Les montagnes de Pierre Lonchampt

Admirez les montagnes de plus près avec Pierre Lonchampt

Vous aimez les randonnées ? Dans ce cas on vous propose de nous rejoindre pour une promenade inédite !

Si vous souhaitez admirer des paysages hors du commun, alors, enfilez vos meilleures chaussures et n’oubliez pas votre bouteille d’eau ! Direction les montagnes (presque) fantastique ! C’est le photographe Pierre Lonchampt qui nous offre cette visite guidée exceptionnelle. Découvrez en exclusivité son interview et ses clichés au sein de cet article !

Pouvez-vous vous présenter ?  

Pierre Lonchampt j’ai 31 ans. Cela fait une dizaine d’années que je pratique de la photographie de paysage. Et bientôt 6 ans à titre professionnel, consacrée en très grande partie à la photo de paysage de montagne.

Les montagnes de Pierre Lonchampt
©Pierre Lonchampt

Comment vous est venue cette passion pour la photo mais surtout pour ce type de photo en particulier ? 

Baigné dès mon enfance dans le monde de la photographie, mon attrait pour cette dernière s’est accrue à l’adolescence. Surtout avec l’achat de mon premier « vrai » appareil photo. Pourvu d’une grande sensibilité pour la nature, les grands espaces et les paysages de montagne, c’est tout naturellement que ces deux passion se sont rencontrées et ont fusionnées.

Les montagnes de Pierre Lonchampt
©Pierre Lonchampt
Les montagnes de Pierre Lonchampt
©Pierre Lonchampt

Quels sont les photographes qui vous inspirent le plus ? 

Je ne suis pas certain que le terme « inspirer » soit le plus adapté à mon travail photographique. J’essaye au mieux d’avoir mon propre style qui reflète ma vision de la montagne, au fil de mes émotions et de ma vision esthétique du moment. En revanche, j’admire le travail d’un bon nombre de photographes, plus ou moins célèbres, et dont le domaine de prédilection varie énormément.

Je pourrais citer un Grand du paysage de noir et blanc, Sebastião Salgado, dont le travail photographique m’impressionnera toujours. Je pense notamment à son grandiose projet Genesis dont les compositions sont d’une force incroyable à mon sens.

Dans un registre tout autre, je citerai Jérémie Villet, photographe animalier français. Là où Salgado joue avec de très fort contrastes et une teinte noire prédominante, Villet voue ses compositions au blanc et au minimalisme. En résulte une extrême pureté dans ses photographies. Très graphiques, elles peuvent laisser penser à des dessins. Les animaux sont ainsi sublimés de la meilleure des manières.

Les montagnes de Pierre Lonchampt
©Pierre Lonchampt

Selon vous, quelle est la meilleure saison pour prendre des clichés ?

Pour un photographe de montagne, cette question est difficile tant les saisons sont marquées et différentes dans ces paysages montagnards. Je dirais que j’apprécie de très courtes périodes de l’automne et de l’hiver, où respectivement les couleurs sont très marquées et où, à l’inverse, la neige fraiche fait disparaitre toute trace de couleur dans le paysage. Mais j’ai également un faible pour la fin du printemps, qui signe une véritable renaissance de la Nature au coeur des paysages de montagne.

Quelle(s) est/sont la/les difficultée(s) rencontrée(s) lors de vos séances photo ?

La patience. C’est mon maître-mot. Une patience qui est liée à plusieurs aspects. Ma « séance photo » ne commence pas au moment où je pose le pied sur le « spot » à photographier. Elle s’initie bien avant, avec un long travail de repérage, tout d’abord virtuel avec la lecture de carte IGN, de vues satellites, de cartes de positionnement du soleil selon le jour, de récolte d’informations sur des forums et d’autres sites. S’en suit souvent, un repérage physique pour confirmer ma récolte d’information. Tous ces facteurs font qu’une photo n’est « capturable » qu’à un moment précis de l’année, selon des conditions bien précise. Et c’est là toute la difficulté. Je patiente dès fois plusieurs années pour obtenir la photo rêvée.

Les autres difficultés rencontrées peuvent être liées aux difficultés mêmes de la montagne…longue marche d’approche, enneigement trop conséquent, etc.

Les montagnes de Pierre Lonchampt
©Pierre Lonchampt

Quelle séance photo vous a le plus marquée et pourquoi ? 

La photographie en milieu montagnard est étroitement liée aux conditions météorologiques. Je me rappelle de cette sortie en hiver, je me dirige dans le Vercors avec une idée en tête, photographier la face ouest du Grand Veymont au crépuscule. Au fil des kilomètres, je me retrouve dans un brouillard assez épais. Arrivée à destination de ma randonnée, toujours ce brouillard. C’est mal parti. En attendant, j’en profite pour marcher en sous-bois où la visibilité est toujours meilleure.

Finalement, je me dirige tout de même au spot que j’avais repéré. Brouillard, toujours. Dans 30 minutes, le soleil sera couché. Sans grand espoir, je mets quand même mon trépied et mon appareil photo en place. Le thermomètre affiche -11°C. Il n’y pas de vent mais l’atmosphère est glaciale, surtout en étant statique. Je grelotte. Je sens que la couche de brouillard est fine et qu’il suffit de peu pour une éclaircie. J’attends mais rien ne semble bouger. A moins de 5 minutes du coucher de soleil, j’ai plus beaucoup d’espoir. Je commence à ranger mon appareil. Et c’est finalement lorsque je le soleil s’est couché que la brume s’est dispersée offrant un paysage d’une beauté incroyable.

Les montagnes de Pierre Lonchampt
©Pierre Lonchampt

Quels matériaux utilisez-vous ? 

Je travaillais jusqu’à peu, avec un réflex plein-format de chez Nikon avec un large panel d’objectifs. Les avancées fulgurantes des hybrides et la volonté de m’alléger m’ont fait basculer dans le monde de Sony avec l’acquisition d’un Alpha 7RIII accompagné de quelques objectifs, allant du 24 mm au 400 mm. Et bien sûr des accessoires dont l’indispensable trépied.

De nombreux photographes de paysages travaillent avec des objectifs ultra grand angles, je pense notamment aux séries 14-24 mm. Je suis plutôt adepte des grands angles plus standard, 24 à 35 mm. Et j’ai également un faible pour la composition au téléobjectif.

Combien de temps ça vous prend d’éditer vos photos ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, je passe beaucoup plus de temps à préparer mes sorties photos (comme je l’expliquais plus haut), qu’à éditer mes photos. Je réalise ce travail assez rapidement, uniquement en traitement sur Lightroom. L’astuce que je suis donné est de procéder en deux étapes. Je réalise une première vague d’édit. Je laisse décanter plusieurs heures ou jours je reviens pour une seconde vague, ce qui me permet d’avoir une vision plus précise du résultat que je souhaite avoir.

Quels sont vos objectifs photographiques pour l’année 2023 ? 

Au fil des années, j’ai un objectif récurrent, à savoir réussir à réunir les conditions pour capturer les paysages et sommets que j’ai sur ma longue liste. Plus spécifiquement sur cette année 2023, j’essaye de monter une série dédiée à une vision minimaliste de la nature.

Les montagnes de Pierre Lonchampt
©Pierre Lonchampt

Quels seraient vos conseils pour un amateur photo qui souhaiterait réaliser ce type de photo ?

Je lui conseillerai de ne pas s’attarder trop longuement sur les aspects matériels et techniques de prise de vue mais plutôt d’apprendre à connaître et maitriser son terrain de jeu. A mon sens, une photo réussie passe avant tout par une anticipation de sa prise. Après, on n’est jamais à l’abri d’une belle surprise. Autre conseil, je lui dirai de réaliser des compositions qui lui sont propres et de ne pas se laisser tenter par l’uniformisation de la photo, que l’on peut ressentir sur les réseaux sociaux par exemple. Composer avant tout pour soi, en respect de ses convictions.

Pierre Lonchampt : SiteInstagram 

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London's Natural History

Les photos gagnantes du concours "Wildlife Photographer" de l'année 2022

Amateurs et amatrices photos, l’année 2022 s’est achevée et les concours aussi ! Graine de Photographe a le plaisir de vous partager aujourd’hui les images gagnantes du concours « Wildlife Photographer » 2022 ! Ces clichés ont été sélectionnés parmi  38 575 candidats venant d’environ 100 pays ! Découvrez dès maintenant ceux ayant conquis l’esprit des jurys !

Le Musée d’histoire naturelle de Londres a décidé en premier lieu de remettre son prix à la photographe Karine Aigner pour sa capture macrophotographie appelée « The big buzz ». Un cliché dans lequel on peut observer un groupe d’abeille qui rivalisent afin de s’accoupler ! L’artiste américaine a capturée ce moment en mai, une période durant laquelle les abeilles mâles a peine sortie de leur terrier se reproduisent.

London's Natural History
©Karine Aigner -The big buzz

Concernant le prix du Grand jeune vainqueur, (« Young Grand Title Winner »), c’est le photographe thaïlandais Katanyou Wuttichaitanakorn âgé de 16 ans qui le remporte avec le cliché « The beauty of baleen » (la beauté des fanons). Une photographie détaillé permettant d’observer au plus près une partie des baleines que l’on a pas l’habitude de voir.

London's Natural History
©Katanyou Wuttichaitanakorn - The beauty of baleen

L’année 2023 ayant débuté The Natural History Museum  a demandé à son public (dont vous !) de voter parmi 25 clichés sélectionnés afin d’attribuer leur prochain prix ! Les jurys sont limités a sélectionné que 100 photos pour la finale. Cependant ils souhaitent comme chaque année, inclure une image choisie par les amateurs/amatrices de photos ! Vous avez jusqu’au 2 février 2023 pour voter sur leur site !

Découvrez dès maintenant les clichés pré-sélectionnés dans la galerie ci-dessous ! 

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Les paysages envoûtants d'Edd Allen

Edd Allen et ses paysages envoûtants

Découvrez une série hors du commun. Un projet qui vous plongera dans une nature à couper le souffle. Derrière ce merveilleux voyage c’est le photographe Edd Allen qui nous offre ces clichés. Un travail méticuleux qui nous permet aujourd’hui au sein de cet article d’admirer la nature sous un nouvel angle. Graine de Photographe n’a pas souhaité s’arrêté là, c’est donc pourquoi nous avons le plaisir de vous partager, en plus des photos de paysage, l’ interview exclusive d’Edd Allen.

Les paysages envoûtants d'Edd Allen
©Edd Allen - Breath Life

Pouvez-vous vous présenter ? 

Je m’appelle Edd Allen, j’ai 40 ans et je prends des photos de paysages depuis 2014, donc depuis 8 ans précisément. 

Comment décririez-vous votre style  ? 

Je n’ai jamais vraiment cherché à avoir un certain style et je n’essaie pas de photographier d’une certaine manière. J’essaie simplement de montrer comment je vois le monde et ce qu’il me fait ressentir. Je pense que mes photos sont plutôt sombres et lunatiques et j’aime qu’elles soient atmosphériques si possible. J’aime essayer d’isoler des sujets, comme des arbres par exemple, et leur donner un sentiment de solitude. Je ressens toujours beaucoup d’émotions lorsque je suis à l’extérieur, dans le paysage, et j’espère pouvoir les transmettre dans mes photos si je le peux.

Les paysages envoûtants d'Edd Allen
©Edd Allen - Lunar

Comment vous est venue cette passion pour la photo mais surtout pour ce type de photo en particulier ? 

Tout a commencé lorsque j’ai quitté la ville pour m’installer dans une plus petite ville, entourée par la campagne et très proche de la mer. J’en avais assez d’être entourée de béton et de tant de gens. Dès que j’ai pu, j’ai marché jusqu’au sommet des South Downs avec mon appareil photo et j’ai vu le paysage s’étendre devant moi. J’étais impressionné par la quantité de choses à explorer. J’ai commencé à explorer chaque coin des collines ondulantes et à visiter chaque portion du littoral, à la recherche de nouvelles opportunités, et je n’ai jamais regardé en arrière depuis.

Les paysages envoûtants d'Edd Allen
©Edd Allen - Out of Shadows

Quels sont les photographes qui vous inspirent le plus ? 

Tant de photographes m’ont inspiré au fil des ans, mais certains se distinguent des autres. Lee Acaster, Mark Littlejohn, Neil Burnell, Scott Robertson, Finn Hopson, Jeremy Barrett et Noel Bodle me motivent toujours à sortir mon appareil photo après avoir feuilleté leur travail. Mais il y en a tellement d’autres dont j’admire le travail, et il y a aussi beaucoup de photographes locaux qui photographient les mêmes endroits que moi et qui m’inspirent également.

Les paysages envoûtants d'Edd Allen
©Edd Allen - Moments in Time

Concernant vos photos la question que l’on se pose est pourquoi il n’y a pas de modèle sur vos photos ? 

J’ai toujours préféré que mes photographies soient vides de personnes. L’une des principales raisons pour lesquelles j’aime prendre des photos de paysages est de fuir les foules, d’être seul dans le paysage. Je trouve qu’il est beaucoup plus facile de se connecter à la nature qui m’entoure de cette façon. Je ressens toujours un tel chaos en présence de grandes foules et la paix que procure le fait d’être à l’extérieur, loin des masses, est ce que j’essaierai toujours de rechercher. 

Selon vous, quelle est la meilleure saison pour prendre des photos ? 

Comme la plupart des photographes paysagistes, l’automne est ma saison préférée pour la photographie. L’ensemble du paysage s’anime et offre de nombreuses opportunités photographiques. Se retrouver au milieu des arbres en automne est l’expérience la plus merveilleuse qui soit. Ajoutez-y un peu de brume ou de brouillard, et vous obtenez un petit coin de paradis. J’aime aussi photographier au milieu de l’hiver, tout semble si dur et morne, et les arbres ont perdu leurs feuilles, révélant leur vrai caractère.

Les paysages envoûtants d'Edd Allen
©Edd Allen - Line-up

Quelle séance photo vous a demandé le plus de risques ? 

Photographier les différentes tempêtes le long de la côte sud est certainement le plus risqué, tant pour moi que pour mon matériel photo. J’ai notamment photographié la tempête Eunice au port de Newhaven au début de l’année dernière. C’était la journée de photographie la plus incroyable que j’aie jamais eue. Il y avait tellement de vent que j’ai dû m’allonger à certains endroits pour ne pas être emporté par le vent, et à certains moments, je me suis demandé ce que je faisais là. Je n’avais jamais vu de vagues aussi grosses auparavant et cela m’a rappelé brutalement qui est aux commandes. On ne plaisante pas avec Mère Nature ! Mon appareil photo a cessé de fonctionner correctement peu après à cause du sel marin, mais un an plus tard, j’ai encore des dizaines de photos non retouchées ce jour-là. Cela en valait donc la peine !

Quels matériaux utilisez-vous ? 

J’utilise deux appareils photo. Un Nikon D610 converti en infrarouge et un Nikon D810. J’utilise quelques objectifs différents, mon préféré étant mon vieux Zeiss Distagon 18mm. J’utilise les trépieds Benro ‘Mach 3’ et ‘Rhino’, des filtres Lee et un sac à dos Shimoda ‘Action X’.

Combien de temps ça vous prend d’éditer vos photos ? 

Cela varie avec chaque photo. Certaines photos sont assez faciles à retoucher et d’autres peuvent nécessiter un peu plus de temps, surtout lorsqu’il s’agit de faire ressortir l’atmosphère. J’ai toujours l’impression que prendre une photo ne représente que la moitié du travail, et j’adore le côté édition. Il m’arrive souvent de revenir sur une photo pendant plusieurs mois sans en être satisfait, puis, un jour, de cliquer sur une certaine combinaison de paramètres et d’obtenir le résultat souhaité. Mais j’ai appris à ne pas me précipiter dans le traitement des photos et à ne pas être aussi pressée de les mettre en ligne, et j’ai beaucoup plus apprécié le processus dans son ensemble.

Les paysages envoûtants d'Edd Allen
©Edd Allen - Gateway

Avez-vous prévu de prendre des photos à l’étranger ? 

Je n’ai pas encore de projets. Il y a tellement d’endroits au Royaume-Uni que j’aimerais visiter. Je suis allée plusieurs fois au Pays de Galles et j’aimerais y retourner dès que possible. J’aimerais aussi visiter l’Écosse et la région des lacs. 

Quels seraient vos conseils pour un amateur photo qui souhaiterait réaliser ce type de photo ? 

Sortez avec votre appareil photo autant que possible. Explorez votre région et rendez-vous-y encore et encore, pour apprendre à connaître les meilleurs endroits et leur aspect au fil des saisons. Et surtout, ne vous laissez pas entraîner dans le champ de mines des médias sociaux. Prendre des photos pour soi et non pour Internet. Se concentrer sur ce que l’on aime dans la photographie et sur la raison pour laquelle on aime être dehors, entouré par la nature. Sur ce que l’on ressent lorsque ces moments magiques se produisent et que tout se met en place. Ne pas se préoccuper du nombre de likes ou de followers qu’une photo va vous rapporter. Au lieu de cela, concentrez-vous sur ce que vous avez ressenti en prenant la photo et essayez de le faire ressortir dans votre travail, en le rendant personnel.

Découvrez d’autres clichés dans la galerie ci-dessous ! 

Edd Allen : SiteInstagram 

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Dancers at Home, par Eric Raeber

Dancers at Home, la nouvelle série par Eric Raeber

Pour nos Graine de Photographe les plus fidèles, le nom d’Eric Raeber doit vous sembler familier.. Effectivement quelques années avant, vous avez pu admirer ses projets tels que The Underside et If Earth was the size of a beach ball, what would you do to save our planet ?

Aujourd’hui il revient avec une nouvelle série. Graine de Photographe est heureux de vous présenter Dancers at Home par Eric Raeber.  Pour ceux qui le découvrent, pas de panique ! Le photographe nous livre en exclusivité une présentation de son travail mais aussi de son parcours !

Dancers at Home, par Eric Raeber
©Eric Raeber, Practical arabesque with Louise Hautefeuille

Eric Raeber, « Dancers at Home »

Eric Raeber est ancien ingénieur devenu photographe. Une passionné qui a pu développer et progresser de manière libre et sans contrainte grâce à sa carrière.

L’artiste a été exposé pour la première fois à la photographie de danse en Suisse. C’est précisément en 1988 au sein du Musée de L’Elysée que son inspiration est née. En effet c’est grâce aux clichés de Lois Greenfield qu’Eric a perfectionné ses idées photographiques.

Cependant, c’est précisément en 2009 que cette passion pour la photographie de danse se concrétise. En effet, cette année là, sa fille débute des cours de ballet a San Francisco. Eric Raeber trouva à ce moment là des points communs entre la photographie et la danse.

Il se défini comme étant un photographe qui « aime contrôler la lumière, l’exposition et la composition, de façon à créer une élégance dans mes images ». L’artiste nous explique retrouver cet aspect là à travers les danseurs. Selon lui, ces personnes contrôlent leurs corps de manière méticuleuse suite à plusieurs années d’entraînements. Eric Raeber est un admiratif de leur mouvement qui selon lui est « d’une grâce incroyable ». Il nous explique que tous ces exploits demandent un effort physique extrême.

Mais le fait que ces danseurs soient constamment à la recherche de la perfection, c’est principalement sur ce point que le photographe se sent en accord avec eux.

En 2019, suite à cette aventure photographique, l’artiste l’artiste s’est alors posé la question. « A quel point un danseur pouvait infuser de la grâce dans les tâches ménagères de tous les jours ? ». C’est par cette problématique qu’est née « Dancers at Home ».

Pour réaliser ce projet, il a fait appel à des étudiants en école de danse mais aussi à des danseurs professionnels. Tous ont posé dans son salon avec un rôle. Dans sa galerie, vous retrouverez une « danseuse footballeuse » par exemple. Le photographe leur donnait des consignes précises à chaque fois; « Je leur ai demandé de repasser mes chemises, de passer l’aspirateur ou de laver ma vaisselle. Une fois à court de tâches ménagères, j’ai dû improviser, en leur demandant de manier jeu de carte, ballon de foot, ou tondeuse à gazon. »

L’année 2020, aura eu un impact sur le projet du photographe. Durant cette période Eric Raeber a du suspendre son travail suite à la pandémie. C’est en plein milieu de l’année 2022, qu’il pris le temps de réunir ces merveilleux clichés dans un livre, disponible dès maintenant sur AmazonDancers at Home.

Découvrez en exclusivité quelques clichés de la série « Dancers at Home » dans la galerie ci-dessous !

Eric Raeber : Instagram  – SiteFacebook 

 

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Viktor Balaguer Street Photographer cinématographique

Viktor Balaguer et la Street Photography cinématographique

Vous aimez la Street Photography ? Alors installez-vous confortablement car vous êtes sur la bonne page ! Graine de Photographe à le plaisir de vous présenter Viktor Balaguer un artiste exceptionnel ! A travers cette interview, vous ferez la connaissance d’un street photographer aux clichés cinématographiques et délicat à la fois. Il nous livre en exclusivité les coulisses de son travail.

Pouvez-vous vous présenter et nous décrire votre parcours ? 

Je suis un Français expatrié en Russie depuis 2014. J’ai commencé la photographie de rue quand je suis arrivé à Saint-Pétersbourg, je suis tombé amoureux de la ville dès le premier jour et j’ai de suite eu l’envie de prendre des photos. Avant la photographie je travaillais en architecture, j’ai définitivement choisi la photographie fin 2019 comme activité principale.

J’ai besoin de voir et ressentir l’ambiance générale de l’endroit où de la culture avant de commencer à travailler, pour moi c’est une méthode qui fonctionne bien. Sinon pour des reportages simples (portraits ou entreprise) je prépare des idées pour avoir une base de photos solide mais je laisse toujours une place à l’imprévisible, un des points fort de faire la photographie de rue et donc de marcher dans les rues de jour ou de nuit de différentes villes et pays c’est que ensuite sur des reportages on est rarement déstabilisé par une situation ou une lumière. Je dis souvent pendant mes cours de photos que la photographie de rue c’est 90% de problèmes que l’on doit régler tout seul.

Qui sont les personnes qui vous inspirent le plus au quotidien ?

Au quotidien, difficile à dire mais en photographie j’admire le travail de Fan Ho, Elliott Erwitt, Saul Leiter, William Klein, Robert Frank et Fred Herzog. Il y a aussi des peintres comme Edgar Degas, Toulouse-Lautrec, Ilya Repin et d’autres. J’aurais vraiment voulu voir les grands peintres avec un appareil photo dans les rues de Paris, certaines peintures de Degas sont vraiment de la photographie de rue.

Comment procédez-vous pour trouver vos idées de photos ? Avez-vous des critères précis ?

Pour la photographie de rue je ne prépare rien. J’ai toujours des idées de photographie mais je ne force rien, il y a trop d’imprévus en photographie de rue. Avoir une idée précise en photo de rue c’est le meilleur moyen d’être frustré par le résultat. Je travaille au feeling certains jours, je peux revenir avec de très bonnes photos et à l’inverse passer des semaines sans résultat . Pour les reportages de voyage c’est différent il faut des résultats. Je passe toujours une ou deux journées sans prendre de photos (j’ai toujours mon appareil au cas où).

Dans la majorité de vos photos les sujets ne dévoilent pas leur visage pourquoi ce choix ?

Premièrement le plus souvent pour moi le sujet ce n’est pas la personne dans le cadre mais la ville/rue/voiture , la personne va être dans le cadre pour donner la dimension des choses autour ou alors pour avoir un point d’accroche sur la photo pour les personnes qui vont regarder la photo, si la personne et de dos je vais juste avoir une silhouette entourée par mon sujet, sur un paysage urbain très vaste comme à Saint-Pétersbourg ou Moscou une simple silhouette perdu sur la photo va montrer l’espace de la scène et aussi donner un style cinématique à la photographie. C’est aussi peut-être à cause de toutes mes visites dans les musées ou les personnes dans les peintures que j’apprécie sont rarement de face.

Quel est le matériel que vous utilisez ? Et comment procédez-vous pour la post-production ?

Pour mon matériel j’ai un Fujifilm x100f qui me surprend toujours, je suis resté assez longtemps avec un Fujifilm xpro1 et des objectifs Canon FD (que j’ai toujours) 28mm et 50mm. Depuis 2018 je travail avec des marques comme Leica ou Ricoh/Pentax donc j’ai souvent avec moi le Leica Sl2 ou Leica Q2, dernièrement je suis partie au Dagestan (région sud de la Russie)avec mon Fujifilm x100f et le Ricoh Gr3 par exemple.

Pour la post-production production je suis passé sur Capture One après des années à utiliser Lightroom. Le plus gros du travail c’est les couleurs, généralement j’ai mon édition déjà en tête quand je prends des photos.

Quelle est la photo qui a suscité le plus de réactions auprès du public ? 

Toujours compliqué à dire car le plus de réactions c’est rarement les meilleurs mais je pense que c’est une photo que j’apprécie vraiment , prise sur L’avenue Nevsky à Saint-Pétersbourg, j’ai utilisé une ancienne voiture soviétique (une Volga) pour faire un cadrage ou un homme traverse de l’autre côté de la voiture, la lumière de fin d’après-midi était vraiment belle.

Viktor Balaguer Street Photographer cinématographique
©Viktor Balaguer

Quel est le défi/projet photographique que vous aimeriez réaliser à l’avenir ?

L’année 2022 a été compliquée pour moi, pratiquement tous mes projets (Livres/expo photos/gros projet de voyage) ont dû être stoppés à cause de la situation actuelle.

J’aimerai continuer à réaliser des livres photos/road trip qui sont actuellement en attente, comme mon album photo zine « Teriberka » sorti en 2021 sur mon voyage dans le cercle Arctique Russe.

A l’avenir je vais aussi continuer de donner des cours de photographie de rue et continuer de faire et créer des photos tour/workshop ou je pars avec des groupes dans le cercle Arctique ou dans d’autres régions de Russie pour découvrir la photographie dans des endroits insolites, avec des cultures et des repères différents. Donner des cours de photographie de rue à un groupe venant de différents pays avec des températures de -30 degré dans des villes pratiquement abandonnées du cercle Arctique Russe c’est vraiment exceptionnel !

Viktor Balaguer Street Photographer cinématographique
©Viktor Balaguer
Viktor Balaguer Street Photographer cinématographique
©Viktor Balaguer
Viktor Balaguer Street Photographer cinématographique
Viktor Balaguer

Viktor Balaguer : SiteInstagram  

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Interview Vivienne Mok

Vivienne Mok : La photographe à l’univers onirique

A travers cette série, entrez dans un univers à la fois poétique et délicat. Vivienne Mok nous invite à réaliser un voyage dans le temps. Si vous êtes passionné(e) d’histoires, ces clichés vont vous plaire ! Et si vous aimeriez réaliser des clichés à ce style similaire, participez à la Masterclass photo picturale organisé par Graine de Photographe. Découvrez à présent, le portrait d’une photographe à la créativité et au style bien défini.

Pouvez-vous vous présenter ? 

Je m’appelle Vivienne Mok, je suis née à New York en 1986, et j’ai grandi à Paris, puis à Hong Kong. Aujourd’hui je travaille principalement entre la Suisse, où je vis, et à Paris. Après des études de stylisme-modélisme, j’ai travaillé comme styliste pour une marque de mode parisienne. Même si je m’intéressais déjà de loin à la photo, c’est vraiment à cette période que j’ai découvert ma passion pour la photographie, et j’ai décidé de poursuivre cette route. 

Au début, j’ai allié mes créations en stylisme à la photographie, je réalisais chacune des tenues dans mes clichés… Mais au bout d’un moment je ne pouvais plus tenir ce rythme, et j’ai commencé à travailler en me focalisant plus sur l’ambiance, quelque chose de plus intemporel, et moins sur le vêtement. 

Créer en image est mon métier, mais c’est tout d’abord un moyen d’expression.  Autodidacte, j’ai rapidement développé mon propre style.

 Inspirés entre autres par la nature, la beauté féminine, la peinture classique ou le charme désuet des années 60-70, mes clichés transportent dans un univers hors du temps, et racontent une histoire, tantôt dans la quiétude de la …nature, dans l’intimité d’un boudoir ou bien à travers des portraits poétiques.

Comment décririez-vous votre style en quelques mots ? 

Je dirais intemporel, pictural, féminin et onirique ? 

 

Quel est le matériel et les outils que vous utilisez ? 

J’ai commencé avec un reflex Canon 5D MIl et des objectifs fixes tel le 50 1.2 et 35 1.4. Je suis passée depuis quelques années au mirrorless, et j’utilise aujourd’hui le Sony A7R3, toujours avec des objectifs fixes, principalement le Sony 50 1.2 et Sigma ou Canon 35 1.4. Parfois j’utilise des objectifs analogues avec un adapteur pour un rendu plus vintage. 

En termes de lumière je privilégie la lumière naturelle. J’ai longtemps utilisé de ‘’la lumière naturelle’’. Aujourd’hui j’utilise aussi des lumières continues si c’est nécessaire. 

Interview Vivienne Mok
©Vivienne Mok

 Comment procédez-vous pour trouver vos idées de photos ? Avez-vous des critères précis ? 

Je suis quelqu’un qui travaille de façon plutôt intuitive. Je n’essaye pas de faire des photos « à la mode » mais plutôt de créer des images qui nous transportent dans une ambiance hors du temps, …comme des tableaux. Je souhaiterais que ces images puissent survivre dans le temps.  Je suis inspirée entre autres par la nature, les fleurs (je pensais même à un moment devenir botaniste lorsque j’étais enfant…) à beauté féminine (ou masculine), la peinture classique ou le charme désuet des années 60-70. 

J’ai grandi dans un appartement des années 60 avec toute la décoration qui va avec dont les papiers peints floraux que l’on voit dans certains de mes clichés. C’est devenu plus tard mon studio, mais cet environnement a certainement contribué à l’ambiance de mes images.

J’aime aussi beaucoup l’impressionnisme et les tableaux préraphaélites. Le monde onirique des ondines et autres créatures mystique de la nature m’attire également. L’environnement qui m’entoure est toujours une source d’idées pour moi. J’ai déménagé en Suisse depuis quelques années, et j’aime particulièrement y faire des photos dans la nature. Comme au bord d’un lac, en forêt, dans des rivières, des étangs ou dans mon jardin. 

Pour mes photos en intérieur, je transforme souvent une chambre en petit boudoir, j’aime beaucoup créer des décors, c’est quelque chose d’assez important dans la créations de mes photos. J’utilise souvent des objets ou meubles que j’ai chiné en brocante ou trouvés dans la rue. De manière générale je m’occupe de tout, depuis l’organisation, le stylisme, la coiffure, les décors …etc.

Je suis également fascinée par les visages, et un autre élément qui est assez important pour moi, est le look naturel, mes modèles ne portent pas ou très peu de maquillage.

Parmi tous vos clichés lequel est votre préféré et pourquoi ? 

Difficile de ne choisir qu’une photo ! Mais voici 3 de mes images préférées ! 

Quelle est la photo qui vous a demandé le plus de travail ? 

Toutes mes photos demandent assez de préparation en général, mais je dirais celle-ci. L’idée m’est venue en cueillant des pommes dans le jardin. Mais c’était un challenge, car c’est assez difficile de gérer un shooting avec 6 modèles, surtout en extérieur…

Interview Vivienne Mok
©Vivienne Mok

Quelle est la photo qui a suscité le plus de réaction auprès du public ?

Sûrement celle-ci, qui est aussi une de mes images préférées ! 

Interview Vivienne Mok
©Vivienne Mok

Quel est le défi photographique que vous aimeriez réaliser à l’avenir ? 

Même si je reste fidèle à mon style, mon travail est en constante évolution. Récemment j’ai commencé également à réaliser de la vidéo, c’est un format qui m’intéresse. J’espère pouvoir développer plus de projets avec dans le futur; pouvoir transporter mon univers en image dans le mouvement.

Vivienne Mok : SiteInstagram

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AGENDA PHOTO DÉCEMBRE

Agenda Photo de Décembre 2022

🎶’It’s beginning to look a lot like Christmas.. ‘’ 🎶

Vous pouvez prévenir Michael Bublé que son message a bien été réceptionné !

Et c’est pour cette raison que Graine de photographe à le plaisir de vous annoncer de nouvelles expositions !

Amateurs, Amatrices photo, nous déclarons l’Agenda Photo de Décembre DISPONIBLE ! 🥳✨📸

A Paris..

Pour les friand d’histoire, tout ce qui concerne la lutte menée par les femmes de la Révolution française jusqu’à la loi de la parité. On a l’expo qu’il vous faut à Paris !

L’exposition « Parisiennes citoyennes ! » , profitez d’un un voyage historique qui retrace à travers une série photo la lutte menée par les femmes de l’époque jusqu’à leur émancipation.

A découvrir jusqu’au 29 janvier 2023 au  Musée histoire de Paris Carnavalet. Entrée payante.

Agenda photo Décembre
©Pierre Michaud

Toujours sur la capitale, on vous propose une autre expo à voir ! Continuez de voyager à travers une série de  photos mais cette fois-ci en dehors de l’Europe.

L’exposition  Al río / To the River par la photographe Zoe Leonard vous emmène sur le fleuve traçant la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Photographe autodidacte retrouvez des clichés saisie à l’aide de son argentique noir et blanc mentionnant différents aspects.

L’artiste vous partage tout au long de cette exposition des points « géographiques » passant aussi par les questions culturelles, historiques, sociales, politiques ou encore écologiques et économiques.

Retrouvez l’exposition jusqu’au 

Agenda photo Décembre 2022
©Zoe Leonard

Pour vous nos passionné(e)s photo vous allez avoir l’occasion d’apprendre et d’admirer de nombreux clichés ayant tous un point commun.

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances afin de les transmettre lors du repas de Noël, vous êtes sur la bonne page.

Retrouvez à la BnF pour la deuxième année consécutive, du   au

Vous ferez face à la création photographique contemporaine exposant plusieurs œuvres des lauréats des prix photographiques soutenus. Entrée gratuite. 

AGENDA PHOTO DÉCEMBRE 2022
©Laurent Lafolie

Pour cette dernière exposition à Paris, nous vous proposons de plonger dans les souvenirs d’une personnalité française du 9 décembre 2022 au 19 février 2023. 

A travers l’objectif d’Andrew Birkin, venez découvrir une exposition au sein de la  galerie de l’instant.

Une série riche en émotion et d’humour retraçant les vacances, les voyages, les anniversaires ou encore les moments professionnels de la famille Gainsbourg.

Le frère de Jane Birkin a souhaité partager auprès de vous une facette intime du couple, et bien plus encore, avec des images en couleurs mais aussi en noir et blanc.  Entrée gratuite

AGENDA PHOTO DECEMBRE 2022
©Andrew Birkin

A Lyon…

Nos Graines lyonnais on ne vous a pas oublié !

On a une exposition pour vous !

Du 16 décembre au 4 mars 2023 la galerie Le Bleu du Ciel vous accueille pour l’exposition Home Away From Home. 

Un projet photographique produit en 2017 d’origine franco-américain réalisé par le photographe Taysir Batniji. 

Ce travail s’est vu naître grâce aux fondations Hermès et Aperture.

L’artiste s’était porté volontaire en proposant de retracer l’histoire de ses cousins palestiniens immigrés aux États-Unis depuis les années 1960.

Les sujets abordés concernent le déracinement et les migrations, des points rarement évoqués mais mis en avant par l’artiste.

Son but ? Rappeler au monde les difficultées rencontrées lors de la première étape franchis sur le plan émotionnel et psychologique.

Vous l’aurez compris, l’artiste à travers ses clichés vous amène avec lui dans cette réflexion . Entrée gratuite. 

AGENDA PHOTO DÉCEMBRE 2022
©Taysir-batniji

A Bordeaux..

Dirigeons-nous à présent à Bordeaux !

Nos Graines bordelais(e) on a deux expositions pour vous à ne pas manquer !

Jusqu’au 23 décembre 2022, la photographe Elie Moferier vous partage son travail sur la question concernant   »la fuite du temps » mais surtout sur  »le devenir du corps ».

A découvrir à Arrêt sur image galerie.

Deux sujets particuliers mais profonds, dans lesquels l’artiste a souhaité exposé sa réflexion tout comme le photographe précédent à travers son objectif.

AGENDA PHOTO DÉCEMBRE 2022
©ELIE MONFERIER

Même si nous connaissons votre amour pour Noël, n’oublions pas ceux qui souffle leur bougies en ce mois spécial !

Pour son 10ème anniversaire la galerie La Fab vous offre jusqu’au dimanche 29 janvier 2023 une sélection de 250 photographies.

Tous mettent en valeur le changement progressif d’une métropole qui ne cesse d’offrir un nouveau visage.

Défis sociaux, économiques ou encore environnementaux, ce sont particulièrement ces sujets que vous retrouverez.

Parfois il peut être nécessaire d’éteindre la télé pouvant interférer nos pensées personnelles.

L’avantage au sein de cet exposition, c’est que vous aurez la possibilité de réalisé votre analyse grâce à leur sublime images !

AGENDA PHOTO DÉCEMBRE 2022
©Julien Balagué

A Metz..

Si Paris était Beyrouth

Rassurez-vous on n’attend aucune réponse !

C’est seulement le nom d’une exposition à Metz à voir absolument !

Jusqu’au vendredi 23 décembre à La Conserverie, ne manquez pas le travail du photographe franco-libanais Sabyl Ghoussoub.

L’artiste vous livre un projet qui a vu le jour lors d’un projet photographique au Liban.

C’est en cherchant dans ses archives familiales que le jeune homme a constaté que pour des images saisies à Paris, l’ambiance était similaire à celle de Beyrouth.

Alors pourquoi ne pas les arranger pour les exposer au public ?

Le photographe a souhaité partager cette  »belle confusion » auprès de tous. Entrée gratuite

AGENDA PHOTO DÉCEMBRE 2022
©Sabyl Ghoussoub

A Strasbourg..

Pour finir à Strasbourg on a aussi prévu pour vous votre prochaine sortie !

Histoire rime avec…PHOTO ! Et photo rime avec EXPO ! alors jusqu’au 16 décembre, ne manquez pas LE CAMP DE SCHIRMECK – LA BROQUE aux Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg. 

Parce qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de machine pour remonter le temps.. Et oui !  Avec cet exposition l’histoire du camp de rééducation de Schirmeck-La Broque s’étant passée durant la Seconde Guerre mondiale vous ai conté à travers une grande sélection de photos, d’objets ou encore des documents.

AGENDA PHOTO DECEMBRE 2022
© Archives de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

CONCOURS

Vous pensiez que notre agenda s’arrêterait là ? Détrompez-vous, on a une surprise pour vous !

Un Noël sans cadeau ce n’est pas un Noël !

Alors Graine de Photographe a organisé un concours !

Nous avons le plaisir de vous présenter le..CALENDRIER DE L’AVENT GRAINE DE PHOTOGRAPHE 🤶🏼 🎁

Jusqu’au 24 décembre, retrouvez-nous sur Instagram où de nombreuses surprises vous attendent !

Pour être certain(e) de ne rien louper, n’hésitez pas à activer les notifications via la petite  🔔 en haut à droite de notre profil !

Concours Instagram Calendrier de l’avent Graine de Photographe est un jeu sans obligation d’achat valable en France Métropolitaine qui se déroulera du 1er au 24 décembre 2022.

Rejoignez-nous dès maintenant sur Instagram.

On se donne rendez-vous le mois prochain pour l’Agenda Photo de Janvier  !

En attendant nous vous souhaitons de bonnes fêtes ! ✨

Ce que vous pouvez encore voir de nos agendas précédents

Le temps vous a manqué ces dernières semaines et vous n’avez pas pu faire cette exposition que vous vouliez tant voir ? Elle est peut-être toujours en cours…

À LIRE AUSSI : 


Romain Garcin Cover

Romain Garcin : le photographe de vos artistes préférés.

Mesdames et Messieurs, particulièrement les plus jeunes. Laissez-nous vous présenter un homme talentueux sur le plan artistique. Son nom ne vous évoque pas grand chose à première vu, mais comme Omar sy le dit dans Lupin « Vous m’avez vu, mais vous ne m’avez pas regardé ».

En effet, vous l’avez vu à travers son travail or vous n’avez jamais cherché qui était l’artiste derrière ces projets.

Si on vous dit Damso, Hatik, Loic Nottet, Bramsito, Jérémy Nadeau et d’autre encore. Ça ne vous dit toujours rien ? Alors Graine de photographe à le plaisir de vous présenter à travers cette interview. Romain Garcin un homme à la créativité sans limite, derrière les photos des pochettes de vos albums préférés.

Damso «Lithopédion» ©Romain Garcin

 

«Sale mood» ©Romain Garcin

 

-Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Romain Garcin, j’ai 37 ans. Je suis graphiste, photographe et directeur artistique depuis un peu plus de 15 ans.

-Comment vous est venue cette passion pour la photo mais surtout pour ce type de photo en particulier ? 

Je suis arrivé dans la photo par nécessité. Graphiste de base, je voulais maîtriser mes visuels de A à Z, pour pouvoir proposer un service 360 aux artistes avec qui je travaille. J’ai toujours eu une passion pour les images bien faite et bien traitées. Cette passion provient précisément du cinéma que de la photographie. C’est surtout le travail d’image cinématographique de Kubrick qui m’aura marqué.

-Comment décririez-vous votre style  ? 

C’est assez compliqué à définir, je suis quasiment tout le temps au service d’un projet culturel. Je m’adapte a l’univers de l’artiste. Disons que mon travail consiste essentiellement a réaliser du portrait. Toujours dans le but d’emporter l’artiste hors de sa zone de confort, de l’adapter aussi à la Direction Artistique globale du projet. J’affectionne particulièrement le studio, le fait de pouvoir maîtriser la lumière et d’intégrer le sujet dans un environnement hors du temps et de l’espace, me plait énormément.

Hatik ©Romain Garcin

 

-Quelles sont les matériaux et les outils que vous utilisez ? 

Je travaille principalement avec un Canon 5D, au flash ou à la lumière continue (sky panel, Astera, etc..)

-Qui est le premier artiste que vous avez photographié  ? Et comment le premier shooting s’est passé ? 

Mon tout premier shooting était totalement improvisé. Je devais réaliser une pochette d’album pour un artiste qui s’appelle Idjal, l’album s’appelait « liberté en sursis », j’ai shooté avec un tout petit compact Kodak en 2005 sans aucune connaissance technique ou de références haha !

-Comment procédez-vous  pour faire ressortir votre univers et celui de l’artiste photographié ? 

Je pense que la clé principale est l’écoute dans un premier temps. Et en second les références adéquates. L’idée est de créer une alchimie entre ce que veux l’artiste, mes références et mon univers visuel. Il est aussi très important de créer du décalage entre tout ces aspects, pour donner à l’image finale une singularité forte.

Jäde "Météo" ©Romain Garcin

 

-Parmi tous vos clichés lequel est votre préféré et pourquoi ? 

C’est très difficile de sélectionner une de mes images, je les aime toutes. Même si je vois que certaines vieillissent plus mal que d’autres.

Une que je soulignerai c’est la photo réalisée pour la pochette de Venlo « N ». Le budget était quasi inexistant; ce qui pousse à la créativité avec peu de moyen et beaucoup d’idées.

Il s’agissait de signifier la Haine en une image. Pendant le brainstorming j’ai suggéré d’avoir une image forte, serrée sur son visage qui recevrait une giclée de sable en pleine face. Je trouvais qu’il fallait vraiment avoir beaucoup de haine pour jeter du sable dans le visage de quelqu’un. C’est un acte gratuit et douloureux. Surtout ce qui m’intéressait c’est ce que ça pouvait rendre visuellement. J’avais conscience que ce serait très aléatoire, et c’est ce que je recherchais, ‘‘l’accident heureux ». En terme d’exécution je voulais que l’image, paradoxalement, soit très douce, glossy, créer ce décalage avec l’action. Je trouve cette image assez réussie.

 

 

                                                                            Venlo « N » ©Romain Garcin

-Quel est le défi photographique que vous aimeriez réaliser à l’avenir ? 

J’ai beaucoup aimé réaliser la photo de la pochette du groupe l’Or du Commun « avant la nuit ». Ça m’a sorti de ma zone de confort. Devoir shooter une scène avec plusieurs dizaines de sujets c’est totalement différent que de devoir shooter du portrait. C’est dans cette direction que j’aimerai plus souvent aller, shooter des scènes avec des mises en scènes fortes, dans la veine de ce que propose David Lachapelle par exemple.

Dans un autre registre j’aimerai beaucoup m’essayer au photo reportage. Mais j’ai besoin de temps, si je m’y mets c’est pour m’y mettre à 100%, je n’aime pas survoler les choses. Un jour peut-être !

 

Or du commun « Avant la nuit » ©Romain Garcin

 

-Que serait votre conseil pour un photographe amateur qui n’oserait pas se lancer à 100% ? 

Je pense qu’il faut y aller progressivement. Expérimenter, trouver le genre où on se plaît le plus et dans lequel on est le meilleur. Faire aussi beaucoup de photos, se créer des opportunités, et dans le cadre du portrait d’artiste par exemple, ne jamais hésiter à se proposer spontanément.

 

 

Nessun Dorma  ©Romain Garcin

Romain GarcinInstagramSite

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Blackdust

BLACKDUST : la nouvelle série photographique d’Olivier Valsecchi

On ne vous le présente plus ! Si vous êtes un fidèle lecteur de Graine de photographe, son nom et son travail doit vous dire quelque chose ! Olivier Valsecchi est un photographe français qui se lance dans la photographie à 27 ans. Après 4 ans d’études à l’école d’art et de photographie ETPA, il fait de sa passion son métier.

En 2012 ; ses photographies soignées et travaillées lui valent le prestigieux Hasselblad Masters Awards grâce à sa série de photographie Dust. Aujourd’hui il revient avec  "BLACKDUST" une nouvelle série encore plus surprenante et saisissante.

 

BLACKDUST 04 ©Olivier Valsecchi 

La fin d’une trilogie

Débutée en 2009 avec sa série DUST, Olivier met fin à sa saga photographique issue de 3 ans de recherche, avec sa nouvelle série BLACKDUST. Pour réaliser ce projet il réutilise des éléments reconnaissables tels que des danseurs nus ; hommes et femmes ; un fond simple mais surtout de la poussière noire. Cette fois, il renforce l’intensité de ses clichés en accentuant les mouvements de ses modèles qui sont couvert de poussière de charbon.

 

BLACKDUST 02 ©Olivier Valsecchi

Ambiance chaotique

Le photographe a souhaité ici amener son public vers un univers apocalyptique en éclairant la noirceur. L’artiste nous prouve à travers sa série que pour bâtir un environnement sombre, un fond noir n’est pas suffisant. A l’image des oeuvres de Pierre Soulages, Olivier Valsecchi travaille les textures pour en dégager des nuances de noir plus profond. Il faut parfois amener sa créativité au delà de la norme pour susciter des réactions auprès de son public. Pour ce faire, rien ne dépasse la nudité, un sujet qui reste tabou encore aujourd’hui mais n’arrête pas pour autant son développement à travers l’art. Ici, vous pouvez constater qu’il n’y a aucune sexualisation du corps humain.

Au contraire, le photographe sait mettre en valeur de manière naturelle et subtile ses sujets. Olivier Valsecchi étant un maître dans la matière aujourd’hui, il lui aura fallu énormément de recherche pour arriver à ce résultat.

Il aurait pu se contenter de matériaux simple comme la fumée ou autre mais l’artiste a poussé l’art de la photo plus loin.

Pour en savoir plus sur ses recherches et ses procédés de manière plus détaillée retrouvez son interview juste ici

Rejoignez le côté obscur de la force..

BLACKDUST 01 ©Olivier Valsecchi

 

 

BLACKDUST 07 ©Olivier Valsecchi

 

Olivier Valsecchi : SiteInstagram

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A Place of ur Own, ou la vie d’une jeune femme Arabe Palestinienne en Israël


Corée x Sénégal

Pape San – la culture sénégalaise d’origine Peul fusionnée à la culture coréenne.

Deux cultures radicalement opposées immortalisées dans de sublimes clichés.

Amateurs/Amatrices de voyage, nous avons le plaisir de vous présenter une série originale. Le créateur de contenu au nom de Pape San vous livre ici son amour inconditionnel pour deux pays. Découvrez à travers son objectif sa culture sénégalaise dont il est originaire, et la Corée du Sud, son pays d’habitation.

 

 

 

Pour la réalisation de ce projet inédit, ce passionné de photo a fait appel à plusieurs éléments.

En premier; sa mère et sa soeur, habitantes au Sénégal, pour la confection (et l’envoie) de la tenue et des accessoires traditionnelles.

Et aussi, la mannequin Brigitte qui fait également partie de ce projet. Elle est d’origine sénégalaise et française, et vit en Corée depuis 3 ans. Pour sublimer le tout, il se rend dans des lieux majestueux. Pour cette série, il s’est rendu dans le palais de Gyeongbokgung et Bukchon Hanok Village.

Et en ce qui concerne le matériel, l’artiste a utilisé un Sony A7IV ; un Sigma 24-70mm 2.8 ; un Sony 35mm 1.8 ; un Sony 85mm 1.8 et un Sony 20mm 1.8. En jouant avec la profondeur de champ, il parvient à concevoir des portraits mettant en valeur son sujet.

Le palais de Gyeongbokgung

 

 

Son objectif était de rendre un hommage à son pays d’origine et ces pays qu’il affectionne tant.

Il a vécu quatre années au Sénégal et vit depuis plusieurs années en Corée du Sud. Réaliser une harmonie entre les deux est un défi qu’il a su relever. Une collaboration jamais vue auparavant qui fait son effet auprès de tous les amateurs/amatrices de photos !

Un projet audacieux qui prouve que la créativité photographique n’a pas de limite ! En photographie, la caméra n’est pas la seule chose à savoir manipuler. Pape San l’aura bien compris à travers ses compositions sur mesure. Des couleurs à la fois vivantes et apaisantes, la tenue traditionnelle – le bazin- qui s’amuse avec le vent ; et un cadre royal laissant place à l’imagination, des détails faisant la force de cette série. L’artiste reconnu pour ses vidéos sur les réseaux sociaux tels que Youtube, Twitch ou encore TikTok. Cependant, il se démarque en réalisant de sublime clichés.

La Corée du Sud étant la tendance du moment, Pape San est la personne à suivre pour vous faire découvrir les meilleurs spots.

Bukchon Hanok Village

 

 

Pape San : SiteBoutique Instagram

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