Macrophotographie Snow ball gift reflet de sacré coeur Bertrand Kulik

Les macrophotographies du photographe et violoniste Bertrand Kulik

Célèbre pour ses macrophotographies, Bertrand Kulik est un violoniste de métier avec une grande passion pour la photo. Pour lui, la photographie et la musique se complètent. Il a d’ailleurs donné à plusieurs occasions des concerts « projections » en collaboration avec la pianiste et chanteuse concertiste Magdalena Zuk.

À mon sens, la photographie est un moyen d’expression au même titre que la musique. Avec un violon ou un appareil photo dans les mains, l’important pour moi se trouve dans la recherche des couleurs et des matières, et surtout dans l’envie de communiquer aux autres ce qui me touche. – Bertrand Kulik

Graine de Photographe vous présente une partie du travail de Bertrand Kulik !

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une araignée et sa toile en macrophotographie par Bertrand Kulik
© Bertrand Kulik

Sa toute première passion étant l’astronomie, il s’est tout naturellement tourné vers le ciel quand il a commencé la photo avec son premier appareil, un Canon Eos 350D.

À cette époque, j’étais absolument émerveillé par les matières. Un peu comme un peintre qui cherche ses couleurs avant de peindre son tableau, j’ai le sentiment d’avoir à ma manière exploré pas mal de choses. – Bertrand Kulik

Découvert notamment grâce à une photo de foudre qui a fait le tour du monde, Bertrand aime montrer que, quel que soit son environnement, l’homme est connecté à la nature.

Il collabore régulièrement avec la presse du monde entier. Ses images sont régulièrement publiées dans les plus grands journaux : Figaro Magazine, le Nouvel Observateur, Daily Telegraph, BBC, The Metro, The Sun, The Guardian, Le Parisien, New-York Daily News, New York Post, La Republica, Ciel et Espace, ainsi qu’à Paris Match ou récemment à la une du journal télévisé de CBS.

Tour Eiffel touchée par la foudre <yoastmark class=

 

Impact sur la tour Eiffel pendant un violent orange Macrophotographie pissenlit <yoastmark class=

J’aime quand on se perd dans les échelles. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. L’idée de ce « vertige » me fascine. J’aime tout en photographie et j’aime toucher à tout. Mais ce rapport à l’infiniment petit me fait voyager loin dans l’imaginaire. Il est extraordinaire de voir de très petites choses et d’être le témoin privilégié de moment insoupçonné. J’aime ce rapport de proximité avec les sujets. Un rapport rassurant puisque l’œil dans le viseur de son appareil, c’est une immersion totale qui demande une concentration intense. La macrophotographie demande une grande patience, mais aussi de la chance ! Il faut observer, réfléchir à son sujet, choisir sa composition en fonction etc.. Pour toutes ces raisons, ce domaine est très technique et c’est un réel défit que de réussir ses photos.

J’ai créé des séries en jouant avec les reflets visibles dans des gouttes d’eau. Un peu à la manière d’une micro lentille, il est possible de voir une image se focalisant dans une goutte d’eau. Le sujet focalisé en son sein se trouve alors juste derrière la petite gouttelette.- Bertrand Kulik

reflet d'une rose dans la rosée posée sur un pissenlit en macrophotographie par Bertrand Kulik
© Bertrand Kulik

 

flocon de neige en macrophotographie par Bertrand Kulik
© Bertrand Kulik

Pour réaliser ce type de photographies,  il utilise un boîtier Canon Eos 7D avec l’objectif Canon MP-e 65mm (le seul objectif au monde dédié uniquement à la macrophotographie. En effet, il n’est pas possible de l’utiliser en faisant une mise au point à plus de 10cm)

La macro est un domaine particulièrement exigeant. Cela demande une grande patience, un bon sens de l’observation, mais aussi pas mal de chance. Il est très important d’avoir une bonne maîtrise de sa respiration afin de ne pas occasionner de flou de bougé pendant les prises. Il est très agréable de montrer que quel que soit son environnement, il est possible de voir un grand nombre de choses cachées ! J’ai eu la chance d’être le témoin de très beaux éclairs parisiens ou encore de phénomènes atmosphériques incroyables.

Je remarque que quelle que soit l’échelle, je suis toujours attaché à des compositions graphiques ou à des couleurs particulières. Il est d’ailleurs amusant de voir que dans mes photos certains sujets n’ayant aucun lien se ressemblent incroyablement ! – Bertrand Kulik

reflet d'une fleure dans la rosée posée sur un brin d'herbe en macrophotographie par Bertrand Kulik
© Bertrand Kulik

 

Libellule sur une feuille par Bertrand Kulik
© Bertrand Kulik

 

Macrophotographie Snow ball gift reflet de sacré coeur Bertrand Kulik
© Bertrand Kulik

 

photographie macro d'une pâquerette qui se reflette dans la rosée posée sur un pissenlit par Bertrand Kulik
© Bertrand Kulik

reflet d'une fleure dans la rosée posée sur un brin d'herbe en macrophotographie par Bertrand Kulik
© Bertrand Kulik

Bertrand Kulik : FacebookFlickr

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L'architecture de New York haute en couleur par Ramzy Masri

Space Ram, l'architecture new-yorkaise ultra colorée de Ramzy Masri

Ramzy Masri apporte de la couleur dans la monotonie architecturale avec sa série Space Ram. Ce directeur artistique et graphiste de Brooklyn, dont le compte Instagram compte plus de 11 000 abonnés, vous transporte directement dans un arc-en-ciel !

Ramzy se sert de sa tablette graphique pour colorier ses photos ou simplement du pavé tactile de son ordinateur portable.

Enfant des années 90, il a grandi avec des vêtements colorés, les pogs et les trolls ! Pour faire bref, la couleur c’est son dada ! Il a créé son Instagram pour se pousser au défi : trouver dans une ville comme New-York de la couleur à l’état brut. Pas facile ! Sauf que Ramzy est graphiste. Il a donc décidé, qu’au lieu de partir à la chasse à la couleur où elle existe en réalité, il allait commencer à créer sa propre réalité pleine de couleurs !

Space Ram est un travail ultra colorée, et plein de joie, qui va vous donner un autre point de vue de l’architecture !

« Je pense qu’il y a une joie inhérente dans le travail. Je m’éclate avec la re-coloration d’images et je pense que je transmet cette sensation à mon audience ! Tout est dans l’imagination, la fantaisie et l’optimisme. New-York peut être un endroit grossier, solitaire et j’espère que mes images y donnent une perspective différente aux gens. C’est la preuve que le point de vue est important et que vous pouvez vraiment trouver la joie dans les situations les plus banales. » Ramzy Masri

Le photographe Ramzi Masri
Le photographe Ramzi Masri

 Ramzy Masri : Site InternetInstagram

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Street photography définitions et conseils

La Street Photography : définitions & conseils

La Street Photography ou la photographie de rue est un vaste courant dans lequel on peut se perdre facilement. Aussi appelé photographie sur le vif, ce type de clichés nécessite essentiellement une bonne réactivité et un bon cadrage. Mais pas que. Pour bien réussir ses photos de rue, il faut dans un premier temps savoir ce qu'est la Street Photography. C'est ce que nous allons vous expliquer ici.

Street photography définitions et conseils
Les jumelles s'en mêlent... [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]

C'est quoi la Street Photography ?

Plusieurs définitions fleurissent sur le web et il est difficile de faire le tri. La rue n'est évidemment pas le seul lieu dans lequel il vous est possible de faire de la Street Photo. Bien sûr, une photo de rue n'est pas forcément une Street Photo (comme on pourrait le croire). Aussi, il n'y a pas de sujet prédéfini pour ce courant photographique. Comment faire pour s'y retrouver dans tout ça ?

Il faut savoir que certains photographes préfèrent ne pas s'identifier à ce courant ressenti comme désuet ; tant il rassemble aujourd'hui tout et n'importe quoi. Alors si l'on souhaite redorer le blason de la Street Photo ; il faut lui rétribuer sa fonction principale : la dimension sociale.

L'histoire de la Street Photography remonte à la libération des mœurs ; notamment celle des femmes ; et aux diverses revendications sociales depuis le krach boursier des années 30. La rue est alors devenue un symbole de revendication. La Street Photo comme on l'entend aujourd'hui s'est diversifiée. Elle se situe à un croisement entre la photographie de reportage, la photographie humaniste, et la photographie indépendante. Vous avez dit indépendante? La street photo a de particulier d'être produite en marge des circuits commerciaux traditionnels.

Un vent de liberté ?

Street photography définitions et conseils
Voici une photo Street ! [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
On peut dire ça! La street photography est plus underground, elle témoigne de l'histoire, d'une histoire, celle de chacune des photos qui la compose. La photo Street est un focus sur nos modes de vie, nos habitudes, nos quotidiens, nos moyens d'expression. Ce style dépeint une réalité sociale, témoigne de son temps. Il dénonce, révèle, suscite ou précise. La street photography montre et pousse à la réflexion sur des thèmes variés: changements sociaux, transversaux et inconscients. La photo Street peut être minimaliste ou esthétique, avant-gardiste ou conceptuelle voire personnelle.

La rue donc, mais ceux qui l'habitent aussi, la traversent, l'aiment ou la rejettent, ceux qui la font, qui l'animent, la construisent ou la détruisent. L'Homme est présent, partout, il est aux fondements de la réflexion, dans le champ comme dans le hors-champ, on devine sa présence, on l'invite ou on le repousse, mais il existe toujours une relation étroite entre l'homme et la rue, que les street photographer tentent de saisir.

La Street photography victime de sa popularité?

Le courant à pris une telle ampleur, qu'il perd en crédibilité. Souvent ramené à de la photographie in fine, un portrait social facile et caricatural, une photo de vacance bien travaillée, l'attractivité qu'on lui trouvait alors perd de son sens. Le message social ou politique disparaît et l'engagement du photographe, oublié?

[Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
[Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]

L'avis de notre expert Thomy Keat photographe de l'équipe grainedephotographe.com :

 

"Déjà, le premier souci se situe au niveau du mot en lui même car la France ayant une grande richesse de vocabulaire, on traduira forcément le terme par "photo de rue", ce qui est correct du point de vue étymologique, sauf, et c'est là le point le plus compliqué à faire comprendre aux français, et réellement qu'aux français, c'est que la street photography est avant tout un courant photographique principalement né aux USA, la fierté française étant ce qu'elle est, on a voulu absolument le ramener à notre photo de rue/reportage/scène de vie/...sans abri

 

Me concernant, je considère que c'est avant tout une photo dite "candide", donc sans pose ou préparation, même si je prends un soin particulier à choisir mon arrière plan, j'accorde aussi beaucoup d'importance à la couleur et au graphisme. La street photo, de mon point de vue, ne doit pas avoir une portée sociale, laissons cela à la photo reportage ou photo social, tout simplement car elle n'a pas vocation de dénoncer ou d’établir un lien avec l'actualité. Des photographes comme Winogrand/Meyerowitz/Friedlander l'ont bien démontré, par contre, elle doit s'impliquer dans notre époque, pas d'un point de vue politique/sociale mais d'un point de vue stricto pictural pour dépeindre notre style de vie.
Après, cela représente mon point du vue, et il y a autant de style de street photo que d'aigris dans ce monde."

 

 

Ce qu'il ne faut pas faire

Alors s'il n'est pas compliqué de se lancer dans la Street photography, il est en revanche difficile de trouver la bonne voie. Pour commencer, une photo Street n'est pas réservée au noir & blanc. Il ne suffit pas de prendre un sans-abri plein cadre, augmenter les contrastes, montrer un lampadaire, un grafitti pour se proclamer street artist. Bref, comment éviter les Street photos ennuyeuses ? Commencez par suivre nos 5 conseils , à vos objectifs!

1. Photographier pour photographier

Une photographie, c'est une composition, un assemblage de motifs, de personnages, d'idées et d'émotions qui s'entrechoquent, donnent vie à la photo.Une photo mal composée, est une photo sans relief, le spectateur la survole du regard, ne s'identifie à rien, ne tisse ou ne capte aucune histoire. Si votre photo prend en compte une, ou des personnes, l'action, la position, l'expression de celle ceux qui composent l'image rentre en compte. Chaque élément est important: un mouvement, un regard, il s'agit de capter un moment qui donne du sens à l'image, qui lui donne une raison d'être. L'histoire s'écrit. Si votre photo prend en compte à l'inverse un autre élément ( un objet, une personne en interaction), la composition est d'autant plus cruciale qu'elle détermine ce qui doit être mis en avant, ce qui doit être en arrière-plan, ce qui doit être nette ou floue, afin de faire parler son image. Par exemple, un homme pianote sur son téléphone sur un quai de métro: cette situation peut avoir du sens si la composition permet au spectateur d'y trouver un intérêt ( par exemple, l'homme, préoccupé par son message, ne voit pas l'homme à moitié nu gisant sur le sol derrière lui). Le spectateur s'attend à une narration, à un intérêt dans l'image, sinon cette dernière est fade, et n'émane rien qui puisse l'intéresser.

L'enfant veut payer la note, c'est ça ? [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
L'enfant veut payer la note, c'est ça ? [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]

 

2. Se mettre trop loin du sujet

Les photographes de rue utilisent généralement un objectif grand angle, ou moyen, parfait pour le plein cadre et le portrait. Ils favorisent les focales 35 mm et 50 mm qui permettent de se rapprocher du sujet, de créer une complicité visible grâce à la proximité du photographe et son sujet afin de rendre compte fidèlement de la réalité.

Une photographie prise de près n'a pas le même impact et la même portée qu'une photographie où le sujet et le photographe sont clairement éloignés car la distance se ressent, et elle se voit. C'est ainsi que la photographie perd son sens. N'hésitez donc surtout pas à vous rapprocher de votre sujet/objet à photographier pour un meilleur résultat.

"Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c'est que vous n'êtes pas assez proches".

Robert Capa

 

[Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
[Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]

 

3. Toujours photographier les sans-abri

Les sans-abri sont un sujet largement abordé par les photographes, notamment amateur, dans la photographie de rue. Ce n'est pas un mal en soi, la problématique réside essentiellement dans l'approche, car il faut bien avouer qu'il y a un grand nombre de photo sur le sujet, revendiquée de nature sociale (ce qui n'est en réalité pas toujours le cas). Cependant il s'agit d'un sujet facile, qui résulte d'une population de sans-abri fortes dans les métropoles, et le message se perd, égaré dans le flot d'images produites. Réussir des photographies des sans-abri, c'est se démarquer, être original, apporter un point de vue différent, novateur ( même s'il n'existe rien qui n'ait jamais été fait en photographie comme en arts).

 

A éviter ou à se démarquer... [Photo de nos élèves lors d'un cours street photography]
A éviter ou à se démarquer... [Photo de nos élèves lors d'un cours street photography]

4. Penser, réfléchir et composer son message

Parfois on pense faire une bonne photo, et ce n'est pas le cas, mais il arrive aussi que l'on réussisse une photo quand on ne le pensait pas. Il ne s'agit pas réellement de chance, ni même de hasard, mais de composition! Une photo bien cadrée est déjà un bon départ, mais mieux vaut sur-cadré pour recadrer après en post-production plutôt que de ne rien photographier du tout. La composition se traduit par un équilibre de l'image, une image, mal ou pas du tout préparée est rarement une bonne photo. En photographie, il faut savoir être patient, vif, rapide, attentif.

Pensez bien à vos cadres, à la composition, en faisant attention aux motifs et personnages qui composent l'image,  quelle zone sera nette, une photographie couleur ou une photographie noir et blanc, et pourquoi?

 

J'attends le serveur et hop ! [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
J'attends le serveur et hop ! [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]

 

5. Trop de post-production ou le back-up du noir et blanc

La retouche photo ne doit pas faire office de cache-misère,. De même pour le noir & blanc. Une photo ratée n'est pas à sauver. En revanche, une photo réussie peut être retouchée  parce qu'elle est belle sans retouche, ou qu'elle exprime quelque chose, qu'elle n'a pas de problème technique majeur qui influence forcément le résultat de votre image (sous-exposition, surexposition, floue...).

Le Noir et Blanc peut sembler être une solution, mais détrompez-vous. C'est une erreur commune à éviter. Une mauvaise photographie le restera, même en Noir et Blanc. La profondeur d'une photographie, sa qualité, ne se résume pas au monochrome ni à la couleur. Il s'agit de savoir quel est le message porté, la volonté de l'auteur, sa perception de la photographie. Chacun apporte sa pierre à l'édifice. L'essentiel est de ne pas oublier qu'une photo ratée en couleur le sera tout autant en noir et blanc.

[Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
[Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]

La Street photography : que faut-il faire pour améliorer ses clichés ?

Il faut travailler sa sensibilité et sa technique en faisant des photos ! La pratique est ce qui vous permettra de progresser, exercez vous dans toutes les situations, de jour comme de nuit, en plein soleil ou sous la pluie, en contre-jour. Laisser aller vos envies, votre créativité. Garder en tête que votre photo Street doit attirer le regard, surprendre, avoir du sens et raconter une histoire. S'il est difficile de se situer entre ce qu'il faut faire et ne pas faire, rappelons que tout est une question d'équilibre.

1. Les multiplier

Il n'y a pas de secrets. C'est en photographiant que l'on apprend à photographier. Il faut multiplier les clichés pour s'améliorer, on rate 100% des photos que l'on ne fait jamais. Si vous râté un cliché, recommencer, changer de position, de réglage, de point de vue, bref! Entraînez-vous, approchez-vous de vos sujets, ouvrez l’œil et n'hésitez jamais à photographier! Votre image n'est pas bonne, ce n'est pas grave, il y en aura pleins d'autres!

[Photo de l'un de nos élèves lors d'un cous street photography]
[Photo de l'un de nos élèves lors d'un cous street photography]

 

2. Faire attention à la lumière

La lumière est un élément essentiel quel que soit le type de photo que vous souhaitez faire. Nous dirons même crucial! Car la lumière c'est le cœur de la photographie. Travailler la lumière,  composer avec elle lors d'une sortie Street est indispensable. Savoir l'analyser, l'étudier permet de réussir ses photographies (en matière d'éclairage en tout cas) multiplier les possibilités, ouvrir la voie à de nombreux effets, développer sa réactivité. En jouant avec elle, vous pouvez choisir quels éléments occuperont le champ éclairé et quels éléments seront dans l'ombre.

Lumière!

Le soleil illumine le sujet principal aligné selon la règle des tiers [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
Le soleil illumine le sujet principal aligné selon la règle des tiers [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]

 

3. Penser à l’arrière-plan

Encore une fois, cela peut paraître évident. Et pourtant, il arrive d'être tellement distrait par le sujet principal que  le résultat peut se révéler surprenant et l'on peut découvrir un élément perturbateur. Un  bel arrière-plan peut mettre en valeur le sujet principal, lui donner de la profondeur , un intérêt. Il arrive qu'une photo soit ratée simplement parce que l'arrière plan dénote du premier, ou parce qu'il prend une place trop importante par rapport au premier plan, qui ne se détache plus du second.

Grâce à l'arrière-plan, l'histoire est toute trouvée ! [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
Grâce à l'arrière-plan, l'histoire est toute trouvée ! [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
Thomy Keat a recadré l'image de notre élève et "là on s'interroge, on apporte un coté rigolo à la photo"
Thomy Keat a recadré l'image de notre élève et "là on s'interroge, on apporte un coté rigolo à la photo"

4. Utiliser la technique du "Zone focus"

Cette technique est idéale pour la Street photography. Réglez votre ouverture pour obtenir une certaine profondeur de champ. Puis faites une mise au point manuelle sur un objet situé à la distance que vous souhaitez et débraillez l'autofocus. Cette distance ainsi calibrée vous permettra de ne pas perdre de temps en effectuant la mise au point à chaque fois que vous souhaitez capturer un moment sur le vif. Celui-ci doit se passer dans cette zone de netteté. Une technique toujours très appréciée des Street photographer et des reporters.

Ready to Zone focusing ? [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]
Ready to Zone focusing ? [Photo de l'un de nos élèves lors d'un cours street photography]

 

5. Se faire plaisir et se laisser surprendre !

Toutes ces règles ne doivent pas vous décourager! Le plaisir de la Street photo est aussi - et surtout - de vous faire plaisir, de flâner et de vous laisser surprendre par tout ce qui vous entoure ! Travailler avant tout votre curiosité et votre sensibilité !

 

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Jacques, 82 ans, Le Viaduc et les Arcades du Lac, Montigny-le-Bretonneux (2015) © Laurent Kronental

Le mélancolique Souvenir d'un Futur du photographe Laurent Kronental

Jacques, 82 ans, Le Viaduc et les Arcades du Lac, Montigny-le-Bretonneux (2015) © Laurent Kronental
Jacques, 82 ans, Le Viaduc et les Arcades du Lac, Montigny-le-Bretonneux (2015) © Laurent Kronental


Souvenir d’un Futur
 est une série de photo d’architecture du photographe français Laurent Kronental témoignant de la vie des seniors dans les grands ensembles de la banlieue parisienne.

Ces quartiers furent construits pendant les Trente Glorieuses afin d’absorber l’accroissement démographique.
Au fil des ans, ces banlieues ont de plus en plus souffert d’une opinion souvent négative.

Pendant 4 ans, le photographe a rencontré ceux qui s’y sont installés lors de la construction de ces bâtiments et qui, pour lui, représentent la mémoire des lieux. Dans cette série, le photographe met face à face les bâtiments et leurs plus anciens habitants dans des photos aussi belles que touchantes.

Laurent Kronental vous parle de ce très beau projet à l’occasion d’une interview exclusive ci-dessous :

Jean, 89 ans, Puteaux-La Défense (2015) © Laurent Kronental
Jean, 89 ans, Puteaux-La Défense (2015) © Laurent Kronental

Pour commencer, pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

Je m’appelle Laurent Kronental, je suis français, j’ai 28 ans et je suis photographe autodidacte. Je vis à Courbevoie (Hauts-de-Seine, 92). Je travaille depuis 4 ans sur une série intitulée Souvenir d’un Futur qui met en lumière les personnes âgées habitant dans les Grands Ensembles de la banlieue Parisienne.
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Quand et comment as-tu commencé la photographie ?
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J’ai fait en 2008 un voyage de six mois en Chine à Beijing. Armé d’un compact numérique, j’y ai photographié la diversité urbaine avec une passion grandissante pour l’originalité des architectures. Je sentais une envie profonde de trouver du sens dans mes photos.

Les Espaces d’Abraxas, Noisy-le-Grand (2015) Ricardo Bofill © Laurent Kronental
Les Espaces d’Abraxas, Noisy-le-Grand (2015) © Laurent Kronental

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« Souvenir d’un futur » donne un nouveau regard sur la banlieue parisienne, totalement dénudée des stéréotypes qu’on pourrait lui attribuer. Comment t’est venue l’idée de réaliser cette série ?
As-tu vécu en banlieue dans ce type d’environnement ?

Durant plusieurs années, j’ai développé une très grande attirance pour l’architecture des Grands Ensembles.
Deux quartiers tout proches de chez moi se sont révélés essentiels dans ma démarche : les Damiers à Courbevoie et les Tours Aillaud (cité Pablo Picasso) à Nanterre. Ces bâtiments semblaient exister hors du temps, comme si leur raison d’être oscillait entre futur et passé. 

Paulette, 83 ans, Les Damiers, Courbevoie (2015) © Laurent Kronental
Paulette, 83 ans, Les Damiers, Courbevoie (2015) © Laurent Kronental

Roland, 85 ans, Les Arcades du Lac, Montigny-le-Bretonneux (2015) © Laurent Kronental
Roland, 85 ans, Les Arcades du Lac, Montigny-le-Bretonneux (2015) © Laurent Kronental

.J’ai vu que tu avais  réalisé la série en argentique, est-ce valable pour tous tes travaux ou uniquement pour celui-ci ? 

J’ai effectivement réalisé Souvenir d’un Futur avec une chambre argentique grand format 4×5 et je vais continuer de l’enrichir ces prochains mois. Pour le moment, il s’agit du seul projet artistique que j’ai présenté. Je mène actuellement une deuxième série débutée il y a 2 ans avec ce même outil dont j’aurais dû mal à me passer aujourd’hui. En revanche, je réalise des commandes la plupart du temps au numérique avec un 5D mark II.
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Quel est ton rapport avec les personnes qui apparaissent sur tes clichés, les connais-tu ?
Si non, a t-il été facile de les convaincre de les photographier ? 

Je n’avais pas de contacts dans ces quartiers lorsque j’ai débuté cette série et je ne connaissais aucune personne âgée.
Pour trouver mes sujets, la démarche la plus efficace que j’ai adoptée était de parler aux personnes âgées directement dans la rue. Régulièrement, je suis tombé sur des anciens au parcours atypique et souvent esseulés. Il m’a fallu leur expliquer mon projet et les messages que je voulais y faire passer pour réussir à instaurer un climat de confiance. Il y a un important travail en amont qui m’a demandé énormément d’énergie.

Lucien, 84 ans, Les Espaces d’Abraxas, Noisy-le-Grand (2015) © Laurent Kronental
Lucien, 84 ans, Les Espaces d’Abraxas, Noisy-le-Grand (2015) © Laurent Kronental

Denise, 81 ans, Cité Spinoza, Ivry-sur-Seine (2015) © Laurent Kronental
Denise, 81 ans, Cité Spinoza, Ivry-sur-Seine (2015) © Laurent Kronental

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Enfin, quels sont les artistes qui t’ont inspiré dans ton travail ? 

Plusieurs artistes m’ont marqué. Voici les photographes dont j’admire le travail : Nadav Kander, Alec Soth, Pieter Hugo, Todd Hido, Naoya Hatakeyama, Alexander Gronsky ou encore Simon Norfolk.

Laurent Kronental : Site

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les dessous de la vie de barbie et ken par dina goldstein

Les dessous de la vie de Barbie par la photographe Dina Goldstein

Dina Goldstein est une artiste Pop Surréaliste née en 1969 à Tel Aviv. Elle part vivre à Vancouver en 1976 où elle étudie l’histoire de l’art et la photographie. À travers son art, elle dénonce et critique la condition humaine en réinterprétant les clichés de beauté, le genre, le sexe et la religion avec un regard de Culture Pop. Elle est connue pour sa série Fallen Princess, réalisée en 2007 et remporte le grand Prix Virginia en 2014

Découvrez le série The Doll’s House dédiée à la célèbre poupée Barbie et la vidéo making-off en fin d’article !

© Dina Goldstein – The Doll’s House
© Dina Goldstein – The Doll’s House

Ses images sont porteuses de messages métaphoriques et ironiques, elle s’attaque pour The Doll’s House aux poupées les plus adulées des petites filles de la culture occidentale : Barbie et Ken.
Ses 2 principales sources d’inspirations sont ses deux filles, Jordan 10 ans et Zoé 6 ans, à qui elle a emprunté les poupées préférées le temps d’un petit shooting…

Pour The Doll’s House, son travail est divisé en 10 séquences formant une suite narrative, la série se déroule en quelques jours dans la vie de Barbie et Ken. Pour ceci, Dina a conçu quatre pièces de maison de poupée à taille réelle. Dina a engagé de vrais modèles pour incarner le couple star, fournissant avec son équipe un impressionnant travail de maquillage. On jurerait les modèles en plastique !

les dessous de la vie de barbie et ken par dina goldstein
© Dina Goldstein – The Doll’s House

Plus que tout autre symbole de l’enfance, Barbie incarne la femme idéalisée. Elle résume ce concept fabuleux que la beauté et le pouvoir sont indispensables à la réussite et au bonheur. Pas convaincue par l’idée, Dina décide que son co-star Ken, piégé dans un mariage imposé depuis plus de trois décennies, découvre son Moi authentique et exprime enfin son individualité. La pauvre Barbie découvre Ken avec une autre poupée masculine et son chagrin la conduit à la folie. Le sort de Barbie est sombre entre les mains de Goldstein. Elle la décompose et la confronte à sa pertinence éphémère.

Il est difficile de prendre un concept comme le mariage et de le discuter parce que chacun le voit différemment.
Il y a trop d’espoirs et de rêves construits autour du mariage et c’est pourquoi ils ne marchent pas souvent. Si deux personnes veulent rester ensemble, ils doivent s’accepter entièrement. Je pense que cela n’arrive pas très souvent et que les couples mariés gardent des secrets l’un envers l’autre. Nous nous marions, achetons une maison que nous remplissons de belles choses et nous attendons de la vie qu’elle continue sans à-coups et pour toujours. Malheureusement, ce n’est pas souvent le cas. La vie est complexe et nous devons manœuvrer constamment. – Dina Goldstein

les dessous de la vie de barbie et ken par dina goldstein
© Dina Goldstein – The Doll’s House
les dessous de la vie de barbie et ken par dina goldstein
© Dina Goldstein – The Doll’s House
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© Dina Goldstein – The Doll’s House
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© Dina Goldstein – The Doll’s House
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© Dina Goldstein – The Doll’s House
les dessous de la vie de barbie et ken par dina goldstein
© Dina Goldstein – The Doll’s House
les dessous de la vie de barbie et ken par dina goldstein
© Dina Goldstein – The Doll’s House

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Vidéo du making-of du projet de la photographe Dina Goldstein

Retrouvez Dina sur les réseaux sociaux  et sur son site

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