Neon Nights © Daniel Soares

Les néons new-yorkais illuminent les nuits du photographe Daniel Soares

Neon Nights © Daniel Soares
Neon Nights © Daniel Soares

Le new-yorkais Daniel Soares est un artiste aux multiples facettes. Il est à la fois, cinéaste indépendant, photographe et directeur de création. Il enseigne également à la Miami Ad School.

À travers son travail, il s’efforce de créer des pièces significatives qui ont un impact sur la vie des gens. Installé aux Etats-Unis depuis 2013, il a grandi en Allemagne et au Portugal. Il a travaillé pour diverses agences incluant Droga5, Viceland, Anomaly et Mother. Ses travaux lui ont valu plusieurs prix, notamment dans le domaine de la publicité.

Je suis obsédé par les gens, leurs bizarreries, leurs passions, leurs rêves. Plus c’est bizarre, mieux c’est !

Neon Nights, c’est l’histoire de New-York au crépuscule. L’histoire des néons des magasins qui illuminent les rues. Une histoire d’amour photographique entre les lumières de la ville et Daniel. C’est loin de Time Square, entre Chinatown et Brooklyn que Daniel a réalisé cette magnifique série photo.

Le jour, New-York peut être oppressante, sale et bruyante, mais la nuit, elle se transforme en un conte de fées de néons, où le temps semble s’arrêter. – Daniel Soares pour The Guardian.

Avec une approche que l’on peut qualifier de cinématographique, Daniel a su mettre en valeur les néons des boutiques new-yorkaises de nuit. Sur chacune des photos, les néons sont la seule source lumineuse de la rue. Les commerces semblent sortis de l’ombre, comme révélés au monde une fois la nuit tombée.

Découvrez un aperçu de cette série techniquement et esthétiquement brillante !

Daniel Soares : Site officiel – Instagram

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Yevgeniy Kotenko a photographié le même banc public pendant 10 ans

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

Rien de plus anodin qu'un banc. Peu importe la ville dans laquelle vous vous trouvez, il y aura toujours à un coin de rue un banc public. Un banc pour se reposer, déjeuner, un banc public sur lequel se retrouve aussi les amoureux ou les amis. Des actions quelconques du quotidien que personne ne remarque... si ce n'est Yevgeniy Kotenko.

Depuis plus de 10 ans, le photographe ukrainien Yevgeniy Kotenko a immortalisé les allées et venues autour d'un même banc.

C'est en 2007, depuis la cuisine de ses parents au quatrième étage d'un immeuble à Kiev, que Yevgeniy a commencé à photographier un simple banc dans un parc. On the bench, est un projet qui au fil du temps est devenu une véritable série documentaire. Situé juste en face de chez lui, entre une voie piétonne et une aire de jeux, cet espace s'est avéré très révélateur de la vie de ses habitants et des gens de passage. Au fil des saisons et des années, familles, policiers, amis, amants, personnes en état d'ébriété, tous se sont arrêté sur ce banc...

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

 

Yevgeniy Kotenko - On the Bench
On the Bench © Yevgeniy Kotenko

Retrouvez l'intégralité de la série On the bench sur Facebook et n'hésitez pas à suivre Yevgeniy Kotenko sur Instagram

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Lux Noctis © Reuben Wu

Le photographe Reuben Wu façonne les paysages nocturnes à l'aide d'un drone

Lux Noctis © Reuben Wu
Lux Noctis © Reuben Wu

Le photographe et cinéaste Reuben Wu est un homme aux multiples facettes ; co-fondateur du groupe de musique originaire de Liverpool « Ladytron », il manie aussi bien l’art de la photographie que celle du clavier. Aventurier, Reuben Wu parcours des milliers de kilomètres dans l’intérêt de capturer des paysages isolés du reste du monde. Désignant ses photographies telles des « fragments de mémoire et d’imagination », l’artiste brave la nature déserte et abandonnée.

Avec sa série, Lux Noctis, Reuben Wu s’est lancé dans une nouvelle aventure : réaliser des photos dans de le cadre de la photographie de paysage traditionnelle, mais le tout influencé par les peintures romantiques du 19e siècle, l’exploration des planètes et la science-fiction. S’éloignant ainsi de ces images qui nous sont familières, pour laisser place à un univers inconnu et fictif, renouvelant ainsi notre perception du monde.

Réalisée de nuit comme son nom latin l’indique, Lux Noctis est constitué de photos de paysages à la composition classique, mais avec une touche de magie. À l’aide d’un drone équipé d’un projecteur Fiilex AL250 (un puissant système d’éclairage LED), Reuben Wu sublime ces scènes avec la technique du lightpainting. Une montagne qui pourrait sembler classique et familière se retrouve alors surplombée d’un halo lumineux, presque extraterrestre

Découvrez un aperçu de la série surréaliste et fascinante Lux Noctis, et retrouvez la vidéo des coulisses en bas de page. 

Retrouvez le travail de Reuben Wu sur son site, et n’hésitez pas à le suivre sur Facebook et Instagram.

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Berlin After Dark © Sebastian Jacobitz

Berlin After Dark la série du street photographer Sebastian Jacobitz

Berlin After Dark © Sebastian Jacobitz
Berlin After Dark © Sebastian Jacobitz

À 29 ans, Sebastian Jacobitz est un photographe de Berlin passionné par la Street photography et membre du collectif Berlin 1020. Depuis 2015, il capture le quotidien de la capitale allemande à la recherche de ces petits moments si particulier.

Pour Berlin After Dark, le photographe berlinois s’est lancé le défi de réaliser une série photo de nuit et en pleine période de Noël pour prouver que la street photography est toujours possible, peu importe les circonstances. Ne sortant jamais sans un appareil photo, il s’est ici armé de son petit Ricoh GR.

Les photographies de la série Berlin After Dark ont été prises à Kurfürstendamm – également connue sous le nom de Ku’Damm – à la période de Noël. Cette avenue longue de 3,5km est la rue commerçante la plus populaire de Berlin. La journée, Ku’Damm est remplie de gens à la recherche de la dernière robe à la mode ou du dernier téléphone qui vient de sortir. Mais une fois que le soleil a quitté la scène, c’est une toute autre ambiance qui apparaît. Grâce aux décorations des fêtes de fin d’année, mais aussi et surtout à l’aide d’un flash, Sebastian Jacobitz donne une ambiance unique à ses clichés en noir et blanc, offrant ainsi une autre image de Berlin une fois la nuit tombée.

Presque comme un rêve flou, la série montre un autre côté de la rue. En créant ces scènes avec un flash et une vitesse d’obturation plus longue, les caractères des gens se transforment. Peu impressionnant, banal et habituel en plein jour. Extraordinaire, brut et sauvage la nuit.

Le photographe Sebastian Jacobitz
Le photographe Sebastian Jacobitz

Retrouvez l’ensemble du travail de Sebastian Jacobitz sur son blog Streetbounty !

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Urbex - Requiem pour pianos par le photographe Romain Thiery

Romain Thiery - Requiem pour pianos
Requiem pour pianos © Romain Thiery

Photographe professionnel et pianiste, Romain Thiery est spécialisé dans la photographie urbex. Depuis 2009, cet artiste originaire de Montpellier dans le sud de la France se déplace dans toute l’Europe à la recherche de patrimoine abandonné.

Son travail a donné lieu à diverses expositions, collaborations et articles tant au niveau national qu’international. Il expose aujourd’hui dans plusieurs galeries de façon permanente.

Véritable passionné, Romain a la chance de pouvoir faire se rencontrer les deux univers artistiques qui lui tiennent à cœur  : la photographie de lieux abandonnés et les pianos.

Moi-même pianiste, l’émotion prend le dessus lorsque je découvre un piano à l’abandon. C’est le point culminant de mon art : mes deux passions se retrouvent alors réunies en un seul et même sentiment.

Pour réaliser sa série Requiem pour pianos, Romain Thiery a exploré plusieurs pays dont la France, l’Italie, la Belgique et la Pologne. À travers ses images, les notes de musique de ces pianos abandonnés raisonnent à nouveaux dans ces bâtiments en ruines, laissant libre cours à notre imagination.

Il est certain que ma série « Requiem pour pianos » témoigne de mon double attachement au piano et à la photographie. Il s’agit de capter l’image de cet instrument, gisant là, oublié là, et épaississant davantage encore le mystère des lieux abandonnés. C’est ainsi qu’une trentaine de clichés prennent appui sur l’objet central qu’est le piano, souvent édenté, parfois démembré, mais trônant orgueilleusement. Imposant et incongru, il est là ; là où régnaient, il y a peu de temps encore, la grâce, le luxe et l’image d’une nouveauté qui à l’époque appelât au respect.

Découvrez un aperçu de la série Requiem pour pianos du photographe Romain Thiery :

Retrouvez le travail de Romain Thiery sur son site ainsi que sur son compte Instagram !


Le regard du photographe Laurent Kronental à travers les yeux des Tours Aillaud

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

Avec sa précédente série « Souvenir d’un futur » , le photographe Laurent Kronental nous a sensibilisé à la vie des seniors dans les grands ensembles de la région parisienne. Il nous convie maintenant à regarder le monde au travers des hublots des Tours Aillaud dans son nouveau projet « Les Yeux des Tours » qu’il a mené durant 2 ans.

Situées à Nanterre dans le quartier Pablo Picasso, ces 18 tours ont été érigées par l’architecte Emile Aillaud entre 1973 et 1981 et comptent plus de 1600 appartements.

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

Fasciné par le geste architectural autant que par l’idéal utopiste qui le sous-tend, Laurent Kronental nous invite ici à vivre le bâtiment de l’intérieur. En poussant les portes des appartements des Tours Nuages, il nous en ouvre les fenêtres. Tels des yeux, elles offrent au visiteur le vertige de l’altitude, l’étendue de l’horizon, l’immensité du ciel. La pupille s’abandonne au spectacle sensuel de la ville crépitant sous un ciel embrasé, d’une tour qui émerge dans l’azur velouté du crépuscule, des immeubles qui se découpent nettement au vent frais du levant. Mais la vue n’est pas tout pour ceux qui vivent là. Elle n’est que l’arrière-plan d’une vie quotidienne. Il faut cuisiner, dormir, recevoir, se divertir. Les paraboles, les façades, les touffes d’arbres, les lumières, les routes cohabitent avec les meubles, le réfrigérateur, le lit, la décoration, la télévision.

Depuis toujours, ces tours attirent l’oeil de l’artiste et entraînent son questionnement. Pourquoi ces formes ? Que voit-on de là-haut ? Comment vit-on ici ? Il faut entrer pour le savoir. Partir de l’intimité du foyer pour prendre conscience de son environnement.

Laurent Kronental nous en dit plus sur ce projet au point de vue et à la composition originale dans cette interview :

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

  • Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre série ?

Né en 2015, ce projet prolonge mon étude des grands ensembles en les explorant cette fois de l’intérieur. J’ai choisi pour cela de photographier le quartier des Tours Aillaud et d’illustrer la vie de ses habitants. Fasciné tant par le geste architectural que par l’idéal utopiste qui le sous-tend, je souhaite inviter le spectateur à découvrir l’intimité de l’habitat et retrouver la trace de l’individu au sein de ce grand ensemble exceptionnel. Les Tours Nuages captivent par leurs lignes, leur taille, leurs façades aux mosaïques colorées et leurs fenêtres étonnantes semblables à des hublots. Le hublot est non seulement une fenêtre originale, mais il apparaît aussi comme un œil biface qui observe le monde. Subtile frontière entre l’environnement et le foyer, cet œil nous parle de la société, de l’Homme et de ses aspirations.

Par sa variété de paysages et de lumières, le hublot charme. Mais il inquiète aussi en dévoilant une réalité grouillante et changeante qui étend ses constructions de verre et d’acier sur la nature. Ce spectacle s’incruste dans le quotidien de l’habitant qui tente de consolider son havre de paix par son ameublement et ses objets préférés, recréant ainsi un enracinement personnel. Le hublot crée l’illusion d’un voyage, d’un départ vers le bonheur. Là est la marque de l’espoir initial : offrir autre chose qu’une cité-dortoir aux espaces cubiques.

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

Un brin de mélancolie

La promesse d’un ailleurs est toujours présente, mais elle se teinte de mélancolie. Car au sommet de ces « tours nuages » conçues pour se fondre dans le ciel, l’homme se cherche des racines. Jadis acteur, visionnaire et enthousiaste, il est devenu spectateur, familier et presque indifférent. Toujours absent des images, il impose néanmoins sa présence obstinée, comme par défense ou par bravade. C’est en ouvrant chaque jour ses rideaux qu’il crée le spectacle du soleil se mirant dans les tours.

L’exaltation s’est estompée face aux réalités : le vaisseau-tour resté à quai a vieilli et l’espoir de changement s’est coloré peu à peu de modestie routinière. Dans les années 70-80, Emile Aillaud avait pu espérer améliorer les relations sociales par son architecture novatrice à une époque où tout semblait possible : voyager sur la lune, avoir son ordinateur personnel, communiquer avec le monde grâce aux réseaux informatiques.

Les Tours Nuages et leur allure hors norme leur donne une force et une magie redoutable. Elles écrasent, mais fascinent, elles inquiètent, mais émerveillent. Elles sont fines et élégantes mais aussi abîmées par le temps, ce temps qui les a rendu anachroniques. C’est cette ambivalence qui m’a tant séduit. Elle a été un des socles de mon envie de réaliser ce projet.

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

  • On pouvait déjà apercevoir les Tours Aillaud dans votre série « Souvenir d’un futur », qu’est-ce qui vous a poussé à les choisir à nouveau pour ce projet ? 

Ma première série « Souvenir d’un Futur » s’est focalisée sur les extérieurs des Grands ensembles de la région parisienne dans lesquels j’ai photographié les habitants seniors. Mon objectif y était de projeter le spectateur dans un univers où les derniers témoins seraient les personnes âgées. Je voulais rendre hommage à une génération souvent marginalisée avant qu’elle ne disparaisse, emportant avec elle le souvenir d’une époque. Il m’apparaissait pertinent de lier le vieillissement de ces aînés à celui des ensembles qu’ils ont vu construire. Ce premier projet nous questionne sur la manière dont on imaginait le futur après guerre, un futur rempli d’espoir et de promesses.

Depuis mon enfance, je connais ce quartier proche de Courbevoie où je réside. Jeune, je l’apercevais fréquemment en me promenant. Ces 18 « tours nuages » m’intriguaient et me fascinaient en enrichissant mon imaginaire. Je comprenais pourquoi cette architecture est unique au monde. Je m’y suis rendu pour la première fois en 2011. De 2011 à 2015, j’y ai pris quelques clichés de ma première série « Souvenir d’un Futur ». La cité Pablo Picasso est pour moi l’un des grands ensembles les plus spectaculaires et emblématiques construit pendant les Trente Glorieuses en France.

Dès le départ, j’ai été impressionné par son gigantisme. Les façades m’ont immédiatement subjugué par leur esthétique hors norme rappelant un camouflage militaire énigmatique. J’étais extrêmement attiré par ce quartier singulier qui détonne dans le paysage. Je ressentais aussi la force et la brutalité de ces mastodontes de béton posés tels des vaisseaux ou des fusées. Ce contraste social, urbain, culturel, économique me saisissait. J’avais cette forte envie d’explorer ces tours, de connaître leurs intérieurs, leurs différents visages au gré des saisons et des lumières, leurs habitants, leur histoire.

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

Des airs futuristes

En 2015, j’ai commencé à visiter plusieurs appartements des Tours Aillaud. Je sentais qu’il y avait là un magnifique potentiel qui n’avait jamais été véritablement exploité. J’étais toujours autant charmé par ce quartier et stupéfait par la forme cylindrique des habitats, leur allure rétro futuriste comme bloquée dans le temps. J’avais la sensation d’être transporté dans un univers de science-fiction me rappelant « Playtime » de Jacques Tati, « Blade Runner » de Ridley Scott ou encore « Brazil » de Terry Gilliam.

Une autre spécificité attirait alors toute mon attention : les fenêtres. De l’extérieur, celles-ci me faisaient penser à des maisons troglodytes aux ouvertures creusées dans la roche. Celles-ci seraient le point d’ancrage de mon nouveau projet. La vue qu’elles offraient me subjuguait. Tant de contrastes se superposaient en un seul et même plan. Contrastes esthétiques, mais avant tout contrastes temporels. Ces fenêtres m’évoquaient le voyage : elles pouvaient représenter le hublot d’un avion, d’une capsule spatiale, le sabord d’un navire, ou encore l’œil du Nautilus de « 20 000 lieux sous les mers » de Jules Verne.

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

  • Pourriez-vous nous parler d’une photo qui vous touche tout particulièrement dans cette série ? 

De nombreux moments ont marqué ce projet. Certaines photos me touchent davantage pour diverses raisons. Parmi celles-ci :

J’aimerais vous parler de ce cliché avec la petite télévision, le magnétoscope VHS, le papier peint et les rideaux verts. Une scène tout droit sortie d’un film de Wim Wenders avec cette ambiance colorée et décalée. Lorsque j’ai visité cet appartement appartenant à des personnes âgées, j’ai été très vite captivé par cette pièce. Je ressentais une vive émotion. Tout semblait parfait : le papier peint défraîchi en dessous de la fenêtre en forme de goutte d’eau reliée à une chaîne en fer, les petites chaises d’époque d’enfants en bas, le lit superposé à gauche dont les draps sont assortis à l’ambiance générale. Cette chambre n’avait pas servi à la famille depuis des années. Elle semblait suspendue dans le temps.

J’étais stupéfait par l’atmosphère qui y régnait. La tranquillité, le silence, le contraste entre l’intérieur et l’extérieur, la tour dont on ne voyait ni le haut ni le bas traversait la vitre. Les heures bleues accentuaient la tonalité cyan de la ville. Une impression de cabine de bateau se dégageait. Puis, celle d’être immergé dans un sous-marin. De cette chambre, j’imaginais un monde englouti dont on observerait les vestiges. En arrière-plan, le quartier des Fontenelles. Les lumières des appartements scintillaient et la nuit s’installait. Un des moments que je préfère photographier, entre chien et loup. Au loin, je percevais les bruits de la ville, ses scooters, ses automobiles. La télévision du séjour se faisait soudain entendre. Je mesurais alors la chance d’être là et de pouvoir travailler dans un espace si insolite.

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

  • Avez-vous également réalisé cette série avec une chambre argentique grand format 4×5 ? Si oui, pourquoi ce choix de l’argentique à l’ère du tout numérique ? 

« Les Yeux des Tours » est une série typologique qui suit un protocole de travail bien défini. Chaque cliché est réalisé méthodiquement à la chambre argentique 4×5 en format paysage. Ce sont des vues en couleur toujours frontales et centrées en couleur. L’humain y est absent. D’un appartement à l’autre, on retrouve des similitudes et un socle de composition caractérisé par la fenêtre. Le hublot se répète dans une géométrie souvent identique laissant apparaître les détails de la vie des habitants. Cette rigueur de cadrage apporte des contraintes qu’il faut respecter, mais permet aussi de créer un fil conducteur.

Les Yeux des Tours © Laurent Kronental

  • Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un.e photographe débutant.e ?

– Raconter une histoire.
– Construire un fil directeur.
– Suivre ses émotions, ses intuitions.
– Sortir des sentiers battus.
– Suivre sa voie, notre photographie est souvent le reflet de ce que nous vivons.
– S’entraîner à travailler sur une série. Lui donner de la cohérence.
– Délivrer des messages qui nous touchent.
– Être à l’écoute, rester authentique.

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© Ransom Ashley

Entretien avec le photographe LGBTQ+ Ransom Ashley

© Ransom Ashley
© Ransom Ashley

Ransom Ashley est un photographe, acteur et cinéaste né à Shreveport, dans l’état conservateur de la Louisiane.

Son profil

Il a étudié à Parsons The New School for Design à New York où il s’est concentré sur la photographie, et il a une licence en psychologie. Ses travaux ont été exposés à l’international, notamment au New Britain Museum of American Art, au Fort Wayne Museum of Art et au Masur Museum of Art. Il a aussi été publié dans des organes de presse tels que Teen Vogue, The New York Times, Ignant Magazine, Metal Magazine, Dazed et Confused Magazine.
Il rencontre également un franc succès sur les réseaux sociaux et à suscité l’engouement de la presse avec son exposition « Unrest »

© Ransom Ashley
© Ransom Ashley

Pendant l’adolescence, Ransom Ashley s’est toujours senti différent des autres jeunes de son âge dans cette Amérique conservatrice. L‘inconfort, le rejet, l’isolation ont permis à ce talentueux photographe de nourrir sa créativité. Le poussant ainsi à exploiter ce qui deviendront ses sujets de prédilections : l’exploration de l’identité et son éducation tumultueuse dans cette partie des Etats-Unis que l’on nomme la Bible Belt (ceinture de la Bible).

Ses travaux respirent la douceur et la subtilité. Des photographies poétiques qui au premier abord laissent songeur et nous poussent à regarder de plus près pour en découvrir leurs histoires. En numérique ou en argentique, avec son Canon 5D ou son Yashica T4, Ransom Ashley maîtrise à merveille la lumière et la composition de ses images.

 

En plein travail pour son nouveau projet sur la communauté LGBTQ+, il a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions et de partager certaines de ses photos avec Graine de Photographe.

  • Pourriez-vous vous présenter ; comment avez-vous commencé la photographie ?

Je suis Ransom Ashley, un photographe et réalisateur du nord-ouest de la Louisiane. Mon aventure en tant que photographe a débuté quand, à environ 15 ans,  j’ai reçu un appareil photo pour Noël. J’étais à l’époque très impliqué dans mon théâtre communautaire et j’ai découvert qu’en tant que photographe, je pourrais canaliser mon désir de raconter des histoires à travers mon travail. Je n’ai pas cessé depuis.

  • Pouvez-vous nous en dire plus sur votre travail ; comment le décririez-vous ?

Mon travail est en grande partie une exploration de mon expérience du passage à l’âge adulte, et souligne l’importance de l’appréhension et de la découverte de son identité dans beaucoup d’aspects différents. Comme j’ai été très influencé aussi bien par le cinéma que par mon passé dans le théâtre, mon travail est très narratif.

  • Quelles sont vos principales sources d’inspiration ? 

Je dirais que j’ai développé mon style et mon regard en puisant principalement mon inspiration dans les films et la musique que je consomme. Les récits et les histoires nuancées m’influencent beaucoup. Récemment, j’ai été très inspiré par les communautés underground ici en Louisiane. Je travaille actuellement sur une série qui explore les identités les plus marginalisées dans la communauté LGBTQ +.

Le photographe ransom ashley par bruce-weber-
Le photographe RansomAshley © Bruce Weber
Retrouvez l’ensemble du travail de Ransom Ashley sur son site officiel, et suivez son actualité sur Instagram et Facebook

Et rejoignez-nous pour un cours Exposition et Mode Manuel ! Dates et inscriptions pour tous nous cours ici !

 

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@ Fragment Collectif Street Photography Paris

Exposition - Street photography avec le collectif Fragment

@ Fragment Collectif Street Photography Paris
© Collectif Fragment

 

Le collectif Fragment est né pour promouvoir, à travers des séries individuelles et collectives, une culture commune puisant ses origines dans la photographie de rue. Ces différents travaux sont une manière pour les membres du collectif de se répondre et de réagir au monde qui nous entoure tout en restant à l’écoute des multiples approches contemporaines que la photographie propose.

Les 9 membres du collectif Fragment : Fábio Costa, Jérome Lorieau, Julien Legrand, Kramer O’Neill, Marco Giusfredi, Nicolas Portnoï, Sébastien Bartoli, Sylvain Biard et Thomy Keat ; écument les rues du monde entier depuis plus de 15 ans pour livrer leur vision de la société actuelle.

 

VERNISSAGE jeudi 15 mars à 19h en présence du collectif

avec le lancement de l'édition 2 du catalogue FRAGMENT

► Téléchargez votre invitation

 

© Fragment Collectif Street Photography Paris
© Collectif Fragment

Leur exposition à la Galerie Graine de photographe présente une vision de Paris ainsi que l’univers personnel de chaque membre du collectif.
Sous le regard d’Atget, Brassaï, Henri Cartier Bresson, la Street Photography contemporaine s’invite pour le lancement de l’édition 2 du catalogue FRAGMENT.

De manière documentaire avec un regard graphique et plein d’humour les photographies de Fragment ne servent qu’un même but, la belle image.

Pour compléter cette exposition, Graine de Photographe vous propose un Workshop photo exceptionnel d'une journée. A l'occasion de cette masterclass les photographes du collectif Fragment qui vous délivreront tous leurs secrets.

Partagez une journée avec l'un des meilleurs collectif de Street photography !

 

© Fragment Collectif Street Photography Paris
© Collectif Fragment

 

© Fragment Collectif Street Photography Paris
© Collectif Fragment
Exposition Fragment photo collective à la galerie grainedephotographe.com
du 15 mars au 22 avril 2018

14 quai de Béthune 75004 Paris

 

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“Wansee Lake”, Berlin 2016 © Chiara Mazzocchi

Les poétiques autoportraits de la photographe Chiara Mazzocchi

 

“Concoscienza”, Milan 2013 © Chiara Mazzocchi
“Concoscienza”, Milan 2013 © Chiara Mazzocchi

 

Née en 1978 dans la région de Ligurie, Chiara Mazzocchi est une photographe, cinéaste et interprète italienne. De 2010 à février 2017, elle a vécu et travaillé à Berlin. Son travail a notamment été publié dans Vogue Italie.

Le travail de Chiara Mazzocchi repose essentiellement sur des autoportraits. Elle explore les différents médiums artistiques que sont la photographie, la vidéo et la performance scénique comme une thérapie. Véritable travail d’introspection, ses auto-représentations sondent les profondeurs de l’être humain. C’est lorsqu’elle actionne la télécommande de son appareil, qu’elle se sent enfin connectée à son image intérieure.

Chiara a initialement commencé son processus d’introspection pour des raisons égoïstes, comme une façon de survivre à ses conflits internes personnels et à son sentiment d’inadéquation face au système. Sa recherche est devenue un traitement exclusivement pour elle-même, vers elle-même. Ses intérêts sont aussi dirigés vers l’Homme et les questions sociales qui impliquent l’individu, comme la conscience humaine, l’insécurité de l’existence, l’aliénation, la dépersonnalisation, mais aussi les luttes humaines quotidiennes dans une société qui exige de l’approbation face aux critères établis.

Entre transcendance, conscience, onirisme et éveil, les travaux de Chiara sont profondément conceptuels et humanistes.

Découvrez un aperçu des autoportraits oniriques de la photographe Chiara Mazzocchi :

Retrouvez l’ensemble du travail de Chiara Mazzocchi sur son site officiel, et n’hésitez pas à la suivre sur Instagram et Vimeo !

Et venez découvrir l’art du portrait lors de notre Masterclass Portrait Arnault Joubin ! Dates et inscriptions pour tous nos cours ici !

 

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Coincidences, dans les rues de New-York avec le street photographer Jonathan Higbee

Né en 1981, Jonathan Higbee est un photographe américain qui arpente les rues de New-York depuis une dizaine d'année. Sa spécialité ? La street photography  !

Armé de patience, il parcours la grosse pomme à la recherche de moments insolites. Sa célèbre série Coincidences est, comme son nom l'indique, un condensé de coïncidences où en quelques secondes devant l'objectif de Jonathan deux histoires s'alignent pour n'en faire plus qu'une.

Coincidences est ma lettre d'amour à New-York, et au nombre infini de moments magiques, éphémères et heureux qui font d'elle une ville unique. - Jonathan Higbee

Découvrez en plus sur Jonathan Higbee et sa série Coincidences à l'occasion de notre interview !

Jonathan Higbee - Street photography
© Jonathan Higbee

 

Jonathan Higbee - Street photography
© Jonathan Higbee
  • Pourriez-vous vous présenter, nous dire comment avez-vous commencé la photographie ?

Même si j’ai vécu à Los Angeles, et à présent la majeure partie de ma vie à  New-York City, je reste un gars du Missouri qui a toujours le Midwest dans le cœur. Marié avec un chien (et un bébé en chemin).
À Los Angeles, j’ai eu de la chance de devenir correspondant pour le magazine national l’Instinct. Le boulot de rêve : voyager à travers le monde pour réaliser des photos et écrire sur mes expériences chaque mois pour nos lecteurs ! Même si j’ai débuté ce travail car j’étudiais l’écriture et que je souhaitais en faire ma carrière, je me suis vraiment senti plus passionné par la photographie. Il n’y a pas eu de retour en arrière. Une fois que j’ai eu déménagé à New-York, il y a environ une décennie, mon amour pour la photographie combiné à mon amour pour la ville m’ont poussé vers la street photography !

 

Jonathan Higbee - Street photography
© Jonathan Higbee
  • Pouvez-vous nous dire avec vos mots ce qu’est la Street photography ? 

C’est la question à un million de dollars ! Je pense que la définition de la street photography s’est développé au fil des ans, s’éloignant de la photo documentaire et se rapprochant du conceptualisme, de l’auto-réflexion et de la part artistique. La street photography a eu l’habitude d’être au sujet du monde qui nous entoure.  À présent, elle expose l’âme de l’artiste. Fondamentalement cependant, la street photo a pour sujet le monde que l’humanité a créé. C’est vague et large, mais très inspirant de mon point de vue.
C’est une époque fascinante pour être un street photographer, un fan de street photography, ou simplement un inconnu passant inconsciemment devant l’objectif d’un street photographer.

 

Jonathan Higbee - Street photography
© Jonathan Higbee
  • Comment décririez-vous votre travail ? 

Je pense que mon travail est narratif, conceptuel, profondément moderne, urbain, doux à la surface, mais enrichissant si vous allez plus en profondeur. Mais s’il vous procure un sourire, alors j’ai le sentiment d’avoir fait mon travail.

Jonathan Higbee - Street photography
© Jonathan Higbee
  • Quelles sont vos principales sources d’inspiration ? 

Mon idole de l’âge d’or est Henri Cartier-Bresson. Les artistes plus modernes qui me poussent constamment à travailler plus dur sont des gens comme Matt Stuart, Jesse Marlow, Siegfried Hansen, Alex Webb, Constantine Manos et Trent Parke. Outre le monde de la photographie, je suis un inconditionnel de Wes Anderson et Spike Jonze. Au delà du monde artistique visuel, je suis inspiré par l’esprit de David Sedaris (et sa soeur Amy !).

Jonathan Higbee - Street photography
© Jonathan Higbee
  • Quel matériel utilisez-vous principalement pour réaliser vos photos ?

J’essaie vraiment de contrôler mon addiction aux jouets et gadgets (vraiment !). Mais il a quelque chose de vraiment rafraîchissant dans un nouvel appareil photo ou un nouvel objectif, ou le système entier, qui me pousse à voir le monde différemment. Néanmoins, le Leica Q est l’appareil vers lequel je me tourne le plus régulièrement. C’est le boîtier ultime pour la Street ! Je m’amuse avec tout, de l’Hasselblad X1D au Ricoh GR en passant par mon iPhone. Je suis de ceux qui reconnaissent que le matériel que vous utilisez n’est pas ce qui importe le plus pour réussir – mais c’est indéniablement un facteur.

Jonathan Higbee - Street photography
© Jonathan Higbee

 

Jonathan Higbee - Street photography
© Jonathan Higbee

 

Jonathan Higbee - Street photography
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Jonathan Higbee - Street photography
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Jonathan Higbee - Street photography
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Retrouvez l’ensemle du travail de Jonathan Higbee sur son site, et n’hésitez pas à le suivre sur Instagram


Les sensuels clichés phosphorescents de Slava Semeniuta

Neon Pleasure - slava semeniuta - Local Preacher
Neon Pleasure © Slava Semeniuta

Slava Semeniuta aka Local Preacher est un artiste et photographe russe à l’univers cosmique.

Neon Pleasure, Molecular Erotica, Cyber Goddess… des noms de séries qui évoquent à elles seules l’ambiance sexy et rétro-futuristes des photographies de Slava. Des clichés sensuels où les corps des modèles s’illuminent sous les jeux des lumières.

Pour sublimer et habiller ces corps nus, le photographe russe a su tirer profit de la colorimétrie et de l’esthétisme apportés par les néons. Des photos toutes en courbes et couleurs phosphorescentes !

Découvrez un aperçu du travail de Slava Semeniuta aka Local Preacher :

Retrouvez l’ensemble du travail de Slava Semeniuta sur Behance. N’hésitez pas à le suivre sur Instagram !

Et rejoignez-nous pour un cours photo Studio Pro et/ou Studio mobile strobist ! Dates et inscriptions pour tous nos cours ici !

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Nuit de Noel 1963 Fondation Cartier pour l’art contemporain Paris

Le Mali Twist de Malick Sidibé à la Fondation Cartier pour l'art contemporain


 

Le photographe Malick Sidibé, surnommé « l’oeil de Bamako », est principalement célèbre pour avoir immortalisé la joie de vivre des nuits de Bamako dans les années 1960-1970. En 2003, il est le premier photographe Africain à recevoir le prix international de la Fondation Hasselblad. Après la disparition de l’artiste, le 16 avril 2016, la Fondation Cartier pour l’art contemporain rend hommage au photographe Malick Sidibé avec la magnifique exposition Mali Twist présentée jusqu’au 25 février 2018.

Une grande rétrospective accompagnée d’un ouvrage, conçus et dirigés par André Magnin, spécialiste de l’art africain et commissaire général de l’exposition, en collaboration avec Brigitte Ollier.

L’exposition réunit pour la première fois ses photographies les plus exceptionnelles et emblématiques ; des tirages d’époque réalisés par lui-même de 1960 à 1980 ; un choix de « chemises » rassemblant ses prises de vue de soirées ainsi qu’un ensemble de portraits inédits d’une beauté intemporelle. Véritable plongée dans la vie de celui qui fut surnommé « l’oeil de Bamako », cet ensemble exceptionnel de photographies en noir et blanc révèle comment Malick Sidibé a su saisir, dès le début des années 1960, la vitalité de la jeunesse bamakoise et imposer son style unique, reconnu aujourd’hui dans le monde entier. – Fondation Cartier pour l’art contemporain

Le titre de l’exposition, Mali Twist, fait référence à la chanson éponyme du chanteur et guitariste malien Boubacar Traoré, sortie en 1963.

 

Malick Sidibé, Mali Twist
à la Fondation Cartier pour l’art contemporain
261, boulevard Raspail 75014 Paris
Du 20 octobre 2017 au 25 février 2018

Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 20h, nocturne les mardis jusqu’à 22h
Tarifs : 10,50€, 7€ tarif réduit

 

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