L'univers doux et poétique de Katya Kalyska
Katya Kalyska est une photographe professionnelle indépendante basée à Minsk, en Biélorussie. La photographie a toujours fait partie de sa vie, plus ou moins présente au fil des ans, mais toujours en toile de fond. Ses images sont le reflet de sa personnalité, réfléchie, sensible, empathique. À travers son objectif, la photographe souhaite mettre en lumière des sujets importants, qui lui tiennent à coeur, tels que la connexion humaine, l’acceptation du corps tel qu’il est. Katya Kalyska nous dévoile une photographie à la fois délicate et profonde, poétique et sincère.
Découvrez l’univers artistique de Katya Kalyska à travers son parcours et son processus créatif.
Une passion devenue un métier à temps plein
Katya Kalyska découvre la photographie dès l’enfance par le biais de son père qui lui transmet sa passion. Une transmission dont elle lui est toujours reconnaissante après toutes ces années. Elle grandit à Radun, une petite ville de Biélorussie d’environ 3000 habitants où elle vit entourée par la nature. Enfant unique, elle passe beaucoup de moments seule, ce qui a forgé son imaginaire et et nourri son intérêt pour le mystère et les nuances de la vie. Ce sont des éléments qui se reflètent aujourd’hui dans sa photographie.
« Je me souviens très bien de la première fois que j’ai pris son appareil photo Pentax vers l’âge de 10 ans. J’étais totalement fasciné par sa capacité à figer le temps, à préserver un moment que je pouvais revisiter quand je le souhaitais. » – Katya Kalyska
Alors âgée de 13 ans, sa mère lui offre son premier appareil photo, un Pentax K100D Super d’occasion. À compter de ce jour, Katya, plonge dans l’univers de la photographie. Autodidacte, elle apprend surtout grâce à ses erreurs, sa curiosité et son intuition. Elle quitte Radun pour la Pologne en 2017 afin d’étudier la communication promotionnelle. À ce moment, elle a l’opportunité de travailler en tant que photographe pour le magazine étudiant Suplement, notamment grâce à l’une de ses camarades de classe Wiktoria qui l’a encouragée à franchir le pas.
Cette période est un véritable tournant pour Katya, qui comprend qu’elle veut faire de la photographie son métier à temps plein. Cette activité bénévole lui a permis de s’immerger dans le monde du journalisme et de la photographie événementielle et de couvrir des événements importants tels que l’Eurovision Junior 2019, l’EDxKatowice et des festivals de musique.
« Les gens me décrivent souvent comme quelqu’un de réfléchi, de gentil et de sensible. Je suis quelqu’un qui remarque les petits détails – la façon dont la lumière touche un visage, les petits gestes qui en disent long, la beauté tranquille des moments ordinaires de la vie. Je ne considère pas les choses comme acquises et je trouve toujours de quoi et de qui je peux être reconnaissante. Je suis profondément curieuse des gens et de leurs histoires, c’est pourquoi j’aborde mon travail avec un profond sentiment d’empathie et d’attention. » – Katya Kalyska
« En dehors de la photographie, je trouve de la joie dans les petites choses qui nourrissent mon âme : le jazz, la philosophie, les voyages, faire du vélo et chanter mes chansons préférées, boire du café noir, caresser les chats, être au bord d’une mer déchaînée dans des vêtements chauds ou marcher avec un parapluie sous la pluie. J’aime passer du temps avec des personnes chères, tenir un journal chaque jour, passer de longues heures dans des bibliothèques et des musées, explorer et expérimenter la vie sous toutes ses formes. Je rêve de voir des pingouins en Antarctique et de découvrir les paysages du Groenland. » – Katya Kalyska
Réflexion, technique et intuition
Le processus créatif de Katya s’effectue en plusieurs étapes, allant de la réflexion à la prise de vue puis à l’édition. Dans un premier temps, Katya accorde une grande place à la réflexion et à l’observation ce qui lui permet de se connecter profondément au sujet ainsi qu’à ses propres émotions. Cette immersion lui permet de poser les bases émotionnelles de l’image. Vient ensuite une planification technique : choix de l’éclairage, de la composition et des couleurs.
« Je réfléchis soigneusement à la manière dont chaque élément contribuera au résultat final. Je crée souvent des moodboards [planches d’inspirations] où je rassemble des documents de référence provenant de diverses sources – cinéma, art, théâtre ou musique – pour m’assurer que les éléments techniques s’alignent avec le ton émotionnel que je souhaite transmettre et l’objectif que je veux atteindre. » – Katya Kalyska
Lors de la prise de vue, bien qu’elle ait minutieusement réfléchit aux détails, Katya laisse une place importante à la spontanéité. Elle se laisse guidée par son instinct qui a toujours consisté en un élément central pour elle.
« Il m’arrive de perdre la trace de tout ce qui m’entoure et de me laisser absorber par le processus. C’est là que la vraie magie opère – lorsque je fais confiance à ma voix silencieuse et que je laisse le sujet guider la prise de vue. J’ai découvert que mes images les plus percutantes sont le résultat de ma confiance en mon intuition. » – Katya Kalyska
Enfin, l’édition se fait dans un cadre intime et calme, le plus souvent dans sa chambre au rythme de Tchaïkovski, où chaque détail est ajusté pour correspondre à sa vision initiale. Ainsi, son processus équilibre réflexion, technique et intuition pour créer des images puissantes et émotionnelles.
Mettre en lumière ce qui est important
Les images de Katya sont à la fois douces et profondes, transmettant une émotion et une énergie. Avec ses photographies, Katya souhaite mettre en lumière des sujets sociétaux importants qui selon elle méritent notre attention.
« La photographie a la capacité unique de mettre l’accent sur ce qui passe souvent inaperçu, d’attirer l’attention sur les choses qui comptent vraiment – et je veux en tirer parti. J’écoute attentivement les personnes que je photographie, ainsi que celles que je rencontre en personne ou par le biais de commentaires en ligne – leurs inquiétudes, leurs expériences, ce qui les émeut et les dérange – et je me connecte à leurs histoires. Les thèmes récurrents de mon travail – les mains, la connexion humaine, le rejet des retouches lourdes et l’acceptation du corps tel qu’il est – émergent à la fois de mes propres expériences de vie et de mes observations du monde qui m’entoure. » – Katya Kalyska
« Mon espoir le plus profond est que ma photographie apporte quelque chose de positif au monde, en encourageant les gens à apprécier leur singularité, à remarquer la beauté tranquille qui les entoure et à trouver du réconfort dans la vulnérabilité. Je veux que mon travail leur rappelle que l’essence de la vie est de ressentir profondément, de laisser tomber la recherche de la perfection et de se reconnecter avec les choses qui comptent vraiment – les moments simples et significatifs comme la connexion humaine. » – Katya kalyska
Cette dimension émotionnelle et poétique se retrouve également dans le choix de Katya de réaliser des images en noir et blanc. Selon elle, le monochrome offre quelque chose de plus intime et l’absence de couleur nous invite à nous concentrer davantage sur l’image et ses détails.
Une image qui lui tient à coeur
Nous avons demandé à Katya si l’une de ses images lui tenait particulièrement à coeur. Voici sa réponse :
« Oui, il y a une photo que j’ai prise avec mon téléphone en 2022. Elle représente la main de ma grand-mère bien-aimée, Maria, et d’un chat nommé Busa, avec lequel j’ai passé mon enfance. Tous deux ont disparu. J’ai pris cette photo spontanément et, avec le temps, elle a pris une signification plus profonde. C’est ce que le temps fait à une photo, et c’est si puissant. Ma grand-mère se reposait dans son lit, lisant un journal à travers ses lunettes, tandis que le chat dormait à ses côtés. Elles me manquent toutes les deux profondément, et cette image m’aide à me reconnecter avec un moment que je ne peux plus vivre, sauf dans mes rêves. » – Katya Kalyska
Voyage photo à Madagascar : une expérience inoubliable
Madagascar est une destination de rêve pour les passionnés de photographie. Entre paysages spectaculaires, rencontres humaines riches et biodiversité unique, ce pays insulaire offre une infinité de sujets à capturer. Un voyage photo à Madagascar permet d’explorer une nature luxuriante, des villages authentiques et une faune exceptionnelle, le tout sous une lumière magique. Et quoi de mieux pour découvrir un pays que de l’appréhender avec son appareil photo aux côtés d’un photographe expert de ces lieux ?
Découvrez ce que Madagascar peut vous offrir avec un voyage photo inoubliable.
Deux circuits pour découvrir Madagascar
Madagascar recèle de nombreux trésors, véritables joyaux pour un voyage photo. En parcourant le pays, vous devenez témoins de la richesse de ses paysages, de l’hospitalité reconnue de ses habitants et de la beauté de sa faune et sa flore. Pour découvrir Madagascar à travers votre objectif, Photographes du Monde vous emmènent à travers deux circuits d’exception.
Le parcours RN7
La Route Nationale 7 (RN7) est un itinéraire incontournable pour les photographes. S’étirant sur près de 1 000 km, elle relie Antananarivo à Tuléar, offrant une immersion totale dans la diversité des paysages malgaches. En parcourant cette route, on ne manque pas d’occasion de capturer des scènes uniques et variées.
Parmi les incontournables du voyage : le « petit train » des falaises. Ici, les voyageurs sont immergés dans le quotidien des habitants, observant les allées et venues des vendeurs ambulants et les paysages pittoresques qui défilent sous leurs yeux. Le massif d’Andringitra, quant à lui, est un véritable trésor naturel abritant une flore et une faune endémiques, offrant un terrain de jeu idéal pour les amateurs de photographie de nature.
La vallée de Tsaranoro, avec ses panoramas à couper le souffle, permet de capturer des clichés impressionnants où la végétation luxuriante contraste avec les montagnes rocheuses.
Le laboratoire photo de Pierrot Men, photographe malgache renommé, plonge les voyageurs dans l’univers fascinant de la photographie locale.
Le village des « bergers blancs », aux traditions singulières, est une étape parfaite pour immortaliser des portraits authentiques et remplis d’émotion. Plus loin, la forêt d’Ifaty, peuplée de majestueux baobabs, constitue un décor unique et typique de Madagascar.
Le centre de Madagascar
Le centre de l’île réserve également de magnifiques opportunités photographiques. Entre formations rocheuses insolites et faune exotique, on y trouve une variété de paysages à immortaliser.
Les rivages paradisiaques, bordés de plages de sable blanc, contrastent magnifiquement avec le rouge vif des terres intérieures, formant un tableau naturel spectaculaire. Le Parc National du Tsingy de Bemaraha, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1990, avec ses impressionnantes cheminées de fée, offre un décor surréaliste, où l’érosion a sculpté des formations calcaires aux formes étonnantes.
À Morondava, l’allée des baobabs constitue un incontournable, surtout au coucher du soleil, où les silhouettes des arbres se découpent majestueusement dans le ciel orangé.
Une croisière en chaland sur le fleuve Tsiribihina dévoile une perspective unique sur la faune locale, tandis qu’une descente en pirogue dans les gorges de Manambolo permet de photographier des paysages impressionnants aux eaux calmes et mystérieuses.
Enfin, le charme pittoresque des villages de pêcheurs, avec leurs pirogues colorées et leurs marchés animés, constitue un sujet idéal pour des clichés imprégnés de la culture locale.
Madagascar : un lieu riche pour la photographie
Des paysages grandioses
Madagascar est une véritable mosaïque de paysages : des montagnes escarpées aux plages de sable blanc, en passant par les forêts tropicales et les déserts de pierres. Chaque région offre des contrastes saisissants, parfaits pour des prises de vue spectaculaires.
Des rencontres humaines authentiques
Les Malgaches sont reconnus pour leur hospitalité. Leur quotidien, leurs marchés colorés et leurs traditions ancestrales sont une source infinie d’inspiration pour les photographes en quête d’authenticité.
Une faune et une flore endémiques à photographier
Madagascar abrite de nombreuses espèces endémiques. Photographier ses lémuriens, ses caméléons multicolores et ses baobabs millénaires est une expérience unique pour tout passionné de nature.
Voyage à Madagascar : partez avec un photographe professionnel
Pour réaliser des clichés exceptionnels et s‘immerger totalement dans la vie du pays, rien de tel que d’être accompagné par un expert des lieux, surtout lorsqu’il est photographe professionnel !
Rencontrez le photographe Rémy Pinaton
Rémy est un photographe-voyageur passionné, qui se consacre depuis plus de vingt ans à capturer les histoires des peuples qu’il rencontre et à les conter en images. Son travail, qui allie Street Photography et ethnographie visuelle, est un hommage à la dignité humaine et aux traditions menacées. À travers son objectif, il raconte la beauté brute et la complexité des vies quotidiennes, mettant en lumière la résilience et l’humanité des « invisibles ».
Son lien particulier avec Madagascar, où il a passé plus de dix ans, se reflète dans ses images, empreintes d’une grande sensibilité et d’une forte dimension humaine. Rémy privilégie la proximité avec ses sujets, utilisant son appareil photo pour saisir des instants de vérité où lumière et ombre se rencontrent. Ses photographies, souvent accompagnées de récits personnels, témoignent de son engagement à préserver la mémoire des cultures en voie de disparition et à sensibiliser le monde à la richesse de ces patrimoines.
Parmi les souvenirs marquants liés à Madagascar, Rémy nous raconte : « On peut dire que globalement, mon meilleur souvenir est quand je reviens distribuer mes photos sur papier aux gens que j’ai rencontré lors de mes voyages.«
S’il y avait un lieu à ne pas manquer en tant que photographe selon Rémy, ce serait la vallée de Tsaraonoro.
« Un endroit que je trouve intéressant à visiter pour un photographe est la vallée de Tsaraonoro avec ses paysages des plus photogéniques et sa population qui est restée traditionnelle. Un délice pour le photographe de se promener dans cette vallée et rencontrer ses habitants accueillants. » – Rémy Pinaton
Formez-vous à la photographie et perfectionnez votre technique avant de partir en voyage photo
Pour allier passion et progression, Photographes du monde vous offre un cours photo Graine de Photographe, dans la limite de 109€, pour toute réservation d’un voyage photo à Madagascar. Cette offre est valable pour les deux circuits proposés à Madagascar. Une opportunité unique d’explorer ce joyau de l’océan Indien tout en améliorant votre pratique de la photographie !
Prêts à capturer la beauté de Madagascar ?
Que vous soyez amateur ou photographe confirmé, un séjour à Madagascar vous garantit des images inoubliables et une immersion totale dans un monde de contrastes et d’émotions. Alors, préparez votre appareil et laissez-vous séduire par l’île Rouge !
Pourquoi suivre une formation avec un photographe professionnel ?
La photographie est un art qui s’apprend avec le temps, la pratique… et surtout les bons conseils ! Que vous soyez photographe débutant ou amateur passionné, suivre une formation en présentiel encadrée par un photographe professionnel peut faire toute la différence dans votre progression. Nos formations en photographie sont animées par des photographes professionnels en activité qui ont à coeur de partager leur expérience et leur savoir-faire.
Découvrez pourquoi s’entourer d’experts de l’image est la meilleure manière d’améliorer votre technique et de révéler votre créativité !
Bénéficier de l’expérience et du savoir-faire d’un photographe professionnel pour votre formation en présentiel
Se former avec un photographe en activité présente de nombreux avantages. Vous bénéficiez alors de son expérience et d’astuces précieuses qu’une vidéo en ligne ou un tutoriel photo ne peuvent vous offrir. Le photographe, en plus de maîtriser les aspects techniques, tels que les réglages, les différents modes, la lumière ou encore la composition, vous fera profiter de sa vision artistique et de son approche du métier. Fort de son expérience de terrain, il connaît parfaitement son sujet, ce qui lui permet de transmettre de précieux conseils pratiques.
Obtenir un retour personnalisé sur ses photos
Regarder des tutoriels ou lire des guides techniques, c’est bien. Mais rien ne remplace un regard expert sur vos propres images ! Lors d’une formation encadrée, le photographe professionnel analyse votre travail et vous donne un retour constructif pour progresser. Il peut identifier vos points forts, mais aussi les axes d’amélioration spécifiques à votre style et votre niveau. Cette interaction directe vous permet de comprendre vos erreurs et d’ajuster votre approche immédiatement.
Découvrir des techniques photographiques et du matériel professionnel
Travailler avec un photographe professionnel, c’est aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur le matériel et les techniques avancées. Par exemple, si vous êtes intéressés par la photographie en studio mais que vous préférez vous former et tester avant d’investir, le photographe vous guidera dans votre découverte de l’environnement professionnel d’un studio. Vous souhaitez approfondir une thématique particulière ou perfectionner vos compétences ? Formez-vous aux côtés de photographes dont c’est la spécialité !
Partager une expérience enrichissante avec d’autres passionnés et gagner en confiance
Suivre une formation photo en présentiel, c’est aussi rejoindre une communauté de passionnés ! Lors d’une formation en groupe, vous avez l’opportunité d’échanger avec d’autres participants, de comparer vos clichés et d’apprendre ensemble. Ces moments de partage sont non seulement motivants, mais aussi inspirants, car ils vous permettent de découvrir d’autres regards et sensibilités photographiques.
Apprendre seul peut être décourageant, surtout lorsqu’on bloque sur certains aspects techniques. Être encadré par un professionnel vous aide à prendre confiance en vos capacités, à oser expérimenter et à progresser plus sereinement. Grâce à un accompagnement bienveillant, vous dépassez vos doutes et gagnez en assurance !
Prêt à passer au niveau supérieur ?
Se former auprès d’un photographe professionnel, c’est l’assurance d’un apprentissage structuré, efficace et stimulant. Chez Graine de Photographe, nous proposons des formations encadrées par des professionnels passionnés, prêts à vous transmettre leur savoir et leur amour de l’image. Alors, pourquoi attendre ? Il est temps de donner un nouvel élan à votre pratique photographique !
Agenda photo février 2025
Le froid de février vous invite à rester bien chaud ? Et si vous en profitiez pour vous réchauffer dans une galerie le temps d’une exposition photo ? Ce mois de février 2025 s’annonce riche en découvertes pour les passionnés de photographie ! Que vous aimiez la photographie documentaire, la nature et les paysages ou encore les portraits qui fascinent, les semaines qui arrivent vous réservent des événements à la hauteur de vos attentes. Préparez-vous à plonger dans un univers où chaque image raconte une histoire, et laissez-vous surprendre par ces rendez-vous incontournables de l’hiver.
Découvrez notre sélection d’expositions et événements photo près de chez vous en février 2025.
Les expositions photo
Hommage de Franck Desplanques
Jusqu’au 28 février 2025, le Quai de la Photo présente l’exposition Hommage du photographe et rédacteur en chef de l’émission Rendez-vous en terre inconnue, Franck Desplanques. L’exposition est une plongée visuelle et humaine dans la vie de six communautés autochtones. À travers Hommage, le photographe révèle la richesse culturelle, les luttes et la singularité de ces peuples. Les images sont présentées en diptyques et sont accompagnées de témoignages poignants de ces communautés.
Lieu : Quai de la Photo, Paris 13
Orbis Terrarum de Benjamin Deroche
La Galerie Leica Paris vous invite à découvrir l’exposition Orbis Terrarum du photographe Benjamin Deroche jusqu’au 22 mars 2025. Plongez au coeur de la forêt, devenue lieu mystique devant l’objectif de Benjamin Deroche, à la frontière entre le réel et l’imaginaire.
Lieu : Galerie Leica, Paris 08
L'autre Famille de Laure D'Utruy
Du 21 janvier au 28 février 2025, le Centre Paris Anim’ Grange aux Belles présente l’exposition de la photographe Laure D’Utruy, L’autre Famille. Ce projet, débuté en 2014, suit la vie de trois enfants porteurs de trisomie 21 et de leur mère adoptive dans leur parcours d’intégration dans la société française, notamment dans l’éducation et la santé.
Lieu : Centre Paris Anim’ Grange aux Belles, Paris 10
Photographies de Mikiya Takimoto
Jusqu’au 15 mars 2025, la Galerie Clémentine de la Féronnière expose les images du photographe et cinéaste Mikiya Takimoto. L’artiste est connu pour son approche contemplative de l’espace et la nature. Inspiré par le principe du mujo, qui évoque l’impermanence de toute chose, Takimoto capture des paysages naturels et urbains où l’absence humaine accentue l’émotion et la contemplation. À travers des œuvres inédites réalisées sur les six continents, l’exposition invite à un voyage sensoriel. Plus qu’une simple représentation, ses photographies deviennent un espace de réflexion sur le temps et la solitude.
Lieu : Galerie Clémentine de la Féronnière, Paris 04
Genesis Platinum de Sebastião Salgado
L’exposition Genesis de Sebastião Salgado, présentée à la galerie Polka à partir du 24 janvier 2025 jusqu’au 15 mars 2025, célèbre l’œuvre magistrale du photographe, explorant la beauté intacte et la fragilité de notre planète. Réalisée entre 2004 et 2012, cette série rassemble des centaines de photographies capturant des paysages et des communautés préservés, invitant à réfléchir sur notre lien à la Terre. En exclusivité, la galerie dévoile l’édition 4/16 du portfolio Genesis au platine-palladium, un procédé rare offrant une richesse de tons et une profondeur inégalée.
Lieu : Galerie Polka, Paris 03
Silence is Speaking de Chia Huang
À partir du 5 février 2025, le Studio de la MEP présente Silence is Speaking de la photographe Chia Huang, lauréate du Prix Dior de la Photographie et des Arts Visuels 2024. Pendant 6 mois, la photographe a été témoin du quotidien de A-ce et A-zhan, deux frères autistes quasi incapables de communiquer verbalement, vivant seuls avec leur père malade d’un cancer à Taïwan. Bien que n’utilisant pas la parole, les deux frères s’exprime à travers le dessin, qui recouvre les murs du domicile familial.
Lieu : La MEP, Paris 04
Prix Swiss Life à 4 mains - Kourtney Roy et Mathias Delplanque
Du 7 au 28 février 2025, découvrez l’oeuvre photographique et musicale inédite des lauréats du Prix Swiss Life à 4 mains 2024-2025 au Jeu de Paume. Le projet Last Paradise, porté par la photographe Kourtney Roy et le compositeur Mathias Delplanque, les dernières vacances d’un personnage féminin singulier dans un univers balnéaire déserté à Rimini en Italie. Dans le rôle principal, Kourtney Roy se met en scène et se photographie dans une atmosphère cinématographique aux allures pop et rétro. Au son, Mathias Delplanque s’inspire de la côte adriatique et se plonge dans un univers vintage aux diverses inspirations.
Lieu : Jeu de Paume, Paris 01
Symphonie en Blanc Majeur de Viktor Balaguer
L’Est Galerie met en lumière le travail du photographe Viktor Balaguer du 13 au 19 février 2025. Le photographe de rue, installé à Saint-Pétersbourg depuis 2014, trouve l’inspiration dans l’hiver glacial du pays et dans ses nuits blanches de l’été. L’artiste dévoile une première exposition en France, offrant un voyage entre Paris et Saint-Pétersbourg.
Lieu : Est Galerie, Paris 11
Volta Photo de Sanlé Sory
Jusqu’au 15 février 2025, la galerie Arrêt sur l’image à Bordeaux expose l’oeuvre de Sanlé Sory, photographe originaire du sud-ouest du Burkina Faso. Sory débute la photographie comme apprenti en 1957 puis il ouvre son premier studio photographique en 1960, le Studio Volta Photo, aidé par son cousin. À travers sa photographie, Sanlé Sory suit l’évolution des moeurs et des modes des habitants de Bobo-Dioulasso, capitale économique et culturelle du pays.
Lieu : Arrêt sur l’image galerie, Bordeaux
Faire Face. Histoires de violences conjugales de Camille Gharbi
À partir du 7 février 2025, découvrez l’exposition « Faire face. Histoires de violences conjugales » de Camille Gharbi à la item Galerie. Cette exposition est le fruit d’un projet au long court réalisé par la photographe entre 218 et 2022, constitué de trois séries photographiques. La première série, « Preuves d’amour », dénonce la banalité des féminicides conjugaux. La deuxième série, « Les monstres n’existent pas », questionne quant à elle « la déconstruction de son rapport à la violence lorsqu’on en a été l’auteur », réalisé en prison avec des détenus incarcérés pour violences conjugales ou féminicides. Enfin, la troisième série, « Une chambre à soi », a été réalisée dans un foyer d’hébergement pour femmes âgées de 18 à 25 ans, « fuyant des situations de violences conjugales, intra familiales et / ou sexuelles. »
Vernissage jeudi 6 février 2025, à partir de 18h30.
Présence de la photographe le samedi 8 février 2025.
Lieu : item Galerie, Lyon
Affluents - Exposition collective
La galerie Le Bleu du Ciel vous invite à découvrir l’exposition collective Affluents jusqu’au 8 mars 2025. Cette exposition regroupe le travail des photographes Pierre Suchet, Jacques Revon, Bastien Doudaire et Pierre Vallet. Affluents croise les regards et les recherches de ces quatre artistes autour de l’eau et de l’architecture.
Conférence avec Pierre Vallet le samedi 8 février 2025.
Lieu : Le Bleu du Ciel, Lyon
Wild Rose de Gabrielle Duplantier
Du 1er février 2025 au 23 mars 2025, découvrez la série photo Wild Rose de Gabrielle Duplantier exposée à La Chambre à Strasbourg. La photographe puise son inspiration dans la nature, le territoire et les gens qui l’entourent et développe son travail artistique autour de sujets tels que la féminité et l’intime.
Lieu : La Chambre, Strasbourg
Ce que vous pouvez encore voir de nos agendas précédents
- Mons Ferratus de Karim Kal – Fondation Henri Cartier Bresson, Paris 03
- L’envers du portrait de Marjaana Kella – Fondation Henri Cartier Bresson, Paris 03
Lucas Garcete : entre poésie et photographie, sa série primée aux Monovisions Awards 2024
Lucas Garcete, photographe et poète, crée un dialogue entre les mots et les images dans une approche artistique unique. Lauréat des Monovisions Awards 2024, il a été récompensé pour sa série Hymnes à la nuit, une réinterprétation visuelle des écrits de Novalis, poète allemand. À travers des compositions oniriques et symboliques, Lucas Garcete explore la nuit comme un état d’âme, mêlant influences romantiques, gothiques et cinématographiques. Son travail en noir et blanc joue avec les ombres et les silhouettes pour créer une esthétique intemporelle et surnaturelle.
Découvrez l’univers envoûtant de Lucas Garcete, où chaque image devient une porte ouverte sur l’invisible.
Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours et de ce qui vous a amené à la photographie ?
Je suis né à Ciudad del Este, au Paraguay, en 2000, mais je vis en Espagne depuis mon enfance. J’ai commencé à explorer la photographie à l’adolescence d’abord de manière académique pendant les premières années, puis de manière plus autodidacte et solitaire, comme moyen d’exprimer visuellement mes préoccupations littéraires.
C’était un chemin naturel, aligné sur mon expérience poétique, qui m’a permis de fusionner mon obsession de la mort et de la métaphysique avec la création d’un univers visuel qui m’était propre. Au fil du temps, ce dialogue entre photographie et poésie s’est renforcé. Pour moi, la création photographique naît du contact avec la réalité et les choses, un processus similaire à celui de la poésie, puisque la création est le seul moyen d’assumer l’expérience de la réalité. La poésie m’a conduit à la photographie, et les deux disciplines se nourrissent l’une l’autre ; cependant, je suis conscient que toute photographie ne contient pas de poésie, et que toute réalité n’en contient pas non plus.
D'où provient l'idée de cette série ? Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
La série Hymnes à la nuit est née d’une réinterprétation visuelle du livre de Novalis, une œuvre qui m’a toujours captivé par sa vision de la nuit comme quelque chose de bien plus profond que l’absence de jour. Pour Novalis, la nuit est un espace chargé d’introspection, de transformation spirituelle et de connexion avec le transcendant. Cette idée a été le point de départ pour traduire cet univers symbolique en photographie. Mon objectif était d’explorer la nuit comme un état de l’âme, un lieu de réflexion sur des thèmes universels tels que l’amour, la mort et l’éternité, qui sont inhérents à l’expérience humaine.
Par ailleurs, je souhaitais réhabiliter la valeur de l’imaginaire et du symbolique, surtout à une époque où ces concepts semblent s’estomper face à l’essor de l’IA. Dans ce contexte, le travail avec la photographie et la manipulation de cette réalité capturée m’ont permis de créer un véhicule pour explorer la dualité entre l’amour, la vie et la mort. La série cherche à offrir un espace intime et surréaliste, où le spectateur peut se confronter à l’expérience nocturne d’une perspective plus profonde et plus émotionnelle.
Quelles sont vos sources d'inspiration ?
Mon inspiration vient de la tradition romantique, à la fois littéraire et artistique, en particulier de sa préoccupation pour la dissolution de la réalité dans l’infini. L’imagerie de mon travail cherche à réinterpréter les motifs gothiques et symboliques de l’héritage esthétique sombre de l’ère victorienne, une période profondément influencée par l’exploration du macabre, du surnaturel et de la fragilité de l’existence.
Je trouve également mon inspiration dans le cinéma classique, l’expressionnisme allemand et même le jeu vidéo Limbo. Je suis également influencé par des peintres tels que Frantisek Kobliha et René Magritte.
Sur le plan de la composition, le travail de la cinéaste Lotte Reiniger, avec son utilisation magistrale des silhouettes et de l’espace visuel, a considérablement influencé ma narration visuelle.
Dans mon travail, je cherche à réinterpréter ces influences d’un point de vue contemporain, en utilisant des techniques modernes pour les adapter à un contexte contemporain. Même si, pour être honnête, il n’y a pas grand-chose d’« actuel » dans ces images, et j’en suis fier : elles sont intemporelles.
Qu'est-ce qui vous a décidé à participer au concours photo ?
J’ai toujours été très sceptique à l’égard des prix de photographie. J’ai participé aux Monovisions Awards sans grandes attentes car, ayant vu les séries gagnantes des années précédentes, je pensais que je n’aurais aucune chance et que mon style susciterait des doutes. Or, c’est le contraire qui s’est produit : cela a suscité le dialogue et, aujourd’hui encore, je continue à recevoir des éloges. J’ai été agréablement surpris d’apprendre que ma série Hymnes à la nuit avait été primée. Une impulsion pour ma carrière, ou pour toute autre voie de la photographie : la recherche de la révélation, dans chaque pièce, du symbolisme caché dans le plus immédiat du quotidien et de l’éphémère, destiné à disparaître.
D'un point de vue technique, comment créez-vous vos images ? Quel est le processus créatif qui permet d'obtenir le résultat final ?
Avant de commencer, je m’imprègne du sujet que je veux traiter et je développe une narration émotionnelle. J’utilise mon appareil photo numérique ou même l’appareil photo de mon smartphone pour capturer tous les éléments que j’utiliserai par la suite (c’est pourquoi certaines photographies ont une résolution plus faible). Tout cela découle de ma volonté de créer une composition onirique à partir d’une réalité durement photographiée.
Je travaille avec des techniques photographiques numériques, sans l’intervention de l’intelligence artificielle (comme on me l’a injustement reproché). Mes sujets peuvent être des cages, des lunes, des statues, des arbres, des amis déguisés, etc. Je me photographie même. Lorsque je les capture, j’aime le faire à contre-jour pour jouer avec les ombres et générer des atmosphères dramatiques. Lorsque je n’ai pas de vrais visages de profil qui me plaisent, je prends des photos de statues dans les cimetières ou j’imprime des portraits du XIXe siècle et je les photographie sous forme de papier découpé, ce qui ajoute une nuance victorienne à mes compositions.
Dans mon flux de travail, j’utilise Photoshop en conjonction avec un plug-in qui simule l’aspect analogique. Je travaille avec des calques, simulant un processus de collage dans lequel j’intègre tous ces clichés photographiques, en cherchant toujours à conserver l’essence de l’image originale. Photoshop m’offre des outils pour diriger la lumière et renforcer l’aspect dramatique de la scène, tout en ajoutant cet aspect analogique qui renforce l’intemporalité de mes compositions.
En bref, je dirais que c’est tout.
Les photos en noir et blanc de Maria Jatzlau
La photographe Maria Jatzlau dévoile un monde monochrome bien à elle, façonné par ses rêves et son imagination. Éprise de photographie depuis le plus jeune âge, Maria explore sa créativité et son univers personnel à travers des photos en noir et blanc imprégnées d’une douce mélancolie. Avec son appareil photo, Maria aborde notamment les thèmes de la jeunesse, de la liberté et de la nature.
Découvrez notre interview exclusive de la photographe Maria Jatzlau et plongez dans l’univers monochrome et intemporel de l’artiste.
Pouvez-vous vous présenter et nous dire comment vous avez commencé la photographie ?
Je m’appelle Maria, je vis à Brandebourg dans un conteneur d’expédition et j’ai une passion pour la photographie en noir et blanc, que j’ai apprise toute seule.
Ma première rencontre avec la photographie s’est faite grâce à mon grand-père. Nous étions dans son atelier au sous-sol lorsque je suis tombée sur un vieil appareil photo à viseur. Il m’a montré les photos en noir et blanc qu’il avait prises avec, et j’ai été complètement captivée. J’avais 12 ans à l’époque, et cela ne m’a jamais quittée.
Je crois que j’ai toujours eu envie de quelque chose de durable, d’un engagement réel. C’est pourquoi la photographie est devenue ma passion.
Pourquoi avez-vous choisi le noir et blanc pour vos photos ? Qu'est-ce que cette technique vous permet de montrer et que la couleur ne peut pas montrer ?
Il y a quelque chose dans la mélancolie et l’intemporalité de la photographie en noir et blanc qui m’attire complètement. Avec ce médium, je crée mon propre monde, réduit à l’essentiel. Il s’agit avant tout de vivre l’instant présent, de m’évader dans mon imagination, qui n’a pas besoin de couleur pour s’épanouir, mais qui prend vie grâce au contraste et au mouvement.
Vos photos semblent très spontanées. Comment vous préparez-vous avant de prendre une photo ?
J’aime les images vibrantes – les moments qui ne semblent pas mis en scène ou délibérés. Celles où l’on sent vraiment la vie. Les sujets que je trouve les plus fascinants se produisent rarement pendant la prise de vue elle-même ; il s’agit généralement de ces moments intermédiaires. Ces mouvements inconscients que vous ne remarquez que lorsque vous observez vraiment quelqu’un. Car, en fin de compte, la photographie est exactement cela pour moi : observer constamment et apprendre à voir, afin de pouvoir capturer le moment parfait, celui qui suscite quelque chose en vous lorsque vous regardez la photo.
Y a-t-il une photo de cette série qui vous attire particulièrement ? Si oui, qu'est-ce qui la rend si spéciale à vos yeux ?
Force, sensualité et amour de la vie.
Vos photos reflètent une atmosphère très personnelle. Comment décririez-vous votre style visuel en quelques mots ?
Je ne suis pas vraiment fan de mes propres photos car, en fin de compte, elles ne sont que des reproductions de mon monde intérieur – mon imagination et mes émotions – avec lequel je peux (et je dois, haha) composer tous les jours. Il y a cependant une photo que j’aime beaucoup, parce que l’histoire qui se cache derrière est très spéciale. Il s’agit d’une oie trouvée sur le bord de la route, élevée par quelqu’un et qui a noué un lien incroyable avec son propriétaire. C’est incroyable de voir ce lien se créer.
Sur la photo, on a l’impression que l’oie se tient dans un champ, peut-être même qu’elle essaie de me fuir. Mais en réalité, elle essayait de suivre la personne qui l’a sauvée, celle en qui elle avait entièrement confiance. Capturer ces moments et faire partie de cette connexion, ne serait-ce qu’une seconde, a été un sentiment extraordinaire.
Comment voyez-vous l'évolution de votre travail ? Avez-vous des projets ou des idées pour de futures séries ?
Le style évolue, change et s’adapte à chaque phase de la vie.
Depuis que j’ai quitté Berlin pour revenir dans le Brandebourg il y a quelque temps, je suis constamment à la recherche d’endroits intéressants. Il n’y a pas longtemps, près de la frontière polonaise, j’ai découvert un champ avec une usine abandonnée en arrière-plan. Si je garais une voiture en feu devant, avec une femme allongée sur le sol fumant nonchalamment une cigarette, cela pourrait peut-être même devenir un jour un autoportrait, haha.
Voyage photo Brésil - Découvrez le Nordeste brésilien avec Marc Lavaud
Graine de Photographe et Ô Gente do Brasil vous invitent à un voyage photo inoubliable à travers le Nordeste brésilien. Ce séjour vous emmènera au cœur de paysages exceptionnels, entre dunes du Parc national des Lençóis Maranhenses, faune et flore du delta du Parnaíba, et architecture coloniale de São Luís. Vous serez notamment accompagnés par Marc Lavaud, photographe professionnel et fondateur de Graine de Photographe. Au cours de ce voyage photo, Marc partagera son expérience ainsi que ses conseils de professionnels, pour vous aider à capturer la beauté et l’âme du Brésil tout en vivant une expérience authentique et immersive.
Découvrez notre interview exclusive de Marc Lavaud et plongez dans le Nordeste brésilien, que vous aurez peut-être le plaisir de découvrir bientôt.
Qu'est-ce qui t'a amené à la photographie de reportage ?
Après des années comme assistant photo avec des photographes de publicité et de mode tel que Arnault Joubin , j’ai eu l’occasion de rencontrer Yann Arthus-Bertrand, par l’intermédiaire d’une cliente du studio dans lequel je travaillais.
À l’époque, il recherchait un assistant de studio qui connaissait bien les éclairages. Cependant, une grande partie de son travail demeurait le reportage photo et principalement la photographie aérienne. J’ai donc rapidement compris, en l’accompagnant en voyage, que j’étais plus attiré par la découverte de pays et de leur culture que par le côté plus superficiel de la photographie de mode.
En reportage il est rare que tout se déroule exactement comme cela était prévu, il faut donc être capable de s’adapter rapidement aux différents aléas si l’on souhaite tout de même rapporter de bonnes images. C’est la même chose pour les voyages photo ; tout est organisé à l’avance mais il faut parfois modifier, s’adapter rapidement en fonction des circonstances.
Lors de ton voyage photo de repérage au Brésil, qu'est-ce qui t'a séduit dans ce pays et qui selon toi en fait un terrain de jeu idéal pour la photographie ?
Je connaissais déjà bien l’Amérique du Sud, et en particulier l’Argentine. Mais comme j’avais un ami proche qui vivait depuis plusieurs années au Brésil, l’envie première était d’aller le voir. C’est en arrivant sur place que je me suis rendu compte qu’il y avait matière pour organiser des voyages photo.
Premièrement parce que la région du Nordeste n’est pas forcément la plus connue du Brésil, le pays est grand comme 15 fois la France, il y a de nombreux endroits différents à découvrir.
Ensuite car le Brésil, et sa région Nordeste, offrent une multitude de possibilités photographiques, pour tous les styles. On peut en effet autant photographier l’architecture, que la faune locale mais également réaliser des portraits de rue saisissants et capturer la culture brésilienne en images. Il y a énormément de choses à découvrir et donc à photographier !
Quels sont les lieux incontournables prévus au programme ? Lequel as-tu préféré et pour quelle(s) raison(s) ?
- São Luís
La ville de São Luís, première et unique ville au Brésil fondée par les Français. La ville sera notre camp de base et point de départ de ce voyage. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, elle offre une architecture coloniale très interessante pour la photographie.
Nous y serons pendant la période du Bumba-meu-boi, carnaval et fête populaire d’origine paysanne, qui est une véritable tradition pour la population locale essentiellement Afroamérindienne.
C’est toujours surprenant pour les européens d’observer la faculté qu’ont les Brésiliens pour faire la fête dès qu’une occasion se présente. Au programme de ce carnaval : des danses, des costumes colorés, de la musique, beaucoup de musique.
- Parc national des Lençóis Maranhenses
Après l’effervescence de la ville, téléportation dans le parc naturel des Lençóis Maranhenses à la découverte des dunes et lagunes d’eau douce qui se remplissent au moment de la saison des pluies.
Une sorte de Dune du Pilat puissance 1000 où l’on ne risque pas de mourir de soif et où les treks jusqu’aux oasis, où nous logeons chez l’habitant, permettent de photographier des paysages à couper le souffle.
- Delta du Parnaíba
Le delta du Parnaíba, une petite Amazonie et une zone protégée pour sa faune et sa flore.
Je ne sais pas si il y a vraiment un lieu que j’ai préféré. Ils ont tous leurs intérêt et spécificité et valent chacun le détour.
Selon toi, quel est l'avantage principal de partir en voyage photo en petit groupe pour pratiquer la photographie ?
Partir en voyage photo en petit groupe pour pratiquer permet notamment le partage d’expériences. Vous êtes également accompagnés par un photographe et un guide qui connaissent parfaitement le terrain et qui vous emmène dans des spots photo que vous n’auriez pas forcément pu découvrir seuls dans les guides touristiques.
L’avantage sur ce voyage : notre agence réceptive est dirigée par Franck Lechenet, un ancien reporter photographe qui comprend parfaitement les besoins d’un groupe de photographes et connaît le coin comme sa poche, puisqu’il y a vit depuis 2014.
Intéressé.e.s par le voyage photo au Brésil ?
Nicola Fioravanti nous emporte au coeur du Maroc avec Atlas Sentimental
Nicola Fioravanti nous emporte au coeur du Maroc à travers son regard de photographe. Tombé sous le charme du pays dès ses débuts en photo, cette série au long court évolue au fil des années et des voyages. Son lien avec le Maroc est d’autant plus profond que sa femme est marocaine, dépassant ainsi la seule relation artistique.
Aujourd’hui installé à Paris, Nicola est un photographe d’origine italienne au parcours singulier. Avant de se consacrer à la photographie, c’est dans la musique puis dans le développement créatif qu’il a fait carrière. Spécialisé dans la photographie de rue, il accorde une importance particulière à la couleur, qui consiste en un élément central dans ses images. Nicola Fioravanti a obtenu de nombreuses récompenses prestigieuses lors de concours internationaux tels que les Sony World Photography Awards, les International Photography Awards (IPA), le Prix de la Photographie de Paris (PX3) et les ND Awards, entre autres.
Découvrez notre interview exclusive du photographe Nicola Fioravanti.
Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous et votre parcours photographique ?
Je suis un photographe italien qui a choisi de s’installer à Paris il y a un an et demi pour me consacrer entièrement à la photographie. Mon parcours vers cet art a été tardif et profondément atypique. J’ai commencé à photographier avant tout pour mieux me comprendre et explorer le monde qui m’entoure.
Quel est votre lien avec le Maroc ? D'où vous est venue l'envie de réaliser cette série photo ?
J’ai commencé à prendre mes premières photos en 2010. Au départ, je n’arrivais pas à photographier en couleur, ce qui est assez amusant quand on pense qu’aujourd’hui, je suis considéré comme un coloriste. Mon premier voyage photographique m’a conduit au Maroc, une destination que j’ai choisie instinctivement.
À l’époque, je photographiais depuis seulement quelques mois (vous pouvez découvrir mes tout premiers clichés ici). Le Maroc est resté gravé dans mon cœur, mais c’est lors de mon retour en 2019, avec une maturité plus affirmée, que l’idée de l’Atlas Sentimental a vu le jour. Ce second voyage avait une signification particulière : j’y suis allé avec celle qui allait devenir ma femme, une femme marocaine.
C’est ainsi que l’Atlas Sentimental est né : un acte d’amour pour le pays que j’aime le plus, tout en étant une réflexion intime pour mieux comprendre le monde dans lequel la femme que j’aime est née. Depuis ce voyage, elle m’accompagne presque toujours lors de mes expéditions au Maroc. J’y suis retourné dès que cela a été possible après la pandémie, en 2022, puis à nouveau en 2023 et en 2024. Ce projet, profondément personnel, est toujours en cours et, raisonnablement, il durera toute ma vie.
Que représentent les couleurs pour vous et votre photographie ?
On pense souvent que la couleur, comme le noir et blanc, n’est qu’un simple moyen pour atteindre un objectif en photographie. Pourtant, je trouve cette vision très réductrice : pour moi, la couleur n’est pas seulement un outil, mais un véritable sujet. La réalité elle-même est colorée, et cette constatation, en apparence simple, découle d’un long processus de prise de conscience.
L’expérience de la couleur demande une sensibilité perceptive, une capacité d’interprétation intellectuelle et une connexion émotionnelle. Le chromatisme s’entrelace avec notre psyché, comme en témoignent de nombreux termes qui associent des significations chromatiques et psychologiques : le noir est une tonalité visuelle, mais aussi une nuance de l’humeur ; le vert évoque la nature, mais également une conscience écologique.
Il existe un lien profond entre perception sensorielle et émotion, qui donne naissance à un langage chromatique capable d’exprimer des concepts complexes, comme une vie « grise » ou un avenir « rose ». Ce langage peut être conventionnel, où par exemple le rouge signale un danger, ou symbolique, comme dans le cas du blanc, qui représente l’illumination dans tous les sens du terme. Les codes conventionnels sont souvent liés à des contextes locaux, tandis que les codes symboliques ont une portée plus universelle. Leur signification reste en partie mystérieuse, mais ils parviennent à toucher aussi bien ceux qui les comprennent que ceux qui les perçoivent intuitivement. La photographie en couleur, pour moi, explore précisément cette complexité.
On voit très peu de visages sur vos images. Bien souvent, nous observons seulement des silhouettes, de dos, dans l'ombre, etc. Comment expliquez-vous cela ?
La beauté ne peut exister sans pudeur. Nous vivons à une époque marquée par la vulgarité, où la discrétion et la sensibilité semblent être des notions oubliées. Pourtant, il y a quelque chose de profondément fascinant dans le fait d’imaginer les visages de ceux qui ne sont pas directement visibles dans les images, comme si cette absence ouvrait un espace pour l’imagination, pour une histoire qui dépasse le visible.
Je pense que ce choix n’est pas seulement esthétique, mais aussi éthique : c’est une forme de respect envers les personnes photographiées, une manière de préserver leur dignité et leur intimité. Montrer tout, exposer chaque détail, risque de dépouiller les images de leur magie, les réduisant à une simple consommation visuelle. À l’inverse, laisser quelque chose d’inexprimé, de dissimulé, permet à celui qui regarde d’établir un lien plus profond et authentique avec l’image, où la beauté réside non seulement dans ce qui est visible, mais aussi dans ce qui se ressent et s’imagine.
Comment choisissez-vous les lieux de prise de vue ? Est-ce sur l'instant ou repérez-vous des endroits propices à la photographie en amont ?
Le processus est absolument naturel et intuitif. Je ne connais pas de meilleure façon de découvrir une ville que de marcher. Je me promène, guidé par mon instinct, en attendant qu’une image me saisisse. Il me semble qu’en général, ce sont les images qui choisissent les photographes, plutôt que l’inverse, du moins dans mon cas.
Y a-t-il une image dans cette série qui vous tient particulièrement à cœur ? Si oui, pour quelle(s) raison(s) ?
L’image à laquelle je suis le plus attaché est sans aucun doute la première de la série, sélectionnée par la curatrice Daniela Brignone pour ma prochaine grande exposition, entièrement dédiée à l’Atlas Sentimental. Ce sera la première exposition que l’Italie consacrera entièrement au Maroc, et elle se tiendra au Centro Internazionale di Fotografia Letizia Battaglia de Palerme, du 15 avril au 25 mai 2025. Nous sommes également en train de définir le lieu pour l’édition marocaine, prévue à l’automne 2025. Cette photographie a été prise à Errachidia le 14 août 2024.
Dans un espace ouvert, habituellement utilisé pour la Salat d’Al Eid Al-Adha, apparaît presque magiquement un nuage solitaire. Après la publication de l’image, j’ai reçu de nombreux messages d’habitants d’Errachidia. Ils m’ont raconté que, quelques mois auparavant, une personne était décédée à cet endroit. C’est pour cette raison qu’ils avaient décidé de peindre une moitié du mur en blanc. Au Maroc, le blanc est associé à l’espoir et à la foi : l’espoir qu’un événement propice survienne en ce lieu.
Beaucoup ont vu dans cette photo un signe de bon augure, à tel point qu’ils sont retournés pour la première fois dans cet endroit après le deuil, afin de remercier pour cet événement. Recevoir des photos de ces personnes revenant sur les lieux grâce à mon image a été une expérience profondément émouvante. Cette photographie est interprétée de différentes manières par de nombreux Marocains. Certains y voient un équilibre symbolique entre la vie, représentée par l’arbre ; la purification dans la mort, symbolisée par l’autel blanc destiné à l’imam ; et l’harmonie céleste, évoquée par le nuage. Le fait que tant de Marocains lisent cette image de manière aussi profonde me confirme qu’elle parvient à exprimer quelque chose d’essentiel et d’authentique sur le Maroc.
Calendrier de l’Avent 2024 : vivez la magie de Noël avec Graine de Photographe
Le décompte est lancé : Noël 2024 n’est plus qu’à 25 jours ! En attendant le jour J, quoi de mieux que de plonger dans l’esprit des fêtes de fin d’années avec un Calendrier de l’Avent pas comme les autres ? Chocolat chaud en main, ambiance parfumée à la cannelle et téléfilms de Noël en fond, le mois de décembre promet d’être magique… et encore plus excitant pour les passionnés de photographie !
Chaque jour, retrouvez une nouvelle surprise : des lots à gagner offerts par nos généreux partenaires et des offres exclusives sur vos cours photo préférés Graine de Photographe. Rendez-vous tous les jours jusqu’au 25 décembre 2024 sur notre site pour découvrir ce que notre Calendrier de l’Avent a à offrir.
Nous remercions nos partenaires, grâce à qui la magie de Noël plane sur le monde de la photo. Un grand merci à MMF Pro, Ilford, NYA-EVO, Luminar, Westcott, la MEP, Emtec, Camstrap, Neewer et RCE Foto pour leurs lots.
Débutants, amateurs et passionnés photo, ce Calendrier de l’Avent 2024 est fait pour vous ! Et pour ceux qui n’ont pas encore fait tous leurs cadeaux de Noël, découvrez nos idées cadeaux à offrir à vos proches photographes.
Prêt(e) à faire scintiller vos journées jusqu’à Noël ? Retrouvez nous tous les jours sur https://www.grainedephotographe.com/
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Découvrez le voyage photo en Islande avec Photographes du Monde
Avec ses paysages grandioses et sa nature préservée, l’Islande est une destination de rêve à découvrir toute l’année, aussi bien l’été que l’hiver. Paysages enneigés, volcans imposants et glaciers étincelants, nature sauvage et authentique… l’île offre une atmosphère particulièrement magique l’hiver. Véritable paradis pour tous les amateurs de photographie de paysage, un voyage photo en Islande est sans aucun doute une expérience inoubliable. Et pour celles et ceux qui rêvent d’en voir, l’hiver est la meilleure saison pour photographier les aurores boréales !
Découvrez l’Islande à travers votre objectif avec un voyage photo d’exception.
Découvrir l'Islande à travers son objectif
Située à quelques kilomètres au sud du cercle polaire arctique, l’Islande est la destination rêvée pour les passionnés de photographie. Surnommée Terre de Feu et de Glace, l’île offre un contraste spectaculaire entre ses glaciers majestueux et son activité volcanique bouillonnante. Voyagez sur les traces des vikings et vivez une expérience photographique hors du commun, dans ce pays où chaque saison offre des horizons époustouflants.
Entre les geysers fumants, les fjords découpés, les étendues glacées et volcaniques, l’Islande nous donne le sentiment de découvrir un nouveau monde. La magie opère l’hiver, lorsqu’arrive la meilleure saison pour photographier les aurores boréales, ces danses lumineuses magiques qui embrasent les nuits polaires. Les régions Nord et Sud du pays offrent chacune des particularités les rendant toutes deux fascinantes.
L’Islande du Nord
Le Nord de l’Islande nous dévoile ses paysages volcaniques englacés mais également la chaleur de ses profondeurs. La région abrite le volcan Krafla et sa zone géothermale de Hvenir ainsi que les fameux bains du Myvatn et leurs contrastes de couleurs.
L’Islande du Sud
Le Sud de l’île, quant à lui, nous transporte au coeur d’une variété de paysages, entre plages de sable noir, volcans et calottes glaciaires… Dans cette partie du pays, passage obligé à Reykjavik, la capitale la plus septentrionale du monde. Nous découvrons également de splendides lieux tels que les falaises de Vik et la lagune glaciaire de Jökulsarlon.
Le point de vue de l'expert
Chaque recoin de l’Islande invite à capturer des clichés à couper le souffle, que ce soit au cœur de ses paysages épiques ou sous la lumière changeante si caractéristique de ses hivers. Accompagné d’un photographe professionnel expert de la région, vous plongerez dans une nature sauvage et authentique, où chaque panorama raconte une histoire. Photographe accompagnateur sur les voyages photo en Islande avec Photographes du Monde, Christian Beuvard a accepté de répondre à quelques questions concernant l’Islande, pays de coeur de celui qui a vécu pendant onze ans.
Quelle est ta relation avec l'Islande ?
L’Islande a été ma maison pendant onze ans, entre 2012 et 2023, une période marquante qui a profondément façonné ma vie. C’est en Islande que j’ai véritablement trouvé ma voie dans la photographie, inspiré par des paysages bruts, des lumières insaisissables et des scènes d’une élégante simplicité, surtout au cœur de l’hiver. Un terrain d’apprentissage sans pareil. J’y ai appris à regarder, à composer, à capturer l’émotion brute de ces décors.
C’est aussi en Islande que j’ai rencontré ma femme et où mes enfants sont nés, faisant de ce pays une part essentielle de ma vie. Aujourd’hui encore, quand je repense à l’Islande, c’est un mélange de souvenirs, de gratitude et d’inspiration qui m’envahit. Ce lieu reste pour moi bien plus qu’un décor ; c’est un chapitre fondateur, autant pour ma carrière que pour ma famille.
En quelques mots, comment tu décrirais l'expérience d'un voyage photo en Islande ?
Forcément mémorable. Un voyage photo en Islande, c’est une immersion dans des paysages époustouflants, où chaque instant, portion de route, révèle des jeux de lumière changeants et des panoramas envoûtants. Entre glaciers, volcans, cascades et aurores boréales, c’est une expérience qui marque profondément, nourrissant à la fois l’âme et l’objectif. On ne revient jamais tout à fait le même de ce pays…
Ce qui rend à mes yeux, l’Islande si captivante pour un photographe, c’est la lumière : subtile, changeante, parfois dramatique. Les conditions météo évoluent rapidement, offrant des ambiances toujours renouvelées et une infinité d’occasions de capturer l’essence du pays. Et quand vient la nuit, le spectacle reprend : les aurores boréales, dansantes et presque irréelles, illuminent le ciel, laissant des souvenirs impérissables et des clichés magiques.
Au-delà des photos, un tel voyage invite à ralentir, à se connecter pleinement à la nature et à s’émerveiller de sa puissance. C’est un moment hors du temps, où chaque instant devient un tableau vivant.
Peux-tu nous confier l'un de tes plus beaux souvenirs photo en Islande ?
L’un de mes souvenirs les plus marquants en photographie est ce moment où j’ai décidé de sortir pour photographier des chevaux islandais, malgré une tempête de neige violente. Le vent soufflait si fort que je peinais à rester debout, et la neige tourbillonnait dans toutes les directions. Les conditions étaient extrêmes, mais dans cette atmosphère régnait une énergie brute, presque magique, que je voulais absolument saisir.
Ce qui m’a frappé, c’est le calme des chevaux face à la tempête. Leurs crinières étaient balayées par le vent, et leurs silhouettes se perdaient presque dans l’immensité blanche du paysage. À travers mon objectif, j’ai voulu capturer ces instants où leur force et leur résilience semblaient incarner l’essence même de la nature islandaise.
Si tu avais un conseil photo à donner à une personne qui souhaite partir pour l'Islande cet hiver, lequel ce serait ?
Mon principal conseil serait de bien se préparer, tant sur le plan technique que physique, car l’hiver islandais peut être exigeant (mais tellement gratifiant!). Il parait indispensable de s’équiper d’un bon trépied, pour capturer les aurores boréales ou les paysages sous faible lumière, des éléments typiques de cette saison.
De se montrer patient et flexible. Les conditions météorologiques peuvent changer en un instant, et c’est précisément ce qui rend l’Islande si fascinante. Parfois, il faut attendre des heures ou improviser pour saisir une lumière particulière qui ne durera que quelques secondes. L’essentiel est de se laisser surprendre, de s’immerger pleinement dans l’expérience et de savourer chaque instant, bien au-delà de la photo.
De la même façon, il est essentiel de protéger son matériel du froid et de l’humidité avec des housses, des batteries de rechange et un sac isolé. Côté habillement, il est bon de choisir des vêtements techniques et des couches thermiques pour supporter le froid lors des longues sorties.
Préparez votre voyage photo en Islande
Un voyage photo, ça se prépare. D’autant plus quand la destination est l’Islande et que chaque paysage est une opportunité photographique à saisir ! Avant de partir, préparez-vous bien physiquement mais aussi techniquement. Assurez-vous par exemple de bien maîtriser la gestion de la lumière, les conditions de faible luminosité ou de forts contrastes.
En réservant votre séjour photo en Islande avant le 31 décembre 2024, Photographes du monde vous rembourse votre cours photo Graine de Photographe dans la limite de 109€ ! Cette offre est valable sur tous les séjours en Islande, pour les parcours Nord et Sud en Hiver et en Automne.
Encourager la créativité en entreprise par la photographie
Moteur de l’innovation, de la différenciation et de l’adaptabilité, la créativité joue un rôle central dans le milieu professionnel et au sein de votre entreprise. En effet, être créatif permet de se démarquer sur un marché saturé d’informations et de produits similaires. Innover et penser de manière originale grâce à la créativité devient alors un avantage compétitif crucial. Les entreprises qui performent sur le marché encouragent les éléments créatifs de leurs équipes et cultivent un environnement de travail propice à l’expression des idées. Pour stimuler la créativité, de nombreux moyens existent et sont accessibles à toutes les entreprises.
Et si la photographie pouvait vous aider à développer votre potentiel créatif ?
La créativité : clé de la réussite dans le milieu professionnel
Dans un monde professionnel en constante évolution, la créativité se révèle être un véritable levier pour les entreprises souhaitant se démarquer. En encourageant la créativité, une entreprise favorise l’innovation et la différenciation, permettant à ses nouveaux produits ou services de capter l’attention dès leur lancement.
C’est certain, être créatif aide à concevoir des solutions uniques, qu’il s’agisse de produits, de services ou de stratégies, qui se distinguent clairement sur un marché concurrentiel. Mais c’est également un atout pour une adaptation efficace et optimale. Dans un environnement de travail où les changements technologiques et méthodologiques sont constants, une culture créative aide les employés à s’ajuster rapidement aux nouvelles exigences et à s’adapter à ces évolutions.
Enfin, la créativité joue un rôle crucial dans l’engagement et le bien-être des collaborateurs. Lorsqu’une entreprise encourage l’expression des idées et la participation à des projets innovants, elle renforce la motivation de ses équipes. Les employés se sentent valorisés et impliqués, ce qui se traduit par une satisfaction accrue et un engagement plus fort envers l’entreprise.
La photographie comme outil de créativité en entreprise
La photographie, en tant que forme d’expression artistique et visuelle, peut jouer un rôle clé dans le développement de la créativité au sein du milieu professionnel. Elle permet en effet de stimuler l’imagination et d’apprendre à observer une situation avec une perspective nouvelle.
Lorsqu’on pratique la photographie, on apprend à illustrer des concepts ou des idées de manière visuelle. Dans de nombreux domaines, par exemple dans le marketing ou la publicité, l’image est un puissant moyen de transmettre un message. Pour les entreprises dont la stratégie repose sur du contenu visuel, notamment sur les réseaux sociaux, la photographie devient un moyen direct de créer du contenu authentique et fidèle à votre image de marque.
La photographie consiste également en une source d’inspiration. L’observation de photos ou encore la pratique photographique peuvent déclencher de nouvelles idées ou offrir une perspective différente. Encourager vos équipes à la créativité par la photographie favorisera également leur sens de l’observation et l’attention aux détails. Ces activités stimulent la pensée créative, enrichissant ainsi les compétences de l’équipe et renforçant sa capacité d’innovation.
Un team building original et créatif
Si vous souhaitez stimuler la créativité de vos équipes grâce à la photographie, optez pour des teams building originaux et créatifs ! Plusieurs formats existent, de la balade photo inspirante au challenge photo stimulant en passant par le roman-photo passionnant. Chez Graine de Photographe, nous proposons également des activités sur-mesure, adaptées à vos besoins et à vos équipes.
Découvrez nos offres de team building sur notre site.
Agenda photo novembre 2024
En ce mois de novembre 2024, ajoutez de la photographie à votre quotidien ! Les couleurs de l’automne habillent désormais les rues et jardins, devenant de véritables invitations à prendre des photos. Les expositions photo du mois de novembre ne manqueront pas également de vous plonger dans l’univers de photographes au regard singulier. Le temps d’une parenthèse photographique, voyagez en Corée du Sud avec Charlotte de Mesnard, au-dessus du cercle polaire avec Benjamin Juhel ou encore dans le passé avec l’exposition anniversaire de la Galerie de l’Instant !
Découvrez notre sélection d’expositions et événements photo en novembre 2024.
Les expositions photo
Saram de Charlotte de Mesnard
La Galerie Graine de Photographe expose du 18 au 25 novembre 2024 la première exposition personne de Charlotte de Mesnard, Saram. Le projet Saram est né d’un voyage d’un an en Corée du Sud et au Japon. Les photographies de rue nous emportent au coeur de ces pays à la culture et aux paysages fascinants.
Vernissage de l’exposition le jeudi 21 novembre à partir de 18h30.
Lieu : Graine de photographe, Paris 04
Remember to forget de Mame-Diarra Niang
Jusqu’au 5 janvier 2025, la Fondation Henri Cartier-Bresson vous propose de découvrir l’exposition Remember to Forget de Mame-Diarra Niang. Le corps noir est au centre des nouvelles œuvres de l’artiste française Mame-Diarra Niang. Loin de vouloir le définir, elle cherche à le libérer des représentations héritées de la narration occidentale, en le traduisant à travers des non-portraits.
Lieu : Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris 03
Les rêveries de Lavinia de FLORE
La Galerie Clémentine de la Féronnière expose jusqu’au 21 décembre 2024 des oeuvres inédites réalisées par FLORE. L’exposition Les rêveries de Lavinia évoque, principalement par le biais de paysages, les échanges épistolaires, découverts dans la maison de sa tante Louise, avec Lavinia, une amie d’origine italienne.
Lieu : Galerie Clémentine de la Féronnière, Paris 04
Souvenirs d’une vie envolée, ma famille afghane de Olivier Jobard
Lauréat de l’édition 2022 du Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière, Olivier Jobart verra son projet exposé jusqu’au 27 novembre 2024 à l’Académie des Beaux-arts de Paris. Olivier Jobart est un photojournaliste ayant couvert l’actualité de plusieurs territoires en guerre. En 2010, il rencontre Ghorban, un clandestin afghan âgé de 13 ans dans une rue de Paris et entreprend alors de documenter son intégration française pendant dix ans. En 2021, Sima, Aziza, Merhab et Sorhab, frères et soeurs de Ghorban ont fui les talibans et ont retrouvé leur frère aîné en France. À travers ses photographies, Olivier Jobart met en images « les sentiments de perte et de déracinement qui accompagnent cet exil. »
Lieu : Académie des Beaux-Arts, Paris 06
Trilogie "M" de Scarlett Coten
Jusqu’au 30 novembre 2024, la galerie Les Filles du Calvaire présente pour la première fois la trilogie M de Scarlett Coten. Cette trilogie est constituée de trois séries réalisées entre 2021 et 2023 et explore le thème des masculinités contemporaines à travers le monde :
« De la région méditerranéenne secouée par les révolutions à l’Amérique de l’ère Trump, en passant par la France actuelle : Mectoub, réalisé dans sept pays du Maghreb et du Moyen Orient; Plan américain, à travers treize états américains et La disparition de James Bond réalisé en France. »
Lieu : Les Filles du Calvaire, Paris 03
On n'est pas sérieux quand on a 20 ans
Du 5 novembre 2024 au 12 janvier 2025, la Galerie de L’instant à Paris fête ses 20 ans. Pour célébrer cet événement, la galerie expose les images qui ont habillé les murs de la galerie ces 20 dernières années. L’occasion pour la galerie de remercier les photographes qui ont contribué à son succès tels que Lucien Clergue, Paolo Pellegrin, Ellen Von Unwerth ou encore Bruce Weber pour ne citer d’eux.
Vernissage le mardi 5 novembre à partir 18h.
Lieu : Galerie de l’Instant, Paris 03
La mode en modèles, photographies des années 1920-1930
Du 6 novembre 2024 au 2 janvier 2025, découvrez l’impressionnante collection de photographies, dessins, films et robes de haute couture du Musée des Arts Décoratifs de Paris. L’exposition vous plonge dans la création de mode parisienne des années folles, de 1917 à 1939. Vous suivrez ainsi « l’évolution de l’innovation et de l’esthétique de la mode de cette période emblématique. »
Lieu: Musée des Arts Décoratifs, Paris 01
Le goût de la photographie : dans la collection Jérôme Prochiantz
Jusqu’au 12 janvier 2025, découvrez la collection de photographies du collectionneur Jérôme Prochiantz dont il a fait don à la Bibliothèque nationale de France en 2023. D’une grande variété, la collection de Jérôme Prochiantz s’inscrit dans la photographie historique tout en s’ouvrant aux expressions photographiques contemporaines. Vous découvrirez des genres divers, du paysage au portrait en passant par la nature morte.
Lieu : Bibliothèque nationale de France, Paris 13
Steve McCurry : Regards
Du 8 novembre 2024 au 23 mars 2025, découvrez 80 oeuvres parmi les plus emblématiques du célèbre photographe américain Steve McCurry. Rendez-vous à Caumont-Centre d’art à Aix-en-Provence pour profiter de cette exposition retraçant près de 40 ans de carrière du photographe et de ses nombreux voyages à travers le monde.
Lieu : Caumont-Centre d’art, Aix-en-Provence
Nuit Polaire de Benjamin Juhel
Du 9 novembre 2024 au 21 décembre 2024, découvrez l’exposition consacrée à Benjamin Juhel à la galerie Arrêt sur l’image à Bordeaux. Le photographe s’est rendu au-dessus du cercle arctique et en est revenu avec de sublimes images.
« La neige, le vent, le froid, la mer, les montagnes, le ciel, la glace, la lumière. Le paysage est majestueux, bouleversant nos habitudes, nos sens et notre sensation de l’espace et du temps. C’est dans ce sens que le projet simplement nommé « Nuit Polaire » interroge le paysage et la lumière comme matière, comme sensation. » Benjamin Juhel
Vernissage le samedi 9 novembre 2024 de 14h30 à 18h30
Lieu : Arrêt sur l’image, Bordeaux
La Firme de Richard Pak
Jusqu’au 5 janvier 2025, la galerie Le Château d’Eau expose la série photo de Richard Pak, La Firme, premier chapitre du cycle « Les îles de désir » consacré à l’espace insulaire.
« En associant photographie, vidéo, récit et documents historiques, Richard Pak raconte l’histoire de la communauté de Tristan da Cunha – petite île volcanique au milieu de Atlantique sud, territoire habité le plus isolé au monde – et questionne l’héritage des valeurs idéalistes fondatrices de cette communauté établies il y a 200 ans. »
Lieu : Galerie Le Château d’Eau, Toulouse
Elles par elles du collectif Street Is A Woman (SIAW)
Jusqu’au 30 novembre 2024, découvrez la première exposition de SIAW, un collectif de femmes photographes de rue en France, « Elles par Elles« . À l’auberge « Les Camélias », vous découvrirez 50 femmes photographes de rue, 50 regards, 50 sensibilités, 50 styles, 50 horizons.
« Poétique ou réaliste, en couleurs ou noir et blanc, la rue se décline au féminin, sous toutes ses facettes, sa richesse et sa diversité. »
Lieu : Auberge « Les Camélias », Nice
Paris Photo 2024
Pour sa 27ème édition, Paris Photo est de retour au Grand Palais ! Du 7 au 10 novembre 2024, une riche programmation vous attend, célébrant les grands noms de la photographie et engageant un dialogue entre oeuvres historiques et réalisations contemporaines. Cette édition sera marquée par le centenaire du Surréalisme ainsi que le centenaire de Robert Frank, qui seront tous deux mis à l’honneur.
Montier Festival Photo
La 27ème édition du Festival International de la Photo Animalière et de Nature aura lieu du 21 au 24 novembre 2024 à Montier-en-Der. Rendez-vous incontournable des passionnés de photo et de nature, le festival réunira les plus grands photographes, scientifiques et naturalistes à Montier. Les deux thèmes clés de cette édition sont « La biodiversité française » et « L’eau dans tous ses états« .
Retrouvez notre partenaire voyage photo Photographes du Monde au Festival International de Montier-en-Der !
Ce que vous pouvez encore voir de nos agendas précédents
- Paradis naturistes – MUCEM, Marseille
- Sueurs et tremblements de Corentin Fohlen / Divergence – La Scam, Paris 08
- Family Ties de Tina Barney – Jeu de Paume, Paris 1er
- Travelling de Chantal Akerman – Jeu de Paume, Paris 1er
- Céline Laguarde (1873-1961) Photographies – Musée d’Orsay, Paris 07
- Portraits d’intérieurs de Jean-Louis Schoellkopf – Théâtre du Nord, Lille
- Portraits d’artistes de Michel Sima – in camera galerie, Paris 07
- Les Evenks, gardiens des richesses yakoutes de Natalya Saprunova – Grilles du square Léon-Blum, Boulogne-Billancourt
- Cette route mène sûrement quelque part, peut-être de Matt Wilson – Galerie Sit Down, Paris 03
- Late Show de Ludovic Sauvage – La MEP, Paris 04
- Histoire(s) sans fin – Exposition collective – Galerie Le Réverbère, Lyon 01
- Inner World de Ebru Ceylan – Le Bleu du Ciel, Lyon 01
- Pablo Gubitsch, lauréat du Grand Prix de l’ETPA 2024 – Labo Photon, Toulouse
- Chambre 207 de Jean-Michel André – Musée de l’Hospice Comtesse, Lille









































































































