Exposition - Talents Graine de Photographe 2020, les lauréats !
Du 17 septembre au 17 novembre prochain, Graine de Photographe aura le plaisir d’exposer les lauréats de l’édition 2020 de son concours Talents, dans sa galerie sur l’île Saint-Louis à Paris !
Cette année encore, le concours Talents Graine de Photographe a permis à des milliers de photographes ; amateurs ou professionnels ; de proposer leur regard sensible, décalé ou rêveur sur le monde. Pendant plus de 40 jours, et malgré une 4ème édition à demi-confinée, notre compte Instagram et notre jury ont vécu au rythme du concours, devant sélectionner et mettre en avant ses coups de cœur autour des différents thèmes proposés : photo de voyage, photo de sport, street photography et noir blanc. A noter pour prolonger le plaisir, un petit thème bonus de circonstance : home.
Merci encore de la part de l'ensemble de l'équipe Graine de Photographe à l'ensemble des participants pour leur talent, leurs regards photographiques, sensibles, spectaculaires, sur le vif ou intimes, et pour ces univers qu'ils nous ont fait découvrir !
En tout, 20 photographies ont été retenues pour l’édition Talents Graine de Photographe 2020
En plus de nos lauréats, nous avons invité 3 talentueux photographes présents sur Instagram à exposer leurs images dans notre galerie, située sur l’Ile Saint-Louis, en plein cœur de Paris.
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VERNISSAGE le 17 septembre 2020* - 19H (places limitées) |
Lauréats du concours Talents Graine de Photographe 2020 :
Talents Graine de Photographe, c’est avant tout un concours qui offre la possibilité d’être exposé dans notre galerie grâce à notre partenaire Labophotos.fr et de remporter l’un des lots offert par nos partenaires.
Le classement final du concours sera révélé lors du vernissage de l’exposition. Celui-ci aura lieu le 17 septembre prochain, jour où nous remettrons leurs prix aux gagnants du concours photo.
Une vidéoprojection de l’ensemble des coups de coeur du jury sera également présentée le soir du vernissage !
Sans plus attendre, découvrez toutes les photographies qui seront exposées dans notre Galerie à Paris 04 – Ile Saint-Louis :
(de haut en bas, et de gauche à droite) :

- @sym_alvarez
- @mood_75
- @d_schlemer
- @instanissuar
- @irca75
- @instanissuar
- @lionel.pl
- @scar831795
- @camille.niel_photographer
- @thomasfotomas
- @piaparolinphoto
- @yves_parisian
- @_parishs_
- @piaparolinphoto
- @irca75
- @nicolasjehly
- @jahzdesignoff
- @ericdutoit_photographie
- @_4h48_
- @fabien.ecochard
Des lots exceptionnels offerts par nos partenaires le soir du vernissage :
Plus de 2000€ lot seront remis aux gagnants désignés par notre jury final grâce à nos partenaires : Labophotos.fr, Ricoh Imaging Europe, MMF-Pro, Emtec, Eyrolles et Fisheye !

3 talentueux photographes ambassadeurs du concours :
Graine de Photographe soutient la photographie émergente et talentueuse. En plus des lauréats du concours, 3 photographes instagramers déjà reconnus sur Instagram ont été invités à exposer dans notre galerie :



Horaires d’ouverture : Du lundi au vendredi – de 09h30 à 18h30
Visites le week-end sur rendez-vous uniquement
* sous réserve de report en fonction de l'évolution des règles gouvernementales liées à la covid-19
Concours - La photo au smartphone à l'honneur avec Huawei Next-Image
Vous réalisez des photos avec votre smartphone ? Vous faites partie de la communauté Huawei ? Vous avez donc jusqu’au 31 juillet 2020 pour participer aux Trophées Huawei Next-Image 2020 !

Le constructeur Huawei ; acteur majeur dans le domaine de la technologie mondiale ; invite ses utilisateurs à soumettre leurs créations les plus inspirantes dans le cadre de son grand concours international de photographie et de vidéo sur smartphone.
Les meilleures images prises avec un smartphone seront sélectionnées par un jury d’experts de renommée mondiale et exposées pendant un mois au Huawei Store du 9 boulevard des Capucines Paris 02 à partir de mi-septembre
Les talentueux lauréats de ce concours de photo smartphone remporterons tous un Huawei P40 et jusqu'à 10 000$ pour les gagnants du grand prix.

Le jury d'experts du monde de la photographie du Huawei Next-Image 2020 se compose des célèbres : Steve McCurry, Elizaveta Porodina, Karolina Henke, Andrew Garrihy, Reuben Krabbe.
Pour transmettre vos clichés, 4 possibilités :
• Le site web officiel Huawei
• L’espace dédié à la Huawei Community
• Instagram en publiant votre photo avec : #HuaweiNextImage et #CapturedOnHuawei.
• Directement depuis votre téléphone Huawei via le mode « partage »

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Covid-19, à la rencontre des commerçants dans la tempête
Après plus de 50 jours de confinement et pour certains environ 3 mois de fermeture de leur commerce, les commerçants "d’abord sidérés et désemparés, parfois épuisés mais souvent résilient (...) affrontent une crise sanitaire et économique sans précédent."
Avec le projet "Commerçants dans la tempête" les photographes du collectif Premier Plan ont souhaité mettre en avant le combat de ces femmes et de ces hommes à travers une série de photographies et de témoignages vidéo. Des portraits en noir et blanc qui mettent en lumière la capacité qu'ils ont eu à se réinventer pour s'adapter aux mesures imposées par le gouvernement et ainsi surmonter cette épreuve.
"Un projet qui s’étale dans le temps : de la fermeture administrative à leur agilité en période de confinement pour maintenir leur activité, jusqu’à leur inventivité pour s’adapter aux conditions de réouverture."
Le projet propose chaque jour sur Instagram et Facebook une rencontre avec "un.e commerçant.e dans la tempête".


"Nous avons fait le choix d’une écriture photographique noir et blanc afin de souligner le caractère intemporel, universel et historique de ce moment. Photographe de l’humain, nous sommes à la recherche d’une émotion exprimant comment chacun, au plus profond de lui-même, a réagi à la violence de la fermeture administrative, du confinement et de la crise économique.
Ces portraits prennent sens, photographiés au coeur de leurs commerces souvent réaménagés, conséquences matérielles visibles contre un virus qui ne l’est pas."
En conclusion de ce projet, un livre photo rassemblant l'ensemble des portraits verra le jour et une exposition sera proposée dès que les conditions sanitaires le permettront.


Derrière un beau projet, une belle équipe ! La réalisation vidéo est signée IL Y A, société de production audiovisuelle créée par Peggy Bodinier. Cette dernière est une journaliste et réalisatrice avec une forte expérience dans le monde de l’entreprise. Camille Thébaut, spécialiste communication digitale, gère les réseaux sociaux du projet. Manon Espen est responsable des relations presse.
Enfin, Premier Plan est un collectif composé de 4 photographes de terrain, Xavier Renauld, Guillaume Grandin, Vincent Kriéger, Eric Avenel, spécialistes du portrait et du reportage, ayant à coeur de valoriser les acteurs économiques et sociaux.
Le projet Commerçants dans la tempête est réalisé en partenariat avec AG2R La Mondiale.
Commerçants dans la tempête : Site - Instagram
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- Une enfance réfugiée, une série de portraits réalisée pour l’association ASMAE-Soeur Emmanuelle
- FEMMES DU 12 – Plus qu’une exposition, une aventure humaine
Street Photography dans les rues de Saigon avec Adrien Jean
Vietnam – A la rencontre des rues de Hô-Chi-Minh-Ville avec le photographe Adrien Jean
C’est lors de son arrivée au Vietnam, en septembre 2014, que le français Adrien Jean s’est découvert une passion pour le beau médium qu’est la photographie. Installé dans la plus grande ville du pays : Hô-Chi-Minh-Ville -couramment nommée Saigon – il se rend dans les rues, armé de son appareil photo à la découverte de l’inconnu.
La street photography devient alors pour lui une façon de s’exprimer et de faire connaissance avec son nouveau chez lui.

Les rues d’Hô-Chi-Minh-Ville sont rapidement devenues un terrain de jeu et d’expérimentation en même temps qu’une inépuisable source d’inspiration. Explorer cette ville à travers mon objectif m’a permis de mieux appréhender la culture locale, de revisiter ma relation au temps et d’échanger davantage avec les locaux.
– Adrien Jean

Ses images sont colorées, minimalistes et soigneusement composées. Elles dépeignent avec subtilité les interactions des individus qu’il croise, dans un paysage urbain en constante évolution.
Saul Leiter, un de mes photographes préférés, avait l’habitude de dire: ‘Il est fort possible que mon travail représente une recherche de la beauté dans les endroits les plus prosaïques et ordinaires’. Ces mots inspirent et guident mes pas dans ma quête personnelle de beauté dans les rues de Saigon.
– Adrien Jean
Adrien Jean : Site – Instagram
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- Street Photography : le guide complet pour débuter et progresser
- Qu’est-ce que la photo de rue ? De Paris à New-York, Pierre Montant a croisé les portraits et points de vue de photographes sur le thème de la photographie de rue.
- Extrait du livre « Les secrets de la photo de rue » de Gildas Lepetit-Castel publié aux éditions Eyrolles
- Et pour nos lecteurs photographes, amateurs ou professionnels, retrouvez le thème « street photography » de notre Concours Photo Talents 2020 du 23 mars au 1er avril.
Raphaël Blasselle, photographe de l’équipe Graine de Photographe
Rencontre avec Raphaël Blasselle, photographe de l’équipe Graine de Photographe à Paris, artiste transmédia spécialisé dans la photo documentaire et le reportage !
Raphaël Blasselle a vécu 20 ans en Italie à Rome avant de s’installer à Paris en 2008. Ses études en économie et sa formation humaniste, inspirent profondément ses travaux personnels. Il s’oriente vers des thématiques sociétales (développement rural, immigration, isolement, famille, religion).
Il répond également en tant que photographe indépendant à des commandes de reportage et de portrait (corporate, collectivités, presse, ONG, artistes).

Qu’est ce qui t’a amené à la photographie ?
J’ai découvert la photo quand j’avais 21 ans, lors d’un voyage très roots en Bolivie : on m’avait prêté un petit compact, un peu par hasard. Je pensais à l’époque qu’il ne fallait pas fixer les souvenirs en image, pour ne pas les altérer. Finalement, dès les premiers clics, la passion pour la photo m’a dévoré.
Que préfères-tu en photographie ? As-tu un projet photo personnel en cours ?
Bien que j’aie appris à apprécier au fil du temps les commandes et l’effort nécessaire pour répondre au mieux aux attentes des clients, j’ai toujours été très orienté vers une écriture photographique personnelle.
Je finalise actuellement un projet au long terme mêlant photo, son, interviews, vidéo autour d’une petite communauté religieuse : Résonances. J’y explore en tant qu’agnostique la spiritualité des croyants et les liens qui les unissent. L’objectif est d’en tirer un livre, une exposition et un film photographique.

Quel matériel préfères-tu utiliser ?
J’ai toujours photographié en noir et blanc argentique, au Leica notamment, pour mes projets personnels et presque uniquement en numérique pour les commandes. Aujourd’hui, je suis en train de franchir le pas vers le numérique même pour mes projets personnels, car plus adapté à une approche multi-média.
En numérique, après avoir utilisé pendant des années des reflex full frame, je suis passé depuis 5 ans et avec beaucoup de satisfaction au système Fuji X (XPRO2 maintenant), fortement inspiré des boîtiers argentiques mécaniques. J’utilise uniquement des optiques fixes (Fuji X). Parfois, des flashs cobra.
Quels sont tes spots photo préférés à Paris? Est-ce que tu as des endroits un peu cachés à nous présenter ?
Difficile de résister au charme intemporel des quais près de l’île Saint Louis, mais j’aime découvrir des endroits plus aux marges de Paris, qui s’élargissent en permanence. Notamment l’Est parisien.

Qu’est ce que tu préfères enseigner chez Graine de Photographe ? Pourquoi ?
J’aime enseigner et tous les stages me plaisent, mais je préfère les stages créatifs – comme la street photography ou le noir et blanc ou encore la composition – où il s’agit de développer le regard des participants au-delà des aspects purement techniques. Je trouve l’échange plus enrichissant.
Ses conseils pour les débutants en photo :
Expérimentez et de rester ouvert à toute approche photographique au début, puis de creuser dès que la direction qu’il souhaite prendre devient évidente.

Raphaël Blasselle : Site – Instagram
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Le grand retour du concours photo Talents Graine de Photographe 2020
Ouvert à toutes et à tous, cette 4ème édition vous offre une nouvelle fois la chance de démontrer votre talent et d'exposer vos photos grâce à notre partenaire Labophotos.fr
Amateurs ou professionnels, avec votre appareil photo numérique ou votre smartphone, le concours Talents Graine de Photographe 2020 célèbre la créativité, le partage, la pluralité des sujets et des formats... Alors montrez nous votre talent !
À l'issue du concours, les lauréats seront désignés par notre Jury final composé de professionnel.le.s du monde de la photographie. Les plus belles photos du concours Talents Graine de Photographe 2020 remporteront les lots offerts par nos prestigieux partenaires : LaboPhotos, Ricoh, MMF-Pro, Emtec, Fisheye et Eyrolles Photo, soit plus 2000€ de gains.
Les plus belles images du concours seront exposées du 11 mai au 11 juin 2020, dans notre Galerie située au 14 Quai de Béthune sur l’Île Saint-Louis (Paris 04)
Découvrez les lauréats du concours photo Talents Graine de Photographe 2020
Avec les basketteurs de rue de Venice Beach
Dans sa série Veniceball, le photographe Maximilian Baier immortalise avec élégance et en noir et blanc les basketteurs de rue de Venice Beach.
C’est après avoir terminé ses études que Maximilian Baier a commencé à pratiquer la photographie en Allemagne, en Afrique du Sud, et à Los Angeles aux Etats-Unis. Maximilian est un talentueux photographe allemand vivant entre Hamburg et Berlin et spécialisé dans le portrait. Entre autres dans le domaine de la publicité et des portraits de célébrités.
Au-delà des ses travaux de commande, il réalise également des projets personnels où l’humain a une place centrale.
Découvrez les clichés de basketteurs de rues de Maximilan Baier :

« (..) pour moi, la photographie a toujours été un moyen d’entrer en relation avec des personnes exceptionnelles dans des situations extraordinaires. C’est pourquoi j’ai commencé des projets avec des soldats Kurdes en Irak, des orphelins spirituels à Varanasi, des Thaiboxing-kids à Bangkok. Tout comme dans le projet dont vous parlez, des basketteurs de rue à Los Angeles… Avec mon appareil photo, j’avais un accès intime à toutes ces personnes dans ces situations. Je pouvais être accepté comme « faisant partie du groupe » sans vraiment perdre ma position de visiteur pour les documenter et les portraitiser. J’ai tellement appris sur moi-même. C’est pourquoi maintenant j‘ai une vue d’ensemble des systèmes culturels ou politiques dans chacun de ces projets. C’est pourquoi je continue à faire cela en plus de mon travail. »
Maximilian Baier

Avec son projet Veniceball, Maximilian Baier s’est lancé dans un exercice, qui n’est pas toujours aisé. Autrement dit Rendre artistique la photo de sport, le tout en noir et blanc. À travers des instants de vie en mouvement sur les terrains de Venice Beach, accompagné de magnifiques portraits sur fond noir, il met en avant un groupe de basketteurs de rue californiens. Un projet qui a donc donné naissance à un projet éponyme avec la marque Adidas.
La gestion de la lumière et la composition sont en effet des aspects esthétiques révélateurs de l’ensemble de ses travaux qu’il prépare en amont de chacune de ses prises de vues.

« Dans le projet de Veniceball, je suis resté avec eux pendant un mois à Venice. Sur un terrain de basket-ball couvert je suis allé à chaque match qu’ils avaient. Ensuite, je décide individuellement de l’angle, de l’expression et de l’ensemble de lumière qui (à mon avis personnel) correspond le mieux à l’idée du projet. Par ailleurs je pense à la manière dont je veux représenter la personne avec laquelle je suis. C’est pourquoi, c’est toujours différent, selon mon sujet. Pour le projet Veniceball, j’ai utilisé deux flashs Profoto et deux fonds que j’ai emportés avec moi. »
Maximilian Baier
Maximilian Baier : Site
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Autoportrait surréaliste et romantique par la photographe Fares Micue
Rencontre avec Fares Micue une talentueuse artiste, spécialisée dans la photographie fine art et surréaliste.

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Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Comment avez-vous commencé la photographie ?
Je m’appelle Fares Micue et je suis une photographe espagnole. J’ai commencé la photographie comme passe-temps en 2009 après avoir découvert le site de partage de photos Flickr. À l’époque la photographie n’était qu’un moyen d’avoir de « belles » photos à partager. Ces premières images sont loin de ce que je crée aujourd’hui mais je les chéris vraiment car ce sont mes débuts.
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Pouvez-vous nous en dire plus sur ces magnifiques et créatifs autoportraits ?
Merci beaucoup. Au fil de ma découverte de la photographie, je suis tombée amoureuse de la photographie conceptuelle et de l’utilisation extraordinaire des couleurs et des accessoires pour créer une image impressionnante, ainsi que la photographie comme médium pour raconter une histoire. Par conséquent, j’ai décidé d’utiliser ce médium pour partager mon monde intérieur, mes idées et mon histoire et la façon dont je vois la vie. Avec ma photographie, je dois raconter une histoire, transmettre un message au spectateur en créant une expérience agréable. Je porte beaucoup d’attention aux couleurs que j’utilise et l’émotion que ces couleurs transmettront au spectateur. Je prends également soin de la composition et de la quantité d’espace négatif que je laisse sur mes images, car toutes ces combinaisons peuvent déclencher des sentiments différents.

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Comment décririez-vous le style et l’esthétique qui caractérisent votre travail ?
Si je devais nommer mon style général, je l’appellerais le surréalisme romantique. Les idées pour mes images viennent principalement de mon monde intérieur, mes réflexions sur différents thèmes, mes rêves etc … et les couleurs auxquelles je fait appel ne correspondent pas fidèlement à la réalité. Je trouve donc cette partie de mon travail surréaliste, et je pense que c’est romantique parce que j’aime donner ce look très esthétique, doux et onirique à mes images. J’aime aussi leur ajouter un sentiment mélancolique et réfléchi. Je souhaite que mon travail invite le spectateur à la réflexion, qu’il le fasse se sentir confiant, énergique ou positif.
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Quelles sont votre principales sources d’influences et d’inspirations ?
Comme indiqué précédemment, ma principale source d’inspiration, ce sont mes propres idées et expériences. J’aime réfléchir profondément à la vie et aux sentiments humains, à mes rêves et à la façon dont je vois la vie. Je suis une personne très positive, donc la plupart de mon travail reflète cet état d’esprit. Mais je trouve également de l’inspiration dans d’autres formes d’art comme la peinture, le cinéma ou la littérature. Fondamentalement, je me sens inspiré par la nature et la vie elle-même et j’essaie toujours de refléter mes idées avec une esthétique simple et directe à l’aide de couleurs et d’accessoires.

En tant qu’artiste d’autoportrait ; j’utilise l’observation de mon environnement, les interactions humaines et mes propres sentiments ; pour créer de belles images conceptuelles. Mon travail est plein de symbolisme. Chaque élément de mes compositions a un but. Des couleurs aux accessoires en passant par le langage du corps. Ainsi que la combinaison de tous ces éléments crée l’image conceptuelle finale. Je suis une personne très positive et cette positivité se reflète souvent dans mon travail en livrant des images avec un message fort sur l’épanouissement personnel, la réflexion, l’estime de soi et le fait de surmonter les obstacles. Mes images se caractérisent par des arrière-plans simples, des couleurs saturées et une forte charge conceptuelle, avec un charme très esthétique. Je veux que mon travail soit considéré comme une histoire entière condensée dans un seul cadre.
Fares Micue
Fares Micue : Instagram – Saatchi Art – Pinterest
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False Colours, une série full spectrum de Ludovic Mornand
Grâce à la technique de l’infrarouge Full Spectrum, le photographe Ludovic Mornand nous fait voir la vie en rose direction Bali.
Designer et directeur artistique freelance depuis une dizaine d’années, c’est donc naturellement que Ludovic Mornand s’est dans un premier temps tourné vers la photographie afin de développer sa propre banque d’images.
Adepte du photomontage, il s’est ensuite lancé dans la découverte de la vidéo. C’est ironiquement, et après avoir agrandi son set-up d’un Sony Alpha 7S II conçu pour la vidéo, qu’il se remet à pratiquer la photographie. Ainsi, il troque alors son nouveau boîtier pour un Alpha 7R II, beaucoup plus réputé pour la prise de vue.

Cet ouvrage est alors une véritable révélation pour le photographe français ! Il saute aussitôt le pas et convertit alors son appareil photo en sensibilité Full Spectrum (ou spectre complet).
Inspiré par cette technique photographique, il part pour un séjour à Bali. Uniquement équipé de cet appareil converti, il s’intéresse alors à la lumière invisible, aux UV, aux infrarouges. En somme, à ce que l’homme est en mesure (ou non) de voir.

La série False Colours est une collection de photographies prises à l’occasion de voyages en Australie et Indonésie. La seconde partie de cette série qui nous fait voir la vie en rose, a été capturée à Bali.
J’ai tenté de créer une atmosphère singulière en montrant ce que l’homme ne peut pas voir à l’œil nu. Pour ce faire, j’ai utilisé un appareil photo converti full-spectrum dans le but de prendre des clichés riches de la totalité de la longueur d’onde du spectre lumineux : les rayonnements ultraviolets, les infrarouges et le spectre visible par l’Homme (380nm à 750 nm).
Empruntes d’une rayonnante mélancolie post-80’s, ces images mélangeant réel et surréel interpellent : comment la lumière peut-elle façonner le monde qui nous entoure ? Quelle est la limite entre photographique d’Art et Science ? »
Ludovic Mornand

Ludovic Mornand s’efforce, depuis, de réfléchir à des séries pouvant allier art, science et eco-responsabilité.
Ludovic Mornand : Site – Instagram
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L’univers minimaliste du photographe Laurent Castellani
Rencontre avec Laurent Castellani, talentueux photographe aux clichés minimalistes qui vient d’être approché par Netflix.
Installé à Nantes depuis 15 ans, Laurent Castellani est un jeune photographe et réalisateur qui s’est lancé dans la photographie en 2017. Repéré pour ses clichés minimalistes emprunts d’émotion, le photographe collabore régulièrement avec de grandes marques dans le secteur du luxe.
Des portraits en plan serré, des natures mortes épurées, des tons pastel et le tout en lumière naturelle, voici ce qui nous a séduit dans le travail du photographe français. Son sens du cadrage et du traitement de l’image apportent une esthétique raffinée et pure qui sublime ses sujets, du détail d’un grain de peau aux délicates pétales d’une fleur.
Nominée aux Fine Arts Photography Awards, sa série Mulholland marque un tournant dans sa carrière. Des clichés envoûtants, oniriques dans lesquels il fait évoluer ses modèles, des femmes mystérieuses dans l’obscurité de décors urbains.
Ma série Mulholland Drive est un shoot réalisé le 22 août 2018 pour lequel je n’étais absolument pas préparé. J’ai rencontré la modèle 30 minutes avant, on a discuté et je ne savais même pas où j’allais shooter.
Ce jour-là, tout a fonctionné : ses vêtements, son style, la lumière. Ça a marqué un tournant dans ma vie de photographe. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais aimé le mot « photographe », pour moi je suis créateur d’images, d’expériences visuelles. J’aime y associer du son ou du mouvement en vidéo.
Et d’ailleurs un petit conseil, lorsque vous réussissez un shoot avec quelqu’un, n’essayez pas de le reproduire. Ça ne marche jamais. Vous aurez beau reprendre la même personne, le même lieu, il en sortira quelque chose d’autre. Justement à cause de cette part de hasard fascinante qu’on ne maîtrise pas. C’est ce qui donne à la photo toute son âme, et personnellement cela continue de me fasciner. Savoir lâcher prise et laisser faire tout en ayant un fil conducteur, reste pour moi la meilleure façon de faire.
– Laurent Castellani
Une série proche de l’écriture visuelle de David Lynch que le photographe cite volontiers comme une référence. On notera aisément que l’ensemble de son travail porte la marque d’influences oscillants entre l’univers du luxe et le monde du cinéma.
Les univers de David Lynch et Nicolas Winding Refn sont des sources d’inspiration pour moi, une esthétique assez léchée et un univers assez « dark ». J’aime aussi l’univers d’Audiard, une lumière naturelle, des prises derrière l’épaule, du naturel et de l’attitude. Cela a terriblement influencé mes photos, car j’ai commencé par filmer.
Je me sers de mon appareil comme d’une caméra finalement. J’aime le mouvement et les beaux « accidents » suite au déplacement. J’essaie de ne pas rester figé.
La musique est essentielle. Je shoote d’ailleurs en musique le plus souvent. J’aime écouter de la musique « focus » sur Spotify pendant les shoots, des musiques mélancoliques afin de mettre mon sujet en situation.– Laurent Castellani
Directeur artistique web de métier depuis 15 ans pour les plus grandes agences de communication de Paris, Laurent a eu toujours le sens de l’image. Son conseil pour ceux, qui comme lui souhaitent se lancer dans la photographie :
Partir sur le matériel qui correspond à vos attentes et ne pas le mettre ensuite au centre de l’attention. Cette question revient sans cesse « quel appareil utilisez-vous et avec quel objectif ? ». Honnêtement, cela n’a aucune importance quand on arrive à un certain niveau. Au début, il faut que l’appareil soit adapté à nos besoins pour donner envie, mais ensuite seul l’oeil et la direction des modèles est importantes. Donc s’inspirer de la musique, des films, des autres photographes et savoir ce qu’on souhaite faire avec un shoot me semble essentiel même si parfois, j’ai laissé les choses se faire avec de vagues idées. Trouver son style. Le matériel ne doit être qu’un moyen d’y parvenir.
Bien s’entourer est également primordial, autant dans la vie professionnelle que personnelle, car c’est une passion qui prend énormément de place dans la vie de celui qui souhaite la vivre pleinement. Il faut que le conjoint, la femme, le mari en ait conscience, car cela demande des sacrifices. Il n’y a pas d’horaires, notre cerveau travail sans cesse, on peut avoir des absences alors que nous sommes entourés, car on réfléchit à des images. Ce que Lynch appelle « l’Art Life », être artiste de l’image ne se dissocie pas de notre vie privée selon moi. La césure n’est pas palpable, cela nous habite, il faut être prêt à ça.
– Laurent Castellani

Laurent Castellani : Site – Instagram
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À la conquête des paysages urbains avec Chris Hytha
L’architecte et photographe Chris Hytha, sublime la ville et ses paysages urbains à travers des images époustouflantes !
Architecture urbaine, Philadelphie, une lumière sublime et parfaitement maîtrisée, des couleurs envoûtantes et des buildings à en perdre la tête ? C’est Chris Hytha ! Rencontre avec ce talentueux artiste, architecte de formation, qui maîtrise l’art de l’image à la perfection et sublime les paysages urbains.

Pourriez-vous vous présenter auprès de nos lecteurs et nous dire comment vous vous êtes lancé dans la photographie ?
Mon nom est Christopher Hytha, j’ai grandi à Phoenixville une petite ville dans la banlieue de Philadelphie, Pennsylvanie. Mes parents sont musiciens, et ma mère a une formation en art. En grandissant, ils ont soutenu mes activités artistiques. Mon cheminement vers les arts visuels a commencé avec le dessin au début du secondaire. J’avais une fascination pour l’architecture et je dessinais des bâtiments toute la journée. Cela m’a conduit à des études d’architecture à l’Université Drexel à Philadelphie. J’y suis actuellement dans ma 5ème année d’un programme d’architecture de 6 ans. En grandissant, j’ai toujours aimé visiter la ville. Je savais que je voulais être entouré par un environnement urbain quand je suis parti pour l’école.
La photographie a débuté pour moi quand j’ai commencé à escalader les bâtiments dans le centre-ville de Philadelphie. Tout au long de mon enfance, j’ai toujours été dans les hauteurs. L’escalade et l’exploration, c’était excitant de passer au niveau supérieur dans un environnement urbain. Chaque week-end, je sortais en ville avec des amis dans le seul but d’aller le plus haut possible dans les buildings de Philadelphie. À ce moment là, j’essayais de prendre des photos sur mon smartphone, mais comme je montais toujours la nuit, ces photos ne rendaient pas justice à l’expérience. J’ai donc commencé à apprendre à faire de la photo de nuit. C’est ce qui m’a fait réaliser que j’avais besoin d’un appareil photo reflex numérique pour réaliser de longues expositions et ainsi capturer les lumières de la ville. J’ai rapidement emprunté un appareil photo à mon frère. C’est ainsi que mon aventure dans le monde de la photo a commencé. Depuis, je me suis profondément intéressé à la photographie et à l’art visuel en m’inspirant de ces moments incroyables au-dessus de la ville.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre travail photographique et votre façon de l’aborder ?
Dans mon travail, j’explore souvent l’émotion par le biais de l’ambiance de mes photos. Même après quatre ans de vie dans la ville, j’ai encore une excitation tangible quand je vois des nuages rouler sur les gratte-ciel, ou un coucher de soleil se reflétant sur les bâtiments. J’essaie de saisir ces moments afin de transmettre à travers mes yeux ce sentiment qu’évoque pour moi la ville.
Une autre façon que j’ai de voir mon travail, c’est avec le regard d’un jeune garçon fasciné à travers la lentille. Quand j’étais plus jeune, je regardais la ville avec tant d’émerveillement et de mystère. Un monde de l’inconnu, les lumières vives, les structures incroyablement hautes. Cela a conquis mon imagination dès le plus jeune âge, et maintenant je vise à créer des images pour répercuter ce sens de l’échelle et sublimer le mystère.

Quel est à vos yeux, le meilleur moment pour la photographie de paysage urbain ?
Personnellement, mes moments préférés pour shooter sont quand personne d’autre ne veut être dehors. J’aime photographier la ville d’une façon unique, en sublimant sa face utopique méconnue. Pour moi, cela signifie sortir pour photographier pendant les tempêtes de pluie ou les blizzards, ou les jours brumeux et froids. J’aime me promener dans les rues vides pendant que les autres s’abritent.
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Je suis inspiré chaque jour par d’autres photographes dans la communauté Instagram tels que @Mindz.eye , @lucancoutts et @karl_shakur. Mon photographe préféré est Fan Ho, qui est installé et travaille à Shanghai. Ses images incroyables sont composées de lumières mystérieuses et de mystère. Je recommande fortement de jeter un oeil à son travail !

Avec quel matériel travaillez-vous habituellement ?
Je travaille actuellement avec un Canon 6D Mark II. Mon objectif favori du moment est le Canon 24-105L. Dans mon sac j’ai un Tamron 15mm-30mm f1.8, un Sigma 35mm f1.4 et un Canon 70mm-300mm.
Comment travaillez la lumière et les couleurs ?
Le travail de la lumière et de la couleur commence avec l’appareil. J’essaie toujours de prendre des images au lever ou au coucher de soleil. C’est à ces moments que l’ont peut trouver la meilleure lumière douce et les couleurs dramatiques qui soulignent l’aspect éthérée, fantaisiste, et subliment le rendu de mon travail. Après avoir réalisé les images, j’édite longuement dans Adobe Lightroom et Photoshop. Souvent, lorsque je travaille avec des couleurs, je simplifie l’image en réduisant la palette de couleurs à seulement une ou deux. Cela donne une image plus convaincante qu’un grand mélange de couleurs qui peut distraire l’œil. D’autre part, limiter la palette de couleurs me permet de concentrer l’attention des spectateurs sur la qualité de la lumière. La lumière est un élément très important de mon travail et quand je sors pour shooter, c’est la première chose que je recherche.

J’aime parler de moi comme artiste numérique plutôt que photographe. Il y a un débat sur l’éthique des images Photoshoppées. Les puristes disent que ce sont de « fausses images », que cela dévalorise le travail des photographes qui capturent des moments réels. Pour moi, l’idée d’utiliser Photoshop pour des images a vraiment commencé avec l’école d’architecture. J’ai découvert le logiciel comme un outil pour la représentation architecturale, un moyen de visualiser ; grâce à des composites de photo et au rendu ; un bâtiment qui n’a pas encore été construit. Pour moi, c’est l’idée que grâce à cet outil je ne suis pas limité par la réalité. Pas comment cela est, mais comment cela pourrait être. En tant qu’artiste c’est libérateur car je peux façonner mes images pour les faire correspondre à ce que je visualise dans mon esprit. Ceci étant dit, j’aime aussi beaucoup la vraie photographie et je n’en serais pas où j’en suis sans avoir étudié les bases de la composition et de l’éclairage.
Chrys Hytha : Site – Instagram
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Poolside, des piscines d’exceptions photographiées par Soo Burnell
Faites le grand plongeon dans la magnifique série de piscines de la photographe écossaise Soo Burnell : Poolside
C’est presque par accident qu’est né le projet Poolside. Soo est une photographe professionnelle qui évolue dans divers domaines de la photographie.
En 2018, elle se rend à la piscine du Glenogle Swim Centre de la ville d’Édimbourg – où elle réside – pour une simple séance afin d’enrichir son portfolio avec des images sur le thème de l’eau. Ce one-shot, sera le début d’une belle aventure.

La série Poolside rassemble des photographies de piscines d’exceptions. Après ses débuts à Edimbourg, Soo va ensuite étendre le projet à d’autres villes du Royaume-Uni comme Manchester, Londres, Glasgow mais également en France à Paris avec la piscine Molitor.
La composition et les tons pastel des images de Soo ne sont pas sans rappeler l’univers cinématographique du célèbre réalisateur Wes Anderson. Une inspiration dont l’écossaise ne cache pas :
J’ai été vraiment inspiré par l’idée d’avoir un rendu légèrement excentrique à la Wes Anderson, surtout cette palette de couleurs pastel et les nageuses qui apportent une touche d’onirisme.
– Soo Burnell

À travers ces somptueuses piscines à l’architecture victorienne, de délicates nageuses au style rétro déambulent. Ces présences humaines subliment la magnificence des structures.
L’univers onirique de la série Poolside vous invite à découvrir ou re-découvrir ces piscines pour la grande majorité en accès publique.

Soo Burnell : Site – Instagram
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