière et où j'ai réellement pu commencer ma bibliothèque de photos de paysage. De retour, j'ai eu l'idée de vouloir guider et de faire des workshops photo à l'étranger. Pour l'instant, je termine ma formation en tourisme pour essayer de devenir guide photo privé.

©Xavier Piron
©Xavier Piron

- Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre rapport à la photographie de paysage / animalière ?

J'aimerais le faire de manière régulière, mais pour l'instant c'est occasionnel. Pour gagner ma vie je fais des photos de hockey sur gazon/sport ou d'évènements. J'ai toujours fait de la "photo de paysage", en vacances surtout et ça s'est amélioré naturellement au fil des années.
La photographie animalière c'est une autre histoire. J'en fais depuis tout jeune, en fait au début j'ai commencé avec de la photographie animalière sous-marine. Mes vacances étant axées sur la plongée, je ne voyais que rarement des animaux sauvages en dehors de l'eau. Dès l'âge de 12 ans, avec un argentique encore à l'époque, j'ai commencé à photographier la faune sous-marine pour terminer avec mon caisson actuel : j'ai un Canon 550D avec 2 flashs Sea&Sea avec soit mon 8-15mm ou alors mon 105 macro.
Ensuite, j'ai commencé à voyager sans plonger et j'ai découvert une autre faune. En Australie d'abord, ce pays est un vrai zoo ! Chaque jour j'avais la chance de croiser des animaux, des plus petits comme des fourmis géantes aux plus grands du style chevaux sauvages, aigles, kangourous, etc... Et j'ai souvent été aux Etats-Unis où c'est un vrai régal pour photographier les bisons, cerfs, ours, etc... Cette année j'ai voulu me faire un portfolio "faune". Donc, pour étoffer cette partie, j'ai été en Afrique faire de la photographie animalière. J'ai traversé l'Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie et une pointe au Mozambique pour voir les baleines.

©Xavier Piron
©Xavier Piron
©Xavier Piron

- Qu'est ce que vous aimez le plus dans la photographie de paysage / animalière ?

Dans la photographie de paysage j'essaye tout simplement de rendre la beauté de la nature. Je retouche relativement peu mes photos par rapport à certaines photos que je vois parfois passer sur des sites ou magazines ! Pas tout le monde a conscience de la beauté de notre planète. Et je cherche, de la plus simple manière possible, à faire voyager les gens.
La photographie animalière c'est là où je prends vraiment mon pied ! De base je suis dingue d'animaux, et j'adore les observer. Mais il y a dans la photographie animalière quelque chose qu'il n'y a pas dans toutes les catégories et que je retrouve également dans le sport. C'est la vitesse (de photographier) et l'inconnu. Souvent une rencontre avec un animal se joue à rien : on se lève un peu plus tard, on fait demi-tour à un moment, on ne sait pas pourquoi, on change les plans pour le bivouac, etc... A quelques minutes près on rate l'animal, mais on verrait peut-être autre chose, c'est ça les animaux sauvages !
Quand on va au Grand Canyon pour faire des photos, certes on ne sait pas prévoir le temps, ni la lumière. Mais le Grand Canyon est là, ce n'est pas une surprise, on sait à quoi s'attendre. Quand on part sur de l'animalier, on ne sait pas quelles photos on aura à la fin de la journée. Il y a cette excitation que je n'ai pas quand je fais d'autres photos. Rouler en Namibie et croiser une caracal qui traverse la route, sur un naviguer au Mozambique à photographier des baleines qui sautent hors de l'eau avec un 600 mm à main levée sur un zodiac et des vagues de 2 mètres, approcher des coyotes à 30 mètres en train de manger dans la neige par -20°C et sentir sa cagoule geler sur son visage... Souvent ces rencontres ne durent que quelques minutes, voir secondes et il faut avoir les bons réglages, et bien cadrer. Une vraie bouffée d'adrénaline !

©Xavier Piron
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Ghost stories : découvrez les photos de Liu Bolin

©Liu Bolin

Déjà un mois et demi que le travail du sculpteur, photographe et performeur chinois Liu Bolin est mis à l'honneur sur les murs de la galerie Paris-Beijing et de la Maison Européenne de la Photographie qui organise, pour sa part, la première rétrospective française consacrée à l'artiste.

Intitulée Ghost Stories, cette dernière retrace plus d'une décennie de créativité et de performances à travers lesquelles Liu Bolin exprime son engagement en faveur de la liberté d'expression. C'est en se camouflant que l'artiste critique silencieusement, mais avec force et symbolisme nos sociétés de consommation ou encore la censure. Ironie du sort, le sculpteur de formation est donc devenu lui-même statue de ses propres œuvres.

©Liu Bolin

Si d'aucuns y voient l'effacement de l'Homme, l'artiste entend bien faire du paysage, de l'environnement et de ses composants, les véritables premiers plans :

J'ai décidé de me fondre dans l'environnement. Certains diront que je disparais dans le paysage ; je dirais pour ma part que c'est l'environnement qui s'empare de moi - Liu Bolin

©Liu Bolin

C'est dans cette logique que l'exposition Revealing Disappearance - accueillie par la galerie Paris-Beijing - nous confronte, quant à elle, à notre triste réalité écologique : celle de la destruction, par l'Homme lui même, de son environnement.

Entre mise en scène et naturalisation, Liu Bolin cherche à exercer notre regard, au propre comme au figuré. Subversif, engagé, mais aussi ludique, il nous demande tout en l'observant lui, de nous interroger sur nous même, sur notre rapport au monde et sur notre place dans la société...

©Liu Bolin
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Liu Bolin - son site

 

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